Faits-divers

Centre éducatif fermé de Ste-Anne: Harcèlements et agressions dénoncés au procureur

Le centre éducatif fermé de Sainte-Anne, géré par l'AAPEJ (Association Aide et Protection de l'Enfance et de la Jeunesse), dans le giron du groupe SOS depuis 2012, est sous le coup de nouveaux problèmes internes. Plusieurs salariés et ex-salariés ont alerté le procureur de la République et la DPJJ (Direction de la protection judiciaire de la jeunesse) à la Réunion suite à une dégradation de leurs conditions de travail et le non respect des obligations générales de sécurité. En outre, une autre plainte pour agression sexuelle a été déposée par une salariée à l'encontre d'un chef de service du centre.


Le centre éducatif Jules Palant / Source : Groupe-sos.org/
Le centre éducatif Jules Palant / Source : Groupe-sos.org/
Sale temps au centre éducatif Jules Palant, à Sainte-Anne. Déjà sous le feu des projecteurs en 2009 pour des faits de maltraitances sur ses pensionnaires, le centre géré par l'AAPEJ (ex-APECA) est de nouveau au coeur de problèmes internes. Plusieurs salariés et ex-salariés ont alerté la DPJJ et déposé des plaintes au bureau du procureur de la République (30 mai et 30 août 2013).

La situation d'aujourd'hui découle des problèmes dénoncés en 2009. L'affaire avait fait grand bruit dans la presse à l'époque. Quatre éducateurs avaient été licenciés. Mais pour le personnel encore présent, les conditions de travail se sont dégradées d'année en année.

Depuis le début 2013, plusieurs salariés et ex-salariés, souhaitant rester anonymes pour le moment, ont fait le choix de dénoncer les problèmes internes auprès de la direction de l'AAPEJ ou encore du CHSCT (Comité hygiène, sécurité et des conditions de travail) sans succès. "On a envoyé six ou sept courriers à la direction et au CHSCT faisant état des problèmes de harcèlement moral, d'agression sexuelle. Nous n'avons jamais eu de réponses. On a même averti l'inspection du travail sur nos conditions. Il n'a pas pris position", explique un des salariés concerné. Pis selon eux, la direction de l'AAPEJ ne les a pas pris au sérieux. "On nous a dit que l'on ne nous croyait pas. Dans le bureau de la direction, la personne incriminée (chef de service ndlr) a même été poussée par la directrice de la structure à déposer plainte pour propos diffamatoires. On nous a pris pour des menteurs !", s'insurgent-il.

Copie de la plainte déposée le 2 septembre sur le bureau du procureur de la République
Copie de la plainte déposée le 2 septembre sur le bureau du procureur de la République
"Humilié, critiqué, traité d’incapable, de faible"

En réponse à la non prise de décision de la direction, les salariés et ex-salariés ont décidé d'alerter la DPJJ et le procureur. "Depuis 2009, suite à la dénonciation de maltraitance sur les jeunes du centre, mais aussi par la prise de position de membres de l’équipe à l’encontre de certaines pratiques éducatives, des contentions physiques, punitions, brimades nous étaient imposées par le chef de service (du centre Jules Palant ndlr) sous peine de se retrouver exclu de l’équipe et surtout humilié, critiqué, traité d’incapable, de faible (…). On était constamment sous surveillance pour bien vérifier qu’on appliquait ses directives", explique un salarié dans son courrier au procureur de la République.

"Certains salariés sont devenus des hommes à abattre avec des conditions de travail dégradantes caractérisées par des brimades, des tentatives de manipulation et des abus de pouvoir de la part de la hiérarchie et plus particulièrement de notre chef de service", peut-on lire. A en croire ces salariés, les pratiques dénoncées en 2009 auraient donc toujours cours encore aujourd'hui. "Malgré l’enquête demandée par les services de l’Etat, et cela pendant longtemps encore, on demandait à certains personnels de continuer les contentions sur les jeunes (…). Le personnel ne pouvait que désobéir à ce genre de demande", souligne-t-il dans un courrier adressé à la DPJJ.

Copie de la plainte déposée pour agression sexuelle le 30 mai dernier
Copie de la plainte déposée pour agression sexuelle le 30 mai dernier
Les salariés en arrêt maladie

Mais les faits ne s'arrêtent pas là, puisque ce même chef de service aurait agressé une salarié du centre, à en lire la plainte déposée le 30 mai sur le bureau du procureur de la République de Saint-Denis. "Mon chef de service a commencé à me faire des avances à caractères sexuels (…). Des demandes réitérées à plusieurs reprises (…). Il essayait de se frotter à moi dès qu’il pouvait. A plusieurs reprises, il a également touché mes fesses (…). En décembre 2012, sous prétexte de travailler sur le dossier de l’un de nos jeunes, il me fait venir de nouveau dans son bureau puis ferme la porte et m’embrasse violemment sur la bouche", explique cette salariée.

Depuis, les salariés sont en arrêts maladie. Impossible de retourner travailler dans de telles conditions. Quant aux ex-salariés, ils ont entamé des procédures prud'homales.

De son côté la direction n'a pas souhaité s'exprimer. Joint par téléphone, la directrice générale de l'AAPEJ, Martine Desroches, nous a expliqué que cette affaire relevait de problèmes internes à la structures et nous a demandé de ne plus la contacter à ce sujet. Le dossier est désormais entre les mains de la DPJJ et du procureur de la République.
Jeudi 5 Septembre 2013 - 17:10
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1.Posté par papillon le 05/09/2013 19:45 (depuis mobile)
Et encore dans le domaine de la protection de l''enfance le dernier rempart face à la délinquance s''effondre dans la forme à ce jour. Il faut assimiler la misère la politique et reprendre le dessus avec d''autre moyen plus d''argent poche plus de

2.Posté par desolant le 05/09/2013 20:42 (depuis mobile)
désolant de voir qu''une directrice générale puisse laisser faire ces choses alors qu''elle se doit d''avoir une obligation de résultat en matière de santé. le présumé harceleur n''est pas a son coup d''esai affaire IRTS camouflée et connus de la DG AAPEJ

3.Posté par rehmai le 05/09/2013 20:44
mais que fait l'inspection du travail: comme d'habitude rien, tellement peur à ces inspecteurs d'etre mutés ailleurs que silence radios sur tous les dossiers épineux..qd aux syndicats?? bref cela me fait bein sourire suite à la tres belle réunion sur la diminution des risques au travail et les beaux discours d'hypocrites..bon courages au salariés car cela sera bien difficile...mais comme disait une inspectrice il y a peu c'est tellement difficile de juger des conflits relationnels, vous comprenez c'est pas comme avec les produits chimiques donc, on n'etudie pas, on ferme les yeux et on attend que le salarié en souffrance demissionne..

4.Posté par Y a un problème? Yes sir... le 05/09/2013 21:18
"la directrice générale de l'AAPEJ, Martine Desroches, nous a expliqué que cette affaire relevait de problèmes internes à la structures et nous a demandé de ne plus la contacter à ce sujet."
.................................
Sacré responsable cette dame, elle prétexte qu'il s'agit d'un problème interne.....alors qu'il y a eu six sept courriers dénonçant les faits.....

5.Posté par Ariston le 05/09/2013 22:10
Et encore tout a été camoufler dans cette histoire ... J'espère que la justice fera lumière sur toute cette horrible histoire !!!

6.Posté par Sa Lé Sat''''t ça? le 05/09/2013 22:53
À ce stade, les ex salaries et les salaries sont encore tenus pour responsable de ce qui se passe au Cef. Voilà encore un bel exemple du grand n'importe quoi de l'accompagnement des jeunes délinquants , voire du social dans ce Département . À vouloir mettre tout et n'importe qui et surtout des incompétents à des postes à responsabilité , faut pas s'étonner , faut pas s'étonner.... En plus ce grand chef à des entrées et est connu sur la grande place () bon je vous l'accorde on sacrifie un docteur en sociologie, on essaie de détruire un ES professionnel, intégré et droit, et après on repeint les murs. Quoi de plus normal me direz vous, j'oubliais on embauche du personnel ( videur de boîtes et cogneurs de rues....) oui , oui, et même une psychologue qui vient de sortir de formation, tout juste diplômée. Elle connaît bien Mme et Mr grand chef! Bref ceci dit, y a pire ailleurs mais quand même! J'oubliais, dans lEst comme dans l'ouest, une grande structure pour ceux qui ont la tête vagabonde est passée maître dans ce genre de pratique, si d'aventure votre tête décide de vagabonder, allez partout mais surtout pour votre salut, évitez ces deux pôles! Car il n'y a pas pire folie que de rendre les individus plus fous qu'ils ne sont! Le Cef et .......sont hélas de tristes exemples pour notre île !!!!!!

7.Posté par l''''inconnu le 06/09/2013 02:01
Quand les responsables de la DPJJ prendront enfin la réalité du problème à bras le corps et permettront un réel suivi de nos marmailles par des professionnels de qualité et surtout un chef de service compétent. en ma qualité de parent, je ne pourrais laisser mes enfants dans les mains de ce genre de personnage. L'APECCA est morts et des salariés en souffrances, eux mêmes maltraités sans stabilités et sans soutient ne pourront jamais remontés la pente. DPJJ, réveillez-vous, des enfants sont en danger.

8.Posté par l'inconnu le 06/09/2013 06:45
L'APECCA 1 jour, L'APECCA toujours

9.Posté par vérité ou mensonge le 06/09/2013 08:38
Pourquoi doit-on croit automatiquement ses personnes la qui dise être harcelé et agresser, ont-il des preuves de se qu’ils avancent, c’est bien beau de dire a qui veut entendre qu’on a été humilié, critiqué, traité d’incapable et faible. A mon avis je pense que tout ceci n’est qu’un tissu de mensonge, la justice devrait les faires passer au détecteur de mensonge et la on verra si tout cette histoire d’agression sexuelle et harcèlement seront maintenu. (Vous dite être harceler, mais vous ne vous gênez pas pour attaquer et pour critiqué vos collègues) être vous vraiment a la auteur de votre poste pour vouloir celui des autre ?

10.Posté par antidemago le 06/09/2013 09:28
De son revers de main, du style circulez il n'y a rien à voir, on a l'impression que la direction générale de cette association, droite dans ses bottes, s'évertue à verrouiller les langues comme le font les dirigeants des système totalitaire.

Cela ne fait pas honneur au secteur médico social, en particulier à la Protection de l'Enfance et par prolongement à la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Il est clair que la maltraitance des salariés entraîne indubitablement celle des enfants, adolescents, des handicapés et des personnes âgées......il n'est pas besoin de sortir de St Cyr ni de la Cuisse de Jupiter pour en avoir conscience,.......bref je dirais qu'un "WikiLeaks", et non seulement un audit, s'impose au sein de cette association ex APECA, à la réputation déjà sulfureuse, repeinte en AAPEJ , mais également à tout le système social

A bon entendeur salut.

11.Posté par Ariston le 06/09/2013 11:24
@vérité ou mensonge : je penses que ce qui a été dit ne reflète qu'une petite partie de ce qui se passe réellement dans cette association ... Et la justice aura toutes les informations qu'elle voudra ... Vive le détecteur de mensonges

12.Posté par Vérité ou mensonge le 06/09/2013 12:00
Les personnes qui argument et commente ce lien ne sont il pas les memes qui dit être harceler et agresser, laisser les gens juger par eux meme le vrai du faux

13.Posté par Ariston le 06/09/2013 15:34 (depuis mobile)
tout comme on se doute tous, que les commentaires postés à 08h38 et 12h00 sont le résultat d'une personne de l'administration ...

14.Posté par le harcelé le 06/09/2013 16:37
A l’attention de vérité cet mensonge. Je pense que je peux te dire ‘tu’ car tu me semble très familier. Je regrette tout simplement que tu puisses penser de la sorte et affirmer que tout ceci n’est qu’un tissu de mensonge. Oui, les preuves, nous en avons à la pelle, Oui, j’espère que la justice nous fasse passer au détecteur de mensonge et ne classe pas cette affaire et nous prouverons tout ce qu’ont avancent. Nous espérons simplement que demain ne sera pas ton tour et que tu viens crier au loup car tu trouveras portes closes et tu ne pourras que te faire manger, un bureau n’est pas assez solide.

15.Posté par rehmai le 06/09/2013 20:53
pensez au film, il existe de mini cameras qui deviennet de plus en plus des preuves indubitables au tribunal...@verité ou mensonge: qd on est harcelé, la difficulté est bien là apporter des preuves parceque le manipulateur ou harceleur sait ce qu'il fait et de manière à ne pas le mettre en faute...il est bien difficile svt à un salarié isolé d'en apporter une preuve..enregistrer avec des mini cameras, les salariés n'osent pas pensant que cela est refusé au tribunal..c'est faux, de plus en plus des jurisprudences valident ce genre d'enregistrements surtout si cela se répète. Soyez forts, soyez solidaires parce que les pressions seront toujours très grandes..qd à la justice attention, parfois elle ne se veut pas "juste" et défend certains intérêts surtout aux prudhommes...

16.Posté par Ariston le 07/09/2013 15:48 (depuis mobile)
C'est comme au poker, il y a ceux qui "bluffs" et ceux qui ont les bonnes cartes ...

17.Posté par l''''inconnu le 07/09/2013 20:13
De toute façon. vérités ou mensonges. il faudra que la lumière soit faite sur cette affaire. dans le cas contraire je pense qu'il serait bon d'écrire directement à notre ministre de tutelle et à madame Taubira pour qu'enfin la vérité éclate.

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