Faits-divers

Coups de poings, coups de pieds, tabassages en règle: C’est beau, l’amour fraternel!

Correctionnelle Sud – Mardi 22 mars 2016 :


La famille Landon, de Saint-Joseph, cumule les handicaps. Tous vivent peu ou prou chez la maman, sinon les uns chez les autres ; l’un dort souvent dans le cimetière ; la vieille maman n’y peut mais ; l’alcool est récurrent ; mais aussi le mélange alcool-zamal-cachets réputé explosif psychique puissant ; il y a plus de claques que de caresses ; ils ont fini par lasser la bonne volonté de la maréchaussée. Rebelote au mois de septembre dernier.

" Il était moins une ! "

Durant tout ce mois (impossible d’avoir de plus précis renseignements), Eric Landon s’en prend à son frère Franck qui semble être sa bête noire, son souffre-douleur préféré. Les algarades sont fréquentes et les deux hommes se battent souvent. Plus exactement, Eric bat Franck… Jusqu’au 30 septembre où ça va trop loin.

Eric surprend son frère dans le cimetière, lui passe un linge autour de la tête et l’assaisonne de coups divers, variés et appuyés. Les certificats médicaux prouveront plus tard que, vu les traces que le pauvre homme porte, ces sévices se sont bien étalés dans le temps.

"N’aurait pu in’ seule dent dans son gueule !"

Pourquoi le cimetière ? Pourquoi les coups ?
Eric comparaissait entre les gendarmes, détenu dans le cadre d’une autre affaire. Goguenard, toisant la salle, la juge et le parquet, il n’a qu’une défense minimaliste :

" Dans le cimetière ? Parce qu’il va souvent dormir là. Il fait honte à maman. Les coups ? Pour l’empêcher de faire du mal à maman". A noter que personne n’a jamais dit que la victime s’en était prise, fût-ce par menaces, à la femme quasi impotente.

Il y a des choses que le prévenu n’explique pas plus. Ainsi, pourquoi avoir écrasé la main de son frère quand ce dernier était au sol ? "C’est dans le feu de l’action". Ricanement à l’appui. Puis : "Lu dit moin la donne coups de poing. La pas vrai ça. Ou vois madame, (geste à l’appui), si moin lavé ferme mon poing là, n’aurait pu in’ seule dent dans son gueule !"Charmant, on vous dit.

" Là mi sa tuer a ou, moin là !"

Il reviendra à Me Aude Cazal, partie civile, de montrer la dangerosité de ce frère violent par habitude, qui n’en finit plus de lancer des menaces de mort à tout-va, et est gros consommateur de produits désinhibants. En fait, il s’en est fallu de peu que la séance de "tabassage" du cimetière ne se transformât en massacre complet.

Le CV judiciaire d’Eric Landon est éloquent : violences, menaces de mort ou autres, dont de nombreuses sur son ex-concubine et sur une de ses sœurs (ce pourquoi il est actuellement détenu). Ses agissements, selon témoins, le sont tout autant, comme au cimetière : "Là momon lé pas là. Mi sa tué à ou là !" Faut-il vous l’envelopper ?

Indulgence confondante

Réquisitoire des plus modérés du procureur Genet qui ne réclame qu’une peine avec sursis.

A-t-il des commentaires à faire, ce tabasseur de frères, sœurs et concubine ?" Pas de souci !" dit-il simplement, croyant subtil de répéter une formule imbécile qui ne veut rien dire.

Le tribunal a été d’une indulgence confondante : 6 mois avec sursis.
Mercredi 23 Mars 2016 - 11:53
Jules Bénard
Lu 2823 fois




1.Posté par kld le 23/03/2016 18:21
confondante, le mot est faible.

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