Politique

Cantonales : Jean-Marie Virapoullé maintient son recours contre l'élection

Le chapitre des cantonales n'est pas totalement clos. Des trois candidats qui s'étaient dit prêts à porter un recours devant la juridiction administrative pour des irrégularités durant la campagne, seul Jean-Marie Virapoullé semble avoir maintenu ses griefs vis-à-vis de sa rivale désormais conseillère générale.


Cantonales : Jean-Marie Virapoullé maintient son recours contre l'élection

Au 27 mars au soir, jour du second tour des élections cantonales, ils étaient plusieurs candidats à avoir émis l'idée, à chaud, de porter des soupçons d'irrégularités devant la juridiction administrative, seule compétente dans le jugement des résultats des élections cantonales.

C'est tout d'abord Huguette Bello qui, échaudée par le retour en grâce de Joseph Sinimalé, avait lancé quelques minutes après la proclamation des résultats un éventuel recours. Celui-ci ne viendra sans doute jamais et ce malgré les doutes du camp de l'Alliance concernant l'écart entre Christian Félicité et Joseph Sinimalé. Un écart d'autant plus grand qu'il avait surpris tous les observateurs. L'ancien maire avait gagné avec 66,05% des suffrages. Christian Félicité, le candidat de la mairie sur le canton 4 n'a par ailleurs jamais confirmé son intention d'aller en contentieux.

Les deux camps se guettent


La Possession était encore plus animée le soir du 27 mars. Vanessa Miranville avait, elle, porté plainte contre x à la gendarmerie. Par "dégradation du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes", l'ex-candidate reprochait aux partisans de Roland Robert d'avoir brûlé dans la rue un pantin à son effigie, le tout complété par des mots plus qu'indélicats prononcés par les mêmes personnes à son encontre. Le maire, ayant fait amende honorable les jours suivants, a peut-être adouci la décision du camp d'Europe Ecologie Les Verts d'aller plus loin.

Aux dernières nouvelles, le statut quo prédomine. Avant le premier tour, le camp Miranville avait également accusé l'équipe municipale de contraindre certains employés communaux de battre campagne pour le conseiller général sortant. Œil pour œil dent pour dent, Roland Robert avait demandé des excuses publiques à la candidate. "S'ils ne bougent pas, on ne bouge pas", précise le camp Miranville par la voix de son suppléant Axel Cindor.

Le seul à bouger, pièces à l'appui, c'est Jean-Marie Virapoullé. Les électeurs de Saint-André 1 pourraient être amenés à se diriger à nouveau vers les urnes. La procédure devant le tribunal administratif suit son cours. Le dépôt de mémoire a été fait. "Il revient au juge de considérer les pièces apportées dans le dossier", explique Jean-Marie Virapoullé. "La seule chose que je puisse dévoiler c'est que le principal motif de notre attaque concerne l'embauche massive de contrats aidés pendant la campagne, mais il y avait d'autres choses", promet Jean-Marie Virapoullé, sans vouloir en dire plus.

Des précédents plus ou moins payants pour le contestataire

Lors de la dernière élection rejouée - Alain Bénard a fait revoter les saint-paulois en 2009 (les municipales avaient eu lieu en 2008) - les termes du recours avait été validés par le juge administratif mais la suite avait été moins glorieuse pour l'ancien maire saint-paulois. Huguette Bello avait été confirmée dans ses fonctions.

Le seul précédent récent dans les élections cantonales s'était produit en 2004. François Léa n'était resté sur son siège de conseiller général que quelques mois. Élu en mars 2004 sur le 3ème canton de Saint-Paul, François Léa, 55,73%, avait battu Gilbert Mardenalom, 44,27%, lors du deuxième tour. Une élection qui avait été contestée et annulée par le Conseil d’État, confirmant la décision du Tribunal administratif, et conduisant à l'inéligibilité de François Léa pour des dépenses payées par le candidat lui-même sans passer par son mandataire de campagne.
Lundi 23 Mai 2011 - 14:40
Ludovic Grondin
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1.Posté par Eric le 23/05/2011 23:15 (depuis mobile)
Et aux Avirons ???
Un recours a été déposé !!!

2.Posté par standre le 23/05/2011 23:47
"La seule chose que je puisse dévoiler c'est que le principal motif de notre attaque concerne l'embauche massive de contrats aidés pendant la campagne, mais il y avait d'autres choses", promet Jean-Marie Virapoullé, sans vouloir en dire plus."

Oui, il est clair que les promesses non tenues quand les "petits contrats" de près de 20 ans demandaient à être titulariser, ne sont pas utilisables au tribunal...
Ni même votre manque de savoir vivre et de correction Monsieur Virapoullé, votre père ne vous a pas appris la politesse, visiblement, on juge un homme sur son parcours mais également sur ses valeurs, d'où le score ...
Restez donc docteur, au moins vous donnerez l'impression de soigner car ce n'est pas ce que vous étiez prêt à faire des employés communaux au vu de "l'héritage" qui a été laissé ...

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