Société

Baccalauréat: Gare aux fraudeurs !

L'Académie de la Réunion informe dès à présent du déroulement du baccalauréat prévu à compter du 16 juin. Elle rappelle notamment ce que risquent les candidats tentés de frauder les jours d'épreuves...


Baccalauréat: Gare aux fraudeurs !
Les jours d’épreuves, les candidats doivent se présenter dans leur centre d’examen munis de leur convocation et d’une pièce d’identité au moins
30 minutes avant le début des épreuves. Durant la première heure d’épreuve, aucune sortie provisoire ou définitive n’est permise, sauf nécessité absolue.

Les candidats ne peuvent quitter définitivement la salle qu’après avoir remis leur copie et signé la liste d’émargement. Dans toutes les disciplines, les candidats réunionnais bénéficient des mêmes sujets d’épreuves qu’en métropole. Pour éviter un décalage horaire trop important, les épreuves commenceront une heure après la métropole dans les centres d’examen de l’île.

La confidentialité des sujets

La confection et la distribution des sujets sont soumises à un ensemble de règles qui visent à garantir la confidentialité à toutes les étapes. La direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco) du ministère de l’éducation nationale répartit entre les académies les sujets à élaborer pour la session de l’année suivante. La répartition retenue est confidentielle.

Les personnels administratifs intervenant, à quelque niveau de responsabilité que ce soit, dans l’élaboration et l’envoi des sujets signent une déclaration sur
l’honneur, par laquelle ils attestent avoir pris connaissance de la charte de déontologie des examens et s’engagent à en respecter les termes. Pour des raisons de sécurité, le nombre des membres de chaque commission d’élaboration des sujets est limité au minimum et n’excède pas dix personnes,
sauf impossibilité avérée. La composition des commissions est secrète afin qu’aucun participant à l’élaboration des sujets ne puisse être mis en cause publiquement, ni personnellement, ni ès qualités. Les travaux des commissions sont, quant à eux, strictement confidentiels.

Les académies conceptrices envoient les sujets retenus aux académies destinataires de façon dématérialisée via un réseau virtuel hautement sécurisé, propre à l’éducation nationale. Ce système de transmission, qui n’utilise pas internet, permet d’identifier précisément l’expéditeur et le destinataire de chaque envoi et d’en conserver la trace.

L’impression et la mise sous pli des sujets sont soumises à des règles strictes qui visent à garantir la sécurité des opérations (accès aux locaux et dispositif de
suivi pour éviter toute perte de sujets). Les sujets font ensuite l’objet d’un double conditionnement présentant toutes les garanties de solidité et de fiabilité, pour être livrés aux centres d’examen.

Leur diffusion auprès de ces derniers intervient le plus près possible dans le temps des épreuves concernées. Une fois réceptionnés dans les centres, les sujets sont conservés dans un endroit sécurisé (coffre, armoire forte ou pièce fermant à clé) auquel seuls le chef de centre et l’un de ses adjoints ont accès. Les enveloppes contenant les sujets sont ouvertes juste avant l’épreuve concernée, en présence des candidats.

Comment lutte-t-on contre la fraude?

Le décret n° 2012-640 du 3 mai 2012 et le décret n°2013-469 du 5 juin 2013 relatifs à la procédure disciplinaire applicable aux candidats au baccalauréat ont réformé la procédure disciplinaire applicable aux candidats auteurs ou complices d’une fraude ou d’une tentative de fraude commise lors des épreuves des baccalauréats général, technologique ou professionnel.

Le décret instaure une commission de discipline spécifique pour les fraudes au baccalauréat. Elle est composée comme suit :
• présidence : un enseignant chercheur ;
• vice-présidence : un IA IPR ;
• membres : un IEN, un chef de centre d’épreuves, un enseignant membre du jury du baccalauréat, un étudiant, un élève de terminale.

Le recteur engage les poursuites et rassemble les éléments utiles permettant à la commission de statuer. Le dossier est mis à la disposition du candidat
poursuivi ou de son représentant légal et éventuellement de son conseil. La commission peut entendre des témoins. Le candidat est invité à présenter ses ultimes observations avant que la commission ne commence à délibérer. Le vote de la commission a lieu à bulletin secret.

Ils ne peuvent pas dire qu'ils n'ont pas été prévenus...

Tous les candidats seront informés des consignes à respecter et des sanctions encourues grâce à une notice d’information affichée sur la porte de chaque
salle d’examen et lue lors de la première épreuve écrite de la session.

Des consignes strictes sont données aux chefs de centre d’examens et aux surveillants :
• s’assurer avant le début de chaque épreuve qu’aucun document non autorisé n’est présent dans les salles d’examen et dans les toilettes,
• des brouillons de couleur différente sont distribués selon les rangées de tables.

Tous les appareils non autorisés doivent être impérativement éteints. Ils sont soit rangés dans le sac du candidat, soit remis aux surveillants de salle, qui
veillent à ce que les candidats ne puissent y avoir accès pendant la durée de l’épreuve.

Des détecteurs de téléphones portables

Depuis l’année 2013, toutes les académies sont équipées de détecteurs de téléphones portables dont le nombre et l’emplacement sont confidentiels. Les sanctions encourues en cas de fraudes ou de tentatives de fraudes (décret n°2012-640 du 3 mai 2012)

1 / Le blâme.
2 / La privation de toute mention portée sur le diplôme délivré au candidat admis.
3 / L’interdiction de subir tout examen conduisant à l’obtention du baccalauréat ou d’un titre ou diplôme délivré par un établissement public dispensant des formations post-baccalauréat pour une durée maximum de cinq ans.
4 / L’interdiction de prendre toute inscription dans un établissement public dispensant des formations post-baccalauréat pour une durée maximum de cinq ans.
5 / Toute sanction prononcée peu être assortie d’une inscription au livret scolaire
6 / Toute sanction prononcée dans le cas d’une fraude ou d’une tentative de fraude commise à l’occasion du baccalauréat entraîne, pour l’intéressé, la nullité de l’épreuve correspondante.
Lundi 2 Juin 2014 - 10:50
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1.Posté par noe le 02/06/2014 13:43
Beaucoup de détecteurs seront installés dans les salles !
-métaux
-GSM
-livres ...
-écriture dans les mains

Une vraie fouille corporelle avec chiens renifleurs de zamal ...

2.Posté par David Asmodee le 02/06/2014 14:57
Avec un 4 sur 20 de moyenne on peut devenir prof de l'éducation nationale.

Pour échouer au bac, il faut vraiment le faire exprès. Un incompétent qui corrige un nul peut difficilement aller en dessous de 10 sur 20.

3.Posté par Likemike le 02/06/2014 17:17
@ David Asmodee C'est vraiment trop facile de mettre un chiffre vu dans les médias comme ça..
- La moyenne de 4 concerne JUSTE l'académie de Créteil ( à Aix si ma mémoire est bonne on est encore à 10)
- C'est le concours externe des PE et donc rien à voir pour le moment avec le second degré.

Bref, après c'est sûr faut bien trouver un bouc émissaire.

Par contre le BAC ok... 4 élèves sur 5 c'est donné, je suis juste d'accord avec ça

4.Posté par Roberto le 02/06/2014 19:28
@2: Hé David, t'as le profil pour devenir au moins Recteur, voire Ministre...faut combien pour être Recteur? 8/20? allez, vas y, tu peux le faire!
Un inconvénient: tu passeras moins de temps devant ton ordi...

5.Posté par @ Asmodee le 02/06/2014 19:37
Un concours n'est pas un examen. Un concours a pour but de classer les candidats et peu importe la moyenne des notes, qu'elle soit à 10, 4 ou 15. Un examen a pour but de dire si le candidat a suffisamment d'acquis on non, s'il a plus ou moins de 10 / 20.

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