Santé

Chirurgie ambulatoire: Réunion et Mayotte, les départements les plus actifs de France

L'ARS OI publie un communiqué sur la chirurgie ambulatoire à la Réunion et Mayotte:


Chirurgie ambulatoire: Réunion et Mayotte, les départements les plus actifs de France
L’ARS OI encourage le développement de la chirurgie ambulatoire à La Réunion et à Mayotte

La Réunion et Mayotte enregistrent les taux de pratique en chirurgie ambulatoire les plus élevés de France. Ce mode de prise en charge, avantageux tant sur le plan économique, organisationnel que sur le plan de la satisfaction du patient, doit devenir une modalité de référence de l'ensemble de l'activité de chirurgie.

Afin de poursuivre son développement, l’Agence de Santé Océan Indien a réuni le 6 novembre 2012 les établissements de santé, les Unions Régionales des Professionnels de Santé et les représentants des usagers.

Situation de la chirurgie ambulatoire à la Réunion et à Mayotte

La chirurgie ambulatoire recouvre l’hospitalisation de moins de 12 heures sans hébergement de nuit. Elle comprend les actes chirurgicaux programmés et réalisés dans les conditions techniques nécessitant la sécurité d’un bloc opératoire, sous une anesthésie adaptée et suivie
d’une surveillance postopératoire permettant, sans risque avéré, la sortie du patient le jour même de son admission.

La chirurgie ambulatoire a progressé pour atteindre un taux de chirurgie ambulatoire de 45,3% à La Réunion et de 53,2% à Mayotte en 2011, soit les taux les plus élevés de France. Cette tendance évolutive doit être confortée et poursuivie dans les meilleures conditions possibles et pour le bénéfice du patient.
Les avantages de la chirurgie ambulatoire sont multiples pour un meilleur confort du patient :
- Qualité et sécurité des soins chirurgicaux : limitation de l’exposition aux infections nosocomiales, (infections contractées au cours d’un séjour dans un établissement de santé : hôpital, clinique…) ;
- Satisfaction des personnels : amélioration des conditions de travail et de la qualité de vie au travail ;
- Optimisation et d’efficience de l’organisation et des ressources des plateaux techniques de chirurgie ;
- Satisfaction du patient, de sa famille ;
- Réduction des coûts pour les établissements de santé et l’Assurance Maladie.

Consolider les acquis et poursuivre le développement de la chirurgie ambulatoire à la Réunion et à Mayotte, un objectif du Projet de Santé Réunion-Mayotte

L’ARS Océan Indien souhaite favoriser les échanges de pratiques entre professionnels de santé, progresser dans les relations ville-hôpital et impliquer les usagers du système de soins au travers de la mise en oeuvre d’un plan d’actions régionales. C’est pourquoi, les établissements de santé, les Unions Régionales des Professionnels de Santé et les représentants des usagers ont été conviés à une réunion le mardi 6 novembre 2012.

Objectifs de cette rencontre :
- échanger sur la pratique actuelle de la chirurgie ambulatoire et son évolution ;
- partager les perspectives à envisager dans le cadre de la mise en oeuvre du Projet de Santé Réunion-Mayotte (2012-2016).
Mercredi 7 Novembre 2012 - 18:15
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1.Posté par Dr ANONYME le 08/11/2012 07:47
Les statistiques sont souvent biaisées.

Prenons un seul exemple montrant bien que l’on peut, sans le vouloir, augmenter, artificiellement, le nombre de chirurgies ambulatoires.

Je veux parler des évacuations pour soins et pour des interventions impossibles sur place comme la greffe du cœur, du foie, du pancréas, et même les attentes de plus de 200 patients alors que la programmation actuelles est de 50 transplantations rénales par an.

Le nombre des interventions lourdes nécessitant un transfert sanitaire, vers la métropole pour les DOM TOM, ou vers l’Australie pour la Nouvelle Calédonie est important, mais il n’est pas cité.

Tantôt il est connu des différentes Sécurités sociales (CGSS, CAFAT) ; sur chaque avion huit places sont réservées.

Bien plus nombreuses sont les évacuations du fait de décisions spontanées des familles. On a en vue un exemple pour un tampon oublié dans une paroi qui aurait pu être opéré ici.

Il faut consulter les sites de l’EN pour en savoir plus à ce sujet :
http://www.education.gouv.fr/cid55875/menh1108211n.html

Exemple : affectation des personnels enseignants du second degré, d'éducation et d'orientation en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna - rentrée 2012
NOR : MENH1108211N
Note de service n° 2011-065 du 18-4-2011
MEN - DGRH B2-2

3 - Assistance médicale

Plusieurs spécialités hospitalières sont inexistantes sur le territoire (calédonien) : chirurgie cardiaque, neurochirurgie (froide), chirurgie urologique hospitalière publique, chirurgie pneumologique, absence de radio-isotope, explorations médicales limitées (IRM, coronarographie), pas de service avec chambre stérile, pas de service de rééducation fonctionnelle, pas de greffe (prélèvement d'organe impossible), pas de conseil génétique (mais FIV et amniocentèse possibles).

Certaines pathologies nécessitent donc une évacuation sanitaire (Evasan) en Australie ou en métropole : cancérologie pour indication de radiothérapie, chimiothérapie, toute la pathologie vasculaire sus mésentériques, pas de coronarographie, pas d'angioplastie, les brûlés, les malformations congénitales graves, les accident de décompression, la chirurgie du rachis de stabilisation (tétras ou paraplégique), neurochirurgie froide, toutes les pathologies nécessitant un suivi à l'aide d'exploration médicale par IRM, etc.

D’où 2800 évacuations sanitaires officielles auxquelles il faut ajouter les décisions prises de se faire soigner ailleurs.

Avec ces données, nous ne serions plus les premiers en chirurgie ambulatoire !

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