Faits-divers

Cour d'appel: Triste chronique de la violence conjugale ordinaire


Cour d'appel: Triste chronique de la violence conjugale ordinaire
"Tout ce que je demande, c'est de l'aide" . A 38 ans, Patrick Nallem semble avoir pris conscience de ce que sa violence chronique dont sa concubine fait les frais depuis 1996, vient de son alcoolisme tout à fait chronique, lui aussi. S'il revient, détenu, devant les juges d'appel, c'est parce qu'il déplore d'être mieux suivi, médicalement, lorsqu'il est en prison, que pendant ses rares séjours d'homme libre, hors les murs de la geôle. Paradoxe en effet, qu'un détenu voit un psychologue tous les 15 jours, alors que les services de probation peuvent passer trois mois sans convoquer un condamné en liberté.
 
Patrick Nallem revendique avec une certaine fierté de ne pas voir bu une goutte d'alcool pendant les trois mois qui ont suivi sa sortie de prison en mars 2013. Mais la fin du sevrage est intervenue en juin suivant, pour des raisons qu'il ne peut expliquer. Et c'est alors sa compagne qui a été frappée à trois reprises en l'espace d'une semaine.  Ah, non! Nallem fait une distinction subtile: cette fois, il ne l'a pas frappée, il lui a lancé des objets à la figure. Une fois, une bouteille d'eau (pleine) en plastique, une autre fois, une basket. Il s'en explique, comme s'il s'agissait, pour lui, d'un progrès, par rapport aux gifles, coups de poing et coups de pieds qu'elle a encaissés, régulièrement, depuis plus de 15 ans.
 
L'avocat général Bruno Badre est loin de partager la complainte du prévenu. "La justice a utilisé à votre égard, toute la palette des suivis dont elle dispose. C'est à vous de faire un effort, vous ne serez jamais convoquer tous les jours pour un suivi médical".

La cour a condamné Patrick Nallem à trois ans de prison, une année de plus que la condamnation prononcée par le tribunal de Saint-Denis et dont il avait fait appel.

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Frédéric Maestracci, 40 ans, a lui aussi, un penchant chronique à s'envivrer. Même le jour où son ex-compagne l'invite à son domicile, pour qu'il puisse exercer son droit de visite envers la petite fille qu'ils ont eue ensemble. Hôte de son ex, il prétexte l'achat de pâtisseries pour l'enfant pour quitter le logement et aller boire plus que de raison.

Lorsqu'un ami de l'ancien couple le ramène (sur son dos) à l'appartement, Maestracci se montre violent avec celle qu'il a aimée. Lui aussi a déjà séjourné en prison pour de précédentes violences conjugales.

Il trouvait sa dernière peine de 9 mois de prison ferme trop lourde. La cour l'a condamné à un an.
 
Jean-Noël Fortier
Jeudi 14 Novembre 2013 - 16:44
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1.Posté par windsurfer en vrac le 15/11/2013 02:43
vous ne serez jamais convoquer tous les jours pour un suivi médical (convoqué)
a lui aussi, un penchant chronique à s'envivrer (s'enivrer)

Pas mal JNF

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