Economie

Conférence économique et sociale: Tout ça pour ça...

On a envie de dire tout ça pour ça ! La conférence économique et sociale a rendu ses conclusions ce jour à la CCIR après deux journées d'ateliers les 29 et 30 octobre dernier. Entre les absences des uns et la frustration des autres, la conférence économique et sociale a comme un goût d'inachevé pour beaucoup des acteurs présents autour de la table. Mais pour le préfet de la Réunion, Jean-Luc Marx, la conférence a permis des avancées et a pu apporter des réponses aux demandes de l'Etat.


Conférence économique et sociale: Tout ça pour ça...
La conférence économique et sociale qualifiée de "machin" par les organisations syndicales a rendu ses orientations lors d'une grande table ronde organisée toute la journée au siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Réunion.

Dans un premier temps, les syndicats sont montés au créneau en "boycottant" les débats de la journée au motif que le social n'était pas suffisamment mis en avant. Ces derniers reprochaient au gouvernement de ne pas prendre en compte dans les débats la fin du bonus Cospar et du RSTA. Au même titre que les syndicats, le président de l'ARCP (Alliance des Réunionnais contre la pauvreté), Jean-Hugues Ratenon, a également interpellé les acteurs sur les mêmes préoccupations soulevées par les syndicats. Passées les interventions des uns et des autres, les quatre axes de travail ont pu être abordé par les représentants du patronat et de l'Etat : le développement économique, l'emploi, le dialogue social et la gouvernance territoriale.

Pour aborder tous ces sujets, aucune trace des élus locaux. Seul représentant politique à s'être assis autour de la table, la députée de la 6ème circonscription, Monique Orphé. "Je regrette d'être la seule à être présente aujourd'hui. Mais il était nécessaire de relayer auprès du gouvernement vos propositions. Je suis là pour vous écouter", a expliqué la députée. Dans l'après-midi Ericka Bareigts, députée de la 1ère circonscription, prendra le relai. "Notre place est ici. Car les sujets seront remontés auprès des législateurs", a-t-elle rappelé.

Gros absents, les représentants des collectivités départementale et régionale. Sur sa non présence, Didier Robert l'avait déjà annoncé hier lors d'une conférence de presse. Une absence remarquée et non appréciée par le préfet Jean-Luc Marx : "Nous aurions apprécié que le président ou un représentant soit présent aujourd'hui. Ils sont venus les 29 et 30 octobre dernier, mais ne sont pas là pour la remise des propositions. J'avoue que je n'ai pas compris". Entre la défection des collectivités, des élus locaux et des représentants syndicaux, la conférence économique et sociale a pris un coup dans l'aile.

Frustration

Le mot "frustration" est revenu le plus souvent dans les discussions. Frustration de ne pas avoir plus de temps pour travailler les dossiers en profondeur. "Deux journées c'est trop court" a souligné Yann de Prince, président du Medef. Même son de cloche pour Jérôme Isautier, président de l'Adir (Association pour le développement industriel de la Réunion). "Il faut que l'Etat prenne conscience de la gravité réunionnaise. On est un peu déçu. Mais on a souhaité faire des propositions précises notamment l'augmentation de la commande publique en faveur de la production locale. Bien évidemment on ne va pas révolutionner et solutionner le problème du chômage à travers cette conférence", a-t-il précisé. "Il faut qu'elle soit un début. Il faudrait qu'une conférence de ce type se réunisse tous les 6 mois, nous pensons que ce serait une bonne chose. Augmentation de la production locale, maintien des outils d'investissement (ndlr: la défiscalisation) c'est une politique des petits pas que nous sommes venus montrer à cette conférence", a ajouté Jérôme Isautier.

De son côté, le président de la Réunion économique, Maurice Cérisola, a rappelé la situation "difficile" dans laquelle la Réunion se trouvait. "Il faut que l'on arrive dans ces 4 ateliers à déboucher sur des mesures concrètes et applicables. Il faut les identifier et mettre en route des procédures d'ici la fin de l'année", a-t-il expliqué.

"Tout ne viendra pas de la métropole"

Après plusieurs heures de débats, quelques axes forts ont été retenus, même si le sentiment d'inachevé a dominé l'ensemble de cette journée. "On est dans une thématique forte. On souhaite que le gouvernement s'inscrive dans une démarche d'économie mixte avec un soutien des collectivités, tout en mettant en avant le secteur privé", a souligné le préfet Jean-Luc Marx. Autre axe, la Réunion doit se tourner plus sur l'océan Indien. "On doit se tourner vers l'étranger. On doit se concentrer sur la zone océan Indien (…). Ce pourrait être une solution aux problèmes d'emploi à la Réunion car tout ne viendra pas de la métropole", a insisté le préfet.

Pour faire taire les critiques sur la rapidité de mise en place de la conférence et sa durée, le préfet a tenu à faire une mise au point. "Pour moi, trois jours de travail sont suffisants. On a eu du temps et cela ne pouvait pas durer plusieurs mois. Je rappelle que la Réunion est la dernière à remettre sa contribution. Maintenant nous allons remettre nos conclusions au gouvernement dans les prochains jours", a conclut Jean-Luc Marx.
Jeudi 15 Novembre 2012 - 07:36
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1.Posté par Parti Pirate Réunionnais le 18/11/2012 09:43
Avec le soutien de l'ACCDOM pour le REVENU DE BASE, l'Outre Mer va non seulement rattraper son retard mais va prendre de l'avance !

LINFO.re

http://www.linfo.re/Un-revenu-de-base-pour-affronter-la-crise
Un revenu de base pour affronter la crise
://
samedi, 17 novembre 2012

Les participants au XXIe Congrès de l’association des communes et collectivités d’Outre-mer préconisent la mise en place d’un revenu de base pour aider les familles à faire face à la crise.

Le XXIe Congrès de l’association des communes et collectivités d’Outre-mer (ACCD’OM) s’est clôturé ce samedi dans notre département. Les participants veulent l’instauration d’un revenu de base qui "constitue une innovation profonde pour notre démocratie sociale", selon l’ACCD’OM.

Ce revenu de base serait une prestation monétaire, versée mensuellement à chaque citoyen (à titre individuel et toute sa vie), sans aucune condition ni contrepartie qui serait cumulable avec les revenus du travail.


Pour l’ACCD’OM, ce dispositif serait "un socle de revenu inaliénable visant à garantir à tous un accès aux besoins de base de tels que l’alimentation, le logement ou les vêtements". Les départements d’Outre-mer seraient un terrain pilote avant l’extension du concept au niveau national.


L’association indique que l’accès à ce revenu de base ne serait que bénéfique pour le développement économique et social :

- l’accès aux biens de premières nécessité, le revenu de base permet d’une part de redéfinir le rapport à l’emploi en incitant les travailleurs à réduire leur temps de travail et à partager leur emploi, d’autre part il assure une sécurité aux artisans, aux entrepreneurs ainsi qu’aux personnes qui ont un rôle d’aidants ou dans le tissu associatif


- le revenu de base permet à chacun de consacrer du temps à développer ses compétences et se former tout au long de la vie. Le revenu de base favorise non seulement la formation initiale des jeunes mais aussi la formation continue ou la reprise des études des adultes en se substituant aux systèmes des bourses et des aides à la formation


- le revenu de base permet à chacun de pouvoir refuser un emploi injustement payé au vu de la pénibilité ou de la dangerosité. Par conséquent, les salaires des métiers les plus durs et risqués s’ajustent automatiquement pour rester attractifs


- le revenu de base permet à chacun de pouvoir contribuer à la société selon ses capacités et ses compétences assurant ainsi l’égalité professionnelle


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