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Crise coréenne : Une action militaire contre le Nord est "envisageable" selon Séoul
Le chef de l'armée de Corée du Nord a été relevé de toutes ses fonctions "pour cause de maladie", a indiqué lundi l'agence officielle, une annonce publique inattendue dans ce pays très secret, qui signale la volonté du nouveau dirigeant de brider le pouvoir des militaires, selon les analystes.
L'éviction de Ri Yong-Ho constitue une surprise, puisqu'il était un des sept cadres supérieurs du parti et de l'armée à avoir accompagné Kim Jong-Un au côté du corbillard de son père Kim Jong-Il en décembre.
Yang Moo-Jin, professeur à l'université des études nord-coréennes à Séoul, met en doute la raison officielle du départ du chef de l'état-major, rappelant que Pyongyang congédie rarement pour des raisons de santé les hauts dignitaires du régime, dont beaucoup sont très âgés.
Tombé en disgrâce ?
"Il est peut-être tombé en disgrâce auprès de Kim Jong-Un, ou a perdu une lutte de pouvoir avec d'autres dirigeants militaires", avance l'expert. Pour Paik Hak-Soon, de l'Institut Sejong, le jeune dirigeant cherche à renforcer le contrôle du parti communiste sur l'armée, devenue trop puissante à ses yeux sous la politique du Songun ("l'armée d'abord") poursuivie par son père jusqu'en 2010.
"Jong-Un va s'assurer que désormais, le parti garde sous contrôle une armée qui a trop grossi, un effort que son père avait commencé à entreprendre fin 2010", un an avant sa mort, déclare l'analyste. "Ri est une figure appartenant à la génération de son père. Jong-Un va sans doute le remplacer avec quelqu'un de plus jeune et de plus proche du parti, quelqu'un qu'il puisse contrôler plus aisément", a-t-il ajouté.
Comment gouverne Jong-Un ?
Depuis la mort de son père, tout le monde se demande si le nouveau dirigeant nord-coréen va suivre les traces de son père en menant le pays d'une main de fer ou s'il va être plus ouvert.
La Corée du Nord emploie depuis janvier un ton de plus en plus virulent à l'égard de la Corée du Sud, qu'elle menace régulièrement d'une "guerre sacrée". Après la conclusion d'un accord avec les Etats-Unis sur une aide alimentaire, Pyongyang a semé la consternation en lançant une fusée, un essai déguisé de missile, selon la communauté internationale.
Mais Pyongyang a reconnu immédiatement l'échec de ce lancement, une première, et n'a toujours pas procédé à un troisième essai nucléaire, attendu pourtant par la plupart des experts occidentaux.
















