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Il est un lieu, où, enfant, Leconte de Lisle est venu souvent rêver et quelques années plus tard, allait lui inspirer l’un de ses plus beaux poèmes Barbares… le Bernica.
Étant un amoureux inconditionnel de l’histoire de mon île, j’ai voulu mettre mes pas dans ceux de notre poète, avec mon fils qui, lui aussi, s’est mis à rêver et à se laisser emporter par « ce lieu sauvage au rêve hospitalier ».
Nous voilà donc partis, empruntant une piste poussiéreuse et défoncée pour atteindre le parking, si on peut appeler cela un parking !
Première constatation, aucun panneau d’informations !
J’invite donc la mairie de St Paul à installer au moins un panneau rappelant l’historique et l’œuvre de notre poète, comme cela a été fait pour les noms des rues de St Paul.
Serait-ce trop demander à une grande commune qui se revendique d’être la ville des arts et des lettres ?
Nous débutons donc notre balade après avoir deviné dans les hautes herbes, le départ du sentier jonché de quelques détritus divers, menant jusqu’à des marches taillées dans la pierre, début de la montée tout au long de la falaise moussue par endroit où poussent … des capillaires grâce à de minces filets d’eau qui s’échappent des parois.
Les seuls bruits sont ceux de l’eau et le piaillement des oiseaux. Un vrai bonheur !
Nous voici en surplomb du Bassin Pigeons aux couleurs vert pomme où la paroi forme une voûte au-dessus de nous. Nous profitons d’un léger souffle d’air ô combien agréable et prenons le temps d’admirer la beauté de cette nature qui fut source d’inspiration à Leconte de Lisle.
Arrêtons de rêver quelques minutes et continuons notre cheminement.
Ah ! Miracle ! Enfin une plaque… euh… toute rouillée, à peine lisible qui signale que nous sommes proches du belvédère donnant une vue d’ensemble sur le Bassin Pigeons.
Magnifique panorama, en toile de fond le vol incessant des pigeons, pailles-en-queue et salanganes et en bruit de fond une cascade.
Mon regard se fixe sur un majestueux palmier accroché à la paroi… Nature, tu m’étonneras toujours !
Allez, il faut déjà penser à poursuivre notre balade. Dernière étape, la descente vers le bassin. Je vous le conseille même si l’absence d’entretien rend la progression délicate et acrobatique mais pas du tout dangereuse.
Nous voici dans le lit de la ravine au milieu de diverses plantes aquatiques (songes, papyrus, bambous..). Et après un court parcours de combattant, nous atteignons la berge du bassin où nagent quatre canards bien dodus et où flotte… une bouteille d’huile… preuve du passage d’un crétin !
Malgré tous ces petits désagréments, cela n’enlève en rien la beauté du site.
Pour information, le Bernica avait subi un grand nettoyage par une équipe de jeunes en contrat aidé… avant le tournage des épisodes de la série « Les Monos » bien connu des Réunionnais !
Depuis, plus rien ! Il a retrouvé son piètre aspect qu’on lui connaît.
J’en appelle donc aux institutions compétentes pour procéder au moins à un lifting de ce site emblématique !
Ce fut pour nous comme un voyage à travers le temps.
Belle balade à vous… et bon voyage !
Didier Naze
Étant un amoureux inconditionnel de l’histoire de mon île, j’ai voulu mettre mes pas dans ceux de notre poète, avec mon fils qui, lui aussi, s’est mis à rêver et à se laisser emporter par « ce lieu sauvage au rêve hospitalier ».
Nous voilà donc partis, empruntant une piste poussiéreuse et défoncée pour atteindre le parking, si on peut appeler cela un parking !
Première constatation, aucun panneau d’informations !
J’invite donc la mairie de St Paul à installer au moins un panneau rappelant l’historique et l’œuvre de notre poète, comme cela a été fait pour les noms des rues de St Paul.
Serait-ce trop demander à une grande commune qui se revendique d’être la ville des arts et des lettres ?
Nous débutons donc notre balade après avoir deviné dans les hautes herbes, le départ du sentier jonché de quelques détritus divers, menant jusqu’à des marches taillées dans la pierre, début de la montée tout au long de la falaise moussue par endroit où poussent … des capillaires grâce à de minces filets d’eau qui s’échappent des parois.
Les seuls bruits sont ceux de l’eau et le piaillement des oiseaux. Un vrai bonheur !
Nous voici en surplomb du Bassin Pigeons aux couleurs vert pomme où la paroi forme une voûte au-dessus de nous. Nous profitons d’un léger souffle d’air ô combien agréable et prenons le temps d’admirer la beauté de cette nature qui fut source d’inspiration à Leconte de Lisle.
Arrêtons de rêver quelques minutes et continuons notre cheminement.
Ah ! Miracle ! Enfin une plaque… euh… toute rouillée, à peine lisible qui signale que nous sommes proches du belvédère donnant une vue d’ensemble sur le Bassin Pigeons.
Magnifique panorama, en toile de fond le vol incessant des pigeons, pailles-en-queue et salanganes et en bruit de fond une cascade.
Mon regard se fixe sur un majestueux palmier accroché à la paroi… Nature, tu m’étonneras toujours !
Allez, il faut déjà penser à poursuivre notre balade. Dernière étape, la descente vers le bassin. Je vous le conseille même si l’absence d’entretien rend la progression délicate et acrobatique mais pas du tout dangereuse.
Nous voici dans le lit de la ravine au milieu de diverses plantes aquatiques (songes, papyrus, bambous..). Et après un court parcours de combattant, nous atteignons la berge du bassin où nagent quatre canards bien dodus et où flotte… une bouteille d’huile… preuve du passage d’un crétin !
Malgré tous ces petits désagréments, cela n’enlève en rien la beauté du site.
Pour information, le Bernica avait subi un grand nettoyage par une équipe de jeunes en contrat aidé… avant le tournage des épisodes de la série « Les Monos » bien connu des Réunionnais !
Depuis, plus rien ! Il a retrouvé son piètre aspect qu’on lui connaît.
J’en appelle donc aux institutions compétentes pour procéder au moins à un lifting de ce site emblématique !
Ce fut pour nous comme un voyage à travers le temps.
Belle balade à vous… et bon voyage !
Didier Naze
















