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Blog de Pierrot
Le gouvernement a décidé aujourd'hui, histoire de faire un peu oublier le séisme de la découverte du compte caché de Jérôme Cahuzac en Suisse, de demander aux ministres de publier leurs déclarations de patrimoine avant le 15 avril.
De leur propre initiative, plusieurs parlementaires ont décidé d'en faire de même. A quand la même chose de la part de nos parlementaires réunionnais? Et comme on sait que la corruption touche aussi les élus locaux, maires, conseillers et conseillers régionaux, pourquoi ne pas leur imposer la même obligation? Cela étant dit, de le faire aura pour unique intérêt de donner l'illusion aux Français que les mesures qui s'imposaient ont été prises et que, dorénavant, ils pourront à nouveau faire confiance à leurs élus. Pourtant, les personnalités entrant au gouvernement étaient déjà tenues de rédiger une telle déclaration de patrimoine. La seule différence venait du fait qu'elles n'étaient pas publiées, et qu'elles le seront dorénavant. Jérôme Cahuzac par exemple avait rédigé une déclaration de patrimoine. Le problème, c'est qu'il avait menti en la remplissant et qu'il avait omis de déclarer son compte en Suisse. Ca aurait changé quoi si on l'avait publiée? Cela n'aurait pas fait disparaitre le mensonge et les millions planqués en Suisse...
Lundi 8 Avril 2013
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Commentaires (21)
Ce n'est pas 600.000 euros que Jérôme Cahuzac possédait sur son compte suisse, mais... 15 millions !!! C'est ce qu'a affirmé ce matin sur iTélé Darius Rochebin, un journaliste suisse travaillant pour la télévision TSR.
Selon plusieurs sources qui auraient informé le journaliste, cette somme de 15 millions semble crédible. Le journaliste ajoute que "si Paris avait posé la bonne question, l'enquête aurait abouti". Enfin le journaliste évoque une rencontre entre Pierre Moscovici et son alter ego suisse lors du forum de Davos où ils auraient parlé de l’affaire Cahuzac.
Jérôme Cahuzac souhaite retrouver son siège de député de la 3ème circonscription du Lot et Garonne, comme la loi le lui permet. En effet, depuis la réforme constitutionnelle de juillet 2008, tout ex-ministre, ayant démissionné ou été victime d'un remaniement, recouvre automatiquement son siège de au bout d'un mois, sauf s'il y renonce. Apparemment, Jérôme Cahuzac n'a aucune envie d'y renoncer puisque Claude Bartolone a affirmé ce vendredi sur France Info avoir tenté, lors d'un long entretien téléphonique, de "dissuader Jérôme Cahuzac de revenir à l'Assemblée".
Au delà des "questions de droit", Claude Bartolone estime, lui, que "compte tenu de l’attitude qui a été la sienne", un tel retour "ne serait pas une bonne chose, ni pour lui, ni pour le pays". Il fait là allusion au démenti "catégorique" de Jérôme Cahuzac dans l’hémicycle de l’Assemblée, le 5 décembre dernier : «"Je n’ai jamais eu de compte à l’étranger, ni maintenant, ni avant. J’ai saisi la justice [...] et c’est devant la justice que je m’expliquerai en attendant des éléments probants qui à ce jour font défaut". "Compte tenu de l’offense qu’a représenté son expression, aussi forte devant tous les députés, c’est très difficile pour lui de revenir", affirme Claude Bartolone sur France Info, espérant que Jérôme Cahuzac "aura la force de reconnaître qu’il y a des symboles qui ne sont pas acceptables". En tout étét de cause, si Jérôme Cahuzac retrouvait son fauteuil de député, il percevrait des indemnités de 5.177 euros par mois, plus nombre d'autres aventages en nature qui peuvent permettre dans certains cas de doubler les indemnités de base. Et même s'il renonçait à son mandat de parlementaire sous la pression de ses "amis" socialistes", il percevrait malgré tout une retraite confortable de 4.384 euros mensuels dès ses 60 ans. Le régime des députés prévoit en effet un versement des indemnités de retraite en fonction du nombre de mandats effectués. Jérôme Cahuzac en a effectué deux.
L'ile Maurice est aujourd'hui en alerte fortes pluies, ce qui a entrainé le maintien des élèves à la maison. Or, le ciel est bleu au dessus de l'ile soeur.
Lors des grosses pluies qui ont fait plusieurs morts il y a de cela quelques jours, la météo mauricienne n'avait lancé aucun signal d'alerte. Ca ne vous rappelle pas quelque chose ?
Didier Robert n'a pas encore annoncé officiellement où il sera candidat aux prochaines municipales. En attendant, il tente de réaliser l'union de la droite partout où il le peut.
Saint-André est l'une des villes gagnables par la Droite, surtout depuis que l'on sait qu'Eric Fruteau, le maire sortant, pourrait bien être inéligible dans un an. Mais c'est aussi l'une des villes où l'union sera la plus difficile à réaliser. Jean-Paul Virapoullé ne fait plus mystère de son grand retour en politique : il sera candidat aux prochaines municipales dans la ville dont il a été le député-maire. Le problème, c'est que Serge Camatchy entend lui aussi être candidat. Selon nos informations, Didier Robert déjeunera demain avec Serge Camatchy et son équipe de campagne pour tenter de trouver un terrain d'entente entre les deux hommes. Une condition indispensable si la Droite veut réintégrer la mairie...
"Mon adversaire, c'est le monde de la finance", avait déclaré François Hollande durant un de ses meetings de campagne.
Pas de chance, voila que les Français découvrent que "le monde de la finance" n'est pas l'exclusivité de la Droite et que de nombreux dirigeants socialistes en font également partie. Jérôme Cahuzac avait un compte en Suisse, sur lequel est aujourd'hui crédité environ 600.000 euros. Mais il sera intéressant que l'enquête nous dise quelles sommes d'argent ont transité sur ce compte depuis qu'il a été ouvert en 1992, d'où provient cet argent (produit de l'activité de patron de clinique mis de côté pour échapper à un fisc trop gourmand, commissions occultes des laboratoires pharmaceutiques, pots-de-vin, etc?), mais aussi à quoi il a servi. Le scandale dans le scandale en ce qui concerne Jérôme Cahuzac est surtout qu'il était ministre du Budget, et donc en charge de la traque aux fraudeurs au fisc. C'est un peu comme si on avait donné des saucisses à surveiller à un chien... Mais là où Hollande n'a vraiment pas de chance, c'est alors même que personne n'évoquait encore l'affaire Cahuzac, qu'un certain nombre de journalistes d'investigation du monde entier, dont ceux du Monde pour la France, avaient commencé à enquêter sur des centaines de milliers de documents provenant de deux sociétés spécialisées dans les montages de sociétés dans les paradis fiscaux. Cette enquête baptisée "Offshore Leaks", par analogie avec l'affaire Wikileaks de Julian Assange, a pour objectif de révéler les noms de quelques dizaines de milliers de fraudeurs au fisc dans de nombreux pays. Et Offshore Leaks a fait une première victime : Jean-Jacques Augier, qui fut le trésorier de la campagne présidentielle de François Hollande en 2012, apparait sur les microfilms en possession des journalistes du Monde comme étant le possesseur de deux comptes offshore aux iles Caïman. Et cette nouvelle affaire sort, de façon bien involontaire, deux jours après la bombe atomique des aveux de Jérôme Cahuzac... C'est pour ça que je dis que François Hollande n'a pas de chance. N'oublions pas également la parade d'investiture sur les Champs Elysées sous la pluie, la foudre qui a touché l'avion présidentiel le soir des élections, la pluie qui s'abat partout à chaque sortie du président. Pas plus tard qu'aujourd'hui encore à l'occasion de son arrivée au Maroc... N'en jetez plus, la coupe est pleine. C'est quoi la prochaine catastrophe ?
Harlem Désir, le premier secrétaire du parti socialiste, a annoncé hier que Jérôme Cahuzac "s'était exclu de lui même" du PS, après qu'il ait avoué avoir possédé un compte en Suisse, puis à Singapour, après l'avoir violemment nié.
Dans le même temps, François Hollande, toujours pour essayer d'éteindre l'incendie, annonçait trois mesures, dont l'une consisterait à interdire "de tout mandat public" "les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale ou corrumtion". Harlem Désir a été condamné le 17 décembre 1998 à 18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour recel d'abus de bien sociaux. Dans les faits, il avait bénéficié d'un emploi fictif pendant un an de la part de l'Agence régionale pour la formation des migrants, ce qui lui avait permis de toucher un salaire indu de 8.900 Francs net tous les mois. Le terme de corruption qu'utilise (à dessein ?) François Hollande est très difficile à qualifier pénalement. Pour reprendre les termes d'un article du Monde d'aujourd'hui, "la corruption, outre qu'elle est difficile à caractériser, recouvre un champ si vaste que le mot est vague au pénal : s'agit-il du très rare "pacte de corruption" (...), de la prise illégale d'intérêt, du détournement de biens publics, des abus de confiance ou de biens sociaux, du trafic d'influence, de l'atteinte à l'égalité des candidats dans les marchés publics? La chancellerie répond prudemment qu'elle est en train "de travailler sur le périmètre des infractions". Si l'abus de bien social devait y figurer, cela mettrait Harlem Désir dans une situation très embarrassante, lui qui vient de critiquer son collègue Cahuzac... Le PS n'avait aucun élu sous la main n'ayant jamais été condamné sous la main pour s'exprimer sur le sujet, plutôt que d'envoyer au front quelqu'un qui a lui même déjà été condamné pour corruption?
Dans l'esprit de tout le monde, seuls les grands patrons de multinationales étaient susceptibles d'être assujetis à la taxe de 75% sur les salaires de plus d'un million d'euros que François Hollande avait promise durant la campagne présidentielle.
Et tout le monde avait oublié que la Ligue 1 de football abritait près de 70 footballeurs gagnant des sommes supérieures à ce montant... Les présidents de ces clubs ont dû avoir des sueurs froides en entendant le président de la République, jeudi soir, annoncer lors de son entretien télévisé sur France 2 que cette taxe serait désormais supportée non plus par les particuliers, mais par les entreprises... Pour la Ligue 1, ça représente mine de rien un surcoût de 82 millions d'euros. Et presque 30 millions pour le seul PSG... On peut comprendre que ces présidents de clubs aient été rassurés d'apprendre hier soir, de la bouche de Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football, ancien maire PS de Guingamp, que "cela ne concerne pas les PME. Le Premier ministre à qui j’ai posé la question a été clair : seules les grandes entreprises seront taxées. Or les clubs professionnels sont considérés comme des PME". Patatras ! Jean-Marc Ayrault a fait savoir ce matin que "la taxe à 75% concernera toutes les entreprises qui versent des salaires supérieurs à 1 million d’euros". Noël Le Graët avait dû mal entendre... Finalement, il y a une certaine morale dans cette décision de Matignon. Il n’aurait en effet pas été sain que le football soit exempté, car on aurait alors pu avoir l’impression qu'en France, il vaut mieux savoir bien dribler avec ses pieds que de créer de la richesse en prenant le risque d'entreprendre... A moins que d'ici là, Jean-Marc Ayrault ou François Hollande ne change encore d'avis...
Mohamed Rochdi est fort pour faire savoir quand il gagne un procès, mais il l'est beaucoup moins quand il en perd...
Le 26 mars dernier, la cour administrative d'appel de Bordeaux, compétente en matière d'appels pour les jugements rendus par le tribunal administratif de Saint-Denis, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu pour elle de statuer sur l'annulation déposée par l'université de la Réunion et Mohamed Rochdi contre le jugement du tribunal administratif de St-Denis annulant les élections du 7 juin 2012, de nouvelles élections ayant eu lieu entretemps. Mais, considérant que Philippe Jean-Pierre "n'est pas dans la présente instance la partie perdante", la cour a estimé que l'université et Mohamed Rochdi, ainsi que les co-listiers qui s'étaient joints à la plainte, devaient lui verser chacun une somme de 1.000 euros. Cet arrêt est important car il montre, a posteriori, que Philippe Jean-Pierre avait raison et il lave ainsi son honneur. Puisque l'on parle d'honneur, rappelons que dans le JIR du 5 novembre dernier, Mohamed Rochdi avait déclaré : "Si jamais la cour d’appel annule le jugement du TA, cela annulera toutes les accusations de magouilles et de fraudes. Je souhaite que M. Jean-Pierre, et tous ceux qui ont des responsabilités autour de lui, en tirent les conséquences, qu’ils s’écartent définitivement des responsabilités". En le paraphrasant, j'ai envie de demander à Mohamed Rochdi ce qu'il attend pour "tirer les conséquences" de l'arrêt de la cour d'appel de Bordeaux, en s'écartant "définitivement des responsabilités"?
François Hollande pensait avoir fait un bon mot dont il est coutumier, en évoquant une "boite à outils" pour parler des différentes mesures que son gouvernement a mis en place depuis 10 mois qu'il est arrivé au pouvoir pour redresser la France.
Malheureusement pour lui, les Français, et les commentateurs de la vie politique, n'ont retenu que l'impression de bricolage qui s'attache à cette expression. Comment l'équipe de communicants qui entoure le président de la République ne l'a pas dissuadé d'utiliser cette expression? Comment n'a-t-il pas réalisé qu'il allait donner l'image d'un bricoleur du week-end, armé de son tournevis et de son marteau, pour s'attaquer à la montagne de problèmes auxquels la France est confrontée? Et décidément, ce président de la République n'a vraiment pas de chance ! On se souvient de son défilé sur les Champs Elysées sous la pluie, ou encore de son avion frappé par la foudre. Cette fois, c'est l'INSEE qui lui torpille ses effets et qui vient mettre à mal le peu de positif que les Français avaient retenu de sa prestation d'hier soir. Les Français se sont endormis sur l'image d'un président qui peut peu, mais qui a au moins une volonté de fer. Ce matin, ils se réveillent en découvrant que la situation est encore bien plus grave que ce qu'on leur avait présenté la veille : le déficit public a atteint 4,8% en 2012 alors que les engagements de la France auprès de ses partenaires européens prévoyaient 4,5%. La croissance, restée à zéro en 2012 alors que le gouvernement tablait sur une hausse de 0,3% du PIB, a pesé négativement sur les recettes de TVA. Mais les dépenses ont également échappé à la maîtrise des pouvoirs publics, passant de 55,9% du PIB en 2011 à 56,6% en 2012, soit une augmentation de 2,9 %, davantage que le PIB, notamment à cause d'une augmentation des prestations sociales de 3,5%, après +3,1% en 2011. A noter que le déficit des administrations publiques locales a doublé de 1,5 à 3,1 milliards. La dette publique augmente elle aussi de 116,9 milliards d'euros, à 1.833,8 milliards, et monte à 90,2% du PIB par rapport aux 85,8 % de la fin 2011. Y a-t-il encore un pilote dans l'avion ? |
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