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Carburant : Armand Mouniata avance ses propositions pour la réunion de la dernière chance

A trois jours d'une réunion (peut-être) décisive entre transporteurs et décideurs publics, les différentes fédérations ou groupement de transporteurs avancent leurs pions. Ce matin, c'était au tour du Collectif pour la Défense des Entreprises des Travaux Publics et du Transport de dévoiler les pistes de réflexion qu'elles déposeront sur la table lundi.


Carburant : Armand Mouniata avance ses propositions pour la réunion de la dernière chance

Il y a 15 jours, Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR, avait annoncé la couleur : "nous privilégierons les négociations. Par contre, sans décision claire des autorités dans 15 jours, nous passerons à l'action". Ces 15 jours sont presque révolus. Le brain-storming n'a pas cessé depuis. Armand Mouniata, président du Collectif pour la Défense des Entreprises des Travaux Publics et du Transport, s'est exprimé ce matin.

En préambule de son intervention, le collectif n'a pas manqué de rappeler à leurs missions les institutionnels sur l'instauration d'un carburant professionnel. "Un protocole d'accord a été rédigé le 10 novembre 2008 entre l'État, la Région, le Département, l'Association des Maires, la CCIR, la Chambre d'agriculture, la CGPME, le MEDEF, la Réunion Economique et les représentants des syndicats de transporteurs concernant entre autre la mise en place d'un carburant professionnel à la Réunion. A la date d'aujourd'hui, aucune avancée n'a été constatée", s'attriste le collectif.

"Je ne suis pas un importateur de carburants"


Mais loin de rester sur ce blocage, Armand Mouniata avance ses pions. Le principal d'entre eux reste la bataille pour l'instauration de ce sempiternelle gasoil professionnel. "Cette proposition de carburant professionnel permettrait d'augmenter 1 ETP (équivalent temps plein) par entreprise pour relancer la consommation et permettre aux entreprises d'embaucher". Selon Armand Mouniata, cette mesure ouvrirait les perspectives d'embauche d'environ 4.000 emplois.

Malgré le déblocage d'un fonds de compensation de 2 millions d'euros par la Région il y a un mois, réaffirmé il y a 15 jours en préfecture, le collectif en attend plus des collectivités, mais à différents niveaux. "La Région a déjà annoncé ce fonds de compensation, c'est bien, par contre lorsque l'on interroge les élus du Conseil régional sur ce surplus de taxes sur l'octroi de mer ces deux dernières années, personne ne semble savoir ce qui en a été fait. Pour moi, ce fonds de compensation devrait au mois atteindre 4 millions d'euros", précise Armand Mouniata. Toujours est-il que les transporteurs en attendent aussi pas moins de la part de l'Association des Maires et du Conseil général dont l'absence fût largement remarquée il y a deux semaines. La Région pourra-t-elle s'engager toute seule sur une baisse de 0,020 cents restant en lieu et place des maires et du Département, sans doute pas. But de l'opération in fine pour les transporteurs et professionnels du BTP, arriver à un gasoil à 90,4 cents.

Dossier ô combien complexe, le panel de mesures envisageables ne s'arrête pas en si bon chemin. Parmi les plus innovantes de toutes, l'importation sans intermédiaires d'un gasoil par les professionnels locaux laisse Armand Mouniata songeur. "Je ne suis pas un importateur de carburants, je suis transporteur. C'est deux métiers différents". Devant le scepticisme ambiant sur une telle possibilité, le collectif attend cependant de voir la réalité d'une telle proposition. "Mais attention, si demain cette opération permet effectivement d'en arriver à un prix de 0,65 cts/l à l'arrivée à la Réunion, on demandera forcément des explications aux autorités qui nous ont toujours dit que c'était infaisable", prévient Armand Mouniata.

Des transporteurs mieux préparés

Enfin, concernant la question de l'arrivée (hypothétique) en fin d'année du GPL (gaz de pétrole liquéfié) en station, Gismy Viraye, le 1er vice-président du collectif, reste aussi dubitatif. "Il faudra changer tout le système des cuves dans les stations et aussi les valves sur les voitures, ça demande forcément du temps. D'accord pour une mise en place progressive". Mais l'annoncer pour la fin de l'année est illusoire selon lui même si Armand Mouniata se dit "Ok pour le GPL".

Armand Mouniata et tout son bureau sont donc prêts pour la réunion de lundi. "Le but de notre communication de ce matin à la presse est avant tout de dire que les transporteurs se concertent. On nous a souvent reproché d'arriver sans préparer les dossiers et de signer des conventions sans même savoir ce qu'il y avait dedans".
Vendredi 29 Avril 2011 - 13:28
Ludovic Grondin
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1.Posté par noe974 le 29/04/2011 13:35
"Ti bébé y plèr' pa , i gagn pas tété" dit le dicton .... Pour calmer les ardeurs des transporteurs , on fait payer les contribuables à hauteur de 2000 000 € , comme cadeau ....
Pas normal !
A-t-on pensé aux plus pauvres ? ceux et celles qui n'ont pas de logements décents ?
On ne sait "qu'engraisser" les plus nantis .... Pas juste ce système !

2.Posté par Et nous le 29/04/2011 17:15
Il n'y a pas que les transporteurs qui utilisent du carburant pour travailler. C'est le cas de beaucoup de métiers, Artisants, SAV, livreurs etc
Alors le gas oil doit être au même prix pour tous

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