Le chef du gouvernement et son ministre de l'Intérieur Manuels Valls entament en effet les trois engagements de François Hollande tenus pendant la campagne : l’abrogation de la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers (qui l’a été jeudi), la fin des contrôles d’identité au faciès et de la rétention des enfants étrangers dans les centres.
Alliance, le second syndicat de la police en tenue, y voit un "désaveu sans précédent, blessant et attentatoire à l'honneur et la probité des policiers et des gendarmes. Avec la mise en oeuvre d'une telle initiative, il est certain que la démotivation, déjà sensible dans les rangs des forces de sécurité, ira en s'amplifiant au point d'impacter sensiblement (...) leurs résultats". Pour Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance, "on stigmatise la police comme étant raciste, c'est inacceptable".
"Un récépissé de contrôle d'identité n'est pas pour nous une priorité", écrit pour sa part dans un communiqué Nicolas Comte, secrétaire général d'Unité SGP Police, premier syndicat de gardiens de la paix. "On ne résoudra pas la fracture police/population en donnant aux policiers l'impression que la faute vient d'eux", note-t-il.
Patrice Ribeiro, responsable de Synergie (officiers), pointe un risque d'"effet pervers sur le terrain : les voyous contrôlés le matin brandiront un récépissé le reste de la journée et on ne pourra plus les contrôler".
L'association SOS Racisme, qui avait lancé l'idée de la remise d'un ticket à chaque personne contrôlée, a en revanche salué "une mesure de transparence". Elle va permettre "d'une part de protéger les citoyens des contrôles abusifs, leurs droits à savoir les causes et le fondement du contrôle (...) et d'autre part de protéger les agents du service public de la police et de la gendarmerie contre la défiance que des comportements isolés font peser sur l'ensemble de la corporation".
Alliance, le second syndicat de la police en tenue, y voit un "désaveu sans précédent, blessant et attentatoire à l'honneur et la probité des policiers et des gendarmes. Avec la mise en oeuvre d'une telle initiative, il est certain que la démotivation, déjà sensible dans les rangs des forces de sécurité, ira en s'amplifiant au point d'impacter sensiblement (...) leurs résultats". Pour Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance, "on stigmatise la police comme étant raciste, c'est inacceptable".
"Un récépissé de contrôle d'identité n'est pas pour nous une priorité", écrit pour sa part dans un communiqué Nicolas Comte, secrétaire général d'Unité SGP Police, premier syndicat de gardiens de la paix. "On ne résoudra pas la fracture police/population en donnant aux policiers l'impression que la faute vient d'eux", note-t-il.
Patrice Ribeiro, responsable de Synergie (officiers), pointe un risque d'"effet pervers sur le terrain : les voyous contrôlés le matin brandiront un récépissé le reste de la journée et on ne pourra plus les contrôler".
L'association SOS Racisme, qui avait lancé l'idée de la remise d'un ticket à chaque personne contrôlée, a en revanche salué "une mesure de transparence". Elle va permettre "d'une part de protéger les citoyens des contrôles abusifs, leurs droits à savoir les causes et le fondement du contrôle (...) et d'autre part de protéger les agents du service public de la police et de la gendarmerie contre la défiance que des comportements isolés font peser sur l'ensemble de la corporation".
















