Engagement de campagne de François Hollande et mesure emblématique de la volonté de rénovation sous l’ère Aubry, le non-cumul des mandats fait tousser certains élus socialistes. François Rebsamen, proche de François Hollande et président du groupe socialiste au Sénat souhaite clairement que les sénateurs puissent continuer à cumuler les mandats.
"Je plaide pour qu’il y ait une situation particulière faite pour le Sénat", a affirmé mardi sur RMC le sénateur-maire de Dijon, interrogé sur le 48e des 60 engagements du candidat François Hollande, qui veut interdire à un parlementaire d’avoir en même temps un mandat exécutif local (président ou vice-président de conseil général, de région, maire, maire-adjoint…).
Arguant que les sénateurs ne sont "pas élus par l’ensemble des Français comme les députés", il a réclamé que ces derniers, "qui représentent les collectivités locales, puissent garder leur mandat local". Et pour son cas personnel, il a assuré : le non-cumul, ce n’est "pas pour moi. J’ai été élu pour six ans, jusqu’en 2014 je serai sénateur et maire".
Martine Aubry tente de recadrer tout le monde
Mais Martine Aubry, première secrétaire du PS, a appelé à nouveau chaque parlementaire socialiste à "démissionner au plus tard en septembre de son mandat exécutif local", dans une lettre envoyée mardi aux députés et sénateurs et présentée mardi soir en Bureau national du PS.
"Le Bureau national a souhaité inviter chaque parlementaire concerné à respecter l’engagement qu’il a pris lors de son investiture pour les élections sénatoriales ou législatives et à démissionner au plus tard en septembre 2012 de son mandat exécutif local (municipal, départemental ou régional)", écrit Martine Aubry dans cette lettre transmise à la presse.
Elle ajoute que l’adoption d’une loi sur le non-cumul des mandats, prévue par François Hollande et annoncée par Jean-Marc Ayrault pour 2014, "ne saurait dispenser les socialistes d’appliquer leur engagement et d’être exemplaires".
Vendredi à La Rochelle, la première secrétaire du PS avait réaffirmé que le non-cumul des mandats était un des éléments forts de la rénovation du parti.
En 2010, les militants socialistes avaient adopté, dans le cadre de la rénovation du parti, une règle obligeant tout parlementaire à quitter tout mandat d’exécutif local dans les trois mois suivant son élection. Les sénateurs avaient obtenu un sursis jusqu’à l’automne 2012.
"Je plaide pour qu’il y ait une situation particulière faite pour le Sénat", a affirmé mardi sur RMC le sénateur-maire de Dijon, interrogé sur le 48e des 60 engagements du candidat François Hollande, qui veut interdire à un parlementaire d’avoir en même temps un mandat exécutif local (président ou vice-président de conseil général, de région, maire, maire-adjoint…).
Arguant que les sénateurs ne sont "pas élus par l’ensemble des Français comme les députés", il a réclamé que ces derniers, "qui représentent les collectivités locales, puissent garder leur mandat local". Et pour son cas personnel, il a assuré : le non-cumul, ce n’est "pas pour moi. J’ai été élu pour six ans, jusqu’en 2014 je serai sénateur et maire".
Martine Aubry tente de recadrer tout le monde
Mais Martine Aubry, première secrétaire du PS, a appelé à nouveau chaque parlementaire socialiste à "démissionner au plus tard en septembre de son mandat exécutif local", dans une lettre envoyée mardi aux députés et sénateurs et présentée mardi soir en Bureau national du PS.
"Le Bureau national a souhaité inviter chaque parlementaire concerné à respecter l’engagement qu’il a pris lors de son investiture pour les élections sénatoriales ou législatives et à démissionner au plus tard en septembre 2012 de son mandat exécutif local (municipal, départemental ou régional)", écrit Martine Aubry dans cette lettre transmise à la presse.
Elle ajoute que l’adoption d’une loi sur le non-cumul des mandats, prévue par François Hollande et annoncée par Jean-Marc Ayrault pour 2014, "ne saurait dispenser les socialistes d’appliquer leur engagement et d’être exemplaires".
Vendredi à La Rochelle, la première secrétaire du PS avait réaffirmé que le non-cumul des mandats était un des éléments forts de la rénovation du parti.
En 2010, les militants socialistes avaient adopté, dans le cadre de la rénovation du parti, une règle obligeant tout parlementaire à quitter tout mandat d’exécutif local dans les trois mois suivant son élection. Les sénateurs avaient obtenu un sursis jusqu’à l’automne 2012.
















