Société

Bejisa: Quelles conséquences pour les animaux ?


Bejisa: Quelles conséquences pour les animaux ?
Les dégâts matériels après Bejisa sont nombreux. Si la grande majorité des Réunionnais est restée protégée, à l'abri, pour les animaux, les choses sont parfois plus compliquées. C'est après le passage du cyclone que les dommages sont analysés et à ce moment là que les éleveurs, notamment, doivent agir.

Les animaux d'élevage "épuisés"

Le groupement de défense sanitaire de La Réunion (GDS), qui gère les élevages, a dû multiplier ses efforts pour ramasser les carcasses des nombreuses bêtes qui ont péri dans le cyclone Bejisa. Les volailles ont été le plus touchés avec une collecte de 20 tonnes de carcasses cette semaine, soit quatre fois la norme. Il y a aussi eu trois fois plus d'animaux morts dans la filière bovine.

Selon Jean-Marc Devroye, vétérinaire du GDS, le but est maintenant d'éviter la propagation de maladies et les décès qui pourraient encore survenir pour de nombreux animaux. "En plein cyclone, il y a d'abord l'impact immédiat et les animaux sont le plus souvent noyés, écrasés par des arbres ou attaqués d'une hypothermie, explique-t-il. Mais le plus inquiétant sont les effets différés, après le cyclone".

Selon le vétérinaire plusieurs facteurs peuvent engendrer la mort de bien plus d'animaux encore. Les contraintes d'accès rendent l'alimentation en eau et en nourriture aux bêtes plus difficiles pour les éleveurs. Les animaux sont "épuisés" et donc plus sensibles à toutes sortes de complications de santé. Et le plus inquiétant reste le retour en force "des mouches ou des moustiques, de tous ces insectes piqueurs et vecteurs de maladies".

Il est donc recommandé aux éleveurs de procéder à des cures de vitamines, vérifier la qualité de l'eau et "gérer le risque vectoriel" en éliminant la présence de mouches et de moustiques.

Des actes préventifs peuvent également éviter de nouvelles pertes. "Avant un cyclone, il faut toujours vérifier la qualité du bâtiment dans lequel se trouvent les animaux comme les volailles où les cochons, ainsi que le bon fonctionnement d'un groupe électrogène en cas de besoin. Sans groupe électrogène, la ventilation est arrêtée et les bêtes meurent asphyxiées", explique Jean-Marc Devroye. En extérieur, le bétail doit avoir un abri solide et une alimentation en eau.

Les animaux sauvages "cherchent à se protéger"

Pour les animaux laissés en liberté, il y aurait beaucoup moins de dégâts, selon Bernard Gougache, maître fauconnier et zoologiste. "L'animal ressent le danger bien avant l'Homme, affirme-t-il. On remarque chez eux un certain stress et ils cherchent à se protéger, souvent dans des trous ou sous des bâtiments". Il dit avoir remarqué, par exemple, une agressivité accrue chez ses rapaces, normalement très dociles, deux jours avant l'arrivée de Bejisa.

"Il y a néanmoins un risque élevé pour les nids et les jeunes animaux qui ne peuvent pas se protéger, ajoute-t-il, on pourra peut-être remarqué une chute en nombre pour certaines espèces bientôt".

Mais de nouvelles espèces pourraient aussi apparaître sur l'île selon lui car "lorsque les vents sont si violents, ils emportent souvent des oiseaux d'autres îles comme Maurice ou les Seychelles, qui atterrissent chez nous. Ça pourrait même engendrer un déséquilibre si ces oiseaux sont des prédateurs".

Bernard Gougache termine: "Nous avons beaucoup à apprendre des animaux qui se préparent bien à l'avance. Plutôt que d'être devant les supermarchés deux heures avant une alerte rouge..."
Jeudi 9 Janvier 2014 - 16:48
SH
Lu 828 fois




1.Posté par Thierry le 09/01/2014 22:03
La conclusion, oui nous avons beaucoup à apprendre de nos amis les bêtes ... qui ne sont finalement pas si bêtes... Et M. Gougache, si les animaux ne vont pas au supermarché, c'est parce qu'ils n'ont pas de sous ... ils ont qu'à travailler ...

Moi, mes animaux m'ont expédié au supermarché ... en prévision, pour les croquettes ...

2.Posté par L'Ardéchoise le 10/01/2014 01:34
Quand on connait ses amis, on sait où les trouver...
Oui, souvent les animaux sont plus intelligents que le genre humain, et il suffit parfois de les écouter, de les regarder, pour réaliser un danger imminent.
Ou parfois d'écouter leur "silence" : deux heures environ avant une tempête, un cyclone, ou tout autre événement climatique, tous les oiseaux cessent de chanter. C'est assez impressionnant.
J'espère que la ménagerie va bien, aussi bien que le maître.
...

3.Posté par Thierry le 10/01/2014 09:52
Tout le monde va bien ... les violettes ont été secouées... elles n'ont pas voulu rentrer... faut les comprendre ... Z'ont pas voulu être déracinées ... les racines, on y est plus ou moins attaché ... allez savoir pourquoi ?

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Samedi 10 Décembre 2016 - 09:36 Les Miss France vivent un "enfer" à la Réunion

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales