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Clap de fin pour les négociations sur le Bonus Cospar


Clap de fin pour les négociations sur le Bonus Cospar
"Le patronat a posé une pierre tombale sur le Bonus Cospar".

Le secrétaire départemental de Solidaires, Johny Michel, ne mâchait pas ses mots à la sortie d'une nouvelle réunion, la quatrième en moins de deux mois, entre organisations syndicales et patronales, sur le Bonus Cospar. Et pour cause, cette réunion de la dernière chance n'a une nouvelle fois pas abouti à un accord.

Le Bonus Cospar, cette prime attribuée aux salariés touchant jusqu'à 1,4 fois le SMIC et comprise ente 50 et 60 euros, prendra donc fin le 31 décembre 2013. Aucun engagement écrit n'a été signé par les différentes organisations pour prolonger le dispositif. L'engament moral scellé entre les différentes organisations restera donc en l'état. Les négociations, qui ont duré près d'une heure et demi ce lundi dans les locaux de l'Arvise, ont butté sur un point central: l'obligation pour les entreprises, souhaitée par les syndicats de salariés, de pérenniser le Bonus Cospar.

"On ne peut pas donner un chèque en blanc au patronat"

Les syndicats souhaitaient ainsi avoir accès au compte des entreprises qui refuseraient de verser le Bonus Cospar, et que soient mis en place un comité de suivi et des moyens de recours.

"Toutes ces solutions ont été rejetées, évidemment et malheureusement, par les organisations patronales. Eux, ils restent sur un engagement moral qui ne donne aucun moyen de vérifier que cet engagement soit appliqué dans les entreprises. À partir de ce moment là, je crois qu'il faut qu'on arrête de discuter", souligne le secrétaire départemental de la CFDT, Jean-Pierre RIvière. "On ne peut pas signer un chèque en blanc au patronat", ajoute-t-il.

Ivan Hoareau, le secrétaire général de la CGTR estime, comme les autres syndicats, qu'il s'agissait de "la dernière réunion" sur le Bonus Cospar. "Pour nous, il n'y a ni obligation de résultat ni obligation de moyens. C'est l'étalement d'un vœu pieux. Nous aboutissons à un échec". Ivan Hoarau estime que "s'il n'y a pas un rapport de force, le patronat ne bougera pas. Il est évident qu'avec une mobilisation qui n'a pas été à la hauteur, il faut le dire, nous arrivons à un échec. Il faut aborder l'année 2014 dans des conditions beaucoup plus offensives pour qu'on puisse faire bouger les lignes."

Les patrons s'engagent à accompagner les entreprises

Transformer l'engagement d'accompagnement et de conseil en une décision qui s'imposerait à toutes les entreprises, les organisations patronales ne le souhaitent pas. "Dès la première réunion, nous avions dit que nous n'avions pas mandat pour le faire et que nous ne souhaitions pas passer un tel accord, lance Yann de Prince, le président du Medef Réunion.

On n'a pas pu aller jusqu'à formaliser un accord aujourd'hui. Pour autant le travail qu'on a fait est payant puisque l'engagement que nous avons pris d'accompagner les entreprises, de les conseiller, de leur donner les conséquences et l'impact des décisions qu'on va les inciter à prendre en intégrant le Bonus, nous allons le faire", ajoute Yann de Prince. "On n'est sans doute pas allé aussi loin que les partenaires sociaux l'auraient souhaité mais je crois que ces réunions ont servi", renchérit-il.

Même constat du côté de la CGPME : "Contrairement au RSTA, les chefs d'entreprises réunionnais ont répondu présents en venant rencontrer les syndicats de salariés. Nous avons matérialisé notre respect des partenaires sociaux et notre sens de responsabilité vis à vis du territoire", expliquait Dominique Vienne, président de la CGPME à la sortie de la réunion.

Rappelant que "8.000 entreprises ne sont plus à jour de leur cotisation sociales", Dominique Vienne estime impossible pour le patronat de demander aux entreprises des charges supplémentaires. "Nous ne serions pas crédibles, indique-t-il. En revanche, nous allons nous engager à conseiller les entreprises sur les possibilités de prolongation par des dispositifs palliatifs (comme les chèques déjeuners,ndlr) , pour prolonger le niveau de rémunération des salariés. Ce n'est pas parce que nous n'avons pas contractualisé que nous ne ferons pas notre part du travail", assure-t-il.

Dès le premier janvier, un document sous forme de note destiné aux entreprises, sera créé par les organisations patronales, afin de permettre aux chefs d'entreprise d'être informés et sensibilisés sur la question du Bonus Cospar, et de décider ou non de prolonger le dispositif.
Lundi 23 Décembre 2013 - 15:48
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1.Posté par David ASMODEE le 23/12/2013 16:18
Syndicats débiles qui vivent sur l'argent public.

L'année prochaine sera une véritable hécatombe pour les entreprises. Je me demande ce que ça peut bien donner un taux de chômage qui dépasse les 50%... Mon petit doigt me dit qu'on a encore rien vu et que les vrais plans de licenciements économiques vont réellement commencer en janvier. Gueule de bois garantie.

Plusieurs raisons :
- politique fiscale catastrophique de Hollande
- instabilité juridique et fiscale
- perte de confiance des acteurs économiques
- investissement zéro
- avec l'annonce de la FED de la semaine dernière, on peut s'attendre à une hausse des taux et à des difficultés pour la France de faire financer l'assistanat par les marchés
- le bâtiment va se casser la gueule
- avant les élections, c'est traditionnel, les gens arrêtent de consommer car ils ont peur. Pourtant, depuis trente ans, les mêmes sont élus et rien n'a jamais changé

Il n'y aura que des syndicats débiles pour pleurer sur une prime alors que la plupart des salariés font dans leur froc pour sauvegarder l'essentiel : leur emploi d'abord.

2.Posté par le choix au patron donc? le 23/12/2013 17:01
Le choix revient au entreprise donc soit le patron s'engraisse soit les employer ont ce petit bonus pour l'essence,manger(vivre) vraiment dure de choisir?la plupart des patron avare de l'île seront quoi faire...dommage!

3.Posté par David ASMODEE le 23/12/2013 19:26
@post 2

Il manque une autre possibilité : l'employé monte sa boite et s'engraisse.

4.Posté par ndldlp le 24/12/2013 00:09
le territoire réunionnais est encore un territoire fertile en exonérations.
celles ci sont soit spécifiques à notre condition de territoire ultra marin, soit communes aux dispositions en la matière.

les entrepreneurs réunionnais ont, de par le passé mais aussi de nos jours, considérés que ces exonérations constituaient une contrepartie normale à l'exercice du rôle social que ceux ci exercent auprès de la population, en leur distribuant un emploi.

si l'on s'en réfère aux données de l'Agence de Développement de la Réunion, organe en charge de la promotion de notre territoire auprès des investisseurs internationaux et nationaux, et jusqu'à la récente volonté ministérielle de revoir les niches fiscales, le montant de l'exonération pour un salarié payé au smic avoisinait ou avoisine 3800 euros par salarié.

si l'on met en balance les 50 euros défiscalisés de la prime COSPAR, cela revient à 600 euros par an.
l'entrepreneur économisant 3800 euros, la question se pose donc de savoir si le calcul économique rationnel de l'entrepreneur réunionnais, dans la recherche de son résultat optimum, intègre ou non cette non dépense que lui autorise le législateur.

nous constatons donc qu'au vu de la position des organisations patronales, la réponse est non.
nous sommes face à des investisseurs qui, pour les meilleurs d'entre eux, arrivent à récupérer les montants des exonérations de cotisations patronales à leur profit.

qu'eut il fallu faire depuis au moins 2007..? simplement mettre en place un système qui consiste pour l'Etat, à rétablir un contrôle élémentaire des aides données aux entreprises, plutôt que de leur faire un chèque en blanc.
la méthodologie a été décrite depuis, notamment dans le cadre des EGOM.

Entre temps, l'OPMR a été mis en place.
cette structure a la capacité de faire des propositions dans le cadre de son rapport annuel, à destination des parlementaires réunionnais entre autre, ceux ci étant bien absent de cette instance.

Gageons que certains des membres qui siègent au sein de cet instance, sauront rappeler à l'Etat et aux parlementaires péi, les bonnes pratiques à instituer au sein du secteur économique local.

Pour ma part, j'en connais au moins un qui n'a pas la langue dans sa poche, et qui va taper là où ça fait mal en mettant en face de leurs responsabilités les décideurs et le politique, ainsi que les services de l'Etat.

L'observatoire des prix ayant récupéré la compétence "marge", croyez m'en... la cellule territoriale de vie chère va avoir du pain sur la planche..et le MEDEF et la CGPME ont du souci à se faire sur l'absence de transparence à laquelle ils tiennent.

Imaginons un instant que le législatif propose que sans dépôt aux greffes du tribunal de leurs comptes, les entreprises ne pourront pas soumissionner à un marché public.. qu'en pensent ceux qui promeuvent les "SMALL BUSINESS ACT" péi..?

Le temps des colonies a duré, il est temps d'avoir une approche sociale de l'économie, en mettant le bien être du salarié au coeur de l'entreprise, au même rang sinon à un rang plus élevé, de la satisfaction de l'actionnaire.

à bon entendeur..on se retrouve en plénière ?!

5.Posté par David Asmodee le 24/12/2013 06:35
le territoire réunionnais est encore un territoire fertile en exonérations.
celles ci sont soit spécifiques à notre condition de territoire ultra marin, soit communes aux dispositions en la matière.

les entrepreneurs réunionnais ont, de par le passé mais aussi de nos jours, considérés que ces exonérations constituaient une contrepartie normale à l'exercice du rôle social que ceux ci exercent auprès de la population, en leur distribuant un emploi.



Dans ce cas, il faut l'égalité totale. Nous lé pas plis, nous lé pas mwin comme le dit un parti raciste local de gauche.

Oui à la TVA comme en métropole. Oui à l'abrogation de l'octroi de mer sur laquelle vivent de bien nombreux parasites.

6.Posté par RBJEDI le 24/12/2013 09:30
Les syndicats voulaient avoir un droit de regard sur les comptes de l'entreprise, et puis quoi encore??

Toute cette bande de responsables syndicaux qui sont détachés de leurs postes continuent de percevoir leurs salaires tout en ne mettant jamais un pied au travail. Ils veulent savoir si l'entreprise a les moyens de verser cette prime.

ils n'ont qu'à monter leur propre entreprise, et embaucher toute leur bande de gueulards rouges. Quand est-ce que les syndicats reviendront aux fondamentaux du syndicalisme qui est de défendre les salariés, sans arrière-pensée??
A part leurs voitures de fonctions, téléphones et voyages, on se demande à quoi ils servent? Les dernières manifestations ont fait un flop monumental, juste quelques retraités et d'anciens communistes qui ne comprennent rien à l'économie d'aujourd'hui. Des messages sur leurs banderoles de carton et de gonis, donne l'arzent, donne travail, toujours la même rengaine depuis des décennies, mais aucune réflexion à long terme.
LA REUNION EST EN TRAIN DE CREVER grâce à nos politiques incompétents et à leurs amis syndicalistes. Depuis Hollande, on nous promet que des contrats jeunes, d'avenir ou des CAE-CUI, avec grands renforts de la presse de gauche complaisante à ce gouvernement, MAIS ces contrats ne durent qu'un temps et ne sont pas pérennes.
Quand va t'on se soulever pour dire stop à tous ces profiteurs, élus, patrons et syndicats???

7.Posté par Virginie le 24/12/2013 13:20
ndldlp, tu sais pas compter, ou tu ne sais pas de quoi tu parles... 50 euro par mois, je te l'accorde cela fait 600 euros sur 12 mois, mais ce que tu oublies de compter ce sont les quelques 30% supplémentaires de charges à la charge, justement, des entreprises... soit 180€ annuels et cela pour quelques 40€ nets dans la poche du salarié, soit 480 euros annuels.

Les syndicalistes cherchent à faire croire n'importe quoi aux salariés! Pour ma part, comptable d'une entreprise commerciale, un salarié qui gagne 1500 euros par mois brut coute 24,71% de plus à l'entreprise, exonérations comprises soit 1870,65 euro et que le salarié, lui, ne perçoit que 78% du brut soit 1171€. L'état engrange donc 47% du salaire brut soit 700€; il faut comprendre qu'une minorité de sociétés ont droits à de grosses exonérations, mais que la majorité des "patrons" n'y ont pas droit. Il faut savoir aussi que les entreprises réunionnaises vont mal, que l'économie réunionnaise va mal, et que la bataille d'aujourd'hui consiste à sauver les emplois plutôt qu'à sauver le bonus gospar....
Il est facile à notre gouvernement actuel de jeter des miettes et de faire croire au miracle avec des emplois aidés payés une misère mais valables que sur une durée maximale de 3 ans pour les plus généreux; cela revient à maintenir la population sous influence et en état de servitude vis à vis des politiques dont ils dépendent pour avoir des "petits boulots", y a qu'à vois tous les emplois d'avenir distribués par les maires en ce moment.
Réduire les charges, c'est permettre aux entreprises de maintenir l'emploi et à terme, d'améliorer les revenus.
N'oublions jamais que seule une minorité travaille pour de grosses entreprises multinationales ou nationales qui bénéficient pour certaines d'exonérations et dégagent de gros bénéfices, la grande majorité des travailleurs, aujourd'hui, sont employés par des personnes qui se battent contre vents et marais pour maintenir les entreprises à flot.

8.Posté par darky le 24/12/2013 17:16
7.
La prime cospar est exoneree de cotisations et charges..

9.Posté par darky le 24/12/2013 17:17
6.
Va lire le droit du travail.
article 2325..

10.Posté par ndldlp le 24/12/2013 17:21
7.
La prime cospar est exoneree de cotisations patronales et charges sociales.
son integration dans le brut genererait des cotisations et des charges.

Si le legislateur optait pour une approche des exonerations autre que celle consistant à faire un cheque en blanc aux entreprises, il n y aurait aucun probleme à financer 600 euros nets par an.

Un peu de micro economie ne fait jamais de mal..

11.Posté par ndldlp le 24/12/2013 17:23
7.
ce n est pas l Etat qui encaisse les 700 euros..la secu..ce n est pas l Etat (pour faire simple)

12.Posté par Le Taliban. le 25/12/2013 07:59
Travailler plus pour gagner moins.
Dans notre Entreprise nous avons la fameuse prime Cospar
et plus 2.5% pour 2013 et encore de L'Inté.
Mais c'est le client qui paye. Au final avec du bon travail.
Nous sommes déjà en NAO.
Mais si tous les Entreprises appliquaient déjà la fameuse convention
Collective, le coût du travail se portera mieux.
Avec les Patrons voleurs qui roulent en 4/4.On peut le faire. Mi comprend à zot.

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