Sur le même sujet…
Jeudi 16 août 2012, c’est la rentrée des classes !
Dans 2 communes sur 24. C’est une situation inédite. Dans les autres elle est envisagée vendredi 17 ou lundi 20 ou encore à une date ultérieure.
Petit rappel pour les non-informés.
L’association des maires de la Réunion a annoncé que la rentrée ne se ferait pas à cause du manque de 1 100 contrats aidés pour le second semestre de l’année. Les personnes bénéficiant de ces contrats sont essentiellement chargées de l’entretien, de la surveillance et de la restauration. Leur absence pose des problèmes évidents de sécurité et d’hygiène. Certaines municipalités transfèrent leurs personnels d’un service à l’autre, en attendant le dénouement de l’affaire ou anticipant une reprise la semaine prochaine.
Les parents ?
Ceux qui ont pu, ont posé un ou deux jours de congé mais, dans l’ensemble, les difficultés à faire garder les enfants sont manifestes. L’ensemble des fédérations de parents d’élève soutient l’initiative des maires tout en souhaitant un règlement rapide de la situation et un retour à la normale. Dans le cas contraire la grogne naissante pourrait s’amplifier.
Et les professeurs des écoles ?
Certains ont pris leur poste normalement, les autres - une très grosse majorité - ont fait acte de présence dans leur école (une pensée pour celles et ceux qui ont de longs ou difficiles trajets) ou ne s’y sont pas rendus lorsque celle-ci était fermée par arrêté municipal.
Et maintenant ?
Le problème est d’ordre politique. Au niveau des mairies l’unanimité du début (23 sur 24) risque de ne pas tenir. La rentrée aura lieu demain ou lundi dans une dizaine de communes. Se désolidarisent-ils de leurs collègues ? Comment maintenir dans ces conditions la pression sur le gouvernement afin d’obtenir les contrats manquants ? La réponse leur appartient car ils doivent aussi composer avec l’opinion publique, en particulier les parents qui, comprenant les difficultés d’accueil dans les écoles, ne tiendront pas longtemps avec leurs rejetons sur les bras. C’est aussi sans compter avec une part de l’opinion qui les accuse d’avoir mal géré les contrats aidés, autrement dit de les avoir gaspillés à des fins électoralistes au premier semestre.
Les enseignants eux, à l’image de leur administration, ne peuvent que prendre acte et faire avec les conditions au jour le jour.
Dernière minute : l’association des maires annonce qu’une rentrée au rabais se ferait lundi matin. Au rabais par manque de personnel pour assurer certains services.
Le SNE-FGAF 974 invite donc, si le cas se présente, les professeurs des écoles à ne pas prendre de responsabilités qui ne leur incombent pas et à signaler tout problème à leur inspection et au syndicat.
Dans 2 communes sur 24. C’est une situation inédite. Dans les autres elle est envisagée vendredi 17 ou lundi 20 ou encore à une date ultérieure.
Petit rappel pour les non-informés.
L’association des maires de la Réunion a annoncé que la rentrée ne se ferait pas à cause du manque de 1 100 contrats aidés pour le second semestre de l’année. Les personnes bénéficiant de ces contrats sont essentiellement chargées de l’entretien, de la surveillance et de la restauration. Leur absence pose des problèmes évidents de sécurité et d’hygiène. Certaines municipalités transfèrent leurs personnels d’un service à l’autre, en attendant le dénouement de l’affaire ou anticipant une reprise la semaine prochaine.
Les parents ?
Ceux qui ont pu, ont posé un ou deux jours de congé mais, dans l’ensemble, les difficultés à faire garder les enfants sont manifestes. L’ensemble des fédérations de parents d’élève soutient l’initiative des maires tout en souhaitant un règlement rapide de la situation et un retour à la normale. Dans le cas contraire la grogne naissante pourrait s’amplifier.
Et les professeurs des écoles ?
Certains ont pris leur poste normalement, les autres - une très grosse majorité - ont fait acte de présence dans leur école (une pensée pour celles et ceux qui ont de longs ou difficiles trajets) ou ne s’y sont pas rendus lorsque celle-ci était fermée par arrêté municipal.
Et maintenant ?
Le problème est d’ordre politique. Au niveau des mairies l’unanimité du début (23 sur 24) risque de ne pas tenir. La rentrée aura lieu demain ou lundi dans une dizaine de communes. Se désolidarisent-ils de leurs collègues ? Comment maintenir dans ces conditions la pression sur le gouvernement afin d’obtenir les contrats manquants ? La réponse leur appartient car ils doivent aussi composer avec l’opinion publique, en particulier les parents qui, comprenant les difficultés d’accueil dans les écoles, ne tiendront pas longtemps avec leurs rejetons sur les bras. C’est aussi sans compter avec une part de l’opinion qui les accuse d’avoir mal géré les contrats aidés, autrement dit de les avoir gaspillés à des fins électoralistes au premier semestre.
Les enseignants eux, à l’image de leur administration, ne peuvent que prendre acte et faire avec les conditions au jour le jour.
Dernière minute : l’association des maires annonce qu’une rentrée au rabais se ferait lundi matin. Au rabais par manque de personnel pour assurer certains services.
Le SNE-FGAF 974 invite donc, si le cas se présente, les professeurs des écoles à ne pas prendre de responsabilités qui ne leur incombent pas et à signaler tout problème à leur inspection et au syndicat.

















