Société

CPE mutées en métropole: Elles demandent plus de transparence sur les postes vacants à la Réunion

Le 17 juillet dernier, le CREFOM (Conseil représentatif des Français d'outre-mer) alertait les médias sur la situation de CPE (Conseiller principal d'éducation) mutés malgré la présence de postes vacants dans l'Académie de la Réunion. Deux d'entre-elles ont décidé de témoigner sur leur situation actuelle. Affectées aux académies de Versailles et de Créteil, elles se retrouvent dans des situations familiales compliquées.


CPE mutées en métropole: Elles demandent plus de transparence sur les postes vacants à la Réunion
Sans remettre en cause les modalités du concours national, avec le risque de se voir muter dans l'hexagone, deux CPE réunionnaises ont décidé de sortir de l'anonymat pour réclamer plus de transparence sur le nombre de postes vacants à la Réunion. Après les recoupements effectués par le CREFOM et plusieurs syndicats de l'Education nationale, au moins trois postes de CPE ne seraient pas pourvus pour la rentrée prochaine. Un problème pour ces deux CPE, alors même qu'elles se retrouvent mutées dans deux académies en métropole, celles de Versailles et de Créteil.

"Le problème n'est pas celui d'être mutées en métropole. Nous sommes fonctionnaires et nous avons des devoirs, celui de partir en fonction des besoins au niveau national. Mais nous avons aussi des droits, celui d'avoir de la transparence au niveau des postes. On ne demande pas de passe-droit, ni de privilèges", explique Valérie, maman de deux enfants et enceinte du troisième. Cette mère de famille se retrouve mutée à Pierrefitte-sur-Seine alors même que des postes de CPE sont vacants dans l'académie. "On l'a appris en fouillant et avec la confirmation des syndicats. De source syndicale, il y a au moins trois postes vacants", poursuit-elle.

Reste que les deux jeunes femmes se retrouvent le 25 août prochain à devoir prendre des postes à plus de 10.000 km de leur famille.

De la transparence

En se rapprochant du CREFOM, elles espèrent faire bouger les lignes. Pas forcément pour leur cas personnel, mais pour les autres CPE et fonctionnaires dans la même situation. "On demande de la transparence au niveau académique pour permettre à ceux qui peuvent de rester", explique Richel Sacri, délégué régional du CREFOM. Lors de la diffusion du communiqué le 17 juillet dernier, trois CPE se trouvaient dans la situation d'une mutation vers l'hexagone. Aujourd'hui, ils sont sept CPE à être concernés, selon le CREFOM.

Reste le cas de Valérie et Dominique. "Je suis enceinte, j'ai deux enfants et mon mari travaille dans le privé. Il ne peut pas me suivre. On a peur qu'il soit confronté au chômage là-bas. Mais aujourd'hui, le système nous oblige à nous séparer. Si on part tous ensemble, ce sera 10 ans d'attente pour revenir à la Réunion. Si je pars seule, je bénéficierai de points d'éloignements", précise Valérie. Après un an d'affectation en métropole, elle pourra demander sa mutation vers la Réunion, mais sans avoir la certitude de pouvoir revenir.

Un rendez-vous avec le président de la République ?

Si le CIMM (Centre d'intérêts moraux et matériels) et le barème dans le cadre des mouvements de mutation au sein du rectorat ne sont pas remis en cause par le CREFOM, c'est bien la question de la transparence sur les postes vacants qui est pointée du doigt. "Le CIMM est pris en compte, ce n'est pas le problème car il est appliqué par le rectorat. Le problème est la déclaration du nombre de postes vacants dans l'académie (…). Quand on prend ces critères là, une fois le mouvement terminé, il n'y a plus au niveau national de personnes qui relèvent du barème pour entrer dans l'académie", précise Richel Sacri.

Face à cette situation, la délégation régionale du CREFOM a demandé une entrevue avec le président de la République, François Hollande, en visite à la Réunion ce vendredi. "Nous sommes en attente de réponse. Si on l'a, tant mieux, sinon tant pis on réfléchira à un autre moyen d'action", explique-t-il.

"Notre démarche n'est pas de défendre les cas particuliers, nous avons une démarche collective. Nous n'avons pas les moyens et nous ne voulons pas aller dans l'histoire personnel de chaque fonctionnaire. Nous voulons créer un lobbyinig pour que cela avance (…). On veut débloquer la situation. Avoir des postes cette année et que tout le monde soit vigilant", conclut Richel Sacri.
Mardi 22 Juillet 2014 - 16:05
Lu 1751 fois




1.Posté par marc le 22/07/2014 20:51
bon ils ont passé un concours donc ils partent
ils veulent un changement de règles pour eux tous seuls
pour qui se prennent ils
je suis créole et suis parti à l'époque en métropole, j'en suis pas mort
eux sont clairement intolérants et vont à mon avis être très fermés d'esprits à l'avenir
c'est dommage de soutenir des gens comme ça

2.Posté par LAMOLLY le 22/07/2014 22:16
Karam doit cesser cette manipulation pour son propre compte ! Envie d'exister allez chercher ailleurs ?

3.Posté par nawak le 22/07/2014 22:18 (depuis mobile)

Monsieur,
Vous n''avez pas lu l''article. Ces femmes ne demandent pas de passe droit et ça se trouve se battent pour des personnes en métropole ! Levons la tête marmay ! Less ma nou fé!

4.Posté par Randera le 22/07/2014 22:42 (depuis mobile)
. Ce qu''elles n''acceptent pas c''est le fait qu''ont leur mentent sur le nombre de postes à la rentrée.. Celà veut dire que chaque années des réunionnais partent loin de chez eux alors qu''il y a des postes à la réunion!!! Voilà tout..

5.Posté par Francette le 22/07/2014 22:51
Si on doit changer les règles, il faut les changer pour tous. Y compris pour les autres départements français.

6.Posté par ANIN le 22/07/2014 22:57
Le problème n'est pas de refuser de partir, vous n'avez rien compris à mon avis : apparemment il s'agit de postes qui restent vacants, donc pourquoi partir si on peut rester . ce n'est pas parce que vous n'avez pas eu la chance de rester par défaut de poste qu'il faut avoir "gros ker" pour les autres....

7.Posté par L''''Ardéchoise le 23/07/2014 03:09
Et les places aux concours, et les barèmes, ils servent à quoi ???

8.Posté par patriote le 23/07/2014 03:31
d'avoir i vé me'tt un metro a zot place

9.Posté par patriote le 23/07/2014 03:33
le post 5 deraille totalement

10.Posté par Dominique CRESCENCE le 23/07/2014 06:02
Ces personnes apprennent qu'il y a, de sources sûres, des postes vacants : 2 réactions, se taire ou réagir! Comment aurez-vous fait vous ? Elles ne se battent pas que pour elles. Ouv' zot z'yeux marmay! Il faut être solidaires, ce combat servira maintenant on l'espère et plus tard à d'autres réunionnais...

11.Posté par Tanbi le 23/07/2014 07:48
Oui il faut changer les règles et donner la priorité absolue pour la mutation au retour aux réunionnais, comme cela existe déjà dans certaines administrations.

12.Posté par le réunionnais le 23/07/2014 08:51
je soutiens ces personnes parce que je vois trop de choses anormale; je suis bien placé pour en parler.
mon propre syndicat c'est appuyé sur mon dossier pour trouver des astuces " mafieux" pour avantager une personne derrière la mer qui visait le même poste que moi.

13.Posté par et les pacs blancs ? ? le 23/07/2014 11:12 (depuis mobile)
Au moins elles ne sont pas pacsés exprès pour rester. Elles ont de vraies familles. Laissons ces mamans , ces femmes se battre. Elles ne demandent que des explications et de la transparence ! !

14.Posté par Un moun le 23/07/2014 19:30 (depuis mobile)
C'est un concours nationale assumer

Il y en a beaucoup qui dont exprès de se pacser, de faire des enfants, etc.. Pour avoir des points pour les mut.

Un poste vacant ce n'ai pas un poste de titulaire, zot i comprend pas? zot tête les frai?


15.Posté par elisa le 27/07/2014 05:58 (depuis mobile)
Certains écrivent et ne savent rien. Un poste vacant est bien un poste de titulaire. Ces dames ne réclament que leurs droits. Battez vous les filles et je suis et je croise les doigts pour vous. La caravane passe et les chiens aboient. Courage

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