Faits-divers

Cour d'appel: Boire et déboires


Cour d'appel: Boire et déboires
Pas facile de tailler la bavette avec Gladys Aloyau:  la jeune femme a réponse à tout. Au reste l'interrogatoire de la jeune femme par la présidente de la cour d'appel, Véronique Noclain, n'a rien d'une causette bon enfant. On est dans une enceinte judiciaire, avec, en toile de fond, des infractions à juger. Le premier argument qu'expose Galdys Aloyau, pour sa défense, c'est la photo de ses six enfants. Et la jeune Saint-Pierroise de 27 ans, explique qu'elle a ouvert ce petit-snack, à la Ravine-des-Cabris, pour s'assurer des revenus et, donc, leur éducation. Gladys Aloyau a simplement pris quelques libertés avec la réglementation, stricte, en matière de vente d'alcools forts, d'hygiène alimentaire et d'affichage administratif. Gladys  disposait d'une autorisation pour ouvrir le 11 janvier 2012, un snack qu'elle avait inauguré en octobre 2011. "En fin de compte, on m'avait dit que je pouvais ouvrir, dès que j'avais demandé". Et lorsque sur plainte d'un concurrent, la police a visité le local, d'importants stocks de piles plates, de rhum et autres whiskies y ont été découverts. A tel points qu'ils bloquaient la porte d'accès aux WC. "En fin de compte, c'était pas pour boire sur place, on m'avait dit que je pouvais vendre", se défend la prévenue . Du coup, les clients imbibés comme des éponges allaient uriner contre le mur d'un cabinet paramédical voisin. 
 
D'où, les autres plaintes d'une infirmière libérale et d'un kiné, confronté quotidiennement à des ivrognes dans sa salle d'attente. "En fin de compte, c'est peut-être vrai, mais ce n'était pas mes clients". Et quid du gomme-cogne découvert par les enquêteurs, sur des packs de Coca, cartouches engagé et cran de sûreté levé? "En fin de compte, on m'avait dit que j'avais pas besoin d'autorisation, puisque c'est une arme en vente libre". "Vous êtes bien mal renseignée, par votre entourage, Madame", résume la présidente.
 
A l'issue des débats, Gladys a informé la cour qu'elle jette l'éponge, et dégât collatéral, les éponges.
 
"J'ai donné mon préavis au propriétaire, je ferme le 21 décembre", ce qui provoque un rictus de satisfaction sur le visage de l'infirmière, partie civile.  Pour plus de certitude, quant à l'avenir du snack, l'avocat général a requis sa fermeture définitive, et une réduction de l'amende à 500 €, avec sursis. Le tribunal de Saint-Pierre avait ordonné le baisser de rideau pour deux mois et 1000 € d'amende, dont 800 avec sursis. La cour se prononcera le 31 octobre.
Jeudi 17 Octobre 2013 - 17:46
Jean-Noël Fortier
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