Faits-divers

Correctionnelle: L’amateur de saucisses est un violent !

Tribunal correctionnel de Saint-Pierre, 24 juillet 2014.


Correctionnelle: L’amateur de saucisses est un violent !
Déjà maman, pas encore sortie de l’adolescence (17 ans ½), cette jeunette ne semble pas bien comprendre ce qu’elle fait là.
 
La présidente Peinaud, avec une infinie patience, s’échine à lui expliquer que prendre des coups n’est pas une situation normale pour une femme au foyer. J’ajouterai : pour aucune femme d’ailleurs.
 
L’affaire a débuté de façon idiote, comme souvent. Liliane (ce n’est pas son prénom) habite un coup chez ses parents, un coup chez son copain, un jeune de 19 ans dont la maturité ne semble pas dépasser la cheville. Appelons-le Hector.
 
Ce soit là, à Saint-Pierre, ils sont quatre à table. Liliane et Hector, plus la cousine de ce dernier et son copain à elle. Vous suivez toujours ? Hector doit sans doute aimer le rougail saucisse car il se sert en premier (bonjour la courtoisie !) et en prend trois !
 
Comme Liliane lui fait remarquer qu’il n’en reste pas assez pour les autres, il s’énerve, l’accuse de ne pas faire assez à manger et la frappe.
 
Puis il sort, soi-disant pour se calmer, et revient encore plus en pétard. Trouvant porte close, il la défonce à coups de pied. Ce n’est pas la première fois que le malheureux bout de bois fait les frais de son irascibilité.
 
A l’intérieur, s’ensuit une bagarre générale au cours de laquelle la mère de son enfant reçoit des coups au visage et au ventre. Pas de triage dans son café ; pour qu’il n’y ait pas de jaloux, dans la mêlée, il assaisonne aussi les invités.
 
Installé dans le déni le plus complet, il nie le caractère volontaire des coups portés :
 
"L’était involontaire. D’ailleurs, mi rappelle pu rien !" Une amnésie qui n’est pas due à l’alcool, il n’avait pas bu.
 
Personne n’a porté plainte dans cette lamentable affaire et personne non plus ne semble comprendre la gravité des faits. Pour un peu, la victime se ferait l’avocate de son cogneur de compagnon, ce qui explique la sortie de la présidente Peinaud : "Ce n’est pas normal… !"
 
La jeune maman a-t-elle eu le temps d’apprendre quelque chose de la vie, au sein de sa famille ? Un fait révoltant nous en fait douter : pendant qu’elle s’expliquait à la barre, ses propres parents taillaient une bavette au-dehors de la salle d’audience ! Et ils sont partis avant que leur fille n’en ait terminé.
 
Ce que j’en pense ? C’est que de la part de parents… c’est odieux !
 
"Combien lui faudra-t-il encore prendre de coups avant que cette jeune femme ne comprenne que c’est inadmissible ?", s’est interrogé le procureur Thévenot.
 
Bonne mais triste question, qu’il faudrait poser à toutes les malheureuses qui considèrent normal de servir de punching ball à leurs "hommes". Pire : qui les défendent presque à la barre.
 
Deux mois avec sursis ou 105 heures de TIG, plus obligation de se former et trouver du travail, et 200 euros de dommages et intérêts pour les autres victimes.
 
J’en connais une qui va être contente du côté du ministère.
Jeudi 24 Juillet 2014 - 15:47
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