Société

Canne à sucre : Les coupeuses au cœur des négociations


Canne à sucre : Les coupeuses au cœur des négociations
La coupeuse d'Elvis Gonthier était en démonstration vendredi dans les hauts de Grand-Bois, à Saint-Pierre, où quelques agriculteurs avaient donné rendez-vous à des responsables de Tereos, la société qui rachète leur production. L'objectif visait essentiellement à discuter, de façon informelle, sur d'éventuelles améliorations à apporter au résultat de la coupe lorsqu'elle n'est pas réalisée par un ouvrier agricole. Car la pénurie de coupeurs se confirme et les agriculteurs s'orientent de plus en plus vers ce genre de machines pour pallier la main de l'homme.

Sur son exploitation, Elvis Gonthier l'utilise depuis l'année dernière : "J'ai coupé environ 300 tonnes avec la machine. Je suis satisfait du résultat", explique-t-il.

Avec la machine, les cannes ne sont pas étêtés

Problème cependant avec cette machine, elle ne satisfait pas entièrement les usiniers, qui selon la convention tripartite "industriels-planteurs-État" relative aux conditions d’achat de la canne à sucre par les industriels, exigent que les planteurs livrent une canne "saine loyale et marchande". Ils souhaitent notamment que les cannes soient étêtées, c'est-à-dire sans feuille et sans leur chou car cela ferait perdre de la teneur en sucre. Pour les planteurs, il est difficile d'obtenir un résultat net car les cannes n'ont pas une hauteur homogène. Il est donc particulièrement difficile d'automatiser la coupe des têtes de chacune des cannes par ailleurs coupées mécaniquement. Si la machine va donc jusqu'à six fois plus vite que l'homme, elle ne permet pas encore d'obtenir la même qualité à l'arrivée.

De son côté, Tereos a décidé de lancer une étude auprès des planteurs qui utilisent ces machines, pour mesurer l'incidence de la qualité des coupeuses péï. Déjà 200 machines sont en service à la Réunion. Comme l'année dernière, les planteurs craignent que certains de leurs chargements soient refusés lors de la livraison. Les discussions vont se poursuivre pour trouver une solution, peut-être un compromis entre une coupe mécanique et un étêtage manuel... Rien n'est encore définitif.

Lundi 16 Juillet 2012 - 14:06
Lilian Cornu
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1.Posté par Abandonnez la canne le 16/07/2012 15:51
Arrêtez avec la canne et distribuez les subventions aux chômeurs. Au moins, on ne polluera plus l'atmosphère avec les machines à couper, et ça reviendra au même pour l'économie. Personne n'a besoin du sucre des DOM qui coute 10 fois plus cher que celle des autres pays.

2.Posté par noe le 16/07/2012 17:20
Il vaut mieux privilégier les coupeurs avec un bon sabre ...le rendement est plus fort ...pas de perte de sucre ...on gagne plus ...
Les engins mécaniques , c'est plus vite mais ça hache trop les tiges ...perte de rendement , les morceaux sèchent trop vite ...
Parole de scout !

3.Posté par Bayoune le 16/07/2012 21:24
En fin de compte, les planteurs ont été incité à s'acheter une coupeuse qui risque d'être inutile. Les banquiers auront encore une fois gagner sur le dos des planteurs.

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