Economie

Cap sur l'export !

Au vu des nombreuses demandes constatées lors du premier salon de l'Exportation organisé au mois de septembre 2009, le Club Export propose, depuis le début du mois de mars, 20 "diagnostics export" à des entreprises locales. Un nouvel outil qui permet aux entreprises, qui font le choix de l'export, d'être soutenues dans cette démarche et de s'y préparer au mieux. La période électorale est notamment l'occasion pour le Club de lancer un appel aux listes candidates aux Régionales.


"Ti lamp, ti lamp", dirons-nous ici. La notion d'export fait encore peur à de nombreux chefs d'entreprises, mais tout doucement, les mentalités évoluent et le Club Export est présent pour expliquer l'intérêt des entreprises locales à s'ouvrir à l'international. L'occasion de se préparer à l'échéance de 2014, avec notamment le déploiement des accords de partenariats économiques (APE) entre l'Europe et les pays ACP (Afrique/Caraïbes/Pacifique).

Et au regard des programmes des listes aux Régionales, le monde politique mériterait aussi d'être sensibilisé... Le Club a donc présenté sa "Charte Export", qui a été adressée à l'ensemble des candidats aux élections régionales 2010. Dans le courrier qu’il leur envoie, François Mandroux demande aux têtes de liste leur soutien dans l’ouverture à l’international des entreprises réunionnaises (voir la vidéo).

"La Région, instrument économique, devrait proposer une véritable planification à l'export. Nous sommes la seule région française à ne pas être dotée d'une COREX (Conférence Régionale à l'Exportation)", souligne le président. L'appel est donc lancé...

20 diagnostics export mis à disposition des entreprises

Pendant ce temps, les actions se multiplient. Depuis le début du mois de mars, 20 diagnostics export sont proposés aux PME, PMI, auto-entrepreneurs ou groupements d'entreprises de tous secteurs d'activités. Idée qui a germé suite aux nombreuses demandes enregistrées lors du premier salon de l'exportation organisé en septembre 2009. Salon qui a, par ailleurs, connu un vif succès avec le déplacement de plus de 500 entreprises.

Concrètement, des rencontres entre le chef d'entreprise et un chargé de mission, ainsi qu'un administrateur du Club Export, permettront de poser les jalons du projet. Puis à l'aide d'un logiciel, un "profil" de l'entreprise est mis en place. Un accompagnement est prévu sur une période de six mois.
Au bout, une certification "Export certified" validée par un comité de parrainage et qui permet de se présenter face aux partenaires, notamment les banques, avec d'avantage de crédit et de sérénité.

Les entreprises qui souhaitent s’inscrire et bénéficier d’un diagnostic export doivent se rapprocher du Club Export Réunion. Les deux chargées de mission les orienteront et les conseilleront. Des séances d’information seront organisées. (Club Export Réunion, Technopole, MRST – 100 route de la Rivière des Pluies – 97490 Sainte Clotilde. Tél : 02 62 92 24 25. www.clubexport-reunion.com. Courriel : contact@clubexport-reunion.com).
Jeudi 4 Mars 2010 - 16:51
Melanie Roddier
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1.Posté par Caton2 le 04/03/2010 18:04
Pour faire le choix de l'export, il faudrait qu'il y ait une véritable politique d'encouragement à la production industrielle exportable. Pour l'instant c'est le néant. Du pipo, comme d'hab!

2.Posté par le bout de son nez le 04/03/2010 18:32
Caton, la Réunion n'aura jamais un poids concurrentiel en terme de production industrielle. En revanche, en matière d'exportation de services, nous sommes en première ligne qualitative dans la zone océan Indien. Nos voisins ont besoin de notre expertise en marketing et communication, en formation, etc. Bravo à ce club de chefs d'entreprises qui font avancer la Réunion à l'international

3.Posté par aline le 04/03/2010 19:33
Une abration totale de vouloir faire croire aux reunionnais à l'aube des Régionales
une farce pareille !!!!!!!! pipi et pipo
aline

4.Posté par Business Bridge & Partners le 04/03/2010 20:24
Nous pouvons nous réjouir qu'il semble y avoir enfin une certaine dynamique mais aussi une prise de conscience grandissante de certaines sociétés Réunionnaises pour aborder les marchés export.

Pour cela il est nécessaire de bien identifier son savoir-faire, ses forces et faiblesses (humaines, structurelles et financières) bref de faire un audit préalable.

Les club tel que le club export, les organisations patronales (MEDEF et CGPME par exemple) mais aussi les business consultants sont là pour aider toutes les structures à se développer. Nos quelques 800 000 âmes ne peuvent à elles seules doper la croissance d'une économie en recul pleine de doutes sur son avenir et ses grands enjeux. L'export est une belle et nécessaire alternative ouverte à toutes les structures même les plus petites à structure familiale.

Serge Camguilhem
Cabinet d conseil Business Bridge & Partners
Océan Indien

5.Posté par Caton2 le 04/03/2010 21:31
4. BBP vous parez d'or. Mais que voulez-vous exporter puisque, à part le sucre, il n'y a rien d'exportable? Vous proposez un audit, qui ne sera pas gratuit, pour constater l'absence de productions exportables, au prix du marché mondial? Expliquez moi.
2. Maurice a une production industrielle. En ce qui concerne les services, de quels services parlez-vous? Moi je ne vois rien d'exportable, en l'état.

6.Posté par nicolas de launay de la perriere le 05/03/2010 00:44
on est pas dans l'info là, mais dans la publicité pour cette structure...

7.Posté par citoyen le 05/03/2010 16:27
N'étant pas spécialiste du sujet, je me contenterai de poser quelques questions:

1 - Pourquoi n'envisager l'export qu'à une échelle industrielle? Ne peut-on imaginer un export à échelle plus artisanale ?

2 - Comment peut-on affirmer de façon indubitable qu'il n'y a rien à exporter depuis la Réunion à part le sucre, du moins à des prix compétitifs?

3 - Si tel est le cas, le problème serait alors un problème de coût? Comment les réduire et quels sont les facteurs qui déterminent des coûts trop élevés?

4 - Quelles possibilités d'exportation ou de "joint-venture" existent avec les pays proches de l'O.I.?

8.Posté par citoyen le 05/03/2010 16:30
Bien sûr, dans mes questions, j'exclue les projets "casse-pipe" du style "ecopipe" ou autres subventionnés et coulés, de triste mémoire...

Quelqu'un pourrait-il les rappeler d'ailleurs, pour l'information des "benêts" que nous sommes.....?

9.Posté par condor le 05/03/2010 16:45
tant que nos ambassades à l'étranger vivoteront, et que ces fonctionnaires ne sauront pas ce que c'est le risque et "faire les fins de mois"
les USA ont d'anciens chefs d'entreprises parmi leurs ambassadeurs
les allemands n'ont pas 100 structures différentes pour gagner des contrats
les chinois etc......
il suffit de voir le machin de la COI basé à MAURICE et les rapports sur rapports qu'on est capable de faire ....que du vent
celui qui veut faire de l'export il vaut mieux être bien "armé" et discret!!

10.Posté par Caton2 le 05/03/2010 17:23
Citoyen, je crois comme Nicolas, qu'on est dans la publi-information. Pour répondre à votre question; pour exporter, il faut produire;
-productions manufacturées à la Réunion = 0
-productions agricoles. Vivrières: même pas suffisantes pour la consommation locale. "Industrielles": le sucre (en perfusion car prix de production pas concurrentiels sur le marché mondial). Le poisson de grande pêche (essentiellement Légine, langouste rouge et thon rouge). Pas extensible (à cause des quotas) mais rentable.
-services = 0
Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, n'en déplaise à BBP. Développons le secteur agricole, pour aller vers l'autosuffisance. Développons les produits agricoles transformés (en production non transformée, on ne pourra jamais concurrencer les pays voisins - exemple: letchies de Mada). Développons une production manufacturière (comme à Maurice). Développons des services liés aux TIC (comme à Maurice). Il y a bien d'autres pistes. C'est le rôle de la région de favoriser la croissance de la production locale. Les grands chantiers sont des "cache misère" très coûteux, qui ne résolvent en rien le problème structurel de la Réunion: trop peu de production exportable, beaucoup trop d'importations. Maurice est l'exemple à suivre avec sa balance import/export équilibrée.

11.Posté par Serge - Business Bridge & Partners le 05/03/2010 18:30
Pour essayer de répondre, modestement, à Citoyen :

1 - Pourquoi n'envisager l'export qu'à une échelle industrielle? Ne peut-on imaginer un export à échelle plus artisanale ?

Vous avez parfaitement raison et bien trop de personnes pensent que l'on export seulement que des produits finis ou des matiéres premiéres. Cela est bien trop réducteur.

On exporte aussi un savoir-faire, un process, une méthode, une idée..etc.

Les exemples sont nombreux mais souvent trop "discrets" voire sous terrain pour être mis en lumière par la presse locale (JIR, Le Quotidien) ou OI (Réunion Manager, l'Echo Austral). Des raisons proffesionnelles ne me permettent pas d'en citer mais parmis les belles réussites export je pense à une société de St Clotilde qui développe un grand savoir faire en implantation de réseaux en fibre optique dans les Antilles, une autre sur La Possession qui fabrique et exporte des vêtements de travail sous son propre label via une joint venture avec Madagascar ou encore une troisième sur Le Port qui développe un principe d'échange de marchandises permettant aux entreprises d'alléger leur trésorerie. Ces chefs d'entreprises ont fait le choix de l'export par conviction et par nécessité. Elles ne le regrettent pas.

2 - Comment peut-on affirmer de façon indubitable qu'il n'y a rien à exporter depuis la Réunion à part le sucre, du moins à des prix compétitifs?

Part méconnaissance tout simplement. Il est bien plus facile de réduire la Réunion à quelques fabrications Païs mais lorsque l'on a la chance de rencontre les acteurs économiques de l'ile (petits, moyens, grands ou les "grandes familles") la lecture est bien différente et motrice pour l'avenir de l'ile.

3 - Si tel est le cas, le problème serait alors un problème de coût? Comment les réduire et quels sont les facteurs qui déterminent des coûts trop élevés?

Nous avons un peu facilement tendance à réduire, par frilosité parfois, le problème à l'approche tarifaire ou aux coûts directs mettant à chaque fois que nécessaire en avant l'octroi de mer comme bouclier ou excuse. Le prix final est déterminé par bon nombre de facteurs et ce n'est pas ici le lieu pour le développer. Ce serait en plus trop long. Juste un petit exemple : savez-vous que les fabricants de Roquefort investissement massivement depuis 2009 sur leur communication destinée aux USA (concours culinaires, publicité, accord avec des chaines de restaurant....etc) alors que leur produit est taxé à 100% aux frontières ? Pourquoi ? Parce qu'il y a un marché immense même si il s'agit d'un produit "Frenchy", même si il y a de la moisisure dedans (interdit aux USA) et même si il s'agit d'un petit coin de France qui défend quelques km2 en AOC.

4 - Quelles possibilités d'exportation ou de "joint-venture" existent avec les pays proches de l'O.I.?

Les possibilités d'exportations sont pour moi évidentes et malheureusement trop en retrait par rapport au potentiel qu'elles représentent.

Pour les join-venture c'est bien plus difficile car le peu de capitaux disponibles dans les entreprises, la frilosité des banques, la réglementation locale (parfois inexistante ou non adaptée) et parfois l'opacité de certaines transactions rendent la chose très difficile. Par contre avant de parler de join-venture il y a bien d'autres possibilités qui sont autant d'étapes nécesaires pour se familiariser avec un nouveau marché : accord de distribution, partage de réseaux, mise en commun de l'outil de production....etc.

Voila pour quelques informations complémentaires qui pourront, je l'espére, vous donner un autre éclairage des choses.

12.Posté par Caton2 le 05/03/2010 20:13
Belle opération de marketing gratuit Serge! Ce qui est bien avec BBP (qui comme son nom ne l'indique pas est une société française de Cap Breton), c'est qu'il n'y a pas trop de frais de personnel. Ses tarifs doivent être concurrentiels. Pourquoi? Parce que son Directeur pour l'Océan Indien n'est autre que le patron de la maison mère. Économie de salaire... Je ne doute pas pour autant des compétences de Serge, mais je crains qu'il ait choisi une mauvaise cible pour agrandir sa clientèle. 12 posts, c'est maigre.

13.Posté par Serge - Business Bridge & Partners le 05/03/2010 21:34
Réponse à Caton2
Vous avez raison Caton : ce site n'a aucun interêt pour servir mes intérets tant personnels que ceux de la société de conseil qui m'emploie. Je cite mon ma société pour ne pas arriver masqué. Tout simplement par correction.

Pourquoi je consulte réguliérement ce site (et d'autres) ? Par ce que je vie un peu plus de 6 mois de l'année sur l'ile, parce que j'y ai de la famille et amis, parce que je m'intéresse à l'économie locale tant au niveau personnel que professionnel peut être. Mais non ce serait trop simple.

Pour les frais je vous laisse seul juge de l'investissement tant personnel que financier qu'il faut pour ce genre de "vie" entre métropole et Réunion.

Bonne soirée à vous.

Serge

14.Posté par Caton2 le 05/03/2010 22:00
Merci Serge. Je vois que votre intérêt pour la Réunion est véritable. Si vous pouvez aider à valoriser sa production, tant mieux pour la Réunion, tant mieux pour vous. Bon vent!

15.Posté par nicolas de launay de la perriere le 05/03/2010 23:08
la valorisation de la matière grise à l'export aurait elle réellement besoin d'aides publiques..

16.Posté par Serge - Business Bridge & Partners le 05/03/2010 23:31 (depuis mobile)
A Caton2
Merci pour votre soutien.
Ma contribution est ridiculement modeste mais je crois en la somme de bonnes volontés. Nous avons bien eu la Route des Tamarins et ce n'étais pas gagné ;-)
Bien à vous.

17.Posté par Serge - Business Bridge & Partners le 05/03/2010 23:31 (depuis mobile)
A Caton2Merci pour votre soutien.Ma contribution est ridiculement modeste mais je crois en la somme de bonnes volontés. Nous avons bien eu la Route des Tamarins et ce n'étais pas gagné ;-)Bien à vous.

18.Posté par citoyen le 06/03/2010 19:43
Pour ma part, je remercie Caton 2 et Serge de BBP pour leurs réponses.

Je ne fais pas de l'angélisme et ai conscience que le commerce et les affaires, c'est dur, et pas évident, mais je partage plutôt la position de BBP: pourquoi toujours vouloir tout noircir et voir que la bouteille est vide.

Bien sûr, la Réunion n'est pas le Pérou, mais je persiste à croire qu'il doit y avoir quelques créneaux particuliers ou spécifiques qui peuvent être exploités en exportation..... Mais n'étant pas spécialiste, cela n'est qu'une croyance. Et qu'il faut sortir du sacro saint "axe" politique et commercial Réunion-Métropole voire Europe....

A propos de l'exemple du roquefort, intéressant: si l'administration Bush notamment a fait du tort stupidement à l'image de la France because refus de les suivre dans leur politique débile "terroriste", j'ai l'impression que les frenchies garde l'image de dragueurs mais aussi de producteurs de bons produits alimentaires ... Non?

J'ai aussi l'impression qu'il faut savoir rester modeste et les projets ne doivent pas ou peu être aidés par les pouvoirs publics en matière de financement. BBP à aucun moment dans sa réponse ne prône les aides publiques... Mais on a ici quelques exemples de projets industriels parrainéspar le Comité de pilotage (ça existe encore ce "truc?) de l'OI et subventionnés qui se sont royalement plantés....

Je dis bravo Serge et merci pour ses réponses, et j''espère que BBP pourra porter d'autres projets individuels à l'exportation avec succès. Et même si c'est de l'auto promotion, et alors? Elle est bien faite. Bravo.....

Et puis, vive Cap Breton que je connais! Une petite station balnéaire sympa.... dans les pins! Juste à côté d'Hossegor, un des spots du surf....

Et dommage qu'il n'y ait eu que 5 ou 6 personnes pour poster ici, le sujet est pourtant important au regard de l'emploi et mérite bien mieux.....

19.Posté par Caton2 le 06/03/2010 20:49
Il n'empêche, cher Citoyen, que notre potentiel de produits exportable est trop limité et que l'économie d'assistance étouffe l'esprit d'initiative. Serge reconnaît que sa contribution est ridiculement modeste. Ses concurrents sur le marché réunionnais ne font pas mieux que lui. Je le répète, et ce n'est pas noircir le tableau que de le constater, il n'y a quasiment rien d'exportable parce qu'on ne produit quasiment rien d'exportable. En matière agricole, la majorité des surfaces cultivables étant occupées par la production de sucre, il est impossible d'imaginer une quelconque possibilité de produire en excédent donc d'exporter quoique ce soit, à part des "colis pays". L'île n'est pas autosuffisante en produits frais. Ce qu'il faudrait c'est créer une production manufacturière ou de service, à côté de la production de sucre et de la grande pêche, comme l'a fait l'Île Maurice.

20.Posté par citoyen le 07/03/2010 08:32
Cher Caton2, je suis d'accord, mais ce n'est qu'une impression de ma part, que les projets exports doivent certainement être limités en nombre et volumes. Mais pour autant, c'est un gisement, même modestes, d'emplois... Il ne faut donc pas être pessimiste ou abandonner de creuser ce filon, non?

Par ailleurs, votre dernier post me fait poser d'autres questions:

1 - "L'île n'est pas autosuffisante en produits frais."

=> On aurait donc là pourtant un gisement d'emplois dans la production alimentaire pour l'autosuffisance de l'île non?

Mais cela amène à plusieurs autres questions.

- Par exemple, comment se fait-il que beaucoup de produits alimentaires, notamment frais, viennent d'avion sur les étals à des prix moins élevés que ceux-d'ici? J'ai toujours pas compris.

En matière alimentaire, qui n'a pas fait un tour en métropole et ne s'est pas trouvé choqué, les premiers jours de son retour, des prix pratiqués ici?

Pourquoi ça? Question classique, bidon peut-être, mais simplet que je suis, je n'ai toujours pas bien compris.

Car il y a un problème général des prix notamment dans l'alimentaire, quasiment du simple au double entre Réunion et métropole, mais il y a aussi un problème de prix des produits locaux, généralement élevés et supérieurs souvent aux produits importés, de métropole ou d'ailleurs, produits locaux qui devraient pourtant être affranchis des coûts de transport et d'octroi de mer, taxes... (et je ne parle pas de l'aspect sanitaire: produits phytosanitaires et engrais, dont j'ignore la qualité au plan, local mais aussi pour les importations...) .

- Cette question amène inévitablement et surtout également à se poser celle de la monoculture canne à laquelle la plupart des terres sont consacrées... Surtout que la convention canne se termine en 2013.....

- Si on diversifiait, les emplois "cannes" ne pourraient-ils pas être transférés dans "l'auto suffisance économique" de l'île, et d'autres emplois créés? Quand sortira-t-on du "tout canne" (tout comme du "tout auto".....)?

2 - "Ce qu'il faudrait c'est créer une production manufacturière ou de service, à côté de la production de sucre et de la grande pêche, comme l'a fait l'Île Maurice."

Mais pour quels produits ou services précisément?

21.Posté par nicolas de launay de la perriere le 07/03/2010 10:24
"notre potentiel de produits exportable est trop limité et que l'économie d'assistance étouffe l'esprit d'initiative"

Est ce à dire que le modèle départemental développé par l'Etat, n'a pas été un bon modèle ?
Que faudrait il changer dans ce modèle pour permettre de développer l'initiative privée ? faudrait il notamment au vu de ton affirmation, caton2, supprimer la solidarité nationale ?
Ce constat, que je ne partage absolument pas, le fais tu également au niveau national ? doit on supprimer la solidarité au niveau national pour permettre de générer "de la croissance" ..?
Pour en revenir à notre échelle, sur quelle marché et secteur de l'économie cette initiative devrait elle se focaliser ?

La solidarité n'a pas pour objectif de brider l'initiative privée, celle-ci n'a pour d'autres moteurs que l'existence de débouchés (l'offre doit être précédée par une demande, même inconsciente ou latente), la capacité et/ou la connaissance à exploiter un savoir et un calcul économique rationnel de l'entrepreneur, qui estime que son activité lui procurera un niveau de satisfaction (et non d'utilité) global (pérennité de l'activité, capacité bénéficiaire de l'exploitation, capacité à en vivre et à faire vivre).

faut arrêter avec l'image d'épinal de l'assistanat..pour preuve ? 2300 auto entrepreneurs à la Réunion, près de 242 000 AE en France (environ 1% à la Réunion donc la Réunion est en phase) et 361 millions de chiffre d'affaires en France généré par les AE fin Novembre 2009.

quant à la problématique de l'export développée ici, je suis ravi de constater que la problématique passe par une phase de réflexion sur quoi exporter, comment exporter etc..etc... comme quoi, il est effectivement nécessaire de réfléchir à des propositions, avant que de les condamner ..(cf post sur le débat de la Région OI proposée par TAK).


22.Posté par Caton2 le 07/03/2010 14:04
Citoyen. Ne croyez pas que je méprise les initiatives individuelles. Comme vous je pense qu'il faut encourager le développement d'une production exportable à partir de petites structures, et que ça peut être créateur d'emplois. En ce qui concerne l'agriculture, savez-vous qu'avant que l'économie de plantation esclavagiste n'accapare la quasi totalité des terres cultivables, la Réunion était qualifiée de "grenier des Mascareignes" ? Il est clair que la question de l'abandon progressif de la monoculture de la canne devrait faire l'objet d'une planification en vue de la reconversion de ces terres en exploitations vouées à la polyculture vivrière. Or ce qui se passe actuellement ne va pas dans ce sens puisqu'on se propose d'utiliser des terres cultivables pour les couvrir de panneaux solaires... L'importation massive de denrées alimentaires est un héritage de la société esclavagiste. Car c'est à cette époque qu'on a commencé à importer, en grosses quantités, de la viande séchée, des céréales et... de la morue de Terre neuve. L'augmentation de la natalité, le maintien de la monoculture industrielle de la canne, puis les nouveaux besoins en objets de confort (voitures, électroménager) à aggravé le déséquilibre des la balance commerciale. En ce qui concerne le prix élevé des denrées alimentaires locales, je ne sais pas si une analyse a été faite. Peut-être que ce prix est justifié par la faible rentabilité de trop petites exploitations ou par des marges trop importantes des intermédiaires? Je sais que ça va énerver Nicolas, mais je ne peux m'empêcher de faire la comparaison avec l'Île Maurice. Maurice à développé une industrie textile qui, bien qu'en perte de vitesse est encore dynamique ; elle a su développer l'exportation de fruits et légumes et de fleurs ; elle à créé une zone franche qui favorise l'implantation d'industries ; elle a un aéroport international qui accueille des compagnies étrangères et qui est une véritable plaque tournante dans l'Océan Indien ; un port digne de ce nom avec des cales affectées à la réparations de gros navires ; une place financière de rang international, qui exporte ses services ; une cybercité qui permet de développer les services par téléphone ou par internet, j'en passe. La Réunion pourrait aussi avoir ces infrastructures qui dynamiseraient ses entreprises et favoriseraient l'implantation d'entreprises internationales, notamment dans le domaine des TIC.
En ce qui concerne l'économie d'assistance et l'économie artificielle. Je ne parle pas des dispositifs nationaux (RMI, allocations). Je parle de la distribution clientèliste via les mairies, via les associations liées aux mairies et au conseil général. d'avantages, de subsides, d'emplois, d'aides etc, qui ont transformé profondément la société réunionnaise. Je parle également d'une société qui a 52% de pauvres et des fonctionnaires surpayés, qui représentent 40% des emplois salariés de la Réunion (30% en hexagonie, et c'est déjà trop)... Il y a du boulot pour changer tout ça. Or on ne fait pas grand chose pour changer la donne. Tout n'est pas dans les mains de l'Ètat, n'en déplaise à Nicolas. La Région a pleine délégation dans les domaines du développement économique. Mais la Région (celle de Vergès) aime ses pauvres et ses illettrés, qui votent massivement pour voir encore le magicien faire sortir de terre à coup de milliards des viaducs, des tram trains, et des MCUR qu'on pourra aller voir en bagnole le dimanche en se disant que c'est beau la ferraille et le béton quand c'est tout neuf, avant de retourner dans sa case voir des novelas à la TV.

23.Posté par nicolas de launay de la perriere le 07/03/2010 16:52
hop hop caton, pourquoi la Réunion était qualifiée de "grenier".. merci d'approfondir cette réponse...

ensuite, quelle alternative à la nécessité pour certains compatriotes réunionnais, d'aller chercher auprès de l'élu, ce que l'entrepreneur du secteur privé ne peut lui donner?

ensuite, maurice..encore une fois, maurice légifère sur son territoire comme la France légifère sur ses territoires... le jour où la Réunion pourra le faire, dès lors on pourra comparer et se servir des exemples des PAYS de la zone, alors que la Réunion n'est qu'une REGION.. doit on comparer PAYS et REGION .... NON, sauf à mettre en avant ce qui les sépare..Et notamment la fiscalité sociale, le droit de frapper la monnaie, la politique monétaire donc et la politique économique.

caton2, si tu veux te livrer à un petit calcul, tu prends le taux de salaire dans la valeur ajoutée, tu prends la valeur du smic, et tu détermines ainsi le montant de la valeur ajoutée que le secteur privé doit créer pour financer les salaires sur la base du smic...puis tu calcules la valeur du capital nécessaire pour financer les entreprises qui assureront le statut juridique de ces emplois...

ensuite, tu vois quel(s) secteur(s) permet de couvrir ce besoin de chiffre d'affaires et de capitaux.. et tu comprendras pourquoi sans doute, les réunionnais ont besoin des élus, puisque l'Etat n'est pas en mesure de pourvoir à l'emploi localement.

24.Posté par Caton2 le 07/03/2010 18:47
Nicolas, je te vois arriver de loin avec tes gros sabots et ton parler tout en perfidie sous -jacente. Hein, Nicolas, c'est encore de la faute de la France et plus spécialement de Mahé de la Bourdonnais, si la Réunion n'a pas réussi aussi bien que l'Île de France sa voisine Le "grenier des Mascareignes", c'est parce que ce satané Mahé avait préféré Maurice comme base, laissant à la Réunion le rôle subalterne de terre nourricière? Et tous les malheurs de la Réunion viendraient de là? D'une décision de Mahé en 1735 et des brouettes? Hallucinant!. Oublie la comparaison région/nation; oublie tes griefs envers l'État français et donne moi les résultats de tes calculs car je n'ai ni le temps ni l'envie de les faire. Et surtout explique moi comment, avec tout l'argent que la France et l'Europe leur donne à gérer pour exercer leur délégation de pouvoir, les élus locaux réunionnais arrivent à faire plus mal qu'une pauvre petite nation indépendante, d'un million d'habitants, qui ne peut compter que sur ses propres ressources pour aller de l'avant. Oui explique moi Nicolas. J'aimerais tellement comprendre.

25.Posté par matiere grise le 07/03/2010 20:51
L'export vers lequel La Réunion doit se tourner est l'exportation de services, de savoir-faire, de process... dans les domaines à forte valeur ajoutée. Ce sont les choix fait par l'Irlande, Singapour, Maurice... Les productions agricoles, agroalimentaires, industrielles doivent être soutenues mais ne seront jamais concurrentielles car le cout de la main d'ouvre est trop élévée. Ne nous trompons donc pas de cible.

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