L'objectif de retour à 3% de déficit paraît particulièrement ardu et nombre d'économistes doutent que ce soit réalisable, sauf par un plan d'austérité budgétaire drastique. Pour réaliser 1,2 point de déficit en moins, avec une croissance plutôt faible, il faut économiser au moins 24 milliards d'euros.
Le président élu, François Hollande, n'a pas tardé à réagir aux prévisions peu enthousiastes de l'Union Européenne. Et il est apparu plutôt serein. "Nous avions anticipé" la dégradation des comptes publics, a ainsi aussitôt affirmé François Hollande, qui a adressé une pique à Nicolas Sarkozy et à son gouvernement.
"J'ai demandé une évaluation par la Cour des comptes de la réalité budgétaire de notre pays, je savais depuis déjà plusieurs semaines qu'il y avait une dégradation plus grande que le gouvernement sortant ne le disait de nos comptes publics, explique-t-il. Ça méritera d'être regardé, analysé, et j'attends le rapport de la Cour des comptes pour prendre les décisions qui s'imposent."
Michel Sapin, proche du président élu, a déclaré que François Hollande "maintient l'objectif" de 3%. Avant d'ajouter que "ceci valide le projet de François Hollande, qui consiste à changer de politique pour maîtriser les dépenses, augmenter les recettes de manière juste et efficace et, surtout, changer de politique économique au niveau national et européen pour stimuler la croissance".
















