Faits-divers

Bagarre à St-André: Un jeune profondément mordu à l'oreille


Bagarre à St-André: Un jeune profondément mordu à l'oreille
Il est parfois de bon ton de se moquer de la police municipale, "la police du maire" comme on le dit souvent. Pourtant, depuis qu'elle s'est vu reconnaitre de nouvelles responsabilités, son action s'est développée et la "nationale" est souvent bien contente d'avoir la "municipale" à ses côtés.

En ce moment se déroule à St André une fête commerciale. Cette fête draine beaucoup de monde et cet après-midi, vers 14 heures, une bagarre a opposé deux jeunes à l'arrière de la mairie.
 
Grâce à l'intervention de la police municipale (commandée par Mme Pasquet, brigadier, seule femme responsable d'une police municipale sur l'ile), les policiers ont séparé les deux jeunes qui se battaient. Les pompiers sont intervenus pour soigner un des jeunes mordu profondément à une oreille, qui a été rapidement isolé dans le poste de la police municipale.

Les "municipaux" ont réussi à calmer la situation avant l'arrivée de la police nationale
 
L'autre antagoniste blessé au visage a quitté les lieux.

La personne blessée sérieusement à l'oreille n'a pas déposé plainte et a refusé de suivre les pompiers.

L'objet de la barre entre les deux jeunes reste inconnu.
Vendredi 15 Octobre 2010 - 23:23
Pierrot Dupuy
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1.Posté par USPPM le 16/10/2010 01:06
Les policiers municipaux agissent sans préjudice de la compétence de la police nationale selon le code général des collectivités territoriales, les pouvoirs de police du maire sont donc appliqués et visiblement, cela fonctionne.
Il y aura toujours des mécontents, cependant en donnant les moyens aux policiers municipaux et en leur faisant confiance, le maire ne peut que se réjouir de constater que sa politique locale de sécurité n'est pas voué à l' échec, assurer le "bien vivre" de ses administrés n'est certes pas une tache facile mais des policiers municipaux peuvent également y participer...
Il ne doit y avoir aucun clivage Police Nationale /Police Municipale, chacune a son niveau assure le bon ordre et puisque l'insécurité est le mal du siécle, la collaboration des diverses forces de l'ordre ne peut qu' apporter des moyens supplémentaires.
Les "municipaux" ont de nouvelles prérogatives, la population le découvre peu à peu mais ils restent néanmoins proches des adminsitrés car n'en déplaisent a leurs détacteurs, ils sont professionnels.

2.Posté par "barre" aux gorilles :-) le 16/10/2010 04:28
Trop fort Pierrot :
"L'objet de la barre entre les deux jeunes" !
On comprend mieux que la situation fut tendue à l'extrême :-)

3.Posté par alex le 16/10/2010 07:31
A St André, pendant les fetes commerciales, il y a pleins de jeunes derriere la mairie en train de consommer de l'alcool et du cannabis...
Personne ne fait rien
tout cela au détriment des contribuables qui paient leurs impots

4.Posté par A LUSPPM le 16/10/2010 09:04
Les détracteurs de la Municipale se trouvent souvent chez les malfrats ou "chez les grands diseurs et petits faiseurs" qui se trouvent dans toutes les couches de notre société mais pas chez les Policiers Nationaux qui sont comme les municipaux t "les éboueurs" de notre société" : on est content de les avoir pour ramasser "les souillures" sur les trottoirs mais on les critique souvent car si le trottoirs sont sales : c"est aussi de leur faute.
Fier d'être fonctionnaire et fier de porter une tenue de Policier.

5.Posté par L.W. le 16/10/2010 09:26
N'en déplaisent à quelques un que se soit policiers municipaux ou nationaux vous faites un travail souvent ingrats et oh combien difficile.
Comme dans chaque professions vous avez votre lot de mauvais agents mais ce faits-divers est l'exemple même de situation qui prouve l'essentiel nécessité de la présence de ces agents dans notre société.
Merci et bon ocurage pour ce travail que bien souvent vous faite si bien!

6.Posté par noe974 le 16/10/2010 10:12
Cette ville semble devenir un Far-West avec le règne du plusfort . Cela fait désordre .
Pour un oui pour un non : bagarre générale

Avant avec la Gendarmerie , c'était mieux , aujourd'hui , avec la Police , ruée vers la délinquance

Les jeunes n'ont pas peur des "flics" , ou bien ne croient pas en la Justice , si leurs plaintes restent sans appel ou si la Justice est mal rendue .

Qu'on les laisse se débrouiller entre eux ou il faudra une justice plus musclée .

7.Posté par la solution ? le 16/10/2010 12:00
150 000 chômeurs , 50% des jeunes sans emploi et sans perpectives d'avenir , 200 000 jeunes chômeurs de plus dans les 30 ans à venir , alcool et dopes à gogo......
la solution ?

8.Posté par USPPM le 16/10/2010 12:33
Ces chiffres sont certes éloquents mais doit-on baisser les bras pour autant ?
Quant à la difference entre la police et la gendarmerie désolé de vous contredire post n° 7 mais la presse parle de plus en plus de gendarmes agressés...
Le gouvernement actuel ne semble plus être en mesure de prendre des décisions, un coup , il faut agir, un coup, on n'utilise plus les moyens mis à disposition (Flashball) doit-on attendre de nouvelles victimes du devoir pour prendre en considération les problèmes et considérer enfin qu'il s'agit de lutter contre les malfrats et non de les protéger ?
St André comme les autres villes de France est confronté à la délinquance, la politique du maire, sans parti pris aucun, suit une logique : le "bien vivre" des administrés, le plus difficile étant d'avoir "une main de fer dans un gant de velour"

9.Posté par zoréole le 16/10/2010 15:29
ouais bon noe974 faut pas pousser nan plus... 2 jeunes se bagarrent, j'appelle pas ca une "bagarre générale". d'ailleurs il me semble que le seul intérêt de cet article est de saluer la dame responsable de la police municipale, et effectivement elle a du mérite. une idée : un portrait de cette femme qui a gagné sa place dans un monde très masculin. ca ca m'interesserait plus que de savoir si le gars qui s'est fait mordre va mieux, s'il a une ITT et s'il est retourné chez sa mamie...

10.Posté par USPPM le 16/10/2010 19:55
Etant concerné par ce fait divers, je repondrai donc à zoreole :
Il ne s'agissait certes pas d'une bagarre générale mais dans le contexte cela aurait pu rapidement le devenir surtout lors de l'intervention de la "municipale".
Je n'ai, à priori, rien contre l'etnie des personnes présentes mais pour la plupart celles-ci n'apprécient pas forcement les forces de l'ordre.
Quant au monde "très" masculin de la police, depuis quelques années, on rencontre à tous les niveaux des femmes, les mentalités évoluent, fort heureusement (même à la Réunion) à partir du moment où on a les compétences, il ne peut y avoir de discrimination, ni de problèmes.
Quant au blessé, il va visiblement mieux puisqu'il était à nouveau sur les lieux quelques heures plus tard, pourtant sa blessure n'avait pas l'air si légère que ça ...

Cordialement
Délégation départementale de l'Union Syndicale Professionnelle des Policiers Municipaux.

11.Posté par Opsomer le 16/10/2010 20:02
Il faut rappeler, au risque de déplaire aux thuriféraires de la police municipale, qu'un agent de police municipale (APM) n’est pas un gardien de la paix (GPX) ! Le premier est un fonctionnaire territorial recruté par une municipalité, donc un employé de mairie, le second un fonctionnaire d’Etat relevant du ministère de l’Intérieur. Leur formation initiale est aussi très différente : six mois pour l’APM, un an pour le GPX. En outre, malgré leur homonymie, leurs compétences sont très différentes ; il suffit d’ouvrir le Code de procédure pénale (CPP) pour s’en convaincre : un APM a le statut d’APJA21 ou Agent de police judiciaire adjoint conformément à l’article 21 du CPP tandis que le GPX est un APJ20 (Agent de police judiciaire). Cette différence de qualification aboutit à des pouvoirs dissemblables. Ainsi un APM ne peut réaliser de contrôles d’identité (l’article 78-2 du Code de procédure pénale n’habilite à ce jour que les OPJ et, sur l’ordre et sous la responsabilité de ceux-ci, les agents de police judiciaire et les agents de police judiciaire adjoints relevant de la police nationale ou de la gendarmerie), il ne peut procéder qu’à des relevés d’identité à la condition sine qua non d’une infraction au Code de la route ou à un arrêté municipal. De même, au vu de l’article L.234-9 du Code de la route, les agents de police municipale ne peuvent pas réaliser de dépistages d’alcoolémie en l’absence d’accident ou d’infraction préalable (vitesse excessive, absence du port de la ceinture ou du casque…). Même les dispositions prévues à l’avenir en faveur des polices municipales dans le cadre de la Loppsi 2 ne sont nullement favorables aux principaux intéressés, qui ne pourront procéder d’initiative à des contrôles d’identité ou d’alcoolémie mais uniquement sous le contrôle et l’autorité des OPJ de la police et gendarmerie nationales. Concrètement, à travers la Loppsi 2, le gouvernement relègue définitivement, avec l’assentiment des élus UMP et consorts, les policiers municipaux au rang de troupes supplétives dans une perspective répressive, compensant opportunément les coupes sombres qu’il opère dans les effectifs nationaux tout en faisant payer l’addition aux collectivités locales. Enfin, comme il a été dit précédemment, l’APM n’a aucun pouvoir d’investigation, il n’a même pas la compétence pour enregistrer une plainte… Pis, l’APM a moins de pouvoirs que le garde champêtre !

12.Posté par Ariane le 16/10/2010 22:05
J'ai une autre info de la première importance, une exclusivité internationale, à St André un toutou s'est fait écrasé sur la 4 voies....................... Franchement Pierrot, à chaque bagarre, dans chaque ville de la Réunion , un article ? Ou cela est juste valable pour certaines communes de l'Ile ?

13.Posté par nicolas de launay de la perriere le 16/10/2010 22:19
disons que relater les faits sur St André, permet de qualifier éventuellement son premier magistrat d'impuissance face à la délinquance...ce qui serait de nature à ravir l'opposition municipale actuelle...

14.Posté par USPPM le 16/10/2010 23:52
Pour Opsomer
Le policier municipal n'a pas l'intention de rivaliser avec le policier national car effectivement, il n'a pas les mêmes prérogatives, ni la même formation.
Il est certes recruté par la mairie toutefois ces qualités d'Apja ont été précisées en 1999 , il est donc en possession d'un double agrément (Prefet et Procureur) ce n'est pas être présomptueux de dire qu'il fait du bon boulot dans l'ensemble au vu de l'essor que connait la profession.
L'arrivée de nombreux policiers nationaux et de gendarmes dans cette corporation contribue sans nul doute à cet essor.
Personnellement, je ne ressens aucune honte à reconnaitre que les pouvoirs d'un APM sont, dans certains domaines, moindres que ceux d'un garde champêtre car, encore une fois, il ne s'agit pas de rivalité mais de complémentarité.
(Je n'encense donc pas mes collègues mais je précise également leurs fonctions.)

Certains n'apprécient peut-être pas que l'on puisse parler d'un fait divers démontrant la réactivité d'un corps de métier, présent pratiquement sur tout le territoire national (au delà de tout clivage politique.)
La police municipale évolue, à St André comme ailleurs, il semble donc judicieux de le faire savoir.

15.Posté par "barre" aux gorilles :-) le 17/10/2010 02:13
A Opsomer :
Si, en écrivant "coupes sombres" vous vouliez évoquer les non remplacements de postes vacants et le non recrutement d'agents supplémentaires, le terme approprié est "coupes claires".
En effet, en forêt il faut bien distinguer la "coupe claire" qui voit l'ONF abattre un nombre importants d'arbres et de branches et la "coupe sombre" qui est son contraire.

16.Posté par Chris le 17/10/2010 11:08
Je reprend le commentaire de OPSOMER et ne veux sutout pas faire de mauvaise langue, mais il est vrai que la formation de la police municipale n'est pas organisée de la même façon que celui de la PN, mais a bien étudier la question elle se rapproche fortement. Toute la partie théorique est quasiment le même(code de la route,code de procèdure pénal et code pénal), la plus grosse différence se trouve a mon avis dans la partie physique et sportive. Bien étudier, si tu enlève la partie sportive, le mois de congé, le temps de stage dans un commissariat et le temps de préparation aux examens de fin d'école dans l'année de formation de la police nationale, la formation d'un APM et d'un GPX se rapproche.
J'ai eu l'occasion de jetter un oeil sur les cours qu'un GPX a eu pendant sa formation et le cours d'un APM en fin de formation. Résultat a quelques détails près, se sont les mêmes( bien sur je parle pour la théorie, CDR, CPP et CP...).
Par contre, en ce qui concerne les autres codes tel que Code de la santé publique, code de l'environnement, de l urbanisme, de la construction, voirie routière et j'en passe...Ils n'ont pas vu la couleur.
En toute franchise, l'APJ 20 a des compétences plus large que celui de l'APJA 21 mais ne connait l'utiliser, il se cantonne a des choses simples comme prendre des plaintes pour basculer ensuite à l'OPJ ou faire du code de la route...pfff.
Bref, d'où le proverbe "mieux vaut être grand chez les petits, que petit chez les grands"

17.Posté par ACHRIS le 17/10/2010 12:02
je te suis complètement sur ton analyse post 16 , surtout que nombres d'APJ de la police nationale et de la gendarmerie nationale basculent en police municipale par choix en détachement alorsqu'ils ont déjà leur formation et sont des titulaires émanant du régalien donc on ne peut parler de problème de compétences qui restent acquises et elles sont complétées lors de la formation de PM par du droit administratif et connaissance des collectivités territoriales.
Les prérogatives du PM restent ensuite issues ( CPP ou CP ou autres textes) de la loi mais les compétences et les connaissances sont présentes et tout celà sert à une parfaite complémentarité avec les forces de l'Etat Police nationale ou gendamerie nationale.

Pour tout les "grands diseur " et "petits faiseurs", dans la LOPSIE 2 qui arrive les directeurs de police municipale seront Agent de Police judiciairre ( APJ 20) et oui comme à la police nationale les choses se font progressivement car il faut savoir que les policiers en tenue pendant longtemps n'étaient q' APJ 21 pour certains APJ 20 mais la qualité d'O.P.J. n'existait même pas pour les officiers de Paix ( eh oui c est l'histoire de la Police Nationale et des ses évolutions historiques normales) maintenant avec l'accès au bloc O.P.J. un gardien de la Paix peut avoir cette qualification comme en gendarmerie d'ailleurs dès le grade de base de gendarme.

Il y a aussi des O.P.J de la Police Nationale et de la Gendamerie nationale qui arrivent en PM donc les compétences professionnelles avérées ( 15 ou 20 ans à bosser au régalien ) sont présentes et amènent forcèment du positif en police municipale tout celà pour le bien être de nos concitoyens.

Le but maintenant est de lutter en commun contre les incivilités, délits, crimes etc... tant pour le policier nationale , la gendarmerie nationale et la police municipale sous les directions du Procureur de la République avec les moyens ( légaux et matériels de chaque institution).

18.Posté par Caton2 le 17/10/2010 13:00
L'objet de la barre entre les deux jeunes reste inconnu? Le gars a confondu oreille et zoreil.

19.Posté par Opsomer le 17/10/2010 23:14
@ USPPM

"L'arrivée de nombreux policiers nationaux et de gendarmes dans cette corporation contribue sans nul doute à cet essor." C'est une réalité - dénoncée d'ailleurs par certains syndicats de police municipale - mais elle doit être nuancée. Ayant étudié le sujet, je peux vous affirmer deux choses :

- primo, cette évolution concerne davantage les gendarmes que les gardiens de la paix (bien évidemment, les exemples abondent de commissaires, d'officiers de police ou de gendarmerie fraîchement retraités ou en détachement recrutés à des postes de direction par des municipalités, supprimant de fait toute possibilité de promotion interne à des chefs de service de police municipale - CSPM - mais ces exemples sont aussi nombreux que le nombre de directeurs de police municipale) ;

- secundo, le phénomène demeure marginal au sein de la gendarmerie. Selon les chiffres du troisième rapport du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire (2009), après plusieurs années de baisse (2003-2006), le nombre de militaires reconvertis dans la fonction publique civile a de nouveau augmenté depuis 2006, surtout grâce à l’intégration dans la fonction publique territoriale par la voie de l’intégration directe (article L.4139-2 du Code de la défense). En 2008, 1 150 militaires (toutes armes confondues) se sont reconvertis dans la fonction publique civile, dont 667 en intégration directe et 483 dans des emplois réservés. Le Haut Comité note, cependant, que "Les départs vers la fonction publique teritoriale connaissent une forte augmentation depuis 2007". Les principaux organismes d’accueil sont les municipalités (49%), les services départementaux d’incendie et de secours (45%), et les départements et les régions (7%). Jusqu'en 2006, la FPT accueillait annuellement plus ou moins une trentaine de militaires en détachement. Par contre, ce chiffre a grimpé à 275 en 2007, puis 367 en 2008. Une progression significative donc, mais à relativiser au regard du nombre de militaires concernés. En outre, le rapport du Haut Comité ne précise pas dans quel cadre d'emplois ou secteur d'activité ont été recrutés ces derniers. Reste une réalité pour la gendarmerie depuis 2008 : les recrutements sont dorénavant inférieurs aux départs, conséquence de la RGPP (Révision générale des politiques publiques). Autre effet de la RGPP, la gendarmerie nationale recrute désormais davantage de contractuels à peine formés au statut précaire (gendarmes auxiliaires) que de sous-officiers (4 000 contre 2 500 en 2011) car il faut bien mettre du bleu dans le paysage tout en dégraissant simultanément comme l’exige le gouvernement. Conséquence immédiate : les gendarmes auxiliaires (GA), jeunes gens recrutés en CDD de 5 ans non renouvelable, ont en vérité peu d’espoirs de faire carrière au sein de l’institution militaire à cause des milliers de suppressions de postes de sous-officiers. Comme les ADS (Adjoints de sécurité) de la police nationale, ces smicards corvéables à merci sont fortement incités en fin de contrat à s’orienter vers la sécurité privée (vigiles) ou à tenter le concours d’agent de police municipale (à la différence des sous-officiers, les GA ne peuvent bénéficier du détachement vers la Fonction publique territoriale puisqu’ils ne sont pas titulaires).

20.Posté par noe974 le 18/10/2010 07:13
Ce petit fait-divers fait battre la "chamade aux claviers" , comme quoi ça fait réfléchir : les jeunes sont tellement désoeuvrés , qu'ils font pitié à voir (les enfants sont des "laissés pour compte" , alors ils se débrouillent comme ils peuvent) .
Nous , adultes d'aujourd'hui , étions semblables (mais il n'y avait pas en ce temps "zinfos974")

Cela nous interpelle et les élus en premiers , sûrement .

21.Posté par PRESIDENT USPPM le 13/11/2010 10:50
Cher(e)s internautes,

Les policiers municipaux relèvent hiérarchiquement et directement du maire et sont ratachés au Ministère de l'Intérieur, le Préfet représentant de l'Etat dans les régions pouvant prononcer le retrait de leur agrément.

Les policiers municipaux sont agréés par le Préfet, mais également par le Procureur à la suite d'une enquête de moralité conduite par les services de police ou de gendarmerie nationale et sont assermentés par ce dernier.

Le retrait de l'un ou de l'autre agrément peut conduire le maire à révoquer l'agent de police municipale qui perd alors sa qualité de fonctionnaire, ou peut lui offrir un reclassement dans un autre service de la Commune.

Les policiers municipaux recoivent une formation complète dénommée FIA, sont astreints à une formation CONTINUE OBLIGATOIRE tous les 3ans pour les agents au grade de Chef de Service chargés de l'encadrement et tous les cinq ans pour les gardiens, les brigadiers, les brigadiers chefs principaux.

En outre le passage au grade de Chef de Service stagiaire, en sus de la formation initiale d'agent de police municipale, est assujetie à une période de formation de 9 mois.

Le passage au grade de Directeur de Police Municipale est également assujetie à une formation complémentaire.

Laisser croire dans ces circonstances que la formation des policiers municipaux serait des plus limitée démontre manifestement d'un manque de culture dans ce domaine.

En tous les cas la formation professionnelle des policiers municipaux si elle tend a être assurée par des gens du cru spécialement formés à cet effet, tels les moniteurs en maniement des armes formés par des instructeurs de la police ou de la gendarmerie, cette formation est assurée pour l'essentiel par des intervenants policiers nationaux, gendarmes et magistrats.


Le recrutement se fait soit par concours, soit par le biais du détachement d'une fonction publique à une autre sans concours avec toutefois la condition absolue d'avoir satisfait au préalable à la formation initiale d'application, l'intégration dans la police municipale n'est alors acquise de plein droit qu'au terme de deux années de détachement.


Si les policiers municipaux ne peuvent pas se livrer à des investigations, ni opérer un contrôle d'identité, ni de leur propre intiative un contrôle d'alcoolémie, ils sont compétents pour constater et relever toutes les infractions et ce dans de très nombreux domaines soit par rapport ou selon le cas par procés-verbal et bien souvent leurs attributions sont sous estimées par le quidam moyen qui parfois le découvre à sdon détriment.

Les missions des policiers municipaux sont définies par l'article 2212-5 du CGCT (Code Général des Collectivités Locales)

Ils peuvent en outre procéder à l'immobilisation d'un véhicule, à la rétention du permis de conduire, prescrire seulement pour celles et ceux d'entres eux qui assurent les fonctions de chef de poste la mise en fourrière des véhicules, acte réservé dans la police nationale aux seuls OPJ, constater les délits à l'article L.126-3 du code de la construction et de l'habitat (voies de fait, menaces de comettre des violences dans l'entrée des immeubles etc...)
L'inspection visuelle ou la fouille des sacs lors de grands rassemblements (Art 96 de la loi du 18/03/2003)
et bien d'autres prérogatives qu'il serait fastidieux d'énumérer.

Alors dire que le gardiens de la paix disposeraient de pouvoir de loin supérieurs à ceux des policiers municipaux, si c'était une réalité avant l'intervention de la loi du 14 avril 1999 et les décrets qui ont suivi, il n'en est plus de même aujourd'hui ou la différence est à peine palpable.

Il faut savoir que la POLICE NATIONALE n'est autre qu'une émanation de la POLICE MUNICIPALE qui a été étatisée en 1940, car avant cette date en France la Police était MUNICIPALE et placée sous la direction du Maire, ainsi toutes ses différences bien infimes concernant les pouvoirs ou plus exactement les compétences des uns ou des autres, chacun peut sans nul doute se rendre à l'évidence qu'il suffira au législateur d'un trait de plume au bas d'une page pour les faires disparaitre si nécessité venait qu'à s'en faire sentir.

C'est tellement vrai, que depuis l'intervention de la loi du 14 avril 1999, par petites touches successives, il est aisié de constater que les prérogatives des policiers municipaux s'étendent chaque jour pour se rapprocher insidieusement de celles des gardiens de la Paix.Un tel rapprochement n'est pas anodin, il correspond à une réalité, celle du terrain, à une volonté à peine voilée des élus locaux considérant qu'ils sont à la base même de la connaissance des problèmes en matière de sécurité dans leurs communes et ainsi mieux apréhender ceux-ci afin de mieux garantir la sécurité de leurs administrés. Il ne faut pas oublier que le Maire est responsable en matière de sécurité dans sa ville.

Très sincèrement





22.Posté par Opsomer le 13/11/2010 13:10
« Il faut savoir que la POLICE NATIONALE n'est autre qu'une émanation de la POLICE MUNICIPALE qui a été étatisée en 1940, car avant cette date en France la Police était MUNICIPALE et placée sous la direction du Maire » Je me permets de nuancer vos propos. En effet, si l’on peut faire remonter la définition des pouvoirs de police du maire au décret du 22 décembre 1789, donc à la Révolution, la police municipale fut plus clairement instituée en 1884, précisément par la loi du 5 avril 1884. Cela dit, HISTORIQUEMENT, C’EST LA POLICE NATIONALE QUI EST MODERNE ET NON LA POLICE MUNICIPALE dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Le XIXème siècle voit le début d’un mouvement d’étatisation des polices municipales d’un certain nombre de grandes villes ou de communes appartenant à la conurbation parisienne, qui se poursuit au XXème siècle. Citons à titre d’exemples : Lyon en 1851, Marseille en 1908, Toulon en 1918, Nice en 1920, Strasbourg, Mulhouse et Metz en 1925, etc. Les raisons de cette évolution sont intéressantes. En 1907, une commission que nous devons à Georges Clémenceau concluait à la nécessité d’étatiser les services de police municipale en raison de leur inefficacité, de leur inadéquation aux problèmes posés et de la trop grande proximité entre l’opérationnel et le politique. Il faut aussi rappeler qu’aux reproches déjà énoncés s’ajoutait celui d’un classement sans suite des plaintes des victimes très important. En 1935, la quasi-totalité des communes de Seine-et-Oise et quatorze communes de Seine-et-Marne étaient à leur tour étatisées pour assurer à leurs habitants le même niveau de sécurité qu’à Paris. L’argument de l’égalité face à la sécurité était déjà avancé. Il est toujours d’actualité, car l’écart entre villes riches et villes pauvres n’a cessé de progresser. C’est donc la recherche d’une réponse pertinente à une problématique correctement identifiée qui a conduit à l’étatisation des services de police municipale. Par conséquent, lorsque la loi du 23 avril 1941 crée la police nationale, l’Etat français n’innove pas mais achève l’œuvre entreprise par la défunte IIIe République, République soucieuse d’égalité et d’efficacité. Une remarque néanmoins : si le régime de Vichy établit que toutes les villes de plus de 10 000 habitants verront leur police étatisée, cette réforme ne s’applique pas à l’ensemble du territoire vu qu’une moitié du pays est alors contrôlée par l’occupant allemand. Cette loi ne concerne donc pas Paris et la police parisienne (PP) conservera longtemps sa spécificité ; il faudra attendre la loi du 10 juillet 1966 (à la suite des dysfonctionnements policiers révélés en 1965 par l’affaire Ben Barka) pour que soit créée l’actuelle police nationale, réalisant la « fusion » de tous les services de police (hormis les polices municipales qui, tel le légendaire phénix, ont repris leur envol depuis le début des années 1980, précisément après les élections municipales de 1983).

Pour les compétences des polices municipales, je vous renvoie au lien suivant :

Polices municipales : mythes et réalités

http://moreas.blog.lemonde.fr/files/2010/02/polices-municipales-mythes-et-realites.1266141018.pdf

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