Société

Charte du Parc national : Avis favorable mais plusieurs recommandations émises

Suite à l'enquête publique qui a été menée concernant la Charte du Parc national, la Commission d'enquête émet un avis favorable, à condition qu'un Conseil économique, social et culturel (CESC) soit instauré. Par ailleurs, la Commission a émis une série de réserves. D'autre part, la Commission n'est pas favorable à l'idée d'un référendum et note que la participation a été "très faible". Le président du Parc national, Daniel Gonthier, explique quant à lui que le CESC sera mis en place au mois d'avril et que le projet de charte sera modifié à partir des recommandations émises par la Commission d'enquête.


Daniel Gonthier a présenté le rapport de la Commission d'enquête suite à l'enquête publique qui a été réalisée concernant la charte du Parc National
Daniel Gonthier a présenté le rapport de la Commission d'enquête suite à l'enquête publique qui a été réalisée concernant la charte du Parc National
La commission d'enquête vient de rendre son rapport au préfet suite à la constitution institutionnelle et l'enquête publique qui s'est déroulée du 4 décembre 2012 au 24 janvier 2013 au sujet de la charte du Parc national de la Réunion (PNR). Un rapport présenté aujourd'hui par Daniel Gonthier, président du Parc.

La commission d'enquête émet une avis favorable au projet de charte à condition qu'un Comité économique social et culturel (CESC) soit mis en place et émette un avis sur le projet de charte.

Le CESC mis en place "au cours du mois d'avril"

Du côté du Parc national, on prend acte de "cette étape importante". "La création du CESC a été différée jusqu'à présent dans le souci d'adapter au mieux sa composition et son mode de fonctionnement aux besoins réels découlant des objectifs et orientations de la charte. Il sera mis en place au cours du mois d'avril", explique Daniel Gonthier, président du Conseil d'administration du Parc national.

Le CESC, dont la Commission d'enquête souhaite qu'il ait "des compétences élargies afin d'englober toutes les problématiques", sera selon Daniel Gonthier "une instance de négociations, d'accompagnement et porteuse de projets". Le président du Parc national invite "l'ensemble des Réunionnais qui ont envie bénévolement d'apporter leurs contributions et leur connaissance sur les Hauts de la Réunion" à participer à ce futur CESC.

Participation "très faible" à l'enquête publique

La Commission d'enquête relève qu'avec 97 personnes pendant les permanences et 199 contribution, le nombre de participants à l'enquête publique est "très faible", compte tenu des moyens de diffusion mis en place.

Du côté des acteurs institutionnels, 82% des avis émis ont été favorables. Rappelons que 24 communes de l'île, le Conseil régional et le Conseil général, les trois Chambres consulaires, le centre national de la propriété forestière ont été consultés, de même que les cinq établissements publics de coopération intercommunales.

Concernant les communes, seuls le Tampon, l'Entre-Deux, Saint-Leu, les Avirons, Saint-Phiippe et Cilaos ont rendu un avis défavorable au projet de charte. Les autres communes ont rendu un avis favorable, avec des réserves émises ou non.

A noter que trois communes n'ont pas délibéré (Saint-André, Saint-Louis et l'Etang-Salé) et qu'un "sursis" est à statuer concernant la commune de Salazie. Cependant, la commission d'enquête constate que "les communes adhèrent peu à la Charte dans sa partie conçue pour l'Aire d'adhésion". Le Conseil général a rendu un avis réservé et le Conseil régional a rendu un avis favorable assorti de recommandations.

Quatre enjeux majeurs

La Commission d'enquête a défini quatre enjeux majeurs communs aux territoires :

- préserver la diversité des paysages et accompagner leur évolution
- inverser la tendance à la perte de la biodiversité
- valoriser le patrimoine culturel des Hauts et assurer la transmission de ses valeurs
- impulser une dynamique de développement économique pour les Hauts

La commission défavorable à un référendum

Par ailleurs, la Commission d'enquête torpille l'idée d'un référendum, qui selon elle "n'apporterait aucune contribution sur le contenu du projet de charte".

Outre la condition suspensive concernant le CESC, la Commission d'enquête a émis une série de recommandations. Parmi elles, "que le PNR étudie une évolution du périmètre du Coeur de Parc afin de pouvoir exclure à terme les terrains privés". A ce sujet, Daniel Gonthier rétorque :  "la charte ne peut pas remettre en cause les limites du parc, elle sont inscrites dans la loi"...

Autre recommandation importante, "que le PNR informe tous les propriétaires dans les meilleurs délais et réponde à leurs inquiétudes et demandes".

2013, "une année charnière" pour le Parc national

Le Parc national devra composer avec un calendrier serré en 2013, "une année charnière", d'après Daniel Gonthier.

"Au mois d'avril, le Conseil d'administration se réunira et votera la charte avec les modifications qui auront été apportées à partir de l'enquête publique", explique le président.

Ensuite le projet de charte partira au CIPN (Conseil interministériel pour la protection de la nature) et au Conseil d'Etat. Enfin, le projet de Charte retournera aux communes, qui auront à revoter pour l'adhésion à la Charte du Parc national de la Réunion, fin 2013.
Mercredi 13 Mars 2013 - 14:21
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1.Posté par "VIEUX CREOLE" le 13/03/2013 13:40
BEAUCOUP DE RÉUNIONNAIS SE DISENT CONTRE LE PARC NATIONAL MAIS là où l'on comprend plus rien dans leur attitude ( qui est incroyablement incohérente )c'est que trés peu d'entre eux (même parmi " les opposants") sont allés donner leur avis qui était pourtant sollicité assez longtemps à l'avance!!!
LES RÉUNIONNAIS SERAIENT - comme la plupart des FRANÇAIS - SURTOUT DE "GRANDES GUEULES" PEU COURAGEUX ????

2.Posté par CITOYENS!!! le 13/03/2013 13:59
les enquêtes publiques ne valent pas grand chose dans cette "colonie", tout est truqué, il faut tout réformer!!!.

3.Posté par con los terroristas le 13/03/2013 14:43
la photo de l'article montre bien que cette charte est le harlem shake du parc:

phase1: gonthier fait l'andouille sur l'air de "con los terroristas",
phase2: dans quelque mois on va gouter!!!

4.Posté par John Galt le 13/03/2013 14:50
une commission d'enquête pipeau rien que le commissaire enquêteur était aux ordres pour rendre un rapport béni oui oui

5.Posté par http://www.facebook.com/c.mac974 le 13/03/2013 15:29
« La charte ne peut pas remettre en cause les limites du parc, elle sont inscrites dans la loi »

C'est là où on voit que Daniel Gonthier ne maîtrise absolument pas le sujet. Les limites du parc sont inscrites dans le décret de création du parc et donc ne relèvent absolument pas du législateur mais du premier ministre. Mais peu importe en grand démocrate M. Gonthier veut nous faire croire que les lois ou les décrets ne peuvent jamais être modifiés.

Que les collectivités locales ne s’intéressent pas à l'aire d'adhésion montrent bien que l'écologie est le cadet des soucis d'une grande majorité de nos élus. Car en effet pour avoir tout pouvoir dans le cœur pour supprimer les activités traditionnelles et y faire construire des hôtels de luxe, le parc a sacrifié l'aire d'adhésion où pourra se poursuivre une activité agricole intensive nuisant durablement à l'environnement des hauts et au lagon et dont les impacts sur notre santé se révéleront plus tard.

Le seul aspect "positif" est que la commission d'enquête reconnaît que les propriétaires privés n'ont jamais été informés du classement de leurs propriétés dans le cœur du parc national ni même que les limites n'ont jamais été matérialisé. Si bien que de nombreuses personnes se sont retrouvés en garde à vue à la demande du parc national alors qu'elles ne savaient même pas qu'elles étaient à présent non plus sur leurs propriétés mais dans leur parc.

Le fameux CESC que réclame avec un grand courage démocratique la commission d'enquête est une instance tout simplement obligatoire prévue dans la loi sur les parc nationaux de 2006 et sensé travailler sur la charte mais que bien sur le parc national n'a jamais mis en place jusqu’à maintenant. L’appel de Daniel Gonthier laisse sourire quand on sais qu’il ne s’agit que d’un simple organe consultatif que le parc dans son projet n’a associé à aucune des décisions du parc.

Quelle légitimité peut bien avoir une commission d'enquête pour décréter unilatéralement qu'un referendum d'initiative locale n'a pas intérêt. C'est là où l'on voit que si la dictature c'est " tais-toi", la démocratie c'est " cause toujours" !

6.Posté par falcucci pascal le 13/03/2013 15:34
TOP BRAVO

PASCAL FALCCUCI

7.Posté par string ficelle le 13/03/2013 15:44
en tout cas ce Daniel avec sa belle chemise Ralph Lauren, a défaut d'aider les petits, il a bon gout !! C'est déjà pas mal pour sauver la planète.

8.Posté par vaubry le 13/03/2013 21:52
mr gonthier dit la charte ne peut pas remettre en cause les limites du parc, elles sont inscrites dans la loi
mais mr gonthier d'aprés le ministre de l' outre-mer lui -meme en personne qui 'a dit une loi peut -etre defaite, mr gonthier l'hotel que vous projettez va peut-etre voir le jour bientot alors pourquoi prendre des terrains privés si ce n'est pas pour sa aprés on verra qui detruit vraiment l'ile car pour l'argent vous étes pret a detruire "vos freres," a c'est vrai nous ne sommes pas freres chacun son rang!!!!!!!!!!

9.Posté par Denise VITTORI le 13/03/2013 21:55
"Quelle légitimité peut bien avoir une commission d'enquête pour décréter unilatéralement qu'un référendum d'initiative locale n'a pas intérêt. C'est là où l'on voit que si la dictature c'est " tais-toi", la démocratie c'est " cause toujours" !?"

Réponse :

"La Commission d'enquête relève qu'avec 97 personnes pendant les permanences et 199 contributions, le nombre de participants à l'enquête publique est "très faible", compte tenu des moyens de diffusion mis en place. "

Pourquoi donc un référendum, si personne ne se déplace dans des plages de temps et d'horaires aussi larges, personne ne fera le déplacement pour aller voter, ce serait donc de l'argent inutilement dépensé.

"Le CESC, dont la Commission d'enquête souhaite qu'il ait "des compétences élargies afin d'englober toutes les problématiques", sera selon Daniel Gonthier "une instance de négociations, d'accompagnement et porteuse de projets". Le président du Parc national invite "l'ensemble des Réunionnais qui ont envie bénévolement d'apporter leurs contributions et leur connaissance sur les Hauts de la Réunion" à participer à ce futur CESC. "

je lis les mots -négociation-accompagnement-porteuse de projets-inviter- l'ensemble des réunionnais-contribution - participer -.Donc, ouverture, dialogue,réalisation,anticipation.

Je trouve que c'est de bon augure. Le parc est une possibilité pour le futur, peut être faudrait-il trouver un consensus, qui aboutirait sur du positif? Nous sommes tous concernés, mais les propriétaires des terrains à l'intérieur du Parc, pourraient peut-être étudier les possibilités offertes ou qui le seront, et faire des projets qui valoriseront leur patrimoine?

il faut que notre Ile puisse toujours s'appeler Réunion ...





10.Posté par martinebonbois le 14/03/2013 06:58
9.Posté par Denise VITTORI le 13/03/2013 21:55 |

un référendum d'initiative locale se passe comme une vraie élection avec une campagne électorale ce qui assurément permet de médiatiser. ce qui n'est absolument pas le cas d'une enquête publique qui se fait avec deux trois affiches collés par-ci par-là. Mais bon comme de tout façon dans ce pays les référendum quand le peuple vote non (traité sur l’Europe par exemple en 2005) nos élus votent oui (ratification en 2008).

Le CESC est une instance obligatoire prévue dans le code de l'environnement dans tous les parc nationaux mais à la Réunion il n'a jamais été créée. un peu normal que le parc se conforme à la loi non ?

"je lis les mots -négociation-accompagnement-porteuse de projets-inviter- l'ensemble des réunionnais-contribution - participer -.Donc, ouverture, dialogue,réalisation,anticipation."

depuis 6 ans que le parc national existe il a fallut manifester pour que le parc accepte des négociations contraint et forcé puisque heureusement à la réunion il n'y a pas que des gens qui courbent l'échine.

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