Politique

Commission de transparence: Tensions autour des emplois d'avenir

Cet après-midi s'est tenue la septième commission de transparence sur les contrats aidés en préfecture. Autour de la table, l'Etat, les collectivités, les représentants des communes, les députés, la Dieccte ou encore le Pôle emploi venus discuter du bilan de l'année 2012 et des orientations en terme de politique d'emploi pour l'année 2013. A l'extérieur de la préfecture, le collectif des emplois verts s'est déplacé pour connaitre le sort qui lui sera réservé cette année en terme de nombre de contrats affectés. Au-delà de la problématique des emplois verts, la tension s'est notamment cristallisée autour des 5.000 contrats d'avenir qui ne trouvent pas grâce aux yeux des collectivités et communes, au grand regret des députés socialistes.


Photo : source reunion.pref.gouv.fr
Photo : source reunion.pref.gouv.fr
Dans les jardins de la préfecture, le collectif des emplois verts a fait le déplacement pour demander à pouvoir assister à la commission de transparence qui s'est tenue cet après-midi dans les locaux de la préfecture à Saint-Denis. Le collectif est remonté contre l'Etat, qu'il accuse de bloquer la situation et de ne pas affecter le nombre de contrats nécessaires au renouvellement de l'ensemble des emplois verts. "On demande 2.268 contrats aidés pour le 1er semestre ce qui fait en tout 4.500 sur l'année", explique Brigitte Naze, présidente du collectif. Le collectif a attendu d'être reçu en préfecture, sans succès.

A l'intérieur, collectivités, communes, services de l'Etat se sont réunis pendant près de deux heures pour faire un état des lieux des contrats aidés pour le premier semestre 2013. Et les discussions n'ont pas été de tout repos à en croire certains participants. Premier à dégainer à la sortie, le député-maire de Saint-Leu. "Vous appelez cela une commission de transparence ? Mais tout est décidé en avance. Je ne trouve pas qu'il y ait beaucoup de transparence. Pour preuve, ce matin j'ai reçu l'arrêté portant sur l'utilisation des contrats aidé en 2013 alors même que la commission ne s'était pas réunie", lâche Thierry Robert.

La durée des contrats passée de 6 à 12 mois en moyenne

L'ensemble des participants s'est penché sur les orientations à apporter à la politique d'emploi à la Réunion pour l'année 2013. Pour rappel, l'année dernière 27.204 contrats aidés ont été distribués. Dans une optique "d'amélioration" de la qualité des parcours d'insertion, souligne la Préfecture, la durée moyenne des contrats aidés va être portée de 6 mois à 12 mois pour les 9.000 contrats aidés alloués au 1er semestre 2013.

Collectif emplois verts
Collectif emplois verts
Autre point évoqué pendant les discussions, les emplois d'avenir. En tout, 5.000 contrats sont affectés à la Réunion pour l'année 2013, mais ils sont loin de trouver preneur. Seulement 50 contrats ont été signés et 250 sont en attente de décisions dans certaines communes. Deux acteurs sont pointés du doigt dans le ralentissement du dispositif : la Région et le Département.

"Il faut que les deux collectivités mettent au pot"

"Nous allons signer prochainement 50 contrats d'avenir à Saint-Joseph. Mais nous aurions pu en signer entre 150 et 175 si la Région ou le Département avaient pris en charge le tiers résiduel", explique le député-maire PS de Saint-Joseph, Patrick Lebreton. Ce dernier rappelle que le gouvernement a été particulièrement généreux au moment de la distribution de quota d'emplois d'avenir à la Réunion (5.000) comparé à d'autres DOM (ndlr: 1.500 en Martinique). "La balle est dans le camps des collectivités. Il faut que les deux collectivités mettent au pot", ajoute-t-il. Jean-Jacques Vlody, député PS du Tampon, souligne que le nombre de contrats aidés est en hausse, si on les comptabilise en terme de mois (ndlr : Ils passent de 6 à 12 mois en moyenne). "Les contrats aidés sont adaptés en fonction du projet, du public et de l'activité. Du côté des emplois d'avenir je rappelle que les contrats courent sur 36 mois", explique-t-il. Sur le blocage des emplois d'avenir, le député PS n'est pas tendre. "Où est la mairie du Tampon ? Où est la mairie de Saint-Pierre et que fait la Région ?", s'interroge-t-il. "Il ne faut pas jouer avec le feu en prenant les jeunes en otage", s'insurge-t-il. Les mots sont lâchés.

Une question de financement

Du côté de la Région, qui gère notamment les emplois verts, on est sur la défensive. "Je rappelle que le nombre de contrats aidés a baissé et que nous nous voyons doter de 700 contrats aidés contre 1.134 attendus pour le 1er semestre", rappelle Serge Camatchy, vice-président de la Région. "Sur les emplois d'avenir, c'est à l'Etat de les mettre en place. Je rappelle que la politique de la Région se base sur les contrats d'apprentissage et que cela à un coût pour la collectivité de 120 millions d'euros", souligne-t-il. Pour autant, la Région dit "travailler" avec ses services au sujet des emplois d'avenir. Sans fermer la porte, la Région fait bien comprendre qu'il s'agit avant tout d'une "question de financement" et qu'elle n'est pas prête à mettre la main à la poche.

Au-delà de la tournure politique prise pas les emplois d'avenir, à la sortie de la commission, le collectif des emplois verts attendait de savoir le quota de contrats aidés qui leur serait attribué. Un collectif déçu car aucun décomptage n'a été effectué sur les emplois verts. "Nous n'avons pas plus d'informations ce soir. Nous ne savons pas quelle sera l'enveloppe allouée. Pour moi ces réunions de la commission de transparence ressemblent à des réunions 'théodules' et cela n'aboutit à rien", explique Brigitte Naze.

Ce soir, les emplois verts ne sont pas plus avancés et les tensions autour des emplois d'avenir ne font que se prolonger.
Mardi 5 Février 2013 - 20:23
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1.Posté par leonidas le 06/02/2013 06:55
il n'ont pas de nez ces députés soit disant socialiste (je suis socialiste moi mais un vrai...) de réclamer la transparence dans l'attribution des contrats aidés. Ceux là même qui gère les association en dessous, qui siège au département (mr vlody) pour délivrer pas moins de 3 million d'euros pour son association du tampon (GCEIP) qui est bien entendu son socle pour distribuer les contrats aidés à des fins électoraliste dans tout le sud, et ils viennent nous demander plus de transparence mais de qui se moquent-ils? bien sur qu'il voudrait que la mairie du tampon prennent en charge le reste de salaire de c fameux emplois d'avenir (qui n'a d'avenir que leur noms) car il a du monde a placés au tampon et si la mairie ne prend pas en charge il est un ti peu baiser po tenir ces promesses de la dernière élection. pareil pour st jo qui réclame une prise en charge de la région. Ils ont de grandes dents ces messieurs, mais la gourmandise est un très vilain défaut et peux amener pas mal de complications surtout lorsque les promesses ne sont pas tenues. je suis adhérent socialiste du sud aussi, et je suis heureux de voir ce matin sur ce même site la décision du maire de st paul de laisser la gestion des contrats aidés a pôle emploi. mais nous les socialiste enfin eux ceux qui sont élus pourquoi ne pas prendre exemple sur st paul et j'irais même plus loin, toutes les embauches des collectivités quelles quelle soit devrais être gérer par pôle emploi qui a été créer pour la gestion des embauches .et je demanderais aussi a monsieur vlody de démissionner d'un de ces mandats et d'appliquer le non cumul des mandats que nous socialistes avons voter pour le non cumul des mandats a plus de 75 % dans chacune des sections de l'ile. Et ne venez pas me dire que la droite risque de reprendre le siège laisser vacant , cela signifierais que vous n'avez pas confiance aux socialistes qui pourrais vous succéder ( vous n’êtes pas le seul a avoir les compétences, d'autre socialistes peuvent faire aussi bien sinon mieux que vous) les socialsites dans le sud ce n'est pas que Vlody et Lebreton, ..

2.Posté par justedubonsens le 06/02/2013 19:25
Bien causé Léonidas. C'est malheureusement l'éternelle politique clientéliste qui n'a pour but que de servir ces nantis élus à multiples casquettes qui ont pourri la notion d'emploi aidé puisqu'ils l'utilisent à leurs seules fins sans doute après avoir vérifié les listes électorales pour voir si les nominés ont bien fait leur devoir citoyen en votant pour leur gueu...!

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