Economie

Comment améliorer la place de la production locale dans la restauration collective ?


Comment améliorer la place de la production locale dans la restauration collective ?
Le Haut conseil de la commande publique (HCCP) s'est réuni cet après-midi à la Dieccte pour évoquer un thème important pour l'économie réunionnaise, le développement des produits locaux dans la restauration collective. Un marché juteux puisque 24 millions de repas sont confectionnés en restauration collective chaque année. Reste que les producteurs locaux n'ont pas encore tous accès à ce marché, faute de pouvoir répondre à la commande publique. C'est pourquoi les membres du HCCP ont décidé de la mise en place d'un observatoire des produits locaux de la restauration collective. 

"Le HCCP a décidé de se pencher sur cette question importante pour avoir une meilleure connaissance de ce marché (…). On souhaite avec le temps améliorer et être plus performant sur la question de la commande publique dans le secteur agroalimentaire", explique Thierry Devimeux, secrétaire des affaires régionales à la Préfecture. Même si la production locale est présente dans tous les secteurs agroalimentaires (viande, fruits et légumes), les collectivités ne les sollicitent pas complètement sur le marché de la restauration collective. Faute de réponse ou de capacité des entreprises à s'adapter au marché.

Autour de la table, producteurs et industriels, mais également collectivités locales. Ces dernières sont intervenues pour exposer la situation réelle des produits locaux sur leur propre marché. "Sur Saint-Denis, dans le cadre du PEG (Plan éducatif global), il est évident que nous souhaitons travailler sur la qualité et la production locale. Saint-Denis dépense 4 millions d'euros par an dans la restauration collective. Nous souhaitons mettre en place une démarche concertée avec une meilleure intégration des producteurs locaux pour la période 2014-2016", explique la député PS et conseillère municipale Ericka Bareigts.

Côté Région et Département, un constat tout particulier est fait sur le prix. Le coût d'intégration des producteurs locaux sur les marchés publics peut aller jusqu'à 30% de plus sur la viande. Pour les deux collectivités, l'intégration de la production locale dans la restauration scolaire tourne à 31% pour la Région et entre 46 et 61% pour le Département en fonction de la filière.

Fruits et légumes: De 400 tonnes en 2002 à 18.000 aujourd'hui

"La filière rencontre encore des difficulté en matière de logistique, allotissement, calibrage et régularité de l'approvisionnement", explique Louis Biannic, directeur général de la DAAF (Direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de la Réunion).

Pour parer à ces problèmes, l'idée d'un observatoire des produits locaux à germer. "Il y a une nécessité de codifier le détail des produits locaux, notamment en s'inspirant de l'observatoire des produits agricoles, et de mesurer sur la durée, l'évolution et la pénétration des produits locaux dans la restauration collective", poursuit-il.

L'observatoire est donc plébiscité par les producteurs locaux et industriels. "On salue la volonté politique de cette démarche", explique le président de l'ADIR (Association pour le développement industriel de la Réunion), Jérôme Isautier. De son côté, le représentant de l'interprofessionnel des fruits et légumes, Joël Sorres, rappelle les efforts fait par la filière en 12 ans. "En 2002, nous produisions 400 tonnes de fruits et légumes, aujourd'hui nous en sommes à 18.000 tonnes. La projection pour 2020 est de 25.000 tonnes. Nous sommes dans la dynamique de mieux répondre à la commande publique en travaillant avec les collectivités", explique-t-il.

"Je crois beaucoup dans l'observatoire (…). Mais pour aller plus loin il faut de la détermination et de la méthode", souligne Daniel Moreau, président du groupe Royal Bourbon Industries.

Tous les partenaires autour de la table seront amenés à se voir, non plus autour du HCCP - qui continuera tout de même à suivre la production locale - mais autour du futur Observatoire des produits locaux dans la restauration collective.
Jeudi 5 Décembre 2013 - 17:28
Lu 974 fois




1.Posté par almuba le 05/12/2013 21:23
Remplacer la canne à sucre par les fruits et légumes.

2.Posté par olive le 06/12/2013 08:42
Et oui ,pour consommer local , il faut produire localement car ce n'est pas avec de la canne à sucre que l'on va nourrire nos marmailles.

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 2 Décembre 2016 - 17:47 La Réunion monte à bord du Train des Outre-mer

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales