Blog de Pierrot
L'égalité réelle, c'est quoi ?
Toute la presse nationale fait des gorges chaudes sur le dernier gouvernement de François Hollande, que Le Parisien n'hésite pas à qualifier de "Mr Bricolage"...

Le Figaro par exemple, s'extasie sur la capacité des socialistes, et de François Hollande en particulier, d'inventer des noms de secrétariats d'Etat avec des noms ridicules. Selon le journal, "oser créer un Secrétariat d'Etat à "l'égalité réelle", (est une) parfaite illustration de cette perte de sens. Est-ce à dire que l'égalité était depuis mai 2012 fictive, partiellement irréelle ou purement théorique? Un autre secrétariat d'Etat est dévolu à "l'aide aux victimes", mais victimes de quoi au juste? Sûrement des attentats, mais pourquoi pas du choc fiscal, des accidents d'autocar, de la réforme de l'orthographe, ou de la catalepsie due aux discours empêtrés de François Hollande? Un troisième est chargé de la biodiversité, à côté du ministère de l'Environnement. Peut-être s'agit-il de veiller sur l'écosystème du gouvernement, cet élevage de homards qui s'entredévoreront si on ne leur bloque les pinces avec des élastiques?"

Mais force est de reconnaitre que le secrétariat d'Etat à l'Egalité réelle d'Ericka Bareigts concentre les interrogations, voire les critiques.

Nombreux sont les journalistes à s'être interrogés sur ce que cachait cette notion, à l'image de Nicolas Barré d'Europe 1 (voir vidéo ci-dessus).

L'égalité réelle, c'est quoi ?
S'ils voulaient avoir l'explication, ils auraient pu lire les explications données par Philippe Leconstant, le premier secrétaire local du PS dans Zinfos : "Légalité réelle c’est réduire les retards avec la métropole et se battre contre les déséquilibres entre la métropole et les départements d’outremer. Mais maintenant, l’égalité réelle ce n’est plus tirer les revendications des outremer vers le national, c’est devenu maintenant une mission nationale. Nous sommes le premier département français le plus inégalitaire et nous comptons les dix premières villes les plus pauvres… Nous mettons toujours en avant cette nécessité de faire du rattrapage et de mettre l’accent sur notre situation exceptionnelle pour nous aider à nous relever".

Vous n'avez pas encore compris ? Pas de panique... Il reste un peu plus d'un an à Ericka Bareigts pour tout vous expliquer...


Samedi 13 Février 2016 | Commentaires (34)
La Possession : Une manif sur les quais, pour le retour de croisière de Vanessa Miranville ?
Pascal Lauriol est un ancien élu de la dernière mandature de Roland Robert. Architecte de profession, il est un farouche opposant à Vanessa Miranville et il est un des animateurs de la page Facebook "Pour la Possession de demain ".

Dans un encart bien visible à gauche de la page, il appelle "un maximum d'employés communaux, de grévistes, de non grévistes, de Possessionnaises, de Possessionnais, de skaters, de parents d'élèves et toutes celles et ceux qui en ont marre de cette politique puérile qui met la Possession dans le fond du trou, (...) à se retrouver le 18 février sur le débarcadère du Port à l'arrivée du Néoromantica (le bateau de croisière sur lequel la maire de la Possession est partie passer 15 jours de vacances à découvrir les iles de l'océan Indien, NDLR) afin de réserver à Mme Miranville et à son conseiller municipal l'accueil qu'ils méritent".

On ne sait si la mer a été calme durant sa croisière, mais l'arrivée au Port de Vanessa Miranville, elle, risque d'être mouvementée...


Samedi 13 Février 2016 | Commentaires (38)
Didier Robert rencontre Valls lundi : Au menu, la continuité territoriale
Le président de Région s'envole pour Paris ce week-end pour y rencontrer Manuel Valls.

Au menu des discussions avec le Premier ministre, la situation des petites entreprises réunionnaises que l'on sait catastrophique et pour lesquelles il demande une diminution des charges sociale.

Il sera aussi bien évidemment question de la continuité territoriale. Didier Robert souhaite que l'Etat reprenne sa place dans le financement du dispositif, ce qui permettrait son amplification et la continuité dans l'autre sens, pour les Réunionnais vivant en métropole, qui verraient ainsi financer une partie de leurs billets pour revenir en vacances au pays...


Samedi 13 Février 2016 | Commentaires (35)
Photo : Pierre Marchal / AnakaoPress
Photo : Pierre Marchal / AnakaoPress
Depuis des années, nous regrettons à chaque remaniement qu'aucun Réunionnais ne soit nommé au gouvernement. Et pour une fois que l'une des nôtres accède a cet honneur, voilà que les éternels aigris de la vie se répandent une fois de plus sur les réseaux sociaux et dans les commentaires pour dénigrer la nomination d'Ericka Bareigts au sein du dernier gouvernement de Manuel Valls.

Il est un temps pour tout. Il sera toujours temps, demain, de critiquer l'action -ou l'inaction- de la nouvelle secrétaire d'Etat à l'Egalité réelle, si d'aventure elle venait à nous décevoir. Mais ce soir, réjouissons-nous de voir enfin une Réunionnaise promue à ce Graal de la politique et soit désormais en mesure de défendre nos dossiers en contact direct avec ses collègues du gouvernement, et ainsi faire progresser la Réunion et les Réunionnais.

Vous vous rendez compte? Ca faisait 20 ans que le dernier Réunionnais avait été nommé ministre. Et il s'agissait de Margie Sudre, qui avait le handicap d'être une Réunionnaise de fraiche date. Le précédent? Raymond Barre, en 1976, soit il y a très exactement 40 ans ! Et lui aussi n'avait vécu que quelques années à la Réunion. Pendant ce temps-là, les Antillais plaçaient au moins un des leurs, quand ce n'était pas plusieurs, à chaque fois, dans un des ministères.

Or, quitte à me répéter, rappelons que la Réunion représente à elle seule plus d'habitants -et donc d'électeurs- que la Guadeloupe et la Martinique réunis.

Comment disait déjà Laurent Vergès? "Nou lé pas plus, nou lé pas moin" ! Il était temps qu'on s'en rende compte à Paris.

Alors oui, je ne partage pas les mêmes orientations politiques qu'Ericka Bareigts. Mais ce soir, je suis heureux et fier qu'elle ait été nommée Secrétaire d'Etat à l'Egalité réelle...


Vendredi 12 Février 2016 | Commentaires (65)
Air France, Air Austral et Corsair se foutent de la gueule des Réunionnais !
Hier, Zinfos était le premier à vous annoncer en exclusivité une hausse prochaine du prix des billets d'avion.

Nous n'allons pas y aller par quatre chemins : L'annonce de cette hausse est proprement scandaleuse et je n'ai pas peur de dire que les trois compagnies Air France, Air Austral et Corsair se foutent de la gueule des Réunionnais !

Air France qui a été le premier à annoncer la nouvelle, explique que si le prix du baril de brut est à la baisse, les coûts du raffinement en kérosène, eux, "ne baissent pas". Ce qui est un mensonge éhonté !

Selon un article des Echos du 31 janvier dernier, "les compagnies aériennes américaines ont commencé à répercuter la baisse du prix du kérosène sur les prix des billets et les prix sur les vols long-courriers ont accusé une baisse de 15%, (...) soit la plus forte chute annuelle depuis 1987".

Selon le site Hopper, qui collecte les données instantanées des prix des billets d’avions, "cette baisse des tarifs devrait se poursuivre tout au long de l’année 2016, qui table par exemple sur une diminution de 23% des tarifs vers Rio de Janeiro, qui accueille les Jeux Olympiques d’été".

"Au vu de l’environnement actuel de prix de pétrole bas, nous n’avons pas d’autre choix que de baisser nos tarifs", affirme Scott Kirby, le président d’American Airlines cité par les Echos qui ajoute qu'en "un an et demi, le pétrole a perdu plus des deux tiers de sa valeur".

Or, le kérosène est le premier poste de dépenses des compagnies aériennes et représente environ un tiers de leurs coûts d’exploitation !

Ainsi, le kérosène baisserait partout dans le monde, ce qui entrainerait une diminution des prix des billets d'avion, et il n'y aurait qu'à la Réunion qu'il augmenterait ! C'est vraiment nous prendre pour des cons !

Ajoutez à cela que comme par hasard, les trois compagnies annoncent une hausse à peu près identique au même moment, ce qui ressemble fort à une entente sur les prix.

Pour information et selon le site de l'Autorité de la concurrence, peuvent la saisir :
  • les entreprises,
  • le ministre chargé de l'économie,
  • les collectivités territoriales,
  • les organisations et chambres professionnelles,
  • les organisations syndicales,
  • les organisations de consommateurs ;
  • les maires dans le cadre de leurs prérogatives en matière d'urbanisme commercial (en cas d'exploitation abusive d'une position dominante ou d'un état de dépendance économique de la part d'une entreprise ou d'un groupe d'entreprises exploitant un ou plusieurs magasins de commerce de détail (article L. 752-5 et L. 752-26 du Code de commerce).
  • La loi n° 2012-1270 du 20 novembre 2012 relative à la régulation économique outre-mer a ajouté les régions et collectivités d'outre-mer à statut particulier.
Un particulier n'a pas qualité pour saisir l'Autorité de la concurrence mais il peut attirer son attention sur d'éventuelles pratiques anticoncurrentielles. Après examen des éléments produits, l'Autorité a la faculté, le cas échéant, de s'autosaisir. Un consommateur a aussi la possibilité de se rapprocher soit de la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), soit d'une association de consommateurs, qui ont toutes deux qualité pour saisir l'Autorité.

En cas de constat d'une pratique anticoncurrentielle, l'Autorité de la concurrence peut ordonner aux contrevenants d'y mettre fin ou leur imposer des conditions particulières et, le cas échéant, infliger une sanction pécuniaire applicable soit immédiatement, soit en cas d'inexécution des injonctions, soit en cas de non-respect des engagements qu'elle a acceptés. Le montant maximum de la sanction est, pour une entreprise, de 10 % du montant du chiffre d'affaires mondial hors taxes le plus élevé réalisé au cours d'un des exercices clos depuis l'exercice précédant celui au cours duquel les pratiques ont été mises en œuvre.

Vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire...


Mercredi 10 Février 2016 | Commentaires (54)
Mais qu'arrive-t-il donc à Vanessa Miranville ?
Il est des signes qui ne trompent pas. La ville de la Possession fait la Une des différents journaux depuis quelques mois, bien plus que ne le justifierait l'importance de la commune. Et comme vous l'avez sans doute remarqué, les courriers de lecteurs sur la Possession fleurissent et le nombre de commentaires bondit dès qu'un article évoque Vanessa Miranville. Soit l'opposition possessionnaise est très bien organisée, soit il se passe vraiment quelque chose de pas banal dans cette commune de l'Ouest.

Dernier épisode en date qui fait les gorges chaudes des Possessionnaises et des Possessionnais : Madame la maire a osé partir en vacances pendant 15 jours, en croisière dans l'océan Indien qui plus est, et en plus avec son compagnon ! De quoi, vous l'avouerez, alimenter à n'en plus finir les la di la fé... Comme si un élu n'avait pas le droit de prendre quelques jours de vacances ! C'est vrai qu'elle a joué de malchance dans cette affaire : son départ en croisière a coïncidé avec l'annonce d'une nouvelle grève des employés communaux. Mais bon, on peut aussi comprendre qu'elle ne souhaitait pas perdre les sous avancés pour le voyage, d'autant qu'étant enseignante, il lui aurait fallu attendre encore plusieurs mois la prochaine "fenêtre" pour se reposer...

Tout cela ne relève donc que de l'anecdote et du la di la fé, comme nous l'avons déjà dit. Beaucoup plus préoccupante est apparemment la situation interne à la mairie. Pour reprendre -en le résumant- un courrier des lecteurs récemment paru sur Zinfos, il semblerait que Madame la Maire ait une conception du management assez "volcanique"...

Selon ce lecteur, en moins de 10 mois, Vanessa Miranville a recruté :

1. Une ex copine en métropole comme DGS, avec salaire qui va avec et déménagement payé à la clé, copine qu'elle a déchargé de ses fonctions seulement cinq mois après en échange d'un poste de chargée de mission, avant qu'elle ne quitte définitivement la mairie.

2. Un autre DGS il y a 7 mois, dont elle a à de nombreuses reprises vanté les qualités, avant de le décharger lui aussi pour "incompatibilité d’humeur" selon ce lecteur et selon lui "mis à disposition du centre de gestion" et "toujours payé par la ville".

3. Une DRH par le biais d’un cabinet spécialisé, avant qu'elle ne parte elle aussi, après avoir été accusée d’être responsable de la grève d’avril 2015, "priée d’aller voir ailleurs". "Elle est remplacée ce mois-ci par une fonctionnaire arrivée tout droit de métropole", toujours selon ce lecteur particulièrement bien informé.

4. Un directeur des Services Techniques venu du privé, ensuite "déplacé par Madame le maire qui ne le trouvait pas à la hauteur du poste".

5. Un directeur des moyens généraux, ensuite déplacé "pour rejoindre un poste nettement moins glorieux".

6. Une directrice de la caisse des écoles, elle aussi déplacée "pour rejoindre la grande famille des chargés de mission".

7. Une directrice du CCAS "arrivée tout droit de métropole en 2014" et licenciée après être passée elle aussi pendant plusieurs mois par la case "chargée de mission".

8. Une directrice adjointe de la communication déplacée elle aussi et basculée là encore sur un poste de chargée de mission...

9. Un DGA en charge de l’urbanisme et de l’aménagement, qui a rendu son tablier sous la pression.

10. Un directeur de cabinet "d’abord érigé en "Directeur de la communication, de l’informatique et des relations publiques", avant d’être renvoyé au cabinet.

11. Un nouveau directeur de cabinet, qui depuis est retourné à son poste de collaborateur.

12. Un ex-avocat, dont nous aurons l'occasion de parler très prochainement sur Zinfos...

13. Un nouveau chargé de mission...

14. Un nouveau directeur des services techniques est en cours de recrutement...

15. Sans oublier le renvoi avec pertes et fracas de Robert Tuco, l'ancien premier adjoint.

16. Et enfin, les grèves à répétition du personnel communal qui, aux dernières nouvelles, envisagerait de poursuivre le mouvement actuellement en cours jusqu'au retour de Vanessa Miranville de croisière ! J'espère qu'elle ne lit pas les journaux en ligne de la Réunion grâce à la wifi du bord, car sinon, ses vacances risquent d'être gâchées...

Même si Mme la Maire est fort sympathique et qu'on aimerait qu'elle réussisse, force est quand même de constater que ça fait un peu beaucoup en moins de 10 mois... Non ?

Vanessa Miranville a déjà subi la défaite lors des dernières départementales et les Régionales où elle a annoncé qu'elle avait refusé de se déplacer pour voter n'ont sûrement pas contribué à améliorer son image auprès de ses administrés !

Les mois à venir s'annoncent difficiles pour le 1er magistrat de la Possession, d'autant qu'on annonce de graves difficultés financières à venir pour la commune.

L'année du Singe risque de ne pas être un très bon millésime pour la maire de la Possession...


Mardi 9 Février 2016 | Commentaires (54)
Ericka Bareigts bien placée pour être nommée ministre
Il est de tradition, avant chaque remaniement ministériel, de fantasmer sur les chances de voir un Réunionnais (ou une Réunionnaise) nommé au gouvernement.

Il faut dire que la dernière représentante de notre île à avoir occupé un portefeuille ministériel était Margie Sudre, qui avait l'inconvénient de ne pas être née à la Réunion... Les Réunionnais étaient fiers, mais moins sans doute que si ça avait été un ou une des leurs qui avait accédé à cet honneur suprême.

Et ça remonte quand même à 1995 ! Vingt ans que les Antillais trustent les postes et que nous Réunionnais, restons sur le bord de la route à regarder les autres monopoliser les honneurs.

Il est donc normal de revoir fleurir les rumeurs sur une éventuelle nomination d'Ericka Bareigts au poste de ministre ou secrétaire d'Etat aux Outremers, comme l'avait annoncé Antenne Réunion.

Pourtant, cette fois, il semblerait bien que nous ayons affaire à un peu plus qu'une simple rumeur. Et pour plusieurs raisons...

Le départ de George Pau-Langevin du gouvernement la renverrait sur les bancs de l'Assemblée nationale, où elle remplacerait Fanélie Carrey-Conte, son ancienne suppléante devenue députée du fait de sa nomination. Or, il se trouve que Fanélie Carrey-Conte est une des meneuses du groupe des frondeurs... Son départ, et son remplacement par George Pau-Langevin, permettrait d'affaiblir les frondeurs, tout en renforçant le groupe des "Hollandais"...

Ajoutez à cela que l'Elysée semble enfin avoir pris conscience qu'il n'était plus possible de continuer à humilier les Réunionnais en leur déniant toute représentativité au gouvernement, alors que les Antillais ont toujours été présents au sein des différents gouvernements qui se sont succédé, et vous comprendrez pourquoi la rumeur prend de l'ampleur, y compris dans les cercles politiques les mieux informés de Paris.

Autre argument : s'il y a pléthore d'hommes politiques aptes à occuper un poste ministériel, les femmes sont bien plus rares et François Hollande est à la recherche des oiseaux rares...

Enfin, d'après nos informations, François Hollande a effectivement sondé Ericka Bareigts lors de leur récent séjour en Inde sur son intérêt pour ce poste. Mais toujours d'après nos sources, il en aurait fait de même auprès de plusieurs autres personnalités.

Le remaniement est maintenant une question d'heures. Nous ne mettrons plus longtemps à être fixés...


Mardi 9 Février 2016 | Commentaires (64)
Le JIR racheté par un groupe de presse mauricien ?
Le journal économique L'Eco Austral révèle dans son édition parue le 6 février dernier que le JIR aurait été approché par le groupe de presse qui édite le quotidien L’Express et plusieurs périodiques à Maurice, tout en étant également présent à Madagascar. 

Après avoir été contraint à déposer son bilan, comme nous vous l'annoncions dès le 27 janvier dernier, le plus vieux journal de la Réunion avait été placé en redressement judiciaire, ce qui a l'avantage de geler ses dettes, et lui a accordé une période de six mois pour proposer un plan de sauvetage.

Selon l'Eco Austral, le groupe de presse mauricien La Sentinelle "s’est rapproché du JIR dans l’optique d’une éventuelle reprise (partielle ou totale). Ce groupe édite à Maurice le quotidien L’Express et plusieurs périodiques dont un hebdomadaire populaire à fort tirage, 5-Plus. Il est aussi présent à Madagascar comme actionnaire important d’un groupe de presse qui édite le quotidien L’Express et L’Hebdo".

Toujours selon le journal, "le groupe mauricien s’intéresse depuis quelque temps à La Réunion où il diffuse en version mensuelle son hebdomadaire Business Magazine ainsi que le mensuel culinaire Mets Plaisirs. Mais sa place sur le marché réunionnais reste très modeste et son entrée dans le JIR lui permettrait de jouer dans la cour des grands".

Reste à savoir si les Réunionnais, que l'on connaît par ailleurs très chauvins et avec une sensibilité à fleur de peau pour tout ce qui touche à l'île soeur, seront encore aussi nombreux à aller acheter tous les matins un journal qu'ils sauront appartenir à des capitaux mauriciens...


Lundi 8 Février 2016 | Commentaires (22)
Vous allez encore devoir me supporter un petit peu...
Vous l'avez sans doute remarqué, ça fait une semaine que je n'ai presque rien publié, que ce soit sur Zinfos ou sur le Blog.

J'ai effectivement dû me rendre à Paris, et n'ai donc malheureusement pas eu ni le temps, ni la possibilité d'écrire.

Comme j'ai la faiblesse de penser que les lecteurs du Blog constituent une grande famille et que certains d'entre vous s'intéressent à ma modeste personne au travers de ma santé, j'ai le plaisir de leur annoncer que j'ai effectué à Paris une série d'examens très poussés qui se sont tous révélés très bons.

Les personnes qui ont eu à affronter un cancer savent de quoi je parle. Tous les ans, nous devons subir des examens approfondis pour nous assurer que de nouvelles cellules cancéreuses ne sont pas apparues depuis la dernière visite.

Je suis d'un naturel particulièrement optimiste et je me suis rendu aux examens avec la plus totale sérénité. Mais je n'ai pu m'empêcher d'avoir une pensée émue pour tous ceux et celles qui fondaient comme moi de grand espoirs, et qui ont appris, parfois 2 ou 3 ans après le traitement, qu'ils allaient devoir à nouveau affronter l'épreuve de la radio et de la chimiothérapie.

Personnellement, ça fait exactement 2 ans que j'ai été opéré et comme je vous l'ai dit, tout va pour le mieux jusqu'à maintenant. Croisons les doigts...


Lundi 8 Février 2016 | Commentaires (54)

Vanessa Miranville ne cesse de le déclarer à qui veut l’entendre : la ZAC Cœur de Ville est sa priorité des priorités. Et elle avoue elle-même miser l’essentiel du bilan de son mandat sur cette seule action.

Il est vrai que le projet a de quoi séduire : pour répondre aux besoins de la Possession des années 2025, avec 1.000 habitants supplémentaires chaque année, la commune en partenariat avec la Semader, a prévu de créer en plein centre-ville comme son nom l’indique, une ZAC de 34 hectares abritant 1.700 logements capables d’accueillir 5.000 habitants supplémentaires, 30 boutiques, des espaces verts à profusion, un établissement de santé pour personnes âgées, une résidence senior, un transport collectif en site propre, etc… Le tout pour 350 millions d’euros d’investissements.

Un beau projet qui risque cependant de connaître des ratés dans les mois à venir. La faute à un contentieux entre plusieurs propriétaires fonciers et dans lequel la Semader et la mairie de Roland Robert ont joué un rôle pas très clair. Et dans lequel Vanessa Miranville peine à trancher.

Un contentieux qui pourrait entrainer la suspension des travaux de la ZAC…


La Possession : Les nuages noirs s’amoncellent au-dessus de la ZAC Cœur de Ville

La ZAC Cœur de Ville est aménagée sur les terrains de plusieurs propriétaires fonciers. En 2012, MM. Jacques Tanguy et Sébastien du Mesgnil, détenteurs de compromis sur quelques assises foncières au travers de leur société OPTIMUS, participent à l’élaboration de la ZAC grâce à leur proximité avec certains représentants de l'ancienne municipalité. Ils sont associés aux travaux préparatoires et parviennent à obtenir l'optimisation des parcelles qu’ils maitrisent dans la future ZAC Coeur de Ville. Ce qui est déjà en soi assez choquant.
 
La société Holdtour, un autre propriétaire, lésé par la faible constructibilité de ses terrains, fait part de son mécontentement à la mairie et menace d’attaquer la validité du PLU, en cours de modification à l'époque. Et par là même, de bloquer le projet.
 
C’est alors que Sébastien du Mesgnil propose à Holdtour une association au sein d’une nouvelle société afin de mutualiser les surfaces constructibles et de récupérer ainsi une partie de son manque à gagner. Holdtour accepte.
 
Parallèlement, contact est pris avec la Semader qui souhaitait intervenir sur le projet en tant qu’aménageur. Au final, un accord est trouvé et la Semader est choisie par la Commune de la Possession, essentiellement du fait que suite à son accord avec les propriétaires ou leurs représentants, elle avait déjà la main sur l’essentiel du foncier nécessaire à la ZAC, contrairement à ses concurrents. Et pour finaliser cet accord, la société IMMOBILIERE COEUR DE VILLE (ICV) est créée en mars 2013 avec dans un premier temps Optimus, la société de Jacques Tanguy et Sébastien du Mesgnil, et Holdtour qui se partageaient le capital à 50/50. Avec Jacques Tanguy comme Président.
 
Des permis illégaux pourtant accordés quelques jours avant les municipales...
 
Dés septembre 2013 les choses se gâtent. Le gérant de Holdtour reproche à Jacques Tanguy de ne pas le tenir informé des décisions prises et d’agir de façon autocratique. Un compromis est cependant trouvé et un protocole d’accord signé en juillet 2014, protocole qui ne sera jamais respecté par Jacques Tanguy.
 
Courant 2013, la SAS ICV par l'intermédiaire de Jacques TANGUY, avait déposé en mairie les demandes de permis de construire pour la construction de 376 logements (au lieu des 314 prévus au PLU) sur les ilots 11 A et 11 C dont OPTIMUS détenait les compromis.
 
Curieusement, bien que prévoyant des surfaces planchers bien supérieures à ce qu’autorise le PLU (notamment en matière de logements sociaux) ces demandes ont bénéficié d’un traitement accéléré et les permis ont été accordés par la municipalité de Roland Robert, après aval de la Semader, quelques jours seulement avant les élections municipales. En échange de quoi ? On est en droit de s’interroger...
 
Au mieux un abus de bien social, au pire une escroquerie...
 
Mais tout cela n’était encore que du bricolage.  Les choses sérieuses vont commencer lorsque le gérant de Holdtour découvre par hasard en avril 2015, lors d’un déplacement en mairie, que Jacques Tanguy, en tant que représentant d'OPTIMUS, a créé en avril, septembre et novembre 2014, 5 SCCV (sociétés civiles de construction vente) et une SCI, en compagnie de la Semader, de Sébastien du Mesgnil et du groupe Chatel mais sans Holdtour et sans ICV, et a transféré illégalement et sans autorisation, à ces SCCV et SCI, les permis de construire détenus par ICV.
 
Ce faisant, il a donc vidé ICV (dont Holdtour détenait 50%) de son patrimoine (les permis de construire), au profit de sociétés dans lesquelles OPTIMUS participe au capital, mais ni Holdtour et ni ICV n’est actionnaire. En droit, ça s’appelle au mieux un abus de bien social, au pire une escroquerie !...avec la complicité de la Semader et du groupe Chatel, en tant qu’associés des SCCV bénéficiaires des transferts, alors qu'ils ne pouvaient pas ignorer la situation…
 
D’autant que pendant tout ce temps, les associés d'ICV (OPTIMUS et HOLDTOUR) et les postulants (SEMADER représentée par Joël Personné son directeur et le groupe CHATEL) étaient en négociations en vue de la mise en place d’un pacte d’associés au sein d’ICV, et qu’à aucun moment la création des SCCV et le transfert des permis de construire n’ont été évoqués, du moins en présence de HOLDTOUR !
 
Le pot aux roses ayant été découvert, Jacques Tanguy s’est empressé en tant que Président, d’organiser l’insolvabilité d’ICV, avec le concours de la Semader, et de demander à la justice la nomination d’un mandataire ad hoc pour obtenir, dans la foulée, la dissolution de la société.

La Possession : Les nuages noirs s’amoncellent au-dessus de la ZAC Cœur de Ville
Le joker de l’annulation des transferts par la mairie...
 
La société Holdtour, flouée, se bat donc actuellement pour défendre les interets d'ICV et empêcher cette dissolution.

Et il lui reste un joker dans la manche : si les délais de recours contre les permis de construire sont certes dépassés, une mairie a le pouvoir d’annuler des permis, ou des transferts de permis, même rétroactivement, dès lors qu’il est établi qu’ils ont été obtenus par fraude. La jurisprudence du Conseil d’Etat est nombreuse sur le sujet
 
Or, dans ce dossier, la fraude ne fait aucun doute, et pour deux raisons.
 
La première, c’est que les autorisations de transferts des permis d’ICV vers les SCCV ont été données au nom d’ICV par son Président Jacques Tanguy au mépris des règles légales et statutaires, et au profit de sociétés dans lesquelles il est également actionnaire.
 
La seconde, c’est que les transferts ont été effectués au profit de SCCV qui, pour la plupart, n’étaient pas encore inscrites au Registre du Commerce et des Sociétés, et n’avaient donc pas encore de personnalité morale, et pour lesquelles il n’avait pas mandat d’agir expressément.
 
Vanessa Miranville accepte l’annulation des transferts... avant de revenir sur la parole donnée
 
Le gérant de Holdtour pouvait donc espérer que Vanessa Miranville, qui a succédé à Roland Robert et dont le slogan de campagne était « Transparence et Justice » serait réceptive à ses arguments.
 
Il l’a rencontrée au mois d’octobre et la rencontre s’était bien passée. Vanessa Miranville, qui avait pris connaissance d’une analyse de son service juridique reconnaissant la fraude, s’était engagée à annuler rapidement les transferts des permis de construire.  Sauf que, depuis, et comme elle l’a confirmé il y a quelques jours à Zinfos, elle a rajouté une condition : qu’une médiation ait préalablement lieu entre les parties concernées.
 
Ce faisant, et insidieusement, elle prend parti contre le gérant de Holdtour qui est engagé dans une course de vitesse avec ses adversaires. S’ils arrivent à faire dissoudre ICV par la justice avant que la médiation n’ait eu lieu, il aura tout perdu.
 
Le risque du blocage des travaux de la ZAC
 
Vanessa Miranville prend également le risque de voir son projet de ZAC Cœur de Ville freiné, voire stoppé par les contentieux qui ne manqueront pas de naître.
 
Quand on connaît la lenteur de la justice administrative, le retard pourrait se mesurer en années.
 
Et dans cette hypothèse, les dindons de la farce seront les Possessionnais... et Vanessa Miranville qui a énormément misé sur ce projet !


Mercredi 3 Février 2016 | Commentaires (65)
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