Six mois de prison et 3.000 euros d'amende, c'est la peine à laquelle pourraient désormais s'exposer les clients des prostituées, si leur proposition de loi, qui devrait être déposée dans l'après-midi, venait à être adoptée.
Pour les défenseurs d'une société vierge de prostitution, les rapports sexuels échangés contre de l'argent sont l'une des formes de violences faites aux femmes et il faut protéger les victimes, celles pour qui le commerce du corps est contraint. Les députés affirment que "le plus vieux métier du monde" n'est pas une fatalité et qu'il faut "battre en brèche l'idée" que les travailleuses du sexe exercent "par choix".
Levée de boucliers du Strass (syndicat des travailleuses du sexe) en réaction à la mesure. Pour ses membres, il y a effectivement de la prostitution contrainte, notamment chez les travailleuses étrangères, mais elles est à différencier de la prostitution choisie, et pénaliser les clients n'arrangerait pas leur sort.
Pire, elles craignent que via cette mesure répressive les péripatéticiennes ne se trouvent un peu plus marginalisées. Car, il y a fort à parier que les pratiques sexuelles tarifées ne disparaitront pas avec la pénalisation des clients.
















