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Bourse: PSA Peugeot Citroën plonge, malgré les suppressions d'emplois

Samedi 14 Juillet 2012 - 10:36

Bourse: PSA Peugeot Citroën plonge, malgré les suppressions d'emplois
Les mesures drastiques annoncées jeudi 12 juillet par PSA Peugeot Citroën, et détaillées ce vendredi, n'auront pas suffi. La Bourse de Paris continue de sanctionner lourdement le titre PSA, avec une nouvelle chute en milieu de matinée. L'action perdait plus de 8%, malgré le plan de suppression de 8000 postes qui ne rassure pas les actionnaires inquiets des perspectives financières négatives. Un peu avant 11h, le titre valait 6,44 euros, soit un repli de 8,20% dans un marché quasi stable, enfonçant son plus bas depuis 1987, année de la création du CAC 40. "Dès que l'Etat se mêle d'un plan de licenciement et intervient dans la gestion d'un groupe, le marché prend peur et les opérateurs vendent", indique Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities.
Le gouvernement avait indiqué, par la voix d'Arnaud Montebourg, ne pas accepter le plan social en l'état et a indiqué étudier toutes les alternatives possibles.
Le groupe perd 200 millions de cash par mois
Les propos tenus ce matin par le PDG Philippe Varin, indiquant que le constructeur perdait 200 millions d'euros de liquidités tous les mois, brûlait sa trésorerie depuis un an, ont également mis de l'huile sur le feu. Pendant ce temps, l'agence de notation Moody's envisageait vendredi d'abaisser la note de PSA, évoquant "une perte opérationnelle récurrente estimée à 700 millions d'euros au premier semestre 2012 dans la division automobile."
L'avenir de PSA s'annonce sombre. "Le groupe a un besoin urgent de se restructurer et d'adopter une stratégie, ce qui manque depuis une dizaine d'années malgré les décisions prises par Philippe Varin", déclarait au HuffPost Bertrand Rakoto, du cabinet spécialisé RL Polk.
De manière générale, c'est l'encrage trop important de PSA en Europe qui fait défaut au groupe. La demande s'est contractée pendant la crise et les effectifs sont trop nombreux par aux besoins. En sus, PSA n'est pas assez présent sur les marchés émergents comme le Brésil, où Renault profite d'une bonne stratégie.

L'intégralité de l'article sur Le Huffington Post.
Pierrot Dupuy
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