Economie

Carburants : Seule la libéralisation des prix pourrait entraîner une baisse

Les débats autour de la formation des prix des carburants se succèdent, mais les marges de manœuvres pour faire baisser les prix à la pompe sont de plus en plus minimes, voire inexistantes, au fur et à mesure des discussions. Seule marge de manœuvre possible, et une nouvelle fois avancée lors de ce débat, la suppression des emplois de pompistes. Mais aucun des acteurs présents ne souhaitent aller dans une telle voie.


Carburants : Seule la libéralisation des prix pourrait entraîner une baisse
Beaucoup de questions, beaucoup de discussions, mais au final peu de solutions, c'est ce qui ressort actuellement des débats menés au sein de l'Atelier 1 sur la fixation des prix des hydrocarbures à la Réunion. Aujourd'hui, le débat se concentrait sur les marges des grossistes et détaillants, du côté des pétroliers et de la SRPP comme des stations services.

Pour commencer, les acteurs ont pu constater un absent de marque autour de la table, la SRPP. Difficile dans ces conditions d'avoir un débat construit sans la présence du principal intéressé, sur lesquelles les discussions devaient porter. Gérard Cherrier, Chef du pôle Concurrence, consommation, répression des fraudes et métrologie à la DIECCTE a énuméré les différentes taxes appliquées par la SRPP, notamment les frais de passage sur les litres de sans-plomb ou de gasoil à la Réunion.

"Les frais de passage rémunèrent les coûts liés aux immobilisations et au charge d'exploitation, des frais de passage qui sont une rémunération pour l'opérateur. Les frais de passage ont augmenté de 20% en moyenne entre 2000 et 2009 forte augmentation passant de 1,66 centimes d'euros à 2,09 centimes d'euros pour le sans-plomb avant de fortement diminué à partir de 2009 passant de 2,09 à 1,99", explique Gérard Cherrier. Pour le gaz, le coût de passage a évolué de manière raisonnable, lié à l'absence "d'investissement lourd", précise-t-il.

"Je serai opposé à l'automatisation des stations"

La SRPP n'étant pas là, les chiffres amènent à la conclusion suivante, si la SRPP, qui a une marge d'exploitation de 9%, baissait de 1%, la baisse serait substantielle pour les automobilistes soit 0,001 centimes d'euros.

Du côté des pétroliers, la rentabilité annoncée est de 15%. "Le coût de rentabilité admis dans la profession", souligne Eric Le Blevec, directeur général de Total Réunion et correspond à 8,85 centimes par litre en terme de marge. Les pétroliers ne donneront pas plus de chiffres, mais évoqueront la possibilité de s'adapter à un nouveau mode de gestion, "mais les conséquences seront importantes", prévient-il. A la clé, près de 1.000 suppressions de postes, si les pétroliers jouent sur les marges. "Je serai opposé à l'automatisation des stations, je ne prendrai pas cette décision", lâche Eric Le Blevec.

Même constat pour les gérants de station-service. Gérard Lebon, président du syndicat des gérants de station-service s'est lancé dans une étude auprès des différents gérants de l'île. La marge maximale sur un litre de carburant est de 10,81 centimes d'euros pour les stations-services, alors que les coûts liés à la masse salariale et au charge de fonctionnement représentent 13,16 centimes. "Le coût de distribution carburant est supporté par la boutique à hauteur de 2,35 centimes", rappelle Gérard Lebon. Là aussi, difficile d'aller rogner sur les marges.

"Trop facile de tout mettre sur le dos de l'emploi"

Les autres acteurs, comme Jean-Bernard Caroupaye pour les transporteurs ou encore Jocelyn Cavillot, délégué régional de Solidaires demandent à plusieurs reprises aux pétroliers ce que représente réellement la partie emploi dans la marge des grossistes. "Trop facile de tout mettre sur le dos de l'emploi", ironise Jocelyn Cavillot et demande une nouvelle fois que l'Etat se penche sur une expertise des conventions et contrats passées entre station-service et pétroliers.

Lors du dernier atelier, la libéralisation des prix avaient été avancées comme piste pour faire baisser les prix à la pompe. Une libéralisation à faire à partir de la distribution. "Il y a un choix à faire en ce qui concerne la libéralisation des prix au niveau de la partie distribution,mais elle aboutira à la même chose que la libéralisation complète des prix, des emplois en moins", Eric Le Blevec.

Les marges de manœuvres sont quasi-nulles après les différentes rencontres, personne ne prendra une décision politiquement impossible, celle de la suppression plus de 1.000 emplois dans les stations.
Mardi 15 Mai 2012 - 16:24
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1.Posté par David Asmodee le 15/05/2012 21:14
Ah non ! Tonton François a dit qu'il bloquera quand ça monte ! Donc ces mecs là parlent dans le vide.

"Pour l'instant, pas de blocage" a dit Sapin "parce que ça baisse". On attend le 1er Juin avec impatience pour le GTH : Gazole Tarif Hollande .

2.Posté par Mi marche ec Melenchon le 16/05/2012 09:19
quellle liberalisation des prix? celle qui a fait exploser le prix des telecom, de l'eau, de la grande distribution? de la poste?

allez marché dont!

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