Economie

Club Export Réunion/océan Indien : François Mandroux passe la main à Gilles Couapel à la présidence

Lors de l’assemblée générale annuelle du Club Export qui a eu lieu le 15 juin, François Mandroux, président du club depuis sept ans, a annoncé son souhait de passer la main. Le conseil d’administration qui a suivi a élu Gilles Couapel, ancien vice-président, pour prendre les rênes de l’association créée en 1998. François Mandroux reste cependant 1er vice-président à la demande de Gilles Couapel.


Club Export Réunion/océan Indien : François Mandroux passe la main à Gilles Couapel à la présidence
Interview de François Mandroux

François Mandroux, vous passez la main après plus de six années à la présidence du club, pour quelles raisons ?


Je suis amené à plus de responsabilités dans mon groupe puisque j’en ai pris récemment la direction générale. A ce titre, je dois préparer le plan Master Group 2015 visant à doubler notre CA à cette échéance.
Et puis je crois qu’au bout de six ans passés à la présidence d’une association, il faut du changement, du sang neuf, une nouvelle énergie.

Quel bilan tirez-vous de votre action ? Quels ont été les motifs de satisfaction les plus significatifs ? Et des regrets ?

Un bilan très positif, le Club Export est devenu un acteur incontournable de l’ouverture à l’international pour nos entreprises Réunionnaises. Il compte aujourd’hui plus de 110 membres et de nouvelles inscriptions arrivent chaque semaine. Nous sommes systématiquement consultés par les institutions dès qu’il s’agit d’internationalisation.

C’est le Salon de l’exportation 2009 et le guide que nous avons édité qui nous ont vraiment mis sur le devant de la scène. Ces actions ont permis de démythifier l’export et de montrer qu’ils existent beaucoup d’outils à la disposition du chef d’entreprise. Nous avons un des meilleurs dispositifs d’aide et de facilitation à l’export, mais il n’est pas assez connu, donc pas assez utilisé par les entreprises réunionnaises. J’ajouterai aussi les diagnostics exports qui permettent aux entreprises de faire leur premiers pas à l’export en toute sécurité.
Et je n’oublierai pas les nombreuses missions de découvertes et de prospection en Afrique du Sud, en Australie, à Madagascar, à Maurice…

Un regret peut être, malgré un renforcement significatif de notre conseil d’administration, j’ai eu du mal à structurer le club sous forme de commissions de travail, comme cela se fait dans d’autres associations certes plus importantes.

Après treize années de promotion du développement des entreprises réunionnaises à l’internationalisation, estimez-vous que le club tient sa place dans le paysage économique réunionnais et dans son environnement régional ?

En fait nous sommes les premiers à avoir cru aux potentiels de la Réunion à l’export. Il y a treize ans un homme y a cru : Daniel Moreau qui a été le premier président du Club Export, c’était assez visionnaire à l’époque.
Nous avons aussi servi de "poil à gratter" avec la publication de notre "charte à l’export" qui a permis aux institutionnels et à la nouvelle équipe de la Région d’avoir une lecture claire des enjeux pour nos entreprises et des moyens devant être mis à leur disposition : je pense notamment à la subvention de la Région pour l’emploi de VIE (volontaire international en entreprise).

Sur le plan international, nous avons de très bons contacts avec les missions économiques du premier cercle (Madagascar, Maurice, Seychelles) et aussi d’Afrique du sud, du Mozambique et d’Australie. Enfin dernier point, nous sommes la seule structure spécialisée dans cette mission : l’ouverture internationale et que ça.

Quelles perspectives et enjeux seront le quotidien de votre successeur ?

Nous sommes en cours de finalisation avec la Région et l’Etat du financement de notre plan d’action. Son rôle sera d’appliquer la stratégie définie et visant entre autre à développer un réseau de correspondants à Madagascar et à Maurice. Ces correspondants auront comme rôle de présenter, valoriser le savoir-faire des entreprises réunionnaises dans ces pays. Cela va nécessiter de renforcer notre structure avec quatre embauches : une chargée de mission, une secrétaire assistante, et les deux correspondants pays. En fait il devra ancrer solidement le Club Export comme porte d’entrée spécialisée pour toutes démarches à l’export en gardant ce qui fait notre force, le pragmatisme du chef d’entreprise et notre connaissance "vécue" du terrain.

Resterez-vous actif au sein du club ? Développerez-vous d’autres missions ?

Bien sûr, je resterai, si l’assemblée générale le souhaite, administrateur. Et j’aiderai bien volontiers mon successeur en prenant la présidence d’une commission, s’il veut fonctionner de cette manière.



Interview de Gilles Couapel

Gilles Couapel, vous prenez les rênes du Club Export. Comment jugez-vous la situation actuelle de l’export pour les entreprises réunionnaises ?

S’il y a une note positive à retirer de la période de crise que nous traversons, c’est bien la prise de conscience de nos entreprises réunionnaises de la nécessité d’ouvrir notre économie à l’international.

Le club a connu une expansion significative au cours des dernières années, comment souhaitez-vous poursuivre son développement ?

En effet, notre président François Mandroux, notre équipe d’administrateurs et Elodie Séry notre chargée de mission avons réalisé un excellent travail de fond pour donner au Club Export toute sa légitimité sur la scène internationale et la reconnaissance de nos institutions et du monde économique.

Le Club Export avait lancé une charte export il y a un peu plus d’un an : ce document a-t-il permis de sensibiliser les acteurs institutionnels ?

Oui, même si ce n’est pas encore suffisant, mais il y a depuis quelques temps une réelle prise de conscience de nos institutions sur ce sujet. Maintenant il faut aller plus loin que les simples discours politiques et passer à l’action, car le monde va très vite, parfois trop vite, et il faut occuper le terrain pour que nos entreprises se déploient maintenant.

Le premier salon de l’exportation qui s’est déroulé en septembre 2009 a connu un vrai succès. Comptez-vous le renouveler et quand ?

C’est vrai que nous avions été agréablement surpris du succès de ce salon organisé pour fêter nos dix ans d’existence. Il était initialement prévu de le refaire tous les deux ans, donc pour cette année. Malheureusement, nous n’avons pas eu les moyens financiers et humains pour monter ce 2ème salon de l’export qui représente un travail colossal. Il faut bien garder à l’esprit que nous n’avons actuellement qu’une permanente au Club, et tous les membres du bureau et les administrateurs, que je tiens à remercier chaleureusement pour leur implication, sont bien sûr bénévoles et doivent trouver du temps, sur leur emploi du temps déjà bien chargé. Nous avons programmé le 2ème salon pour la fin 2012, peut-être en même temps que le Forum économique des îles de l’océan Indien qui se déroulera à la Réunion en 2012.

Pouvez-vous nous parler de votre feuille de route ? Quel est votre programme ?

Je vais essayer de poursuivre la stratégie que nous avons mise en place depuis plusieurs années avec François Mandroux, mais je souhaite surtout donner un nouvel élan en structurant le Club. Il faut étoffer notre équipe de permanents avec un secrétariat et un(e) autre chargé(e) de mission. Nous sommes passés de 30 membres il y a trois ans à 110 membres et il faut monter encore d’un cran pour que le Club Export réponde aux attentes légitimes de nos adhérents, notamment en matière d’accompagnement dans leur démarche export. Nous allons également mettre en place des commissions sur des thématiques précises, qui seront animées par nos administrateurs.



Nouveau bureau du Club Export Réunion

- Président : Gilles Couapel, Dom’Eau

- 1er vice-président : François Mandroux, Master Group

- 2ème vice-président : Fabrice Boulet, Stop Insectes

- Secrétaire : Manuel Warlop, Isodom

- Secrétaire adjoint : Bénédicte Pellerin, Air France

- Trésorier : Hervé Charlanes, 3A

- Trésorier adjoint : Yann Lavalou, Isodom

Autres administrateurs :

- Michel Sartor – Palladio SARL

- Stéphane Kolb – Banque de la Réunion

- Anne Guézé – Ets de la Hogue et Guézé

- Daniel Moreau – Royal Bourbon Industries

- Daniel Deguin – BNP PARIBAS

- François Dioury – Hugocorp

- Jean-Luc Fiévet – Tétranergy

- Bernard Tillon – FRBTP
Lundi 20 Juin 2011 - 15:05
.
Lu 2110 fois




1.Posté par Kaloupillé le 21/06/2011 16:32
Vous avez dis Bizarre ???? que c'est Bizarre de voir ces Mrs Responsables ( François MANDROX / Gilles COUAPEL qui passe la main pour donner aucun Soupçons à la S.R. 21 .....CHUT ...CHUT ... le BUISNESS continue en douceur avis aux Amateurs des Sensations Fortes à Méditer !!!

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 2 Décembre 2016 - 17:47 La Réunion monte à bord du Train des Outre-mer

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales