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Carrefour Ste-Suzanne : La grève se durcit


Carrefour Ste-Suzanne : La grève se durcit
Hier, la direction de Carrefour a été déboutée par le tribunal de grande instance de Saint-Denis. Un véritable camouflet pour la direction, qui demandait la condamnation des grévistes au paiement de 240.000 euros en raison du préjudice subit. Elle a même été condamnée à payer 3.000 euros de frais de justice à la CFDT.

Sitôt la décision connue, les grévistes, qui avaient suspendu les piquets de grève dans l'attente de la décision du tribunal, ont à nouveau bloqué les accès à la grande surface, à 17h, vendredi soir. "Cette décision du tribunal redonne confiance aux grévistes et prouve que nous faisons ce mouvement de manière réfléchie. On ne veut pas casser notre outil de travail", souligne Florence Sanassy, déléguée syndicale.  Pour rappel, les salariés demandent une augmentation de 5% sur leur fiche de paie alors que Carrefour leur a proposé 20 euros bruts.

La grève se durcit donc à Carrefour Sainte-Suzanne : "On laisse entrer le personnel de la galerie marchande mais on refuse l'accès à tous les membres du personnel de Carrefour. Les clients, eux, rebroussent chemin", ajoute la déléguée syndicale CFDT.

Ce matin, au douzième jour de grève, la tension est encore montée d'un cran : un huissier de justice mandaté par la direction est venu sur les lieux alors que les grévistes bloquaient un camion venu pour effectuer une livraison. "C'était un peu chaud", explique Florence Sanassy. Le camion n'a finalement pas pu décharger sa livraison et le huissier a constaté les faits.

Les employés en grève maintiennent cette journée un blocage "dur". Aucune réunion n'est prévue entre direction et salariés pour le moment. Les grévistes comptent se réunir pour décider des suites de leur mouvement. Mais sont plus que jamais déterminés.
Samedi 11 Mai 2013 - 10:38
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1.Posté par David ASMODEE le 11/05/2013 10:59
"On laisse entrer le personnel de la galerie marchande mais on refuse l'accès à tous les membres du personnel de Carrefour. Les clients, eux, rebroussent chemin", ajoute la déléguée syndicale CFDT.


Plus ils restent à glander, plus ils deviennent intelligents.
A quoi ça sert de laisser rentrer le personnel de la galerie ?

2.Posté par Inconnu le 11/05/2013 11:00
Rester solidaires !!! La réunion est avec vous .

3.Posté par remonter contre ces dirigeants le 11/05/2013 11:45
Pas largué les gars..
zot les bien entourés ek joel Dalleau.
Certe les dur pou zot, mais la DIRECTION CARREFOUR y perd le PLUS.
La majorité des Kreol lé solidaire ek zot.
gard maurice kan une grande distribution y veux intal a li... gouvernement mauricien y montre a li commande
A la reunion .... nos élus s'en fou ROYALEMENT de nou au profit de ces gros patrons.
2014 y arrive ou va trouve a zot su la route ...aujourd'hui ste suzanne oussa y lé GIRONCEL

4.Posté par Interprétation tendancieuse le 11/05/2013 12:02
Je ne vois pas en quoi la décision du tribunal est un "véritable camouflet" pour la direction de Carrefour. Le tribunal s'est déclaré "incompétent" c'est à dire, en langage juridique (il y a des abrutis qui ont interprété ce terme par une reconnaissance de "pas être capable de") qu'il estime ne pas pouvoir statuer sur l'affaire. Autrement dit, le tribunal ne s'est même pas penché sur le dossier et les arguments présentés car il y a certainement eu eu une "erreur d'aiguillage" de la procédure ou un défaut de forme.

En tirer des arguments pour ou contre les grévistes est totalement manipulatoire, y compris par Zinfo974 (ou alors implique une méconnaissance totale du fonctionnement judiciaire, ce qui m'étonnerait, M. DUPUY étant habitué à devoir se défendre en justice en tant que directeur de publication). La condamnation "aux dépens" c'est à dire aux frais de justice pour la partie "attaquante" est la suite logique et n'implique pas plus de reconnaissance d'une partie ou de l'autre.

Éventuellement, il s'agit d'un "camouflet" pour les avocats de Carrefour qui ont mal ficelé le dossier. C'est la seule conclusion qu'on peut raisonnablement en tirer.

5.Posté par RIPOSTE le 11/05/2013 13:37
A .Posté par Interprétation tendancieuse le 11/05/2013 12:02 |.... C'est une Interprétation tendancieuse !
La justice sous les cocotiers est virtuelle .

6.Posté par Anonyme974 le 11/05/2013 16:46
Droit de manifesté oui mais pas de bloquer la route ! Que fait le préfet pour trouver une solution avec les grévistes ? Et si jamais les grévistes veulent toujours continué leur grève et prendre les clients en otage, le représentant de la lois n'a qu'a envoyé les gendarmes pour faire usage de la force !
En attendant, ont doit partir au Carrefour de Saint-Denis ou au Jumbo ( Saint-André et Sainte-Marie).

7.Posté par wikiki le 11/05/2013 17:04
A "Interprétation tendancieuse... merci de ces précisions. je ne comprenais pas que le tribunal ne condamne pas des piquets de grève qui tels que pratiqués semblent interdits par la loi.
"Un piquet de grève est un regroupement de salariés grévistes devant l’entrée de l’entreprise afin de :
gêner le fonctionnement de l’entreprise ;
inciter les non grévistes à se mettre en grève.
Le piquet de grève est licite s’il n’entraîne pas la désorganisation de l’entreprise et n’entrave pas la liberté du travail.
En effet, si la loi garantit le droit de grève, elle garantit également le droit au travail des salariés non grévistes et la liberté d’entreprendre de l’employeur."


A la riposte ... la remarque "interprétation tendancieuse" ne concernait aps la justice mais la relatation des faits dans les médias

8.Posté par mepris le 11/05/2013 17:47
Quand une entreprise préfère perdre de l'argent, des milliers d'euros, que d'accorder une augmentation ( bien moindre que ces pertes) à ces employés, montre bien le peu de considération et le mepris qu'elle prete à ces collaborateurs.
Surement pour elle, les employés sont des esclaves qui doivent fermer leur g.....et accepter d'etre pietiné...
C'est minable comme attitude.

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