Politique

Crash A310 : Le demi-frère et le cousin de Saïd Larifou parmi les victimes

L’avocat franco-comorien est arrivé aux Comores, via Mayotte en milieu de journée hier. Il s’est d’abord rendu à Moroni puis dans une ville du Sud en début de soirée. Ce matin, il ira avec son association apporter une aide éventuelle à tous ceux qui en ont besoin.


Crash A310 : Le demi-frère et le cousin de Saïd Larifou parmi les victimes
Saïd Larifou avait la voix cassée, incapable de dissimuler l'émotion contenue depuis l’instant où il a appris la terrible nouvelle. “J’ai eu l’information vers cinq heures du matin, j’ai immédiatement quitté Saint-Pierre pour Saint-Denis. J’ai eu un billet sur l’avion pour Mayotte”.

Saïd Larifou a quitté Gillot à 10h30. A Mamoudzou, il a embarqué sur Comores Aviation pour Moroni. Il est arrivé en milieu d’après-midi. Le début de ce qui devait être une période de liesse a laissé place depuis le matin à de la tristesse, au chagrin mais aussi à la colère.

“En cette époque de l’année, celle des vacances scolaires, les Comores reçoivent près de 300.000 de leurs ressortissants, venant essentiellement de Marseille et de La Réunion. C’est pour cette raison que les mariages et les fêtes familiales sont prévus pendant ces deux mois précis”.

Il n’y aura sans doute pas de fête, cette fois-ci. “Les Comores sont en deuil, car chaque Comorien ou Comorienne a un proche ou un ami qui rentrait au pays, parmi les passagers de cet A310 qui s’est abîmé en mer mardi matin. Moi, j’ai un demi-frère et un cousin parmi les victimes. Il n’y a plus que du chagrin et de la tristesse ici…”

Il y a également de la colère. “Bien sûr que la population est en colère, tout le monde savait qu’une telle catastrophe pouvait arriver à tout moment. Car, cela fait des années que les Comoriens alertent les autorités sur l’état des avions utilisés par cette compagnie yéménite”.

“Mais pour ces responsables, ceux qui se plaignaient n’étaient que des empêcheurs de tourner en rond. Malheureusement, ce sont les Comoriens qui avaient raison. Mais c’est trop tard…” Saïd Larifou et son association apportent leur contribution aux secours déjà sur place, depuis hier.

Si tous souhaitent la récupération rapide des corps, tous redoutent l’insoutenable épreuve d’identification des victimes…
Mercredi 1 Juillet 2009 - 07:51
Jismy Ramoudou
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1.Posté par FRANCO le 01/07/2009 12:04
Saïd, toutes mes sincères condoléances. Plus que des regrets et ma compassion, c'est mon combat, plus que jamais en Coll'Air pour l'avion pour tous, dans des conditions de justice et d'égalité pour les Comoriens que j'entends poursuivre, égernel Don Quichotte. Ce sera ma modeste mais sincère contribution à la solidarité avec les familles des victimes : PLUS JAMAIS Cà !

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