Politique

CHU : Nassimah Dindar écrit aux ministres de la Santé et de l'Enseignement supérieur

Dans une lettre destinée à Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la Santé et Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, la présidente du Conseil général Nassimah Dindar s'indigne de la création "d'un seul poste de PU PH" alors que "quatre postes (...) avaient été accordés" au CHU de la Réunion. Elle demande aux ministre de revenir sur cette décision et de créer trois autres postes hospitalo-universitaires. Voici la lettre de Nassimah Dindar.


CHU : Nassimah Dindar écrit aux ministres de la Santé et de l'Enseignement supérieur
Mesdames les Ministres,

Le CHU de La Réunion atteindra le 29 février sa première année d'existence. Ce CHU est né aux forceps grâce aux efforts conjoints et constants de l'ensemble des acteurs se plaçant au-delà des clivages partisans.

Quatre postes de PU PH ont été accordés au nouvel établissement pour une prise de poste effective à la rentrée de 2012. J'apprends ce jour que suite à la révision des effectifs 2013, seul un poste de PU PH sera créé. Ma stupéfaction est d'autant plus grande que ce poste est au 4è rang des priorités définies en lien avec vos services déconcentrés.

Ce manque de cohérence et de soutien me semble gravissime. Encore une fois, La Réunion pourtant premier département d'Outre Mer par sa démographie se retrouve reléguée au dernier rang des considérations nationales.

Cette situation est d'autant plus incompréhensible que l'UFR de Médecine Antilles Guyane, pourtant identique en taille et en offre de formation à celle de La Réunion, détient elle un effectif de 16 PU PH. Le CHU de La Réunion, de tête de pont de la recherche et l'offre de santé de l'espace français de l'Océan Indien, peine lui à obtenir un seul poste de PU PH.

Je regrette votre décision et je vous prie de la reconsidérer en permettant que de nouveaux arbitrages aboutissent à la création effective des trois autres demandes de postes hospitalo-universitaires présentées en concordance étroite avec les priorités de santé publique du projet régional de santé Océan Indien.

A l'heure où La Réunion de la souffrance s'exprime dans la rue pour réclamer un avenir meilleur, je ne peux pas laisser détruire la dynamique constructive, porteuse d'emplois et d'innovation du CHU de La Réunion dont j'assurerai dès le 28 février la présidence du conseil de surveillance.

Ayons en tête que soutenir le CHU bénéficiera durablement non seulement à La Réunion mais aussi à Mayotte et à nos partenaires de l'Océan Indien.

Je vous prie d'agréer, Mesdames les Ministres, l'expression de ma haute considération.
Nassimah DINDAR
Samedi 23 Février 2013 - 12:50
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1.Posté par michel ravine blanche saint pierre le 23/02/2013 13:58
Ah bon je croyais que 4 postes de PUPH (2 au CHD et 2 au GHSR) ont été crée pour le CHU974, apparemment ce gouvernement socialo-antillais i roil' à nou encore dan' la farine.
Et puis ce CHU974 éclaté sur plusieurs sites (siège à st paul "hopital.fr", sud et saint denis) la fac de médecine sur 3 campus, on a un CHU "politique" le plus original de France.

2.Posté par jean974 le 23/02/2013 14:47
. "Encore une fois, La Réunion pourtant premier département d'Outre Mer par sa démographie se retrouve reléguée au dernier rang des considérations nationales. "
Elle a parfaitement raison.
Le manque de considération pour la Réunion de la part des autorités françaises est criant dans tous les domaines et à tous les niveaux.

3.Posté par Boa Bill le 23/02/2013 16:05
A l'heure où La Réunion de la souffrance s'exprime dans la rue pour réclamer un avenir meilleur, je ne peux pas laisser détruire la dynamique constructiveb

Les mots sont forts et donnent envie de pleurer...

La Réunion de la souffrance... elle en sait quoi notre girouette ultra-brite ?

La dynamique constructive se fera un jour, b[sans tous les élus démagos, carriéristes, cumulards.. et autres condamnés par la justice !

Je rêve un peu en écrivant cela mais il faut bien rêver...

Bertel de Vacoa


4.Posté par noe le 23/02/2013 18:53
Rien à voir entre ces 2 dames : la Présidente du Conseil Général et notre ministre !
-le sourire
-les dents
-la prestance
-le look ....
Tout les sépare !

5.Posté par Filou le 23/02/2013 20:31
Quoi, elle a écrit à un Ministre ??? Wow, quel panache, quel engagement, quel défi !!!

6.Posté par string ficelle le 24/02/2013 01:00
C'est qui celle là ?

7.Posté par noe le 24/02/2013 07:12
"string ficelle" , va te laver surtout après le port d'une semaine !

8.Posté par pang le 24/02/2013 09:45
Surement des membres de la famille ou camarades á placer

9.Posté par string ficelle le 24/02/2013 09:46
@ 7.Posté par noe le 24/02/2013 07:12

Oui mais comment faire ? une dame pourrait t-elle me donner des conseils à la télévision ?

10.Posté par Dr Anonyme le 25/02/2013 07:57
Les postes de PU-PH ne se créent pas en fonction des désirs des élus, mais selon un processus administratif bien trop compliqué pour vous écouter, voire même lire votre lettre.

Il leur faut d'abord trouver des candidats valables rien que pour les CHU de l'hexagone. Pas facile ! Beaucoup de nos jeunes médecins se dirigent vers d'autres directions : vers l'étranger européen, vers les USA, dans des filières plus faciles, etc. Voyez-vous quand les émoluments sont identiques quelle que soit la pénibilité du poste, les vocations sont asséchées.

De là à trouver, en plus, des candidats partant pour les îles, il reste un grand pas à franchir que rien ne facilite, ni la conjointe, pas même la surrémunération de 30 %.

Ensuite il faut constituer des dossiers de candidatures complexes mais surtout jugés valables pour les examinateurs. Tous n’ont pas fait de recherche validée.

Trois missions sont imposées aux candidats : être capable de fournir des soins les plus performants, avoir réalisé des recherches expérimentales dont la valeur est prouvée par l'acceptation dans des publications internationales, être capable de donner un enseignement à tous les professionnels de santé.

Les candidatures sont ensuite examinées par des commissions d'experts exigeants dans ces trois domaines.

Je connais les CHU de Martinique et de Guadeloupe. Les départements antillais, pas plus que la Réunion, ne sont en état de construire, autrement que sur du papier et parfois dans des murs vides, de vrais CHU ayant les capacités nécessaires pour remplir ces trois missions dans chacune des trois îles.

Une union, au moins pour l’enseignement et la recherche subtropicale entre ces trois CHU des DOM ne donne pas le principal que sont les soins, mais au moins soulagerait le budget national de la recherche et de l'EN.

Chère Madame,

En vous adressant à Marisol TOURAINE et à Geneviève FOURASIO, vous essayez de faire vivre un CHU qui n’existe que sous la forme d’une ‘cocotte en papier’, même si vous n'en avez pas encore pris conscience.

Vous adressez votre courrier justement à ceux qui doivent affronter le système administratif le plus complexe qui soit, surmonté du veto absolu de BERCY.

Votre démarche au lieu de faire avancer la solution va retarder la réalisation de votre vœu le plus cher : des soins performants.

Quel sera votre vœu le plus cher lorsque vous allez accéder à la Présidence du CA du CHU dans quelques jours ?

Trouver, dans l’immédiat, des praticiens hospitaliers en état de diriger de main de maître des services universitaires mais surtout des services hospitaliers.
Non pas diriger la recherche, ici, sans ambition autre que de l’exotisme.
Non pas de diriger l’enseignement, alors que les étudiants en médecine réunionnais sont bien loin encore de pouvoir bénéficier de l’appareil éducatif de l’hexagone.
Mais celui de diriger de main de maître, surtout des services de chirurgie, mais même une grande partie des 32 spécialités de l’exercice médical sans lesquels un CHU n'existe que sur le papier.
Le moyen le plus court d’obtenir ce qui est réellement indispensable à la Réunion, c’est de trouver des candidats d’un autre type que celui que vous espérez en vain.
Des praticiens, déjà nommés PU-PH, et désireux, pour une raison ou pour une autre qui leur appartient, de quitter leur CHU d’origine et de venir ici au titre d’un prêt de longue durée et non pas à la suite d’une nomination.
Emprunter de grands médecins PU-PH exerçant actuellement dans l’hexagone, voilà la solution la plus simple au moins pour BERCY.
En cas d’échec, vous pourriez emprunter à de grandes universités de pays occidentaux, des praticiens de valeur identique aux nôtres, sans vous embarrasser des freins administratifs français que vous ne manquerez pas de rencontrer dans les trois ministères.

Cordialement

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