Faits-divers

Coghor: L'ancien directeur du comité d'entreprise répond aux accusations


Coghor: L'ancien directeur du comité d'entreprise répond aux accusations
N'ayant pas encore été jugé, Christian Pressouyre a souhaité revenir sur plusieurs points évoqués par la presse dans l'affaire du Cogohr (Comité de Gestion des Oeuvres sociales Hospitalières de la Réunion). Ancien directeur de ce comité d'entreprise, et résidant aujourd'hui au Canada, Christian Pressouyre n'était pas présent lors du procès en correctionnelle qui s'est tenu jeudi après-midi. A été requis contre lui 6 mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende.

Christian Pressouyre, s'adressant dans une lettre au président du tribunal correctionnel de Saint-Pierre, regrette que la retranscription écrite de l'audition vidéo effectuée dans les locaux de la Sureté du Québec "ne reflète pas la réalité, rendant mes propos parfois incompréhensibles" alors que (…), "certains sont inexacts". Pis, selon lui, l'instruction "est menée à charge contre moi, il reprend tout simplement la thèse des plaignants syndicalistes et articles de presse".

Il attire également l'attention sur le fait que, lors de l'enquête, aucune audition des responsables d'agence ou encore du responsable de l'animation du Cogohr n'ait été faite. "Par ailleurs, l'enquêteur n'est pas allé vérifier dans la comptabilité du Coghor les factures fournies des hospitaliers pour le calcul de l'aide, précise-t-il. Il apparaît très clairement, de manière systématique, la remise accordée à l'hospitalier et déduite de son montant à payer, ce bien avant 1996 ma prise de fonction. La preuve est là qu'il n'y a jamais eu de détournements de ces fameuses remises".

"Contrairement aux allégations de la presse, je n'ai jamais créé de compte secret"

Christian Pressouyre maintient le fait que le partenariat passé avec les agences de voyage est antérieur à son embauche au Cogohr. Avec ce partenariat, il était prévu que chaque voyage fait par un hospitalier bénéficie d'une remise. Lorsqu'il s'agissait de départs groupés, l'agence "octroyait un billet gratuit dont bénéficiait le responsable accompagnateur".

Enfin, certains agences "ont proposé à mes prédécesseurs un intéressement au chiffre d'affaires, octroyé en fin d'année. C'est l'agence qui gérait cela car ce n'était pas considéré comme un avoir au sens comptable", explique-t-il. Quand Christian Pressouyre est donc arrivé à son poste de directeur en 1996, "les agences me l'ont présentés comme un cadeau qu'elles offraient, selon leur terme employé à l'époque, exactement comme des miles". A partir de 1997, il utilise ce "compte d'attente" pour établir des bons pour des billets d'avion: "A aucun moment, les agences qui avaient mis en place ce système me l'ont présenté comme une remise, mais comme un geste commercial, un intéressement au développement de leur chiffres d'affaires".

En bref, Chrisitian Pressouyre estime que "contrairement aux allégations de la presse, je n'ai jamais créé de compte secret. Par ailleurs, les fameux 2 à 3 % de ristournes consenties aux hospitaliers par les agences ont toujours été déduites sur leurs factures. Ce fameux compte d'attente, qui comptabilisait intéressement au chiffre d'affaires effectué avec l'agence de voyage, que l'agence appelait d'ailleurs 'compte direction', n'a jamais servi de réceptacle aux ristournes consenties aux hospitaliers. Ce procédé des agences de nous récompenser en quelque sorte plus on faisait de chiffre d'affaire avec eux , a été mis en place par elles, bien avant mon arrivée au Cogohr."

Un système qu'il a, selon lui, même formalisé par écrit sous forme de note de service, et qui, souhaite-t-il rappeler, ne pouvait bénéficier qu'aux personnes "en lien avec les activités sociales du Cogohr : Administrateurs, bénévoles , gagnants de manifestations culturelles , sportives,…"
Vendredi 15 Mars 2013 - 17:06
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1.Posté par nanar le 15/03/2013 18:02
c'est vrai qu'il a pu prendre l'accent quebecois depuis le temps qu'il s'est exilé au canada, c'est pour cela que le procureur la pas compris a lu, lol et mdr, y fé pitié. 20 000 euros = 26 666.8 dollars canadiens, rend l'argent band hospitaliers la réunion.

2.Posté par hospitalier42 le 15/03/2013 19:05
Merci à la Justice d'avoir fait comprendre à ce monsieur qui présente bien, cause bien et écrit bien
que ca ne suffit pas pour échapper à la justice française sur l'argent public...

en plus il a agacé avec ses histoires de fm... non mais!



3.Posté par Lex le 16/03/2013 07:55
Le compte d attente créé les ristournes tombaient sur ce compte client en agence et les sous n étaient plus dans les caisses du comité et le staff pouvait en profiter à sa guise donc "pognon détourné" .

Vos explications n enlèvent pas la réalité des faits M. PRESSOUYRE;
vous avez pris la fuite au Canada facile mais il fallait rester à l ile de la Réunion pour vous expliquer pour d autres faits vous concernant également car le dossier était épais.

4.Posté par Ramenez le canadien le 16/03/2013 16:09
Qu'il vienne donc expliquer tout ça devant le tribunal , pour le moment on se chargera de diffuser au canada le cv de ce expat' !

5.Posté par paul le 16/03/2013 18:23
Le confort des chambres et de la piscine du cogohr n'étaient pas assez luxe pour ces messieurs...
quand les petits permettaient aux gros de voyager gratis...
ah la vie de maîtresse devait être belle aussi...
Vive la justice! Enfin!!



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