" le Journal qui oZe… "
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Blog de Pierrot
Voici un témoignage photo poignant que m'a transmis une lectrice, que je remercie vivement d'ailleurs...
Et le petit message qui l'accompagnait... On ne peut pas laisser faire de telles choses ! Parce qu’on ne peut pas accepter que nos aïeuls s’épuisent jusqu’à ce qu’ils ne soient plus que l’ombre d’eux même... Vous aussi dites non ! TROOOOP TROOOOP TRIIIIISTEEEEEEEEEEUH ! Travail à 70 ans... Titi fait du rab
Si vous souhaitez perdre quelques kilos, n'hésitez pas à vous rendre au service des cartes grises et des permis de conduire de la Préfecture, à Saint-Denis.
C'est manifestement un endroit très couru puisque, tous les jours, ce sont plusieurs centaines de personnes qui y patientent entre deux heures et deux heures et demie pour y perdre un ou deux kilos en transpiration... J'entends déjà les mauvaises langues qui pensent :"Té Pierrot, même avec deux kilos en moins, t'as encore de la marge... Tu risques pas de pouvoir concourir comme mannequin de sitôt"... Certes, mais c'est pas vraiment une raison! Arrivé vers 10 heures, je n'ai été reçu que vers 12h45... pour m'entendre dire qu'on ne pouvait pas me remettre le document que je souhaitais... Et tout cela dans une chaleur que n'aurait pas renié un sauna... A ce rythme, je suggère un nouveau moyen pour faire rentrer quelques sous dans les caisses du gouvernement: instaurer un droit d'entrée de 1 ou 2 euros... Y a aucune raison que ces salauds de citoyens profitent gratuitement d'un sauna tout en attendant leurs documents...
Photo prise hier après-midi au Bassin Pirogue, à l'Etang Salé les Bains...
En premier plan, bien visible, un panneau "Baignade interdite", du fait d'un fort courant consécutif à la disparition de la Pointe, à la suite des fortes vagues de ces derniers jours. Quelques mètres plus loin, un autre panneau : "Courant dangereux"... Et malgré cela, plusieurs dizaines de baigneurs, dont nombre d'enfants en bas âge, n'ont pas hésité à braver l'interdiction... Les fortes chaleurs n'expliquent pas tout...
Vu sur RFO Télé, juste avant le match, le président de la Jeanne d'Arc offrir à son homologue des cadeaux censés représenter la Réunion. Sur trois présents (j'ai oublié le 3ème...), un livre sur Paul Vergès et un ouvrage sur la route des Tamarins...
Il n'aurait pas pu lui offrir un des bouquins de Serge Gélabert (ou d'un autre...) mettant en valeur les paysages de notre île, histoire de donner envie aux joueurs du FC Tours et à leurs familles de venir ici comme touristes? Vous pensez sincèrement qu'ils vont avoir envie de venir à la Réunion après avoir lu un livre sur Paul Vergès??? Remarquez, ils ont peut-être des problèmes d'invendus... Ou des droits d'auteurs à faire toucher à quelques scribes serviles du sérail... Je ne sais pas pourquoi mais, inconsciemment, je n'ai pu m'empêcher de songer en voyant ces images au culte de la personnalité sous Ceaucescu en Roumanie ou sous Kim Jong-il en Corée du Nord...
Dans le Quotidien d'aujourd'hui, dans l'article consacré au jeune poignardé en prison, le journaliste a écrit "la prison du mort" au lieu de '"la prison du Port"...
Pas sûr que l'administration pénitentiaire soit ravie de voir son centre appelé comme ça, même si les morts semblent se multiplier dans son enceinte. Un autre détenu est mort d'une "crise cardiaque" alors qu'il jouait au ballon. Un ancien détenu, s'exprimant sur Freedom, a de son côté avancé une crise due à la consommation de drogue et de médicaments. Allégation pas si idiote que ça... L'individu en question avait récemment été surpris à la tête d'un trafic de drogue à l'intérieur même de l'enceinte pénitentiaire...
On avait presque fini par l'oublier...
Mais voilà qu'elle se rappelle à notre bon souvenir à l'occasion des voeux pour 2009 avec des placards publicitaires dans les journaux. La preuve, apparemment, qu'elle n'a pas renoncé à tout avenir politique, malgré ses mauvais résultats aux dernières élections. L'occasion pour nous de vous livrer ces quelques perles piquées sur son site www.nadiaramassamy.fr: "Allons nous laisser nous faire détrousser pas ce petit monde qui ne pense qu'a leur petit bonheur personnel et continuer à vivre dans la détrese intélectuelle et finanenciére? Non, alors fesons bouger les choses et fesons savoire notre oignon". "oignon" pour "opinion", "fesons" pour "faisons", etc... Faut se relire, Mme Ramassamy...
Entendu sur Freedom hier le cas d'une mère de famille dont la fille est hospitalisée en Métropole, dans l'attente d'une greffe coeur/poumons.
A 2h du matin, le 1er janvier, elle reçoit un appel de l'infirmière de l'hôpital parisien lui signalant que l'état de santé de sa fille s'est dégradé et que cette dernière la réclame près d'elle. Affolée, la mère se met en quête d'un billet d'avion. Aucune possibilité avant dimanche, soit trois jours après... Le prix: 1.700 euros... Et encore, c'est moins cher que sur le marché puisque trouvé sur internet! Ça se passe de commentaire...
Comme beaucoup d'autres avant lui, Vincent Defaud s'insurge au nom des Verts Réunion contre l'opération militaire israélienne actuellement en cours à Gaza.
Mais là où ça dérape un peu, là où on a l'impression que Vincent Defaud donne l'impression de jouer dans une cour de trop grands pour lui, c'est quand il demande "l’arrêt immédiat de l’opération militaire". Sûr que le gouvernement israélien qui n'a pas eu peur de Nicolas Sarkozy hier, va trembler devant la menace des Verts Réunion qui exigent "la remise en cause de l’accord commercial de l’Union Européenne avec Israël si ce pays ne tient pas ses engagements". Les Verts Réunion ne sont même pas capables de signer un accord de cessez-le-feu dans leur mouvement qui ne compte que quelques dizaines de militants, et les voilà qui se targuent de diplomatie internationale... Ce serait à mourir de rire si ce n'était aussi sérieux...
On parle souvent des colis qui arrivent en retard et rarement de ceux qui parviennent à bon port, à la date demandée et en bon état. Chaque année, des milliers de produits envoyés vers la métropole ou vers la Réunion donnent entière satisfaction à ceux qui les ont envoyés, et encore plus à ceux qui les reçoivent...
Il n'en reste pas moins vrai que, régulièrement, des colis se "perdent", jolie expression pour dire qu'ils sont volés par des employés indélicats de la Poste qui trouvent ainsi le moyen de manger des letchis frais ou du foie gras... De temps en temps, quelques uns se font attraper et font la Une des journaux. Pas suffisamment apparemment pour dissuader ceux qui restent... Il n'est pas question de vol mais simplement de retard pour cette internaute de La Réunion qui nous a envoyé une photo d’un colis de chocolats qu’elle vient de recevoir avec dix jours de retard…Ils ne donnent plus vraiment envie d'être mangés... Et il semblerait qu'elle ne soit pas la seule à se plaindre de retards... ou de pertes...
Le site du Conseil général a publié un communiqué d'hommage à Marie-Françoise Dupuis. Rien de plus normal, d'autant que le Département a justement pour principale compétence le social, et que c'est à ce domaine que Marie-Françoise Dupuis a consacré toute sa vie.
Le seul problème, c'est que dans le titre du communiqué, celui ou celle qui a rédigé le texte au nom de la Présidente (actuellement hors département...) s'est trompé dans le prénom... Il a prénommé Marie-Françoise Dupuis Marie-Christine... (cliquer ici pour lire le communiqué de presse du Département ) Quel manque de tact envers cette grande dame...
Tous mes remerciements à ce lecteur qui se reconnaitra et qui m'a fait parvenir la capture d'écran de cette petite annonce parue sur le site d'orange, dans laquelle un internaute propose la vente de cartouches de cigarettes.
Pas sûr que ce soit bien légal tout cela... Les télés nationales ont annoncé aujourd'hui que les ventes de portables avaient accusé une baisse de 20% à l'occasion des fêtes de fin d'année. Peut-être est-ce un début de repositionnement et de développement d'activités pour Orange...
Vous avez été un certain nombre à nous signaler que, lorsque vous souhaitiez rédiger un commentaire, ce n'était pas votre nom et votre mail qui apparaissaient dans le formulaire...
Ce qui a donné quelques situations assez amusantes, nombre d'entre vous écrivant par exemple sous l'intitulé d'un journaliste de Zinfos pris au hasard.
J'anticipe sur les critiques que certains ne vont pas manquer de faire... Oui, je sais, 160 votes ne constituent pas un véritable sondage. Mais ça donne déjà une certaine tendance...
160 lecteurs de Zinfos ont donc voté à la question que nous leur avions posée : "Etes-vous favorable à l'instauration par la Région d'un octroi de mer sur les alcools locaux?" et le moins que l'on puisse dire est qu'ils sont très partagés... 49,38% se sont déclarés favorables à la décision de la Région, 49,38% y sont opposés et 1,24% sont sans opinion... Etonnant...
Le ministre italien de l'Agriculture a appelé les Italiens à se passer d'ananas pour leurs repas de fêtes. Non pas qu'il en veuille particulièrement à ce délicieux fruit, mais il en a fait le symbole de l'absurdité de notre monde moderne qui importe des milliers de tonnes de fruits exotiques, en consommant énormément d'énergie pour les amener de leurs pays d'origine jusque sur les tables des Européens, alors que l'Europe produit elle-même des milliers de tonnes de fruits qui ne trouvent pas preneur dans leurs pays d'origine, et que l'on est donc obligé d'exporter, là aussi en consommant de l'énergie...
"Ce n'est pas une campagne contre l'ananas", a tenu à préciser le ministre italien! "Mais ce fruit exotique est un symbole du produit qui fait 2.500 km pour arriver sur nos tables, alors qu'en Italie on cultive 4.500 produits typiques", a-t-il expliqué. "S'ils veulent des fruits, les gens peuvent manger des oranges, des mandarines, des pommes et des kiwis", insiste Luca Zaia, soulignant que l'Italie est un grand producteur de kiwis. Les mêmes questions peuvent se poser dans une petite ile comme la Réunion. Ne pourrait-on pas de satisfaire de nos productions de fruits locaux, plutôt que d'en exporter une partie et d'importer de grandes quantités d'autres variétés? D'autant que, sans être chauvins (moi? jamais...), il est de notoriété publique que nos letchis, nos ananas Victoria, nos mangues José, nos papayes, nos avocats sont les meilleurs du monde...
Les letchis qui valaient encore 1 euro le kilo il y a quelques jours, ont fait un bond à 1,50 euro...
Pas 1,10, pas 1,20... Non, directement 1,50 euro... C'est à se demander à quoi servent les pièces de 5, 10 et 20 centimes d'euros... Combien on parie qu'à la prochaine augmentation, on passera direct à 2 euros???
Marie-Françoise Dupuis est décédée hier soir vers 22 heures.
Elle a marqué l'histoire sociale et associative de la Réunion. Depuis la mort tragique de son mari il y a une quarantaine d'années dans un accident de bateau à Saint-Gilles, elle s'est entièrement consacrée aux autres à travers son implication dans d'innombrables associations. Son implication en faveur des plus défavorisés l'avait faite remarquer du Préfet qui l'avait nommée, il y a une trentaine d'années, première déléguée aux droits de la femme. Malgré une longue maladie, elle s'est consacrée jusqu'au bout à son œuvre associative. Elle était encore présidente de l'ORIAPA (Organisation Réunionnaise d’Information et d’Aide aux Personnes Agées et Retraitées), membre du conseil d'administration de la Fondation Père Favron, de l'Union Régionale Interfédérale des Œuvres et Organismes Privés Sanitaires et Sociaux (URIOPSS), de l'Association Réunionnaise d’Education Populaire (AREP). Enfin, outre une multitude d'autres occupations,elle était également membre du Conseil économique et social régional. Une messe en son honneur sera célébrée demain matin vendredi à 10h30 à l'église de Saint-Gilles.
Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas être d'accord avec une majorité des commentaires laissés sur l'article de Jismy Ramoudou sur l'application d'un octroi de mer sur les alcools fabriqués à la Réunion.
Je ne peux certes pas totalement évacuer vos arguments sur l'hypocrisie du conseil régional qui profite de ce sujet porteur pour renflouer ses caisses à bon compte. Je reprends de la main gauche avec ma taxe sur les alcools ce que j'ai été obligé de donner de la main droite aux camionneurs... De même que je ne suis pas dupe du fait que Paul Vergès découvre soudainement ce problème. Ça fait des années qu'il y a une centaine de morts sur les routes (beaucoup moins depuis deux ans), dont une bonne partie du fait d'un chauffeur bourré. Ça fait des années que, du fait de l'alcool, des maris battent leurs femmes, des employés perdent leurs emplois, des hommes meurent à la suite de coups de sabre ou de couteau... Et c'est à la veille de Noël 2008 que Paul Vergès prend conscience du problème. Mieux vaut tard que jamais, certes, mais le fait que ça survienne après le versement des 2,5 millions d'euros aux camionneurs peut, à tout le moins, poser question... Mais au diable les doutes et les suspicions... Ne boudons pas notre plaisir. Ça fait plus de deux ans, depuis l'ouverture du Blog première version, que je m'élève régulièrement contre le fait que personne ne se préoccupe du fléau de l'alcoolisme à la Réunion. L'augmentation du prix des cigarettes a prouvé que les consommateurs étaient sensibles aux atteintes à leurs porte-monnaies et qu'ils avaient sensiblement diminué leur consommation. Seule différence entre la politique de hausse du prix des cigarettes initiée par le Département et celle d'augmentation du prix de l'alcool par la Région: dans le cas des cigarettes, une part non négligeable du produit fiscal ainsi réalisé a été affecté à des mesures de prévention contre l'usage du tabac. A la Région, on est fort pour faire de belles phrases, pour se donner bonne conscience... Mais on attend toujours quelques millions affectés aux services qui luttent contre la dépendance à l'alcool...
"Il n'y aura pas de grâce collective" à l'occasion du 14 juillet. "C'est ma conception de la République. Je ne ferai pas d'amnistie collective et je n'accorderai pas de grâce collective", avait dit le chef de l'Etat. "L'élection présidentielle ne donne pas le droit 'd'effacer les ardoises'. Quelle logique y aurait-il à ne pas amnistier les contraventions et à grâcier les délinquants?" Ces propos du président Sarkozy ne sont pas vieux, ils datent du 8 juillet dernier, dans une interview au Journal du Dimanche.
Hier pourtant, le même président Sarkozy a fait savoir qu'il allait accorder une grâce partielle équivalant à 6 mois de remise de peine à son ami, l’ex-préfet du Var Jean-Charles Marchiani. Condamné à 3 ans de prison, ce dernier est incarcéré depuis le 26 mai à la prison parisienne de la Santé. Il avait été condamné dans deux affaires de commissions occultes, à trois et un an d’emprisonnement ferme. Et il figure encore parmi les 42 prévenus du procès de l’Angolagate, où il comparaît détenu depuis le 6 octobre... Pas question de grâcier les délinquants... sauf quand il s'agit d'amis, en plus membres de l'UMP! C'est plus qu'une erreur, c'est une faute!
C'est ce soir que les élus de la majorité municipale de Saint-Philippe vaont se réunir pour choisir le successeur d'Hugues Salvan au poste de maire, poste qu'il va bientôt être contraint d'abandonner du fait de son inéligibilité confirmée par la Cour de Cassation.
Selon toutes vraisemblances, c'est Olivier Rivière, le 1er adjoint qui sera choisi. Or, il part avec un handicap, à tel point que certains n'hésitent pas à le qualifier de digne successeur d'Hugues Salvan... Olivier Rivière est comme je l'ai dit, premier adjoint, et en tant que tel, il participe à l'élaboration du budget, avant de le voter. Mais Olivier Rivière est également dans la vie directeur du Syndicat mixte de coopération du Sud, une structure subventionnée par un certain nombre de communes adhérentes... dont Saint-Philippe. Où est le problème, me direz-vous? Il réside dans une récente jurisprudence ayant touché une élue de Paul Técher à Cilaos qui a été contrainte de démissionner car elle était la directrice des Thermes de Cilaos, organisme qui touchait des subventions non pas de la municipalité, mais du conseil général... Le tribunal administratif avait estimé le lien suffisant pour justifier son inéligibilité... L'affaire est actuellement devant le Conseil d'Etat. Mais ce n'est pas tout. Lors du vote du budget primitif, le 9 juin dernier, les procès-verbaux de séance font apparaitre la présence d'Olivier Rivière au moment du vote. Or, la loi précise qu'il aurait dû sortir de la salle et ne pas participer au vote, sachant qu'on allait voter des subventions à l'attention du syndicat mixte dont il a la charge... Apparemment, nous ne devrions pas être déçus par ce nouveau client... D'autant que j'ai déjà quelques autres anecdotes amusantes à vous raconter sur lui... Le temps de réunir les derniers détails, et je pourrai vous en parler très prochainement...
Dans son dernier rapport, les magistrats de la Chambre régionale des Compates avaient soulevé le problème des abus sur l'utilisation des voitures à la Mairie par les administratifs, de l'existence de cet avantage en nature non déclaré sur les fiches de paye et donc de l'abus ainsi effectué des fonds publics en rappelant les règles d'une bonne gestion.
Apparemment, ce rappel à l'ordre n'a pas l'air d'avoir impressionné Roland Robert... Depuis peu la conseillère municipale de la majorité, Mme Julie, Directrice de l'école Célimène à la Possession, bénéficie d'une nouvelle Peugeot toute neuve pour se déplacer, gracieusement offerte par le Maire de la Possession qui a eu peur de voir sa majorité vaciller car cette conseillère se plaignait et menaçait de ne plus venir au conseil à cause de ses frais de déplacement. Aussitôt une voiture lui a été offerte et elle l'utilise comme une voiture de fonction en la gardant continuellement et en l'utilisant pour toutes ses courses personnelles et ses déplacements privés. Encore une élue citoyenne à la Possession, pourtant directrice d'école, qui donne le mauvais exemple et un Maire qui fait clairement savoir à la Chambre Régionale qu'il n'en a rien à faire de son rapport...
Comme vous êtes un certain nombre à me demander des explications sur la crise qui a éclaté hier au Quotidien, je vais essayer de vous apporter quelques éclairages.
En fait, la rédaction du Quotidien est agitée de soubresauts depuis plusieurs années, avec une accentuation depuis quelques mois avec l'arrivée du nouveau directeur de la rédaction, Pascal Baudoin. Le Quotidien a aujourd'hui plus de trente ans, et il y a des journalistes au sein de la rédaction qui ont connu les débuts du journal. La rédaction est donc partagée en clans, les "anciens" contre les "modernes", les "pro Rabou" (même s'il n'est plus là) et les anti, les "pro Baudoin" et les anti, etc... Maximin Chane-Ki-Chune pensait que le mal venait en grande partie de Bruno Geoffroy, l'ancien rédacteur en chef, qu'il accusait de ne pas être capable de "tenir" sa rédaction. Plutôt que de s'en séparer de manière franche, il a préféré faire venir de métropole un directeur de la rédaction, histoire de le chapeauter. Une façon de lui mettre des bâtons dans les roues pour l'inciter à partir, tout en permettant au nouvel arrivé de prendre ses marques. Et tant pis si ça coûte une fortune, le Quotidien avait à l'époque les moyens de se le permettre. Ce n'est plus vraiment le cas aujourd'hui... Ce qui devait arriver arriva et Bruno Geoffroy a fini par partir, avec un bon chèque à la clé. Mais l'abcès, au lieu d'être vidé, n'a fait que prendre de l'ampleur, à cause entre autres du caractère "rigide" du nouveau directeur de la rédaction. Caractère qui a pour inconvénient d'occulter certaines idées novatrices intéressantes sur le fond. Autre problème, même s'il est indirect: la nomination de Jean-Louis Rabou à la direction du JIR. L'ancien rédacteur en chef du Quotidien a conservé quelques bons amis dans son ancien journal. Il a en outre deux avantages: connaître au centime près les salaires de ses anciens journalistes, et avoir aujourd'hui en tant que patron du JIR les moyens de débaucher qui il veut. Facile dans ces conditions de destabiliser complètement son ancienne rédaction en y piochant les meilleurs éléments, et en faisant des propositions à nombre d'autres, même s'il sait pertinemment qu'il ne les prendra pas au final... Les départs de certains piliers n'était pas vraiment pour déplaire à la direction du Quotidien qui voyait là un moyen de se débarrasser de certaines fortes têtes avec de gros salaires. Pascal Baudoin comptait les remplacer par des fidèles qu'il espérait faire venir de son ancien journal en métropole, un moyen pour lui de renforcer le nombre de ses fidèles. Malheureusement, l'arrivée de ces "zoreils" supplémentaires dans une rédaction déjà bien peu créole n'a pas été sans poser de nouveaux problèmes. Tout cela s'est traduit par une motion de défiance votée il y a quelques mois par la rédaction à l'encontre de Pascal Baudoin, son directeur de la rédaction. Et c'est dans ce climat tendu d'affrontement (le terme n'est pas trop fort) au sein de la rédaction qu'est survenu le dernier incident en date qui a opposé hier un des piliers de la rédaction, leader syndical, au même Pascal Baudoin. Tout est parti d'un courrier de Pascal Baudoin publié dans Zinfos dans lequel le directeur de la rédaction du Quotidien qualifiait le syndicaliste d'"excellent journaliste". Ce dernier, dont les relations sont exécrables avec son supérieur hiérarchique, le prend comme un "foutant" comme on dit en créole, et lui répond à travers un courrier distribué aux journalistes dans lequel il écrit: "Les mensonges systématiques et les mystifications répétées auxquels le directeur de la rédaction nous a habitués me garantissent, fort heureusement, l'insincérité du propos. Je m'en réjouis d'autant plus que cette hypocrisie m'épargne la honte d'être ainsi complimenté" (voir copie du courrier dans notre article "Les journalistes du Quotidien en grève ")... Pascal Baudoin et Thierry Benbassat sautent sur l'occasion, eux qui ne rêvaient que de se débarrasser de cet empêcheur de tourner en rond... D'où la lettre de convocation à un entretien préalable. D'où l'assemblée générale des journalistes hier après-midi et la décision de faire grève. D'où la descente de Maximin Chane Ki Chune en personne pour calmer les esprits hier soir à 21 heures, avec la promesse de ne pas licencier le journaliste et de règler le problème par la négociation. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y ait pas départ... Mais si celui ci devait survenir, ce serait en échange d'une gros chèque, comme on sait bien le faire au Quotidien... D'où la reprise du travail, tard hier soir... Pour autant, tous les problèmes ne sont pas résolus. Une grande tension teintée d'amertume continue à prévaloir au sein de la rédaction. D'autant que des décisions importantes, dont certaines pas très agréables, devraient être annoncées prochainement. Affaire à suivre, comme on dit...
Plusieurs lecteurs s'étonnent que leurs commentaires ne soient pas mis en ligne et nous soupçonnent de les censurer... Qu'ils se rassurent, ce n'est pas le genre de la maison.
En fait, il s'agit d'un problème auquel nous sommes confrontés depuis quelques jours et il nous était impossible de nous en rendre compte puisque, par définition, ces commentaires n'arrivaient pas jusqu'à nous. Heureusement que certains d'entre vous ont pensé à nous le signaler par mail. Le problème a été signalé à nos webmasters et ils travaillent sur le sujet. Il est difficile à résoudre dans la mesure où il ne touche pas tout le monde. Difficile de savoir pourquoi certains passent et d'autres pas. Il semblerait que le fait pour certains connectés de vider la mémoire cache de leur navigateur (Internet explorer, Mozilla Firefox ou Safari) permettait de résoudre le problème. Mais il est clair que ce n'est pas une solution satisfaisante. Nos techniciens travaillent sur le sujet et nous vous tiendrons au courant de l'avancée de leurs efforts. En attendant, si certains de vos commentaires devaient encore disparaitre, je ne vois que la solution provisoire suivante: Faites un copié/collé du texte et envoyez le moi à pierrot.dupuy@orange.fr en prenant soin de me préciser le titre de l'article auquel il est rattaché. Je le mettrai en ligne manuellement. Avec toutes nos excuses... Mardi 16 Décembre 2008
Quelques heureux privilégiés ont eu la chance de recevoir un carton d'invitation de Pierre Vergès, Président de l'Ile de la Réunion Tourisme, les invitant à un "cocktail dinatoire aux couleurs et aux saveurs réunionnaises qui aura lieu le samedi 20 décembre à partir de 20h00 à l'Espace Pierre Cardin - 1 avenue Gabriel - 75008 PARIS, afin de célébrer (...) dans une ambiance festive et aux sons du groupe Ziskakan l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage à la Réunion (20 décembre 1948 et la fin de l'année 2008".
L'invitation est "pour deux personnes", donne le n° de téléphone de la personne à Paris auprès de qui réserver et précise la présence d'un "parking de 1.000 places à proximité". Que de chemin parcouru depuis les années 70 où les défenseurs du maloya devaient dit-on se cacher pour pouvoir danser et célébrer l'abolition de l'esclavage... Il y en a en tous cas qui trouvent choquant ce raccourci historique, des arrière-cours de cases en tôles à un des endroits les plus chics de Paris. Et qui ne se cachent pas pour le dire. L'un de ceux à avoir reçu cette invitation par mail y a répondu de la façon suivante: Adyé zot tout La pa fini fé lo blan ? In linvitasion po bwar "Champagne" ek misié Verges? Ali lo boug la Région,oté zot tout, oubli pa la GRANDE-CHALOUPE! "Espace Pierre Cardin, 1 avenue Gabriel, paris 8eme", in nafér bourzwa konma la! Anon kraz in maloya dann somin po kas zoréy bann-na! Mi sar pa met mon fierté atér po bann-na! Si mwin lé laba, sra dovan l'espace pierre-la-tay-la po fé war kel gayar nou néna: bat la min, santé... Bann Kréol, gard zot zyé rouvèr. Té zis sak mwin té i mazine ladsi, té falé mi di azot. Véloum T... * * J'ai volontairement occulté la fin du nom du signataire, n'ayant pas obtenu son autorisation pour le citer.
Voici la vidéo qui a fait le tour du monde de l'incident qui a opposé ce matin un journaliste irakien qui a eu le temps de lancer ses deux chaussures au visage de Georges W. Bush, avant d'être maîtrisé par les services de sécurité...
L'Express de la semaine dernière révélait dans ses "indiscrétions" qu'Yves Jégo, en cas de remaniement ministériel, se verrait bien rester à son poste. Et qu'il aimerait rajouter la Corse aux collectivités dont il a déjà la charge.
Pas mauvaise idée après tout... Je propose que l'on additionne les fonds attribués à la continuité territoriale en Corse et dans les DOM, que l'on divise par le nombre d'habitants global avant de réattribuer l'argent à chaque collectivité en fonction de sa population. Pas sûr que les Corses soient ravis, mais nous, on serait grandement gagnants...
La rumeur se fait de plus en plus insistante: Nassimah Dindar serait effectivement pressentie pour un poste de secrétaire d'Etat, à l'occasion du prochain remaniement du gouvernement qui devrait se dérouler courant janvier.
On sait que de nombreuses places risquent d'être vacantes. On parle avec insistance des départs de Rachida Dati, de Rama Yade, voire même de Christine Lagarde. Il devient donc urgent de trouver de nouvelles "Sarkozettes" (comme il y avait eu les célèbres "Juppettes", dont Margie Sudre...) et Nassimah serait donc bien placée.
Il y a des détails comme ça grâce auxquels on sent que les élections approchent à Saint-Louis...
Mercredi, après le conseil municipal, le mari d'une élue d'oppositiona été pris à parti physiquement par un militant "employé communal". Hier matin, jeudi, le comité des femmes (proche de l'opposition) qui doit faire une soirée karaoké dans un lieu privé, fermé, insonorisé, a eu le désagrément de se voir notifier verbalement par la police municipale, que si la soirée était maintenue, celle-ci serait compromise. Aujourd'hui, la voiture dans laquelle circulait un élu de l'opposition a reçu deux galets de la part de deux individus, casqués et en scooter. Bilan: la portière et l'aile avant droite cabossées. Le propriétaire du véhicule, qui servait de chauffeur à l'élu d'opposition, a porté plainte auprès de la police. Vive la démocratie...
Tandis que les forces de police ont déjà effectué des entrainements au sein de la nouvelle prison de Domenjod, histoire de prendre leurs marques et d'être capables d'intervenir efficacement en cas de problème, les amis des futurs détenus s'entrainent également au lancer de balles de tennis.
Alors que la prison est encore vide, les surveillants ont déjà trouvé des balles jaunes à l'intérieur de la cour de promenade, alors même que l'on pensait que les nouvelles grilles allaient empêcher de tels exploits... Rappelons que ces balles de tennis servent en fait de projectiles pour faire passer à l'intérieur de la prison zamal, artane, argent ou encore puces de GSM à destination des prisonniers... Dommage que la discipline ne soit pas encore inscrite au programme des futurs Jeux olympiques... Nul doute que la Réunion aurait pu espérer y glaner quelques médailles.
Je sais, il y en a parmi vous qui allez me dire: "Oui, c'est vrai, les photos sont belles, mais elles sont payantes"...
C'est vrai, mais allez quand même faire un tour sur http://www.leplegephoto.com/ Je pense que vous ne serez pas déçus...
Depuis vendredi matin, vous pouvez visionner une pub pour Zinfos sur RFO Télé.
Ce n'était pas vraiment notre volonté initiale. Au départ, nous souhaitions faire de la pub dans le JIR et dans le Quotidien. Comme j'ai déjà eu l'occasion de vous le raconter, ces deux journaux ont refusé nos réservations d'espaces. Nous nous sommes alors tournés, il y a environ un mois de cela, vers une campagne de pub sur panneaux d'affichage. Ce mois-ci, nous nous sommes adressés à RFO Télé et à Antenne Réunion. S'il n'y a eu aucun problème avec la station du Barachois (le service public a du bon...), le service pub d'Antenne nous a fait savoir oralement, avant même que nous lui ayons fourni notre spot, qu'"après l'avoir visionné, il était en contradiction avec les intérêts de la chaîne", et qu'ils étaient donc au regret de ne pouvoir le diffuser. Nous leur avons malgré tout livré le clip et confirmé par écrit notre souhait de le voir diffusé. Et ils nous ont confirmé par écrit leur rejet... Et dire qu'il n'y a pas si longtemps encore, Antenne se présentait comme une télévision de proximité proche des Réunionnais, jouant la carte de la proximité. C'était une époque où la télé de la Technopole était encore à taille humaine et était challenger de RFO. C'est fou ce que le fait de devenir n°1 peut vous changer les gens... Si un jour à Zinfos, il nous arrivait aussi de prendre la grosse tête, je compte sur vous pour nous rappeler à l'ordre et nous ramener les pieds sur terre...
Le oreilles de Pascal Baudoin, le rédacteur en chef du Quotidien, et de Thierry Benbassat, son directeur, ont du siffler ces derniers jours. Alain Girodo a créé un site internet (www.chienecrase.com apparemment assez fréquenté sur lequel il expose sa vision sur le changement en cours de modèle économique des médias, changement lié aux nouvelles technologies numériques de l'information.
A Zinfos, nous sommes au coeur de ce débat. Dans un article daté de 18 octobre dernier, il relate sa rencontre avec ce qu'il qualifie lui même de représentants de la "Jurassik press". Voilà ce que ça donne... Il y a des dinosaures dans la presse. Certains vivent (pour combien de temps encore?) sur l’île de la Réunion. Voilà comment je l’ai rencontré. Il y a quelques mois j’ai lu une petites annonces sur talents.fr (excellent site pour les pros de la com et des médias en quête d’un emploi), le "Quotidien de la Réunion" cherchait un chef d’agence pour St-Denis. L’anpe me demandant (malgré mon âge) de justifier mensuellement mes recherches d’emploi, j’ai répondu à cette annonce (comme à une dizaines d’autres) en envoyant mon cv. Je pensais que je n’avais aucune chance d’être retenu en affichant un profil d’ancien directeur général d’un quotidien départemental militant du cross médias. J’ai néanmoins reçu une "convocation" (ça faisait longtemps que ça ne m’étais pas arrivé). Passé le moment de surprise j’ai décidé de répondre. Il y a toujours qu’elle chose à prendre lorsqu’on rencontre les gens. Et après tout mes compétences intéressaient peut-être vraiment la direction du "Quotidien" au cas où elle aurait besoin d’être accompagnée dans le cadre d’un projet ambitieux de développement numérique. Je me trompais. Pourtant le besoin d’un tel projet me semblait plus qu’évident. "Le Quotidien" a été fondé en 1976 par un ancien photographe, Maximilien Chane Ki Chune (CKC), dont la famille donnait dans l’immobilier. Il voulait apporter aux habitants de l’île autre chose que la "pensée Hersant" diffusée par "Le Journal de l’ïle de la Réunion" (JIR) et que l’idéologie communiste dispensée par "Témoignage". En dépit d’assez sérieuses difficultés dans les premières années, ce pari a été tenu. Assez en tout cas pour que l’affaire devienne relativement prospère et que la rédaction s’imagine être celle du « Libération » local. Cet sorte de confort économique et intellectuel a à peine été entamé par l’arrivée (difficile) d’internet dans l’Ile. Le "Quotidien" a ouvert un site internet longtemps après le JIR qui avec clicanoo.com a fait le pari de l’information gratuite. Pour "ne pas se mettre une balle dans le pieds" (c’est une véritable rangaine dans la presse locale et régionale française) le site du quotidien est lui payant, et le journal est consultable dans un reader flash (pas en pdf car ça se copie) presqu’au même prix qu’en kiosque. Le “Quotidien” ne s’est donc pas mis de balle dans le pied mais ça n’a pas empêcher le ciel numérique de lui tomber sur la tête. Puisque l’espace n’était pas occupé par les professionnels, ce sont des amateurs qui s’en sont chargé et pas si mal que ça: zinfos974 et autres ne sont pas des fanzines mais de bons web canard locaux. Et naturellement sur une île qui a une population très jeune, ce qui devait finir par arriver est arrivé: il a fallu reconnaître que les ventes commençaient à stagner pour ne pas avouer qu’elles baissaient (il est vrai que c’est plus facile quand on n’est pas à l’ojd) et, effet domino, la pub a commencé elle aussi à être plus difficile à engranger. Il fallait s’adapter. C’est sans doute ce que CKC, se sentant trop vieux pour faire le grand chambardement, a voulu faire en prenant du recul il y a deux ans: il a confié la direction du journal à un banquier, Thierry Benbassat, qui à son tour a pensé qu’il fallait remplacer le rédacteur en chef en poste depuis 15 ans et qui a embauché un journaliste qui avait carrière jusque là à l”‘Est Républicain”, Pascal Baudoin. Après deux ans de réflexion, qui ont abouti, comme de bien entendu, à une nouvelle formule ces derniers jours, ces deux là se sont aussi dit que le cœur du métier c’est l’info locale et qu’il faut donc arrêter de faire un petit "Libé" pour faire un vrai départemental. C’est face à ce couple que je me suis retrouvé jeudi en fin d’après midi dans les Bureaux parisiens de la société de promotions Les Bâtisseurs de Bourbon. Voilà ce que j’avais trouvé sur zinfos974 avant de les rencontrer: Jean-Noël Fortier, le responsable du SNJ (syndicat national des journalistes) du Quotidien, a rédigé une motion en milieu de semaine dernière qui est une véritable attaque en règle contre les pratiques de la direction du journal du Chaudron: “Information institutionnelle, allégeance aux pouvoirs (administratifs et économiques), prosternation devant les annonceurs, sponsors et autres “partenaires”, soumission aux diktats d’une “attachée” de communication de la Poste, absence de ligne éditoriale, absence de perspective de développement, réorganisation fantômatique de la rédaction, projet rédactionnel inexistant: Le Quotidien se dégrade dans son contenu, son image, dans sa crédibilité. Comme si ne suffisait pas cette détoriation dont l’entreprise commence à ressentir les conséquences économiques avec une baisse constante des ventes et une chute des recettes publicitaires, voilà maintenant que la direction joue au journaliste. (…) Dans son édition du 29 septembre 2008, Le Quotidien a publié un article signé de Thierry Benbassat, directeur général de la SAS et directeur de publication. (…) Le directeur du Quotidien prend la plume pour voler au secours de quelques sommités bancaires locales, qui furent, il n’y a pas si longtemps, ses collègues et ses concurrents. Est-ce là une démarche rédactionnelle crédible, porteuse d’information et digne des colonnes diu Quotidien?”J’étais prévenu. Je n’ai donc pas été surpris quand Pascal Baudoin a dressé le tableau de la situation: une rédaction nombreuse (70 personnes dont 14 secrétaires de rédaction et moins de 15 journalistes répartis dans trois agences locales à l’est au sud et à l’ouest de l’île) parce qu’elle ne veut pas travailler avec des correspondants locaux (ce qui est pourtant de bon sens quand on a le soucis de mailler le territoire); un outil rédactionnel (datox version béta non débuguée) antédiluvien qui ne permet pas de faire une mise en page en registre; deux rédacteurs couvrant la zone est où "il ne se passe pas grand chose puisqu’on n’y est pas" en dépit d’une forte augmentation de la population implantée là; une "capitale" St-Denis qui est couverte du siège par téléphone par la rédaction parce qu’elle n’y vit pas et qu’elle n’y va pas "parce que c’est trop loin du lieu de travail". Effectivement il y a urgence à remettre le local au cœur des préoccupation de cette équipe. Je l’ai dit à mes interlocuteurs parce que je crois que la mère des batailles de l’info, celle qui dira si Google a tout gagné et si le journalisme traditionnel a tout perdu, se livrera là. En fait le futur n’est même plus de mise: elle à déjà commencé cette bataille, il suffit de voir ce que Google permet de faire avec un mash-up comme chicago crime ou les expos parisiennes sur artscape. C’est à ce point de l’entretien que j’ai compris que j’avais affaire à des dinosaures, un vrai Jurassik Press. Comment ne pouvais-je "être fou de joie" à l’idée d’aller diriger une agence locale à St-Denis dans le but de remettre l’info locale au cœur de l’activité de leur cher Quotidien puisque je suis à la recherche d’un emploi? Le plus poliment possible j’ai essayé de leur faire comprendre que leur projet aurait peut-être fait sens il y a quatre ou cinq ans, mais qu’aujourd’hui la question n’est radicalement plus là. Et j’ai esquissé un projet de système d’infos locales. On a des communautés, on les fait participer à l’expression collectives des joies et des peines de leur vie quotidienne sur une plate forme sociale qui est animée par des journalistes qui eux mêmes alimentent l’outil avec des récits, des images, des enquêtes, des interviews (textes ou images sonores bien sûr). Puis cette matière est éditée par être diffusée sous forme de newsletter, de quotidiens papier ou d’hebdomadaire, de podcast… On peut arriver à ce stade par étape progressives en trois ou quatre ans au cours des quels un outil éditorial adapté est mis en place, l’outil d’impression recalibré, etc, etc… (pour plus de détails je suis moi aussi payant) En racontant tout ça j’avais l’impression de dire des grossièretés. Baudouin m’a fait remarquer que le "Télégramme" avait pris deux points de diffusion en mettant l’accès de son site payant. Le rédacteur en chef qui s’était vanté de cette opération (limitée à la locale locale) avait sans doute oublié de lui dire que la zone de diffusion avait aussi été singulièrement augmentée. Et il ne devait pas connaître les performance de Ouest-France grâce à maville.com. Mais c’est une autre histoire. En fait, lui et Thierry Benbassat s’accrochent à l’idée que la Réunion n’est atteinte par les phénomène que connaît la métropole avec un lustre de retard et qu’ils peuvent se contenter de solutions cosmétiques, types nouvelle formule, ouverture d’agence locale en tenant le numérique à distance (comme le diable avec lequel on dînerait avec une longue cuillère)… La question que je me pose est de savoir si c’est l’application d’une ligne stratégique définie par CKC ou si c’est la ligne qu’ils suggèrent à CKC. Dans tous les cas, ils n’ont pas compris que cet hypothétique effet retard devrait plutôt être mis à profit pour prendre un coup d’avance, et réaliser maintenant les investissements qui doivent être fait pour prendre en main l’organisation des communautés numériques qui seront le creuset de l’information locale. Mais il n’a pas été question de pareil plan d’affaires. Dommage. J’aurai bien aimé - d’une île singulière l’autre - aller passer trois ou quatre ans à la Réunion (mais tout espoir n’est pas perdu). Décapant, non? Sachez tout de même que ces critiques ne viennent pas de n'importe qui. Alain Girodo a été entre autres président-directeur général (1998-2000) puis vice-président (2000-2001) et administrateur (2001-juin 2008) du Monde interactif SA (filiale du Monde et de Lagardère Active), administrateur (1990-96), puis président (1994) de la Société des rédacteurs du Monde, et enfin président du conseil de surveillance de la Sarl le Monde (1994). De 2003 à 2005, il a été président de la commission sociale du SPQD (Syndicat de la presse quotidienne départementale) et membre de la Commission du développement du même SPQR de 2006 à 2008... Et je ne vous donne ici que le dizième de son CV... Vous comprendrez que je lui pardonne aisément d'avoir qualité Zinfos de journal amateur. Comme quoi, même les meilleurs peuvent faire quelques petites erreurs...
Enfin! Depuis le temps que les Réunionnais dénoncent les ententes frauduleuses dans différents secteurs de l'économie de l'île et qu'ils ne se passait rien, ils finissaient par croire que nous étions oubliés du Conseil de la concurrence.
Comment affirmer que la concurrence s'exerce librement ici quand on sait que la quasi-totalité des franchises de magasins sont détenues par deux ou trois groupes locaux, que l'on assiste actuellement à une concentration supplémentaire dans le domaine de la distribution de voitures, que la quincaillerie malgré des appellations différentes est concentrée entre deux importateurs, etc... etc... Et je pourrais continuer pendant longtemps tant la liste des abus est longue. Vendredi 05 Décembre 2008
L'actualité récente avait mis sous les projecteurs de l'actualité les cas de six lycéennes musulmanes qui avaient été expulsées du lycées Lislet Geoffroy à St-Denis, au mois de septembre dernier, pour avoir refusé de retirer leurs voiles en cours.
La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a rendu hier un nouvel arrêt sur le sujet, déboutant deux jeunes femmes qui souhaitaient voir la France condamnée pour les mêmes faits qui s'étaient déroulés dans un collège de Flers (Orne). Selon une dépêche AFP, pour les juges européens, le port d'un signe religieux à l'école n'est pas incompatible en soi avec le principe de laïcité, même si les autorités doivent veiller "avec une grande vigilance" à ce que "la manifestation de croyances religieuses dans un établissement scolaire" ne se transforme pas en "acte ostentatoire", source de "pression" et "d'exclusion". "Tel est bien ce à quoi semble répondre la conception du modèle français de laïcité", s'est félicitée la Cour dans son arrêt. Les juges européens ont conclu à la non-violation de l'article 9 (droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion) de la Convention européenne des droits de l'homme, soulignant que l'expulsion n'avait pas été décidée en raison de leur religion, comme les requérantes le soutiennent, mais résultait de leur "refus de se conformer aux règles appliquées dans l'enceinte scolaire" dont elles avaient connaissance. "La limitation du droit des requérantes à manifester leurs convictions religieuses avait pour finalité de préserver la laïcité au sein de l'établissement scolaire", ont estimé les juges européens. "Face aux impératifs de la protection des droits et libertés d'autrui et de l'ordre public", les convictions religieuses des requérantes ont bien été prises en compte par les autorités françaises, selon la Cour. Leur expulsion n'est pas disproportionnée, estiment les juges qui constatent qu'une fois exclues, les deux adolescentes, alors en classe de 6e, ont pu poursuivre leur scolarité par correspondance. Aujourd'hui âgées de 21 et 22 ans, les jeunes filles avaient été exclues début 1999 du collège de Flers, dans l'Orne (Ouest de la France) après avoir refusé d'enlever leur foulard islamique en cours d'éducation physique, malgré les demandes répétées du professeur qui jugeait ce port incompatible avec la pratique sportive. Les adolescentes avaient proposé de remplacer le foulard par un bonnet mais en février, constatant leur absence de participation active aux séances, le conseil de discipline du collège prononça leur exclusion définitive pour non-respect de l'obligation d'assiduité. Le mois suivant, le recteur de l'académie de Caen confirma cette décision. En octobre 1999, le tribunal administratif de Caen rejeta les demandes des parents qui réclamaient l'annulation de l'arrêté du recteur, considérant que les adolescentes s'étaient présentées aux cours dans une tenue qui ne permettaient pas leur participation. Ce jugement avait été confirmé par la Cour administrative d'appel de Nantes pour qui les deux jeunes filles avaient dépassé les limites du droit d'exprimer et de manifester leurs croyances religieuses au sein du collège. Un ultime recours devant le Conseil d'Etat avait également été rejeté.
Oui, je sais, c'est facile.
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