Que dire de la prestation de l'ancien maire de Nantes ? Comme à son habitude, il est apparu sobre, sérieux, voire austère. Pourtant, austérité ou rigueur n'ont pas été prononcés par l'ancien député, si ce n'est pour s'y opposer. Il a préféré évoquer "une crise sans précédent" et déclaré qu'il n'était "pas trop tard pour agir et réussir".
"Je refuse l'austérité"
"Je revendique le sérieux et la responsabilité budgétaire", a-t-il dit, avant de tempérer par: "Mais je refuse l'austérité".
Le Premier ministre a confirmé l'objectif d'un retour à l'équilibre en 2017.
Les emplois dans la fonction publique, les impôts, les objectifs de croissance ou encore l'équilibre budgétaire ont été évoqués par J-M Ayrault, mais il n'a pas fait d'annonce dont on ne connaissait pas le contenu.
Il a également expliqué la méthode qu'il comptait employer pour gouverner: "Je souhaite que la culture de l'accord, celle qui implique des contreparties, du donnant-donnant, s'impose peu à peu dans le dialogue et la démocratie sociale". "Il est fini le temps des sommets spectacles" avec "la décision d'un seul". "Tout sera mis sur la table", a-t-il ajouté.
Les députés socialistes ont chaleureusement applaudi le Premier ministre tandis que les députés de l'opposition se contentaient de timides huées. Ce matin, la presse commente largement l'exercice effectué par Ayrault. Pour Libé, le discours de politique générale marque le retour de la fonction du Premier ministre. Pour le Figaro, Ayrault rime avec plus d'impôts. Chacun semble avoir choisi son camp...
















