Société

CGTR: Une commission confédérale aux allures de chasse aux sorcières ?


Photo : Siège de la CGTR à Saint-Denis
Photo : Siège de la CGTR à Saint-Denis
Comme chaque premier lundi du mois, les membres de la commission exécutive confédérale se réunissent pour évoquer la situation de la CGTR. Sauf que la réunion de ce lundi aura une saveur toute particulière. Selon plusieurs sources internes à la CGTR, il devrait être question de l'exclusion des "camarades dissidents" qui ont dénoncé les dysfonctionnement en interne de la structure syndicale.

L'enjeu est d'importance pour le secrétaire général, Ivan Hoareau, qui aurait demandé à tous les membres de la CEC d'être présents ou de donner délégation pour que le vote soit unanime et incontestable. C'est que le secrétaire de la CGTR n'a pas du tout digéré que les affaires internes à son syndicat soient mises sur la place publique les dernières semaines.

Pour preuve, un courrier daté du 2 octobre et envoyé à toutes les structures syndicales dépendantes de la CGTR. Une lettre qui intervient dans le cadre des conflits internes et externes qui touchent l'organisation. "La CGTR fait actuellement l'objet d'une série d'attaques sans précédent venant de l'intérieur de l'organisation", explique en introduction Ivan Hoareau. Citant tour à tour les responsables de ce grand désordre "les dirigeants de l'Union régionale Sud, de la Fédération Commerce, du Syndicat CGT 974 Citroën avec la complicité du secrétaire de la CGT EDF", Ivan Hoareau dénonce une "tentative concertée" de déstabilisation de la CGTR dans "son ensemble".

"Nos dirigeants sont calomniés"

"Nos dirigeants sont calomniés de la Fédération Auto Moto à l'URSO en passant par le BTP pour arriver à la confédération, personne n'est épargnée. Leur sécurité physique a été menacée le samedi 7 septembre à la mairie annexe de Saint-Pierre (voir ici : Les adhérents de la CGTR Sud convoqués : La réunion a tourné court )", poursuit Ivan Hoareau.

"Des médias "bien" informés en font leurs choux gras et certains rêvent de la mort de la CGTR", ajoute-t-il. Mais pas question pour le secrétaire général de baisser les bras. Faisant référence à la dernière mobilisation du 10 septembre et la "participation massive" des militants, Ivan Hoareau rappelle que la CGTR repose sur "son histoire faite de combats pour toujours plus de justice sociale, ses valeurs et ses militants".

Ivan Hoareau souligne sa "totale solidarité" envers les camarades insultés

Ivan Hoareau revient sur les problèmes financiers du syndicat. "Que tout ne soit pas parfait dans le fonctionnement de nos structures doit nous inciter à être toujours plus exigeants dans la recherche d'une meilleure défense des salariés. La certification de nos comptes 2010 avec des réserves mineures et celle sans réserves de ceux de 2011 en sont la preuve irréfutable reconnue tant par notre expert comptable que le commissaire aux comptes. Un saut qualitatif organisationnel a été franchi et seul la mauvaise foi peut l'ignorer", précise-t-il.

Poursuivant, Ivan Hoareau souligne sa "totale solidarité" envers les camarades insultés. "Les calomnies contre la CGTR, venues de l'intérieur pour être amplifiées de l'extérieur, interpellent à juste titre les camarade et les salariés", explique Ivan Hoareau. Ce dernier va procéder avant la fin de l'année à une tournée des structures pour donner la version des faits de la CEC et "rétablir la vérité", d'autant que le 12ème Congrès de la CGTR se profile à l'horizon.

Interrogés, certains "dissidents" visés se demandent comment le secrétaire général de la CGTR va procéder à leurs exclusions. Une exclusion contraire selon eux aux statuts de la CGTR. Car selon les statuts, la radiation d'une fédération, d'un syndicat ou d'une Union régionale ne pourra être "prononcée que par un Congrès à la majorité des 2/3 des votants". A moins de voir leur suspension effective à l'issue du CEC. "Le Conseil confédéral à la majorité des 2/3 pourra avertir, blâmer ou suspendre une UR, une fédération ou un syndicat", peut-on lire dans les statuts. Mais la CGTR prendra-t-elle le risque de suspendre par exemple l'Union régionale Sud qui compte plus de 2.000 adhérents ?
Lundi 7 Octobre 2013 - 16:30
Lu 1359 fois




1.Posté par noe le 07/10/2013 17:49
Ce syndicat de riches ouvriers existe encore ?
Lamentable cette chasse !

2.Posté par angivan ! le 07/10/2013 18:12
Mer calme, vent nul, pas de houle... et pourtant le bateau tangue.
Vraisemblablement un mauvais coup de barre du capitaine.... ou le branle bas des matelots !

La presse serait-elle de mauvaise foi ?

Que des anges à la CGTR !

3.Posté par Môvélang le 08/10/2013 07:08
dénoncer des magouilleurs et voleurs c'est insulter ?????????????,

4.Posté par alain dimitri le 08/10/2013 19:11
les fossoyeurs vont a la chasse ben merde, la réalité fait mal au cul mr hoareau on s"attaque aux colistiers on laissé les requins entres eux ...

5.Posté par lulu le luron le 12/10/2013 07:11
que du bla bla,ces fins magouilleurs seraient ils pas d'accord sur la partage des gains!!!
c'est une honte pour la france!!!!

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