Société

Cinq ans du Parc National: "Notre Parc, Notre Patrimoine, Notre Fierté"

Pas de cocktails ou de petits fours pour fêter les cinq ans du Parc national de la Réunion ce 5 mars. Simplement Danier Gonthier entouré de sa directrice, Marylène Hoarau, et de son adjoint, au siège du Parc, à Saint-Denis. L'occasion de faire un point d'étape sur les cinq années que vient de traverser le Parc National. Cinq années marquées de bonnes surprises, comme le classement à l'Unesco, mais également de mauvaises nouvelles, comme l'incendie du Maïdo. La dernière ligne droite pour le Parc, la signature de la charte du territoire pour faire de la Réunion un espace naturel unique au monde.


Cinq ans du Parc National: "Notre Parc, Notre Patrimoine, Notre Fierté"
Le Parc National de la Réunion a été créé le 5 mars 2007. Le fruit d'une large concertation et d'un consensus local qui a eu pour mission la préservation du patrimoine naturel de la Réunion. "C'est un véritable projet de vie pour les Réunionnais", explique en introduction, Daniel Gonthier, président du Parc National.

"Cinq années qui sont passées très rapidement", souligne-t-il. "Pour moi, il y a une petite phrase magique qui résume le Parc : Notre Parc, Notre patrimoine, Notre fierté", lâche Daniel Gonthier. Le Parc National de la Réunion s'étend sur 105.447 hectares, soit 42% de la superficie totale de la Réunion, ce qui en fait le premier Parc français en proportion de territoire protégé.

Le Parc, c'est cinq ans d'accompagnement du coeur habité de Mafate, cinq ans de préservation des espaces naturels et des paysages, cinq ans de connaissance du patrimoine. "On a redécouvert des plantes, encore aujourd'hui on vient de redécouvrir une colonie de la grande chauve souris des Mascareignes", explique Daniel Gonthier. Le Parc National c'est également cinq ans de soutien à la recherche scientifique ou encore d'accueil et sensibilisation du public, notamment par le biais des "médiateurs de la nature", se réjouit-il. "Nous avons créé un métier qui depuis est repris dans les autres Parc français"", souligne Daniel Gonthier.

"Une reconnaissance mondiale unique pour nos paysages"

Daniel Gonthier, président du Parc National
Daniel Gonthier, président du Parc National
"Mais le Parc National de la Réunion est avant tout une aventure humaine. Il a fallu tout construire, il a fallu monter en puissance. Nous étions huit au départ et nous sommes 88 personnels cette année", rappelle Marylène Hoarau, directrice du Parc.

Les cinq années du Parc auront été marquées par de belles surprises comme l'inscription au Patrimoine mondial de l'Unesco des "Pitons, Cirques et Remparts" de la Réunion. "Une reconnaissance mondiale unique pour nos paysages", pour Daniel Gonthier. Mais le Parc de la Réunion a également été marqué, deux années de suite, par deux terribles incendies qui ont ravagé les Hauts de l'Ouest, au Maïdo. "C'est la première fois en moins de deux ans que la nature souffre autant. C'est un des coups les plus durs que la nature ait subi, mais cela nous a servi de leçon et nous a uni un peu plus", explique-t-il. L’État et la Région ont depuis mis en place des moyens supplémentaires dans la prévention des incendies.

Une charte du territoire

Reste une étape importante pour le Parc cette année, la charte des territoires. Une charte qui doit réunir l'adhésion des 24 communes de l'île. Elle est censée garantir pendant 10 ans la gestion optimale du bien inscrit au Patrimoine mondial. "Les 24 communes de l'île ne sont pas concernées de la même façon par cette charte. Elle servira comme document de passage entre la Réunion et l'Unesco", rappelle Marylène Hoarau. Un document qui doit être établi avant le 31 décembre 2012.

Pour les cinq ans du Parc National de la Réunion, toute cette année des festivités seront organisées un peu partout dans l'île. "Je ne souhaite qu'une seule chose, que les générations futures se battent pour l'avenir de la Réunion, une île qui est véritablement un livre ouvert sur la nature", conclut Daniel Gonthier.

Cinq ans du Parc National: "Notre Parc, Notre Patrimoine, Notre Fierté"
Lundi 5 Mars 2012 - 15:39
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1.Posté par martinebonbois le 05/03/2012 16:11
Quelle vaste imposture écologique ce parc, dont le bilan après cinq est plus que négatif. Le premier écueil qui peut lui être fait c'est d'occulter complétement l'avis de la population, a qui ils n'ont rien demandé pour la création d'un tel outil qui est le seul parc au monde à représenter plus de 42% d'un territoire déjà minuscule auquel on rajoute un classement patrimoine mondial, qui a part flatté les égos de la directrice et du parc n'apporte rien à la Réunion.

le 2ème écueil: la gestion de l'incendie du Maido où le parc a mis des bâtons dans les roues, tout en étant celui qui en a fait le moins.

On a libéré La Réunion de l'esclavage, on est en train aujourd'hui de l'asservir à la cause environnementale pour soit disant les générations futures. Résultant une ile à 1 millions d'habitants en 2020 et bloquée entre une réserve marine, un parc national, des réserves naturelles, et autres znieff devenus le terrain de jeux des seuls experts du parc en n'importe quoi, au détriment d'une population que l'on voue au chômage. Où sont les emplois promis? ou est le boom touristique vanté?

Car il faut bien se le dire, s'il ne s'agit pas de nier la nécessaire protection de notre environnement, il faut aussi garder à l'esprit que l'extinction de la vie sur terre n'a pas attendu l'apparition de l'homme. Le parc et sa directrice s'enferme dans une représentation binaire de l'environnement. D'un coté les méchants ceux qui veulent détruire, ceux qui polluent, de l'autre les gentils, eux les gens du parc qui défendent la nature. Cette pensée unique de l'écologie selon l'orthodoxie dominante n’est aujourd’hui plus attaquable, la nouvelle religion, la dimension suprême de la citoyenneté correcte, le bien repeint en vert – l’écologie, le développement durable et la protection de la planète, tout en déformant jusqu'à la caricature ceux qui n'entrent pas dans cette chapelle.

la directrice du parc et son président devraient rester un peu plus modestes face aux 4,5 milliards d'années de l'histoire de notre planète et aux quelques 3 millions d'années d'existence de La Réunion. Mais bon ne rêvons pas.

2.Posté par noe2012 le 05/03/2012 16:18
Ne pas oublier l'épisode du Maïdo ! les plantes repoussent plus durablement !!!
Il faut mieux surveiller les coureurs du "Grand Raid" ....La Diagonale des fous engendre plein de cochonneries laissées sur place par les raideurs inconscients ...

« Ne nous reposons pas sur nos acquis, mais efforçons-nous de construire la paix, de vouloir que la paix soit dans le coeur et dans l’esprit de chacun. » [John Fitzgerald Kennedy]

3.Posté par Papangue le 05/03/2012 16:25
@ krikrékraké : 5 des 6 points que vous mentionnez ne sont pas réalisés et ne le seront pas ! Quand à la grosse verrue en béton au Maïdo, cette horreur a été lancée bien avant la création du parc.
Je n'ai jamais insinué que tout serait autorisé sans le Parc, j'ai écrit qu'il est complètement normal qu'il y ait des restrictions sur le territoire du Parc, comme dans tous les parcs dans le monde ...
@post 16 : vous êtes bien mal informé car Mme Hoarau a été la première dès le mercredi matin, à demander la venue des Dashs8. Dès 4h du matin ce jour là elle était au PC feu au Maïdo, à coordonner les équipes du Parc sur le terrain ...
Curieux, les commentaires précédents ont disparus ...

(Note de Pierrot Dupuy: Aucun commentaire sous cet article n'a "disparu". Vouz devez probablement confondre avec les commentaires sous l'autre article à propos du Parc National.)

4.Posté par le bilan de Marylene et Daniel le 05/03/2012 16:50
Pour ceux qui ont la mémoire courte rappelons que Marylene et Daniel ont regardé la foret du Maïdo bruler sans lever le moindre petit doigt alors qu'il avaient participé à élaboration du PPRI quelques mois plus tot en prevoyant l'intervention du dash 8...

- Mardi 25 octobre 2011: debut de l'incendie
-Mercredi 26 octobre: 426 ha brulés
- jeudi 27 octobre: 1000 ha brulés, debut du mouvement citoyen sur fessebouc à 21H00
- vendredi 28 octobre, le buzz sur le web et la creation d'une petition
- samedi 29 octobre: 1800 ha brulés le buzz enfle sur le web et des politiques commencent à s'exprimer
- Dimanche 30 octobre:1000 hectares ont brulé dans la nuit, la petition fait le buzz sur les media nationaux

- Lundi 31 octobre: 2677 hectares brulés, la directrice du parc "demande des renforts aeriens"... Daniel Gonthier est toujours inactif et silencieux. Quelques mois auparavant il faisait son vaillant pour brader nortre parc aux assurances GMF (c'est axa qui figure dans les financeurs du telepherique privatiseur de grand benare)

Ce sont ces memes incompétents qui sont actuellement en train de tactiquer en missouk pour que les elus achevent de leur signer procuration afin de leur donner les pleins pouvoirs sur nos espaces naturels.

LES FAITS REFERENCES DANS LE LIEN CI DESSOUS:

5.Posté par martinebonbois le 05/03/2012 16:54
le service com du parc qui confond les articles sous lesquels il fait sa propagande... trop drôle.

Ceci dit merci parce que j'avais zappé la coordination dés 4h du matin des équipes du parc par la grande directrice. Encore plus drôle quand on sait qu'il n'y a que peut-être un seul agent du parc a avoir les habilitations contre la lutte incendie.

6.Posté par NEMO le 05/03/2012 17:30
@1.martinebonbois

Je partage tout à fait votre analyse....

Mais l'humilité n'est pas la vertu qui caractérise nos "écolos-bobos" adeptes de la pensée unique !!!

7.Posté par bertel le 05/03/2012 18:07
".... Le parc et sa directrice s'enferme(nt) dans une représentation binaire de l'environnement. "

Excellent !

Bertel de Vacoa

8.Posté par ecolo bobo pasteque le 05/03/2012 18:23
c'est faux de raconter que le parc serait ecolo bobo car il y a une difference entre la com gros doigt affichée et la realité des actes. En realité l'action du parc s'attache a s'approprier l'espace public pour mieux le confier aux gros exploitants privés .

C'est pour cela que le parc s'attache a faire ch.... les habitants de mafate, l'eleveur de fond de la riviere de l'Est, les usagers du Piton de l'eau, les usagers du volcan, les randonneurs de bonne foi

Pour faire la place aux chaines d'hotel et à leur pestataires qui font du fric comme les accompagnateur en montagne, aux eleveurs industriels du piton de l'eau.

A-t-on vu qq s'offusquer de la construction sans permis de construire de l'immense atelier de travaux public dans les paturages agricole au pied de la route forestiere du volcan?

Pourquoi le parc autorise-t-il des permis de construire dans le coeur du Piton de l'eau jusque là inconstructible?

Pourquoi le parc autorise-t-il la verrue de l'observatoire du maido?

et a present son extension pour des motifs qui n'ont rien a voir avec l'absence de pollution lumineuse lui qui pretend lutter contre la surfrequentation?

Pourquoi les parc nationaux fleurissent partout dans le monde comme des champignons apres la pluie?

Pourquoi avoir dernièrement créer un parc national aux iles glorieuses jusque là désertes et bien gerées par l'etat francais? si ce n'est de mettre en place sa marchandisation

9.Posté par Association Citoyenne de Saint-Pierre le 05/03/2012 23:10
Autant, nous pouvons être heureux de cette nature Réunionnaise, autant nous ne pouvons qu'être déçus du comportement de l'équipe de direction du parc qui n'a cessé de "mettre de côté" (et c'est poliment exprimé), la majeure partie de la population.

Quelques éléments simples et irréfutables :
- c'est la mobilisation populaire avec l'Association Citoyenne de Saint-Pierre, dont l'audience a dépassé les frontières de l'île, qui a permis la sauvegarde de la Plaine des Sables, et son inscription dans le zonage classé au patrimoine mondial. Vous vous rendez compte, le site le plus visité de la Réunion en était exclu par cette équipe censée protéger le patrimoine ! Et une fois le classement obtenu, surtout oublions cette mobilisation ... mais l'Histoire ne se réécrit pas, les faits restent les faits !
- c'est la mobilisation populaire, qui là encore, avec une pétition a dû faire le buzz sur internet, qui a permis d'accéder aux médias et a contribué à la venue des dash. Vous les avez entendus oser s'exprimer publiquement alors que tous les médias nous déversaient la parole unique qu'avec la population nous osions contester en nous informant directement à Marignanne.
- Le mépris de cette équipe de direction qui ne répond même pas aux courriers : le 5 juin 2011 (oui, cela fait exactement 9 mois !) nous avions demandé la réouverture de la piste du Piton de l'eau, jusqu'au parking déjà existant : cela permettrait, comme avant, la poursuite de la balade sur une distance de 5 km aller, balade plébiscitée familiale et reconnue atout touristique de notre île. Cette décision aurait été perçue comme un signe positif et normal du parc envers la population, tout en incitant à la responsabilisation. Zéro réponse, le mépris, rien que du mépris !
Nous avions demandé un échéancier relatif à l'enlèvement des déchets résiduels sur le site du Piton de la fournaise. Il nous semble que les scientifiques devraient donner l'exemple, non ? Zéro réponse, le mépris.

Et la charte, parlons-en : élaborée loin du public, le missouk habituel à la Réunion.
Cette charte, permet-elle de toucher à la Plaine des Sables, autorise-t-elle des hôtels de luxe réservés à une élite (oh zut, faut dire ékolodges ça passe mieux ..) en site isolé au coeur du patrimoine Réunionnais ?
D'après vous ? L'activité économique peut pourtant parfaitement se développer sans mitage, dans les villes et les villages, hors du coeur, et là ce serait conforme au principe d'aménagement du peu d'espace urbanisable à la Réunion, tout en préservant le plus beau. Le parc est-il finalement la caution pour le profit financier de quelques-uns avec l'aval des politiciens locaux qui mènent la barque ?

Avec cette équipe, nous ne sommes pas au bout de surprises. Leur comportement partial (à genoux devant certains puissants, réfractaires devant des plus faibles) dessert finalement la mission qui devrait être la leur : la protection du coeur naturel exceptionnel de la Réunion, qui doit être préservé face aux appétits du fric immédiat, poussés par certains politiciens mégalo avides de projets démago.
Et pour ce qui est de l'intégration paysagère de ce que ce parc là laisse passer, il suffit d'ouvrir les yeux. Le parc, lui, les ferme.

http://citoyennedestpierre.viabloga.com/sauvegarde_de_la_plaine_des_sables.shtml

10.Posté par ETATS DES LIEUX l!!!.. le 06/03/2012 12:08
ceux qui gèrent ce parc ont du souci a se faire! quand la population se réveillera cela risque de faire mal???

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