Société

Cevif : "Si une femme victime de harcèlement sexuel ou moral ne peut pas porter plainte, où va-t-on ?"


Le collectif Cevif (Collectif pour l'élimination des violences intrafamiliales), qui regroupe 26 associations monte au créneau contre l'abrogation de la loi concernant le harcèlement sexuel le 4 mai dernier par le Conseil constitutionnel. Thérèze Baillif, présidente du collectif tient à faire part de "la colère, de l'incompréhension et du désappointement" de tous les membres qui luttent pour le respect des droits de la femme. "C'est un acte irresponsable de supprimer une loi par une institution dont le rôle est de protéger le justiciable" regrette la fervente militante.

Le "premier geste" du Cevif est d'envoyer une motion au président nouvellement élu. "Monsieur le Président, nous vous demandons instamment de présenter dans les plus bref délais possibles une nouvelle loi qui viendra corriger cette lamentable décision qui accentue encore, la difficulté qu'ont trop de femmes d'occuper la place qu'elles méritent, et par là même, le déséquilibre de notre société déjà fragilisée par le contexte sociale et économique".

"A chaque fois qu'une loi est voté, pour les femmes, on la remet toujours en cause" dénonce Marlène Jeanne, membre de l'UFR et du Cevif. "Si une femme victime de harcèlement sexuel ou moral ne peut pas porter plainte, où va t-on ?" s'insurge t-elle. "Il faut mettre en place quelque chose pour protéger les victimes en attendant que le loi soit revue !".

Face à ce vide juridique, "nous conseillons aux femmes d'aller quand même porter plainte pour misogynie ou sexisme" affirme Anicha René, vice-présidente du Cevif et membre de l'association Momon papa lé là.

Souvent, les femmes qui sont victimes de harcèlement moral "ont subi un harcèlement sexuel" assure Carmen Allié, présidente de la FER (Association des femmes entrepreneurs de La Réunion). "Mais elles ont honte d'en parler car elle craignent de passer pour des filles faciles, ce qui entache leur réputation pour longtemps" insiste Thérèze Baillif qui ajoute que "la plupart des femmes qui sollicitent leur soutien n'ont pas porter plainte avant".

"Il faut l'intervention des hautes autorités"

Mais selon Arnold Jaccoud, psychosociologue "nous sommes dans ce contexte d'émancipation de la femme et de ce champ, on a des femmes qui s'occupent des femmes. On n'a pas à faire à des histoires de femmes mais à un problème de société". Pour être entendues, ils faut que ces hommes haut placés prennent leurs responsabilités". Pour le sociologue, ce sont "les problèmes hommes/femmes qui empêchent l'humanité d'avancer (...). Il faut l'intervention des hautes autorités".

Après le vide juridique créé par l'abrogation de la contre le harcèlement sexuel à la demande d'un justiciable dont l'avocat à fait valoir "le flou" autour de ce délit, c'est désormais le harcèlement moral qui peut passer à la trappe.
Mercredi 16 Mai 2012 - 15:53
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1.Posté par noe2012 le 16/05/2012 18:08
Les mots "harcèlement sexuel" sont trop vagues ...
Les plaignantes peuvent tout mettre la dedans ...
Le législateur doit détailler ....
Est-ce que le fait de regarder une femme droit dans les yeux pour regarder ses pupilles , son maquillage , ses lentilles ... est du harcèlement sexuel ?
Tenir la main serrée ...du harcèlement sexuel ?
Tenir son bras , sa taille , ....harcèlement sexuel ?

Il y a trop de flou ....

2.Posté par E. Delest le 16/05/2012 19:14
Précision utile concernant le harcèlement sexuel dans le cadre du travail :

Le Code du travail interdit toujours le harcèlement sexuel dans le cadre du travail ; harcèlement qui est défini à l’article L.1152-1 et L.1153-1, et pénalement réprimé par l’article L.1155-2. Cette disposition n’est pas directement concernée par la décision du 4 mai.
Actuellement, toutes les plaintes pour harcèlement visaient l’article 222-33 du Code pénal, tellement large qu’il englobait toutes les situations. Mais celles concernant une relation de travail peuvent être requalifiées en harcèlement sexuel au travail, et les poursuites pourront continuer.

Cela s’entend uniquement des relations de travail de droit privé, entre collègues ou salarié et employeur : CDD, CDI, contrat d’apprentissage, contrat de stage, mais pas les relations de travail dans une administration ou à l’égard de clients de l’entreprise, qui ne sont pas partie au contrat de travail.

C'est loin de régler tous les cas mais c'est déjà ça.



3.Posté par Chaque jour apporte sa preuve le 16/05/2012 19:54
C'est quoi cette discrimination?!!!
Quand est il du harcellement sexuel et moral que les hommes subissent? Je ne savais pas que les femmes avaient des droits que les hommes n'ont pas...

4.Posté par Onyx le 17/05/2012 00:01
Pour post 3 : La loi ne distingue pas H et F en matière de harcèlement. Débat inutile donc, même si certaines interventions laissent croire qu'il ne s'agit que des femmes victimes.

Le problème n'est pas que la loi ait été remise en cause. Tous les juristes sont d'accord pour dire qu'elle était inapplicable. Le problème est le timing. Il aurait fallu que l'Assemblée Nationale révise le texte douteux avant qu'il ne soit retoqué par le Conseil Constitutionnel, qui n'a fait que son travail, et bien. Il faut maintenant attendre la prochaine législature (juillet) pour voter un texte digne de ce nom. En fait ce sont les députés qui ont été long à la détente sur ce coup là, comme sur d'autres textes qui vont leur revenir en boomerang ces prochains temps.

Il est également faux d'écrire que les victimes sont démunies. Il existe d'autres textes de loi (sur les violences et les voies de fait notamment) qui peuvent être utilisés pour incriminer un auteur de harcèlement. Cela ne remplace pas un (bon) texte spécifique mais en attendant mieux...

5.Posté par Papapio, ni macro ni géniteur payeur le 17/05/2012 10:07
Cevif : "Si une femme victime de harcèlement sexuel ou moral ne peut pas porter plainte, où va-t-on ?"
C'est Vrai, mais vous délirez quand même...
"A chaque fois qu'une loi est voté, pour les femmes, on la remet toujours en cause"

Que les Lois sur la Parité Educative votées depuis 1994 soient bafouées pour 90% d'Enfants et Pères ne vous pose aucun problème par contre hein ?

Nous vous rappelons que les 70% d'allégations mensongères aux JAFs et en Correctionnelle de Femmes NE SONT JAMAIS POURSUIVIES, ALORS QUE DES HOMMES SONT CONDAMNES SUR CES DÉCLARATIONS.... Sous le seul prétexte que les 30 % de Femmes qui elles, ne mentent pas, pourraient alors renoncer a dénoncer les faits et a porter plainte....

C'EST DU N'IMPORTE QUOI...... Vous en devenez écœurant(e)s
Si Vous êtes POUR les condamnations de GENRE dites le carrément, ce sera moins hypocrite....

NOUS SOMMES POUR LA VRAIE PARITÉ ET LES CONDAMNATIONS DES VIOLENCES, HARCÈLEMENTS ET DÉCLARATIONS MENSONGÈRES SANS DISTINCTION DE GENRE....

E.T V.O.U.S ?????????????????????????????????????????????????
*********************************************
M. Pierre ROYER, Assoc "Père Amor" 0692 70 00 73

6.Posté par Ndldlp le 17/05/2012 17:04
Reste a porter plainte pour tentative d' agression sexuelle non?

7.Posté par Nassimah DINDAR : l'hopital qui se fout de la charité. le 17/05/2012 23:21
Nassimah Dindar a publié dans association "femmes du sud en action"
Nassimah Dindar 17 mai 11:00
Le Conseil Constitutionnel a abrogé la loi sur le harcèlement sexuel, la jugeant trop floue. Hier, un collectif d'associations, que je soutiens fortement, le CEVIF, est monté au créneau pour demander le rétablissement d'une loi. Je les rejoins dans ce combat et si je suis élue députée, j'en ferais aussi un de mes premiers combats. Si la loi abrogée était peut-être "floue" et ne respectait pas tous les droits des justiciables, ce vide juridique est encore plus préjudiciable pour les victimes. Il faut qu'il cesse rapidement.


Qu’a fait madame Nassimah DINDAR aux 1300 femmes de l’ARAST sinon une forme de violence morale gratuite. Qu’à fait madame Nassimah DINDAR aux femmes grévistes de la faim de l'ARAST sinon d’exercer une forme de violence morale et physique en les laissant jeuner durant un mois sur un trottoir, sous des bâches, sans toilettes parce qu'elles réclamaient simplement leurs indemnités de licenciement après deux années de lutte. Cela n’a pas dérangé madame Nassimah DINDAR de les laisser sur ce trottoir comme des animaux pour les fêtes de fin d’année pendant que madame voyageait en Thaïlande. Ce n’est pas une violence faite à des femmes !? Après, madame Nassimah DINDAR a le culot d’écrire un article dans association "femmes du sud en action" pour dénoncer les violences faites aux femmes en promettant d’en faire un combat, une priorité si elle était élue députée.
Madame Nassimah DINDAR, les femmes n’ont pas besoin de vos promesses électorales, les Réunionnaises n’ont plus besoin de vous.
J'espère fortement que toutes les femmes de votre circonscription se souviendront de vos violences envers toutes les femmes de l'ARAST lorsqu'elles seront seules dans l'isoloir le dimanche 10 juin 2012.

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