Société

Cannes : Les planteurs peinent à recruter des coupeurs


Cannes : Les planteurs peinent à recruter des coupeurs
Cette année, les coupeurs de cannes ne se bousculent pas pour participer à la campagne de coupe. Ces derniers jours, les annonces se multiplient sur le site Internet du Pôle Emploi, un paradoxe de taille dans une île durement touchée par le chômage.

De moins en moins de travailleurs semblent disposés à faire ce travail jugé pénible et mal rémunéré. Confronté à une véritable pénurie de main-d'œuvre, les planteurs s'inquiètent, notamment dans le Sud de l'île, alors que la campagne n'a pas encore commencé et que "les planteurs sont en pleine période de recrutement", souligne Frédéric Vienne, le président de la FDSEA, lui-même planteur dans les hauts de Grand-Bois à Saint-Pierre.

Pour expliquer cette situation, Frédéric Vienne évoque un métier qui n'attire pas les jeunes. "Les jeunes ne s'intéressent pas à ce métier très dur. Ils se détournent de cette filière. C'est un métier en voie de disparition", souligne-t-il. Autre problème dénoncé dernièrement par la Chambre d'Agriculture, le maintien des droits sociaux pour cette activité saisonnière. Pour conserver leurs droits, le travail au noir est couramment pratiqué dans ce secteur. C'est d'ailleurs une revendication des coupeurs qui ne sont pas prêts à travailler si en plus ils perdent leurs droits.

Les coupeuses vont remplacer l'homme

Jean-Yves Minatchy, le président de la Chambre, a relayé cette revendication auprès du ministre de l’Outre-Mer, Victorin Lurel, mais aucune décision n'aurait encore été prise pour répondre favorablement à la demande de moratoire de la chambre (lire ici).

Reste la solution mécanique avec les coupeuses. De plus en plus d'exploitants s'équipent de ces machines qui remplacent la main de l'homme. Malgré la moins bonne qualité de la coupe des machines, les planteurs s'orientent vers cette solution à court terme. On compte environ 200 coupeuses à la Réunion.

Ce chiffre augmente d'année en année. "Il y en a 100 de plus cette année" souligne Frédéric Vienne. Selon lui, une machine permet de couper environ 30 tonnes de cannes contre cinq tonnes pour un homme. Brefs, les temps changent aussi dans les champs de cannes de la Réunion...
Mardi 10 Juillet 2012 - 16:29
Lilian Cornu
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1.Posté par liberal chasseur de tete le 10/07/2012 16:34
je ne comprend pas. Comment la loi de l'offre de la demande ne fait-elle pas augmenter les salaires? ce qui est rare est cher.

Dans le privé on attire les talents avec des golden hello, des ticket restaurant, des golden parachutes.
work hard play hard. C'est quoi ces planteurs qui connaissent rien au marché?

2.Posté par noe le 10/07/2012 16:37
Qui veut aujourd'hui salir , abimer ses doigts dans un champ de cannes ? Puer la sueur puis prendre un coup de sec à la boutique chinoise ?

On gagne de l'argent sans se salir les mains alors pourquoi couper la canne ...

3.Posté par Tanguy le 10/07/2012 17:11
tous les travaux manuels fatiguants n'attirent plus personne : que ce soit la coupe de la canne, la vendange des raisins,....et après tout le monde se plaint de la montée du chômage.

Trop d'assistés largement payés à ne rien faire.

Continuons nous sommes sur la voie du redressement.

4.Posté par otelareunion le 10/07/2012 17:35
Vous savez ça veux dire quoi RSA et bien ces simple ça veux dire REVENUE SANS ACTIVITE et bien le préfet donne ordre aux RSA de couper la canne pour l'équivalent des 400€ dans le mois au lieu de se gratter le c ces ça les remettres dans le monde du travail et non de les laisser à rien faire comme certain depuis des années et tout le monde en connais je suis sur

5.Posté par L'INSOUMIS le 10/07/2012 18:25
Y'en a un paquet qui parle sans savoir...

J'ai coupé la canne dans l'Est alors que j'etais chomeur, à 13€ la tonne...Dur, tres dur...
Les coupeurs ont tout mon Respect...
Car les coupeurs de cannes sont les derniers "Esclaves" de la Réunion, dont les "maitres", les
"gros planteurs" qui n'arretent pas de se plaindre, s'enrichissent, à coup de subventions, de "zaides" (nos impots), sur la sueur des plus pauvres...
Et ces "maitres", ils ne sont pas tous "blancs", au sens propre comme au figuré !

Aaaa bon entendeur !

6.Posté par bolkestein fuhrer le 10/07/2012 18:56
on pourrait faire venir des madras à 3 roupies ou des chinois à 2 yuans de l'heure pour une petite "mission" de 3 mois avant de les renvoyer par bateau. Nos ancetres l'ont fait, il faut perpetuer la tradition ancestrale

7.Posté par Le paysan le 10/07/2012 19:53
au poste 6. Ok, mais qu'ils repartent...... on n'en peut plus et on n'en veut plus. Je plaisante cela n'aurait jamais dû se faire.
Le mot colonialiste, ne serait pas utilisé à tout bout de champ. Les esclavagistes et les esclaves n'auraient pas eu droit de cité. La France n'aurait pas eu à se repentir........... (désolé je ne veux plus continuer) et je ne serais pas ......... le métis que je suis certainement et qui est fier de l'être.

8.Posté par fredo le 10/07/2012 20:01
le problème n'est pas forcément que "Les planteurs peinent à recruter des coupeurs "ils souhaitent surtout embaucher au black et que le travail au black continue , payer ces pauv bougs au lance-pierre

9.Posté par jo le 10/07/2012 20:30
paye band boug la correctement avec horraire normal et sera bon ... band planteur y baize la gueule bana.

10.Posté par Thierry le 10/07/2012 21:45
@ Fredo, si ou trouve un coupeur de canne payé au lance pierre, dit a ou bien que le bougre i reveint pu le lendemain ...

Enfin, s'il n'y a pas de coupeurs au nom de la parité prenez des coupeuSES ... mwin lé sûr que de coupeuRS i vient derrière ... comme mouche à miel sur d' fleurs de letchis ...

TOTO...che, coupeurs i manque piiiiiiii. gratuite lo bougue i vient coupe mon cann'.

11.Posté par Close up le 10/07/2012 22:53
9. Vous avez raison Jo. Il faut arrêter de payer les coupeurs au rendement.
Que les planteurs paient au moins le smic comme base et qu’ils donnent une prime au rendement, pour inciter les « bons » à se faire plus de fric.
Dans ce putain de monde, où tout est aidé, subventionné, on veut encore faire perdurer l’esclavage! Comme le dit, à juste titre, l'Insoumis (post 5) « les coupeurs de cannes sont les derniers « esclaves" de la Réunion, dont les "maitres", les "gros planteurs" qui n'arretent pas de se plaindre, s'enrichissent, à coup de subventions, de "zaides" (nos impots), sur la sueur des plus pauvres... ».
Les planteurs se plaignent à la fois du manque de main d’œuvre, et des machines qui ne font pas un travail « propre »...
Au lieu d’acheter des machines, payez les coupeurs au juste prix et tout ira bien!
Il faut savoir qu’un agriculteur « pluri-actif » c’est à dire un gars qui a des terres plantées en canne mais qui bosse ailleurs que dans l’agriculture, touche déjà 6 euros à la tonne d’aide!
Plus fort, est considéré comme agriculteur à titre principal (donc susceptible de toucher les subventions « plein pot ») tout agriculteur justifiant :
- de plus de 50 % de son revenu issu de l’activité agricole
- de son inscription à l’AMEXA en tant qu’agriculteur à titre principal.
Les salariés d’exploitations agricoles justifiant d’au moins 6 mois d’activité à temps plein dans la période d’un an précédant la date de la demande, sont assimilés à des agriculteurs à titre principal. Les sociétés dont l’ objet social est l’exercice d’activités agricoles, si elles comprennent au moins un associé se consacrant à l’exploitation.
Bref, tout le monde touche... sauf le coupeur!
Arrêtons ces conneries ou supprimons les subventions!



12.Posté par Redistribuez les terres ... le 11/07/2012 00:28
Plusieurs solutions :

Que les subventions servent à payer les coupeurs plutôt que de les donner aux propriétaires qui se roulent les pouces et roulent en gros 4x4 rutilants (subventionnés eux aussi mais qui n'ont jamais eu le moindre usage agricole).

Obliger les dits 'planteurs' à mettre leurs terres en fermage ou métayage à des conditions fixées par les pouvoirs publics.

Foutre tous les champs de cannes en friche, ce qui sera fait naturellement en cessant de subventionner la cane.

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