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La coupeuse d'Elvis Gonthier était en démonstration vendredi dans les hauts de Grand-Bois, à Saint-Pierre, où quelques agriculteurs avaient donné rendez-vous à des responsables de Tereos, la société qui rachète leur production. L'objectif visait essentiellement à discuter, de façon informelle, sur d'éventuelles améliorations à apporter au résultat de la coupe lorsqu'elle n'est pas réalisée par un ouvrier agricole. Car la pénurie de coupeurs se confirme et les agriculteurs s'orientent de plus en plus vers ce genre de machines pour pallier la main de l'homme.
Sur son exploitation, Elvis Gonthier l'utilise depuis l'année dernière : "J'ai coupé environ 300 tonnes avec la machine. Je suis satisfait du résultat", explique-t-il.
Avec la machine, les cannes ne sont pas étêtés
Problème cependant avec cette machine, elle ne satisfait pas entièrement les usiniers, qui selon la convention tripartite "industriels-planteurs-État" relative aux conditions d’achat de la canne à sucre par les industriels, exigent que les planteurs livrent une canne "saine loyale et marchande". Ils souhaitent notamment que les cannes soient étêtées, c'est-à-dire sans feuille et sans leur chou car cela ferait perdre de la teneur en sucre. Pour les planteurs, il est difficile d'obtenir un résultat net car les cannes n'ont pas une hauteur homogène. Il est donc particulièrement difficile d'automatiser la coupe des têtes de chacune des cannes par ailleurs coupées mécaniquement. Si la machine va donc jusqu'à six fois plus vite que l'homme, elle ne permet pas encore d'obtenir la même qualité à l'arrivée.
De son côté, Tereos a décidé de lancer une étude auprès des planteurs qui utilisent ces machines, pour mesurer l'incidence de la qualité des coupeuses péï. Déjà 200 machines sont en service à la Réunion. Comme l'année dernière, les planteurs craignent que certains de leurs chargements soient refusés lors de la livraison. Les discussions vont se poursuivre pour trouver une solution, peut-être un compromis entre une coupe mécanique et un étêtage manuel... Rien n'est encore définitif.
Sur son exploitation, Elvis Gonthier l'utilise depuis l'année dernière : "J'ai coupé environ 300 tonnes avec la machine. Je suis satisfait du résultat", explique-t-il.
Avec la machine, les cannes ne sont pas étêtés
Problème cependant avec cette machine, elle ne satisfait pas entièrement les usiniers, qui selon la convention tripartite "industriels-planteurs-État" relative aux conditions d’achat de la canne à sucre par les industriels, exigent que les planteurs livrent une canne "saine loyale et marchande". Ils souhaitent notamment que les cannes soient étêtées, c'est-à-dire sans feuille et sans leur chou car cela ferait perdre de la teneur en sucre. Pour les planteurs, il est difficile d'obtenir un résultat net car les cannes n'ont pas une hauteur homogène. Il est donc particulièrement difficile d'automatiser la coupe des têtes de chacune des cannes par ailleurs coupées mécaniquement. Si la machine va donc jusqu'à six fois plus vite que l'homme, elle ne permet pas encore d'obtenir la même qualité à l'arrivée.
De son côté, Tereos a décidé de lancer une étude auprès des planteurs qui utilisent ces machines, pour mesurer l'incidence de la qualité des coupeuses péï. Déjà 200 machines sont en service à la Réunion. Comme l'année dernière, les planteurs craignent que certains de leurs chargements soient refusés lors de la livraison. Les discussions vont se poursuivre pour trouver une solution, peut-être un compromis entre une coupe mécanique et un étêtage manuel... Rien n'est encore définitif.
















