Blog de Pierrot
La grande migration d'employés de la Région (ou de ses satellites) en direction du Conseil général se poursuit.

L'arrivée la plus visible a été celle de Catherine Payet, l'ancienne chef de Cabinet de Paul Vergès à la Région, au même poste auprès de Nassimah Dindar. Dans la pratique, elle exercerait même plutôt celles de directrice de Cabinet, poste bien plus important. Elle coupe, elle tranche, elle commande les élus. Même Nassimah ne la contrôle pas, nous dit-on...

La prochaine arrivée sera celle de... Faaïza, la femme de Gino Ponimballom, actuellement chargée de communication à la SR21, qui va intégrer le même service au Département.

On n'est jamais mieux servi que par les siens...

Qui aurait dit, il y a deux ans, quand nous avons ouvert Zinfos, que nous compterions tous les jours entre 15 et 20.000 personnes qui se connecteraient, et que ce chiffre augmenterait tous les mois. Qui aurait dit que notre rédaction compterait aujourd'hui 7 journalistes et que nous mettrions en ligne tous les jours entre 20 et 30 articles, plus les courriers de lecteurs, et sans compter les centaines de commentaires que vous postez.

Nous avons été des pionniers au plan local. Il paraitrait même que nous aurions été les premiers à réaliser un véritable journal d'information régional en ligne au plan national. Des sites d'informations existaient, mais aucun encore au niveau local. Depuis, d'autres nous ont imités. Et c'est tant mieux.

Nous sommes fiers d'avoir ouvert la voie, tant nous sommes convaincus que ce type de sites d'informations représente l'avenir de notre profession. Même si la Réunion accuse un retard certain dans ce domaine, chaque année à venir va voir une amélioration du débit d'internet, et de fait permettre de nouvelles avancées.

Nous avons bien évidemment conscience que Zinfos n'est pas parfait, que de nombreuses améliorations sont encore nécessaires. Nous sommes et resterons attentifs à vos remarques afin de toujours mieux vous informer.

Zinfos a bien évidemment des projets pour l'année à venir. Il est de notoriété publique que nous avons déposé au CSA une demande d'autorisation pour une radio qui commencerait à émettre au début 2011 si l'on nous y autorise. Mais ce n'est pas tout.

Zinfos va encore vous surprendre au cours de l'année à venir...

Voila 5 mois et demi que Didier Robert a gagné les élections régionales. Et par voie de conséquence, 5 mois et demi que Paul Vergès a quitté la Pyramide inversée.

Comme la loi le prévoit, les membres de son Cabinet ont été démissionnaires d'office dès les résultats des élections officialisés.

A côté de ces quelques cas, il en existe d'autres un peu compliqués.

Certains avaient pris soin quelques mois avant les élections de quitter le Cabinet, par définition très exposé, pour des contrats annuels. En cas de défaite, c'était quelques mois de gagnés, avec de beaux salaires à la clé. C'est par exemple le cas de Françoise Vergès, qui était sur un poste Cabinet, et qui est partie sur un poste de chargée de mission qui s'est achevé fin août.

D'autres, plus malins encore, ont quitté le Cabinet quelques mois avant les élections pour un CDI (contrat à durée indéterminée) classique. En cas de défaite, impossible de les virer, à moins de prendre le risque d'un procès. C'est le cas, par exemple, de Jérôme Vellayoudom, l'ineffable ancien directeur de la Communication. Au lendemain du 21 mars, il est parti pour 5 mois de vacances, congés qu'il aurait accumulés pendant la mandature Vergès. Tiens, bizarre... Moi qui croyais que les congés étaient annualisés et que ceux qui n'étaient pas pris ne pouvaient être reportés sur l'année suivante et étaient donc perdus! Mais passons...

N'étant plus en service actif, les services de la Région ont demandé à Jérôme Vellayoudom de ramener la voiture de service dont il se servait comme de voiture de fonction (il roulait avec le soir et les weekends sans que cela ne le gène...) et son GSM payé par la Région.

Malgré les nombreux coups de téléphone et les nombreux rappels à l'ordre, l'ancien Directeur de la Communication faisait la sourde oreille, n'hésitant pas à mentir à l'employé chargé de le relancer en lui affirmant certaines fois qu'il avait l'accord du directeur de Cabinet (ce qui était faux...), d'autres celui du Président en personne (ce qui était encore plus faux...)

Et il a fallu la menace d'une plainte pour qu'il ramène la voiture et le téléphone il y a 48 heures...

Comme quoi, il est difficile de revenir dans la vraie vie, une fois qu'on a été habitué à la vie facile avec l'argent des autres...

Autre leçon à tirer de cette histoire pitoyable : Contrairement à ce que disait Paul Vergès dans les médias, lui et son entourage n'étaient absolument pas sûrs de leur victoire. Car, comment expliquer sinon les changements apportés aux contrats de ses proches, quelques mois avant les élections?

Il y a quelques années, la moindre manifestation organisée par le PCR ou la CGTR réunissait des milliers de manifestants.

Ce matin, ils étaient à peine 1.500 à s'être rassemblés à l'appel de Jean-Hugues Ratenon, de "l'Alliance des Réunionnais contre la pauvreté", le dernier cache-sexe du PCR.

Les thèmes, "La lutte contre la pauvreté" et "Dire non à la politique du gouvernement et à la réforme des retraites" étaient pourtant mobilisateurs. Paul Vergès était même sorti de sa retraite pour appeler les Réunionnais à se mobiliser et à venir le rejoindre devant la mairie de Saint-André. Comme si sa seule présence était un événement tellement extraordinaire qu'il devait à lui seul les mobiliser.

Résultat des courses, nous l'avons dit, à peine 1.500 manifestants. Et cela malgré la trentaine de bus affrétés par les différentes communes communistes pour véhiculer ses employés communaux.

On avait pourtant mis tous les moyens : la commune de Saint-Louis, dont tout le monde connait la situation financière, avait par exemple ouvert la cuisine centrale pour fabriquer les repas de tous les "chers kamarades". Et tant pis si les ingrédients utilisés ont été payés par les parents d'élèves afin de servir à la confection des repas des élèves des écoles primaires de la commune. Et tant pis si les cantinières seront obligées, demain, de diminuer les rations des élèves, pour compenser ce qui aura été offert aux "chers kamarades".

Au fait, 30 bus de 50 places, cela fait très exactement 1.500 personnes transportées. Etrange ! C'est exactement le nombre de visiteurs à partir duquel Jean-Hugues Ratenon avait estimé il y a quelques jours que sa manifestation allait être un succès. Facile d'être devin quand on connait l'avenir...

Le projet de multiplexe "Ciné Grand Sud", porté notamment par Yves Ethève, a reçu hier un feu vert, à l'unanimité des membres de la Commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) pour une implantation sur le front de mer de St-Pierre.

Une divine surprise pour un projet pourtant très contesté, du fait de son implantation en plein centre-ville, sur le front de mer, un endroit où les places de stationnement sont hyper rares, et sur un emplacement qui justement servait jusqu'à présent de parking sauvage.

Les détracteurs du projet sont très nombreux. Il n'y a qu'à voir les commentaires sur Zinfos pour s'en faire une idée. L'endroit déjà impraticable le samedi soir va devenir totalement inaccessible.

La position de Patrick Lebreton, le député-maire de Saint-Joseph, a été très importante hier. Et a pesé bien plus lourd que le 1/7e des voix qu'il représentait officiellement.

Dans un premier temps, et avant même la réunion de la CDAC d'hier, Patrick Lebreton avait officiellement pris position contre le projet concurrent, celui d'Investissement et Commerce, dans la ZAC Canabady, là où ne se posait pourtant aucun problème de stationnement ni d'embouteillage. Et alors même qu'il n'avait pas encore reçu le dossier du projet.

Hier, il a donc voté en faveur du projet concurrent "Ciné Grand Sud". Or, dans une interview publiée aujourd'hui dans le JIR, Harold Cazal et Yves Ethève, les deux porteurs du projet, révèlent que "nous n'oublions pas les autres villes aux alentours. Les cinémas existants ne disparaîtront pas de Saint-Joseph ni de Saint-Louis. Nous avons pris l'engagement auprès de Patrick Lebreton de réaliser deux salles de cinéma à Saint-Joseph".

Si on était dans le domaine électoral, ça ne pourrait pas s'apparenter à de l'achat de voix, ça?

Dans le Quotidien du jour, Hubert Moreau, le directeur de la prison de Domenjod est fier car, "en 2009, suite à la rénovation de locaux administratifs de l'ONF, quatorze des seize détenus qui travaillaient sur le chantier ont trouvé un emploi ou une formation à la fin de leur peine"...

Ainsi donc, 87,5% des prisonniers ont trouvé un boulot à la fin du chantier. Un taux à faire rougir de honte tous les conseillers du Pôle Emploi...

De là à conseiller, en souriant, aux demandeurs d'emplois de passer par la case prison pour avoir une chance de trouver un boulot, il n'y a qu'un pas... que nous ne franchirons pas.

C'est bien que certains se démènent pour trouver du travail pour les prisonniers à leur sortie de prison. C'est là le meilleur moyen de les réinsérer et de leur éviter la récidive. Mais la tentation, au vu des propos du directeur de Domenjod, était trop grande...

La presse du jour relate le procès fait hier au tribunal de grande instance de Saint-Pierre à Hubert-Antoine Moutouchetty, l'ancien président puis directeur d'une association, le GRDSBR (Groupement régional de défense sanitaire du bétail de la Réunion). Une petite association dont nombre d'entre vous n'avaient sans doute jamais entendu parler jusqu'à présent, et dont l'activité consiste à passer chez les éleveurs récupérer les cadavres d'animaux.

Au fil de l'audience, on découvre que le sieur Hubert-Antoine Moutouchetty était dans un premier temps président de la fameuse association. Puis, sentant tout l'intérêt qu'il pouvait y trouver, il a démissionné, mis un homme de paille à la présidence et s'est fait nommer directeur... avec un salaire de 10.000 euros par mois.

Comme cela ne lui suffisait pas, il s'est arrangé pour louer à des prix prohibitifs (plus de 3.000 euros par mois !!!) deux parcelles de terrain à son association, en y faisant en outre effectuer des travaux par des employés payés par l'association, travaux estimés à 30.000 euros rien que pour les salaires...

13.000 euros de revenus par mois pour diriger une petite association, dont le procureur a rappelé à l'audience qu'elle vivait à 80% grâce à des subventions publiques !!!

Si demain vous êtes au chômage, voilà le filon : créez une association, placez à sa tête votre conjoint ou un ami proche, faites vous subventionner grâce à d'autres connaissances bien placées par l'Etat ou par une collectivité quelconque, et faites vous verser tous les mois un salaire de 10.000 euros !!!

Et si vous vous faites prendre et que vous êtes viré, vous toucherez l'ASSEDIC sur la base d'un salaire à 10.000 euros ! Et si le tribunal vous condamne à 8.000 euros d'amende, comme c'est le cas en l'espèce, faites appel car vous trouvez le jugement scandaleux... Alors que 8.000 euros, c'est moins de 2% de la masse salariale que vous aurez empochée en 4 ans de direction à 10.000 euros par mois !

Que font les administrations ou collectivités qui versent les subventions? Quel contrôle exercent elles? Comment peuvent elles cautionner de tels dérapages?

La crise, ce n'est manifestement pas pour tout le monde...

Comme nous l'avions annoncé il y a plusieurs jours (cliquer ici pour lire l'article ), Habdul Hack Juan a été convoqué hier par les policiers pour visionner la fameuse vidéo enregistrée par les caméras de surveillance de la mairie de Saint-Denis.

Au lieu de cela, le fils de Nassimah Dindar a refusé de répondre aux questions des policiers si son avocat, Me Rémi Boniface, n'assistait pas à son interrogatoire. Ce qui est strictement interdit par le Droit français, en l'état actuel des choses.

Si Abdul Hack Juan, comme sa mère et lui le prétendent, n'a rien à se reprocher, il aurait au contraire dû accepter avec enthousiasme de visionner la bande, afin de prouver son innocence et de faire la démonstration que ce sont bien les policiers qui l'ont agressé.

Le fait qu'il refuse de le faire nous fait penser aux différents témoignages que nous avons enregistrés de personnes ayant vu la vidéo et nous affirmant que c'est bel et bien Abdul Hack Juan qui a insulté les policiers en premier.

Quoi qu'il en soit, son attitude ne fait que conforter l'opinion de ceux qui pensent qu'il agit comme un gosse mal élevé, d'autant que ce n'est pas la première fois qu'il se comporte de la sorte. Manifestement, il aurait gagné à se faire remettre un peu plus souvent dans le droit chemin par sa mère, alors qu'il était plus jeune...

Les visites ministérielles ont ça d'intéressant qu'elles permettent de glaner quelques informations confidentielles.

Luc Chatel et de Georges Tron ont rencontré plusieurs élus et responsables politiques réunionnais. Au cours d'une discussion, l'un d'eux s'est laissé aller et a révélé que Marie-Luce Penchard devrait faire partie de la charrette des virés, et qu'elle devrait être remplacée par le député socialiste Victorin Lurel, qui est également président du Conseil régional guadeloupéen.

Si cette décision devait être confirmée lors du prochain remaniement annoncé pour fin octobre, Nicolas Sarkozy referait la même erreur qu'avec Marie-Luce Penchard en nommant un originaire des DOM à la tête de la rue Oudinot.

Et il montrerait clairement l'attachement particulier qu'il porte à la Guadeloupe, dont était déjà originaire Marie-Luce Penchard, au détriment de tous les autres DOM.

Rappelons pour mémoire que la Réunion, à elle seule, compte autant d'habitants que la Guadeloupe et la Martinique réunis.

On sait que Didier Robert a clairement refusé toute promotion ministérielle, arguant qu'il avait assez à faire à la Réunion. Mais il n'y a pas qu'en Guadeloupe qu'il existe des hommes ou des femmes capables d'occuper ce poste.

Force est de reconnaitre malgré tout que le Président de la République réussirait un bon coup s'il ramenait dans sa majorité l'homme fort guadeloupéen. Celui là même qui a été le porte-parole de Ségolène Royal pour l'outremer, où l'on sait qu'elle a enregistré ses meilleurs scores nationaux. Aux dernières Régionales, sa liste a remporté 56% des votes et il a été réelu président du conseil régional de Guadeloupe...

Les hommes et femmes politiques, au bout d'un certain nombre d'années, finissent par vivre dans une tour d'ivoire, dans un monde parallèle fait de voyages, de cocktails, de réunions de travail avec toujours les mêmes personnes, toutes aussi puissantes qu'eux.

A force de ne plus fréquenter de "gens normaux" autres que ceux de leurs cours, à force d'être reçus à l'elysée ou à Matignon, ils (ou elles) finissent par perdre la notion des choses, par se croire tout puissant.

Ce sentiment d'impunité est encore plus fort chez leurs rejetons qui, à force de voir Papa ou Maman être ami avec les personnalités les plus importantes de France ou de la Réunion, finissent eux aussi par attraper la grosse tête. D'autant plus facilement qu'ils n'ont pas eu à se battre pour en arriver là et que leur âge ne leur donne pas le recul suffisant.

Là où les parents sont assez malins pour sentir jusqu'où ne pas aller trop loin, ou pour le faire discrètement, les rejetons cherchent eux à impressionner les amis de leur âge et à en imposer aux minettes de leurs entourages. Ça en jette de pouvoir tenir tête à la justice ou à un policier, et ça facilite bien des choses.

Je dis tout ça car une évidence s'est imposée hier à mes yeux : la similitude de comportement et de caractère entre Pierre Vergès et Habdul Hack Juan, fait d'arrogance et de provocation.

Et même similitude dans l'attitude des parents. Souvenez-vous du conseil donné par Paul Vergès à son fils de "marcher sur la Justice" alors que ce dernier était en cavale. A l'époque, les responsables du PCR clamaient à longueur de courriers de lecteurs ou d'interventions sur les radios que Pierre était innocent. Jusqu'au jour du procès où les preuves sont apparues dans toute leur clarté : "Le fils de" soit disant innocent, pour lequel des centaines de militants avaient manifesté parfois jusqu'à tard le soir près de sa prison, avait bel et bien ouvert les enveloppes d'appel d'offres de l'endiguement de la rivière des Galets pour favoriser une entreprise, en échange d'un pot-de-vin.

A rapprocher de l'attitude de Nassimah Dindar cherchant à politiser ce qui n'est qu'un banal fait-divers, avec à son origine un gamin (même s'il a 30 ans) mal élevé et qui aurait peut être agi différemment s'il s'était pris quelques claques sur les fesses à l'occasion de ses premières bêtises.

Au lieu de remettre en cause l'éducation qu'elle a donné à son fils, Nassimah Dindar prend fait et cause pour lui, et rejette toute la faute sur la police. Avec l'aide du PCR, elle organise une manifestation qui est heureusement un bide. Ce qui démontre bien que la communauté musulmane, dans sa grande sagesse, a parfaitement compris que ce n'était pas elle qui était visée, mais simplement un gamin mal élevé qui essayait de se protéger derrière elle.

La chute est dure quand la réalité rattrape
les "fils de..."

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