Société

Chantier du gîte de la Roche écrite : "Nous n'avons rien à cacher"


Le directeur régional de l'ONF a pesé le pour et le contre avant d'entamer les travaux
Le directeur régional de l'ONF a pesé le pour et le contre avant d'entamer les travaux
Les explications de l'Office National des Forêts au mois de juillet n'ont pas suffi à rassurer les défenseurs du tuit-tuit, oiseau emblématique de la Roche écrite et en voie de disparition.

Ce sont les rotations héliportées au coeur de cette forêt qui continuent de déplaire à certains observateurs bien renseignés.

Dans un courrier signé des "amis de la Roche écrite", les auteurs reprochent à l'ONF d'avoir entrepris "en missouk" pas moins de 27 rotations sur site jeudi 14 août.

Rappelons que l'ONF s'était engagée à réhabiliter le gîte de la Plaine des Chicots qui en avait bien besoin mais ce qui nécessitait, de fait, l'apport de matériaux et le déblaiement des pièces usagées par voie aérienne.

Interrogé, la direction de l'ONF se défend d'avoir agi plus que de raison et surtout sans autorisation. "Tout a été fait dans les règles de l'art. je ne veux pas entrer dans la polémique. Nous sommes soumis aux autorisations du Parc", avise le directeur Olivier James qui convoque à ce titre la caution environnementale que représentent la Ligue pour la Protection des Oiseaux et la SEOR "qui nous accompagnent". Cette dernière "était libre de refuser". Le courrier accusateur mentionnait le silence de la Société d'Etudes Ornithologiques de La Réunion suite à une étude d'impact des travaux justement commandée et rémunérée par l'ONF. A La Réunion, et de part son expérience acquise, l'appel à la SEOR s'avérait tout simplement logique selon l'ONF.

Jeudi dernier, une vingtaine de rotations d'hélicoptère ont bien eu lieu pour le compte du gîte, mais pas autant que le chiffre mentionné dans ce courrier. "Il aurait fallu en faire un peu plus", ajuste d'ailleurs le directeur de l'ONF. Le plafond nuageux se formant vers 10h, les approches sur site sont donc concentrées entre 5h du matin et 10h. "Et chaque rotation ne dure pas plus de 10 minutes !" Hormis l'ONF, d'autres prestataires sont susceptibles d'avoir recours à l'hélicoptère pour survoler le massif.

"C'est un chantier difficile"

Même si la direction de l'ONF admet que l'héliportage est source potentielle de nuisance pour le tuit-tuit, elle se retrouve face à une équation impossible résumée ainsi : "comment réduire en quatre mois des travaux qui nécessitent un an". Ces quatre mois étant la seule période durant laquelle le tuit-tuit n'est pas en période de reproduction.

Il fallait donc opérer un choix et selon Olivier James, la littérature sur l'oiseau emblématique offrait plus de garanties pour une intervention humaine durant les mois de juillet et août. Raison pour laquelle le transfert de matériaux se fait sur des créneaux les plus condensés possibles. Le travail manuel a été privilégié au maximum comme la pose prochaine de la fosse septique de 500 kg là où une mini grue assisterait les ouvriers sur un chantier normal.

"Nous agissons avec franchise. Nous n'avons rien à cacher. C'est un chantier difficile avec beaucoup de contraintes. L'important c'est de livrer le gîte le plus vite possible". L'ONF rappelle d'ailleurs que c'est à un véritable jeu d'équilibre auquel elle doit faire face puisqu'une partie du gîte continue d'accueillir les randonneurs.  

L'ONF tient d'ailleurs prochainement une nouvelle réunion avec le bureau d'études spécialisé sur l'approche environnementale qu'elle a missionné.
Lundi 18 Août 2014 - 16:10
LG
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1.Posté par business hypocrite le 18/08/2014 17:45
i["la Ligue pour la Protection des Oiseaux et la SEOR"]?
Donc officiellement complices pour ne pas vexer les donneurs de subventions. Même attitude que l'association Globice censée protéger les baleines mais qui ne bouge pas le petit doigt alors que l'on va infester la zone de naissance des baleineaux avec les drumlines!

La Réunion est l'île où l'achat des consciences est une spécialité locale, aussi bien en politique que dans l'environnement qui est devenu un véritable business pour des profiteurs.
Le flot des subventions, un jack-pot aussi bien pour les soi-disant défenseurs environnement que pour certains pêcheurs payés par l'Etat.

2.Posté par noe le 18/08/2014 18:43
Il faut refaire ces sentiers mais sans trop faire de bruits d'hélico ...
On devrait faire emmener le ciment et gravas à dos d'hommes , c'est plus économique et c'est silencieux !
Les travailleurs sont tellement paresseux de nos jours !!!

"La paresse est la mère miraculeuse du travail... parce que le père est totalement inconnu." - (Georges Feydeau)

3.Posté par CATASTROPHE ECOLOGIQUE... le 18/08/2014 19:22
on ne risque pas d'avoir de gros bouleversement concernant la protection de notre faune sauvage a la reunion ce sont toujours les mêmes.. qui profitent du systéme depuis des années!!.

4.Posté par Laurent le 19/08/2014 07:02
Ben ! Avant il y avait pas d'hélicoptère , comment té fait ??? Nous avons de la main d'œuvre gratuite en prison , faisons travailler tous ceux qui n'ont eu aucun respect pour la société , ils feront le sentier de la roche écrite avec les fournitures ......

5.Posté par John Galt le 19/08/2014 14:24
mdr il y a 50 ans lorsque ce gite fut installé l'on ne sait jamais trop posé la question il faut être en 2014 pour voir les hyper interventionnistes se mêler de problèmes insignifiants comment les choses se passer avant ?

6.Posté par La Superbe arnaque le 20/08/2014 08:01
c'est comme ce lotissement de 80 villas à st philippe en zone naturelle de grande valeur patrimoniale et vendue à des chinois qui ne viendront qu'une semaine par an. Comment la mairie peut-elle faire croire qu'il s'agit d'un hôtel et qu'il y aura une activité hoteliere???

encore une arnaque aux defisc. marre des chasseurs de primes qui brade la reunion

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