Politique

CCIR : La politique de la chaise vide gagne le camp Patel

Si le mea culpa du président de la Chambre de commerce et d'industrie est arrivé rapidement, seulement quelques minutes après la confirmation que le quorum ne serait pas atteint pour y tenir une assemblée générale à la CCIR vendredi dernier, d'autres raisons plus occultes ne manqueront pas d'alimenter les supputations.


CCIR : La politique de la chaise vide gagne le camp Patel
 
Seize sièges occupés vendredi 29 juillet à la CCIR pour un total de 36 élus que compte la Chambre : le compte n'y est pas.

Tentant de faire diversion avec un sujet ô combien lourd : "la sous-location de terrains de la Chambre à des fins d'enrichissement personnel", sur lequel le tribunal a désormais droit de regard, Ibrahim Patel n'a pas pu lever les doutes sur les diléttantes de sa majorité.

Et Daniel Moreau du Medef d'y aller de son interprétation. "A chaque fois qu'il y a eu un souci de quorum à la CCI, cela signifiait qu'il y avait un problème de majorité". Si l'histoire de la Chambre semble alimenter avantageusement son argumentation, le récent président y aura vu, lui, une autre lecture, plus terre à terre. Des bouts de "terre" qui ont coûté chers à la CCI.

22, v'là Patel

"Dommage que les élus de l'opposition n'aient pas voulu siéger", a expliqué Ibrahim Patel, sûr de son fait. Sans en nommer aucun mais le sourire en coin, il a sorti le long rifle : "22 chefs d'entreprises ont sous-loué des terrains appartenant à la CCIR et se sont enrichis". Comment ? En sous-louant dix fois plus cher des terrains qu'ils louaient à la Chambre pour la somme risible de 19 cts d'euros le mètre carré. Le premier coup de bâton de la nouvelle présidence devait sans doute avoir du mal à être entendu tel que l'a admis Ibrahim Patel. A cet effet, "et dès notre prochaine assemblée générale, nous fixerons le prix du mètre carré dans la ZIC N°1 du Port à 0,95 cts". Pour couper court à toute tentation de spéculation sur le dos de la Chambre. Mais que dire de la seconde résolution...

"Le dossier est sur le bureau du tribunal administratif depuis un mois", a lancé le président "et l'affaire est déjà mise en audience pour septembre" sans plus de précisions.

Dans cet après-midi qui aurait pu être jouissif pour la présidence, qui avait de gros dossiers à mettre à la face de l'opposition, Ibrahim Patel en a oublié de surveiller ses propres alliés. "Ça me servira de leçon pour la prochaine fois. J'étais persuadé que les élus du Medef allaient siéger", ce qui aurait fait atteindre le sacro-saint quorum.

"Il est dans les embouteillages, il arrive"

Sur la question, la présidence veut garder la main. Trois élus sont hors département. Si les Yvès Hoarau ou autre Mourad Guelalta ont l'excuse toute trouvée d'être hors département (île Maurice ou métropole), d'autres n'ont pas vraiment d'excuses. Dans l'agitation, et avant que le nombre insuffisant d'élus ne soit acté, les téléphones portables ont chauffé. "Akbaraly ? Il est à Cilaos ?", entend-t-on par ici. "Grindu ? A la Plaine des Cafres ?". "Untel : il est dans les embouteillages, il arrive", s'agitera-t-on par là. La suite de l'histoire est connue.

Après avoir évoquée la piste d'un report de l'AG ce vendredi, un report pur et simple à fin août a été la solution la plus sage. Le temps pour Ibrahim Patel de faire réécrire pendant les vacances 100 fois aux mauvais élèves de son camp : "je ne dois pas mettre en difficulté ma propre majorité". A moins que des vacances pour le moins de circonstance en pareille période n'aient simplement l'allure d'une certaine contestation dans les rangs de la majorité.
Lundi 1 Août 2011 - 09:07
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par zorro !!!!!!!!!!!!!!!! le 01/08/2011 12:53
Que fait Mongin !!!!!!!!!!!

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