Lundi matin, vers 8 heures, un homme de 49 ans a été tué à son domicile situé dans un quartier pavillonnaire à la limite de Saint-Brieuc et Ploufragan, non loin de la gare (Côtes-d'Armor), par des policiers venus l'interpeller. L'homme devait être interrogé dans le cadre d'un vol à main armé d'un centre d'apprentissage de coiffure de la région briochine en janvier.
Selon les premiers éléments de l'enquête, le drame serait survenu après un échange de coups de feu. L'individu ayant menacé et tiré sur l'un des policiers avec une arme de poing "sans toutefois le toucher".
Légitime défense?
Selon le procureur de la République de Saint-Brieuc, Gérard Zaug, le policier visé a répliqué d"un tir réflexe, à bout portant, pour sauver sa peau", touchant son agresseur, porteur d'un bracelet électronique après une condamnation pour des faits d’escroquerie et de falsification de chèques, dans la poitrine et le tuant sur le coup. La légitime défense pourrait donc être retenue.
"L’homme a demandé à aller dans sa chambre prendre des médicaments et une ordonnance"
"L’homme a demandé à aller dans sa chambre prendre des médicaments et une ordonnance"
Le drame s'est déroulé en présence de l'épouse et du fils de la victime "âgé de 15 ans". Le procureur explique qu'"au début, cela s’est bien passé" puis "l’homme a demandé à aller dans sa chambre prendre des médicaments et une ordonnance".
"A son arrivée dans sa chambre, l’individu (...) a ouvert un secrétaire, a pris pris un papier, et dans le même temps a réussi à prendre une arme", a déclaré le procureur. L’homme a "demandé au policier de s’automenotter" puis a "essayé de prendre son arme" tandis que celui-ci essayait "de le raisonner".
"La personne a tiré deux coups de feu" et, "quasiment dans le même temps, le policier s’est saisi de son arme", est parvenu à la dégager "de l'étui de sécurité et a tiré un coup à bout portant" alors que l’arme se trouvait "sous le bras" du suspect, qui "s’est effondré", a expliqué le procureur.
Les deux autres policiers ont du "défoncer" la porte pour entrer dans la chambre. L’interpellation "a priori ne s’annonçait pas difficile". Les policiers ont découvert dans la maison du suspect "le blouson que portait la personne qui a utilisé la carte bleue" volée dans le cadre de l’affaire pour laquelle les policiers enquêtaient. "Ils ont aussi découvert un fusil à pompe et une cagoule", comme ceux utilisés lors de ce braquage.
Le policier en cause, qui opérait en civil, est âgé de 35 ans, a précisé une source syndicale.
Les deux autres policiers ont du "défoncer" la porte pour entrer dans la chambre. L’interpellation "a priori ne s’annonçait pas difficile". Les policiers ont découvert dans la maison du suspect "le blouson que portait la personne qui a utilisé la carte bleue" volée dans le cadre de l’affaire pour laquelle les policiers enquêtaient. "Ils ont aussi découvert un fusil à pompe et une cagoule", comme ceux utilisés lors de ce braquage.
Le policier en cause, qui opérait en civil, est âgé de 35 ans, a précisé une source syndicale.
















