Economie

BTP: "il faut arrêter le massacre!"

Les organisations professionnelles et les organisations syndicales de salariés du BTP se sont réunies ce matin. Une réunion exceptionnelle qui a rassemblé patrons et salariés pour dénoncer la situation de crise qui les affecte tous. Un seul message "le BTP réunionnais est à terre".


"C'est la réunion de la dernière chance", commence Jean-Marie Le Bourvellec, président de la FRBTP. "Les gens sont à bout, les sociétés sont à bout. Les salariés, les maîtres d'ouvrages, tout le monde. Nous sommes là ensemble pour défendre notre branche". Cette réunion, qui a vu réunis autour d'une même table des patrons et des salariés, est la première de son genre dans le secteur du Bâtiments et Travaux Publics. "Elle est le reflet de la situation", continue Jean-Marie Le Bourvellec. "Aujourd'hui, nous sommes unis mais en colère".

10 000 emplois perdus

Les fédérations parlent aujourd'hui de 10 000 emplois perdus, disparus ou en difficulté. L'activité a chuté de 30% depuis septembre 2009. Proportionnellement, La Réunion est touchée sept fois plus qu'en métropole, selon les professionnels du bâtiment. "C'est comme si la métropole perdait 1 million d'emplois", précise encore le président de la Fédération Réunionnaise du Bâtiment et des Travaux Publics (la FRBTP).

Les raisons de cette crise dans le secteur seraient multiples. Il y d'abord le ralentissement de la construction des logements à La Réunion. "La construction du logement est bloquée aujourd'hui alors que nous sommes en retard de 27 000 logements à La Réunion". Un constat d'autant plus alarmant que les besoins en logements augmentent: "iIl faudrait en construire 11500 par an mais on ne va pouvoir fournir que 4500 logements, c'est à dire la moitié", souligne André Ladeveze, président de la Fédération des Promoteurs Constructeurs de La Réunion.

Il y a ensuite l'annulation des grands projets: le Zénith, le Pôle océan, la MCUR, la Zone Cambaie, le Tram train, la déviation du Tampon... Au total 2,2 milliards d'euros de travaux sur le point d'être conclus ont été avortés dans le courant de l'année 2009.

Des entreprises qui s'appauvrissent de plus en plus

"On a besoin d' 1,8 milliards de volume d'affaire par an et là, on tourne à 1,3 milliards seulement". Conséquences : les entreprises qui n'ont pas de visibilité sur la commande s'appauvrissent inévitablement. "Les prix des matières premières n'ont pas baissé", déplore un autre représentant syndical. "En plus, on constate une recrudescence du travail au noir qui détruit le travail des petites entreprises".

"On n'a pas d'outil pour redémarrer. Il faut débloquer des moyens supplémentaires", explique André Ladeveze qui précisent aussi que les entreprises sont dans le rouge. Certaines seraient même interdit bancaire...

"Au niveau politique, il n'y a aucune continuité dans les projets"

L'ensemble des acteurs du BTP réuni ce matin a pointé du doigt le manque de continuité dans les projets au niveau politique. "On change de Président de Région et tous les projets précédents sont avortés. Il n'y a aucune continuité dans les projets. L'abandon du tram-train en est une illustration parfaite", explique encore Jean-Marie Le Bourvellec qui exprime le doute des professionnels à l'égard de la classe politique.

A cela s'ajoute l'absence d'une véritable politique foncière depuis 4-5 ans. "Le manque de terrain est considérable à La Réunion", précise-t-il en critiquant le manque d'anticipation des politiques: "On ne comprend pas ces décisions ou plutôt ces non-décisions".

"On veut du concret et pas seulement des annonces", martèle un représentant syndical de salariés. "ce qu'on veut, c'est de l'action: on veut des mesures de soutien pour l'ensemble de notre secteur. Il faut arrêter le massacre !".

Le 10 septembre prochain, chefs d'entreprise, salariés et artisans du BTP se mobilisent à Saint-Denis. Le rendez-vous est fixé à 8h30 au Jardin de l'Etat. Direction ensuite la Préfecture pour déposer une motion adressée à à l'Etat aux collectivités territoriales et locales.
Mercredi 8 Septembre 2010 - 14:29
Zaïa Ayama
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1.Posté par TANGO le 08/09/2010 16:58
Bien qu'il y a un constat de "gel" de certains grands marchés, je reste quand même perplexe sur les motivations de cette manifestation surtout du côté patronat.

Il serait bon que ces mêmes entreprises fassent preuves de transparence en présentant notamment leur situation financière. Quel est leur bénéfice, leurs revenus mensuels ?

A certains moments il faut arrêter de crier la bouche pleine.

Que ces mêmes personnes nous donnent un comparatif de leurs revenus et ceux des salariés.



2.Posté par ptit crick le 08/09/2010 16:58
il y a beaucoup parmie eux ont profiter de la crise pour licencier à tu tete et il sont les premiers
a crier haut et fort crée du travail pour continuer a faire et ils feront toujours du précaire avec leurs
contrat meme en allant bafouer certaine loi du travail avec leur pouvoir et leur argent


3.Posté par Rectification le 08/09/2010 18:06
Réponse à TANGO
Il suffit d'aller aux greffes du tribunal de commerce pour obtenir le bilan de n'importe quelle société.
Pas la peine d'accuser juste pour le principe de faire de l'anticapitalisme
Il est réel que beaucoup de sociétés sont en difficulté et pas seulement dans le BTP
Je ne connais aucun patron qui licencie pour se faire plaisir

4.Posté par tiyab le 08/09/2010 18:25
toujours en train de pleurer, mais il suffit de regarder le train de vie d'une bonne partie de ces patrons qui ne savent pas partager les profits, demandez aux ouvriers, alors assez de cinema au lieu de chercher l'assistanat public

5.Posté par MATT le 08/09/2010 18:28
M. LEBOURVELLEC est manipulé par M. VERGES. D'ailleurs aux dernières élections régionales, il était sur la liste de Vergés. Actuellement on assiste à une campagne de désatbilisation. Il y avait Ratenon et la c'est LEBOURVELLEC.

6.Posté par l'artiste le 08/09/2010 18:34
rectification,
le patron ne licencie pas pour se faire plaisir, il licencie pour préserver sa marge.
donc tango a raison! le patron i crie pour garder la bouche pleine.


7.Posté par Royal Bourbon le 08/09/2010 18:37
On ne peut pas toujours compter sur la commande publique... Trouvez des chantiers privés et arretez d'attendre l'argent des contribuables. .. Nous on s'enfout du Tram train, de la MCUR, du Zénith, du pole Océan ...quand on est sudiste... Seule concession que je vous accorde, c'est le besoin en logements..qui est bien réel Pour le reste, on en a marre de vos pleunicheries.

8.Posté par jumeau_974 le 08/09/2010 18:50
De 2003 à 2008, soit 5 ans, on a construit 8000 logements par an (chiffres du BTP). Soit 40 000 logements. Avec un moyenne de 3 personnes par logements, on arrive à 120 000 personnes logées normalement. Soit 15 % de la population réunionnaise. Ce qui est important.

Aujourd'hui, il y a une idée reçu : la Réunion manque de logements. A partir de là, on construit, on déclasse des terres agricoles, souvent excellentes. Cependant, l'offre locative est importante. Dans certains secteurs, louer un bien relève du parcours du combattant : le Tampon, Sainte Clotilde. Nombre de biens sont vides. Même les secteurs prisés comme la Possession ont vu des baisse de loyers, et le locataire se retrouve dans une position favorable pour négocier le report des hausses de loyer.
Il se peut que j'ai tort sur toute la ligne, mais il est indéniable qu'il est difficile d'avoir des informations objectives et fiables pour faire un état des lieux rigoureux et sérieux, afin de repartir sur des bases saines.

Dans un rapport de l'INSEE, ce dernier fait état de la Réunion du million d'habitants. D'abord prévu pour 2025, on a ensuite parlé de 2030. Le rapport faisait d'un accroissement naturel de la population réunionnaise qui se stabilisé à l'image de celle de la Métropole : les Réunionnais font en moyenne moins d'enfants que leurs parents. Ce million d'habitant serait principalement le fait de migrations.
Or, la crise a eu lieu. Aujourd'hui, la dette des Etats impose de se serrer la ceinture. Hors la Réunion est extrêmement dépendant de cet argent publique (Grands Travaux, lois de défiscalisation, commande publiques, ...). La Réunion connaîtra, de fait, une rigueur plus importante qu'en Métropole (que M. de Bourvellec déplore déjà). Cela s'impacte dès maintenant sur l'économie et sur l'emploi. Alors qui viendra à la Réunion s'il n'y a plus d'emplois dans le secteur privé, et si le secteur public connaît un "dégraissage" (la sur-rémunération est comptée n'en doutons pas : une économie de 3 milliards facile à faire car procédant d'une situation qui n'a plus lieu d'être depuis longtemps, le non remplacement d'un fonctionnaire sur 2 à la retraite, etc ...) ?

Le secteur du BTP devra se restructurer, afin d'être adapter au marché "réel" de la Réunion. Ce secteur ne peut pas employer toute la Réunion.

PS : Quelqu'un peut dire si certains "grandes entreprises" réunionnaises sont impliquées dans des travaux dans la zone océan indien, et donc "exporterait" leur savoir-faire, à l'image de Bouygues ou Vinci ? L'accès à ces chantiers ferait tourner les bureaux d'études locaux, et autres postes qualifiés. Je sais que les grands de la Réunion sont souvent des filiales des groupes métropolitains, mais la valeur ajouté est quand même fait à la Réunion non ?

9.Posté par Polémique Victore le 08/09/2010 19:17
ILs attendent quoi au juste? de pouvoir bétonner l'ile toute entière???? il serait temps de se rendre compte que le nombre d'entreprise du BTP est trop important et qu'il faudra bien qu'il y en ait qui ferme boutique...
Le BTP engraisse beaucoup de personne...ça ne durera pas....

10.Posté par bertel le 08/09/2010 20:57
1.Posté par TANGO le 08/09/2010 16:58
Bien qu'il y a un constat de "gel" de certains grands marchés, je reste quand même perplexe sur les motivations de cette manifestation surtout du côté patronat.

Il serait bon que ces mêmes entreprises fassent preuves de transparence en présentant notamment leur situation financière. Quel est leur bénéfice, leurs revenus mensuels ?

A certains moments il faut arrêter de crier la bouche pleine.

Que ces mêmes personnes nous donnent un comparatif de leurs revenus et ceux des salariés.



2.Posté par ptit crick le 08/09/2010 16:58
il y a beaucoup parmie eux ont profiter de la crise pour licencier à tu tete et il sont les premiers
a crier haut et fort crée du travail pour continuer a faire et ils feront toujours du précaire avec leurs
contrat meme en allant bafouer certaine loi du travail avec leur pouvoir et leur argent


3.Posté par Rectification le 08/09/2010 18:06
Réponse à TANGO
Il suffit d'aller aux greffes du tribunal de commerce pour obtenir le bilan de n'importe quelle société.
Pas la peine d'accuser juste pour le principe de faire de l'anticapitalisme
Il est réel que beaucoup de sociétés sont en difficulté et pas seulement dans le BTP
Je ne connais aucun patron qui licencie pour se faire plaisir

4.Posté par tiyab le 08/09/2010 18:25
toujours en train de pleurer, mais il suffit de regarder le train de vie d'une bonne partie de ces patrons qui ne savent pas partager les profits, demandez aux ouvriers, alors assez de cinema au lieu de chercher l'assistanat public

5.Posté par MATT le 08/09/2010 18:28
M. LEBOURVELLEC est manipulé par M. VERGES. D'ailleurs aux dernières élections régionales, il était sur la liste de Vergés. Actuellement on assiste à une campagne de désatbilisation. Il y avait Ratenon et la c'est LEBOURVELLEC.

6.Posté par l'artiste le 08/09/2010 18:34
rectification,
le patron ne licencie pas pour se faire plaisir, il licencie pour préserver sa marge.
donc tango a raison! le patron i crie pour garder la bouche pleine.


7.Posté par Royal Bourbon le 08/09/2010 18:37
On ne peut pas toujours compter sur la commande publique... Trouvez des chantiers privés et arretez d'attendre l'argent des contribuables. .. Nous on s'enfout du Tram train, de la MCUR, du Zénith, du pole Océan ...quand on est sudiste... Seule concession que je vous accorde, c'est le besoin en logements..qui est bien réel Pour le reste, on en a marre de vos pleunicheries.

8.Posté par jumeau_974 le 08/09/2010 18:50
De 2003 à 2008, soit 5 ans, on a construit 8000 logements par an (chiffres du BTP). Soit 40 000 logements. Avec un moyenne de 3 personnes par logements, on arrive à 120 000 personnes logées normalement. Soit 15 % de la population réunionnaise. Ce qui est important.

Aujourd'hui, il y a une idée reçu : la Réunion manque de logements. A partir de là, on construit, on déclasse des terres agricoles, souvent excellentes. Cependant, l'offre locative est importante. Dans certains secteurs, louer un bien relève du parcours du combattant : le Tampon, Sainte Clotilde. Nombre de biens sont vides. Même les secteurs prisés comme la Possession ont vu des baisse de loyers, et le locataire se retrouve dans une position favorable pour négocier le report des hausses de loyer.
Il se peut que j'ai tort sur toute la ligne, mais il est indéniable qu'il est difficile d'avoir des informations objectives et fiables pour faire un état des lieux rigoureux et sérieux, afin de repartir sur des bases saines.

Dans un rapport de l'INSEE, ce dernier fait état de la Réunion du million d'habitants. D'abord prévu pour 2025, on a ensuite parlé de 2030. Le rapport faisait d'un accroissement naturel de la population réunionnaise qui se stabilisé à l'image de celle de la Métropole : les Réunionnais font en moyenne moins d'enfants que leurs parents. Ce million d'habitant serait principalement le fait de migrations.
Or, la crise a eu lieu. Aujourd'hui, la dette des Etats impose de se serrer la ceinture. Hors la Réunion est extrêmement dépendant de cet argent publique (Grands Travaux, lois de défiscalisation, commande publiques, ...). La Réunion connaîtra, de fait, une rigueur plus importante qu'en Métropole (que M. de Bourvellec déplore déjà). Cela s'impacte dès maintenant sur l'économie et sur l'emploi. Alors qui viendra à la Réunion s'il n'y a plus d'emplois dans le secteur privé, et si le secteur public connaît un "dégraissage" (la sur-rémunération est comptée n'en doutons pas : une économie de 3 milliards facile à faire car procédant d'une situation qui n'a plus lieu d'être depuis longtemps, le non remplacement d'un fonctionnaire sur 2 à la retraite, etc ...) ?

Le secteur du BTP devra se restructurer, afin d'être adapter au marché "réel" de la Réunion. Ce secteur ne peut pas employer toute la Réunion.

PS : Quelqu'un peut dire si certains "grandes entreprises" réunionnaises sont impliquées dans des travaux dans la zone océan indien, et donc "exporterait" leur savoir-faire, à l'image de Bouygues ou Vinci ? L'accès à ces chantiers ferait tourner les bureaux d'études locaux, et autres postes qualifiés. Je sais que les grands de la Réunion sont souvent des filiales des groupes métropolitains, mais la valeur ajouté est quand même fait à la Réunion non ?

9.Posté par Polémique Victore le 08/09/2010 19:17
ILs attendent quoi au juste? de pouvoir bétonner l'ile toute entière???? il serait temps de se rendre compte que le nombre d'entreprise du BTP est trop important et qu'il faudra bien qu'il y en ait qui ferme boutique...
Le BTP engraisse beaucoup de personne...ça ne durera pas....


COMMENT voulez-vous engager un réel débat sur ce sujet ou sur n'importe quel autre dès lors que ce site accepte des pseudos multiples ?

Bertel de Vacoa

11.Posté par TANGO le 08/09/2010 21:30
Je connais plus d'un patron qui licencie UNIQUEMENT POUR LE PLAISIR de rappeler à ceux là même qui par le fruit de leur travail contribuent à engraisser un bon nombre d'employeurs.

RAPPELEZ VOUS de vos paroles :"c'est pas les gens qui manquent pour prendre votre place" combien d'entre vous l'ont dit ?

A combien de reprises avez vous fait fi des dispositions conventionnelles et cela au détriment des salariés.

Je vois l'intervention télévisé du représentant de la CGTR bâtiment, c'est une véritable tentative de tromperie de l'opinion publique car la vérité est ailleurs "vous êtes entrain de venger la cuisante défaite de la bande à VERGES". Quand est ce que vous avez été manifesté devant la Région sous le règne des vergès ?

Pour ce qui concerne la CFDT c'est encore pire car SAVIGNY suit le mouvement comme un petit toutou. Et pour rester dans l'actualité sociale, c'est n'est pas le bon exemple qu'il donne quand à l'âge de départ à la retraite il a plus de 70 balais. Laisser la place aux autres.

Pour en revenir au patronat BTP, l'âge d'or est passé, il ne suffit plus d'être amis avec le clan vergès pour se voir attribuer un marché public.

La nouvelle équipe de la Région devrait à mon sens appliquer de véritables appels d'offres et ouvrir les marchés à d'autres et ainsi faire jouer une véritable concurence.

Le temps du régime est arrivé.

12.Posté par lol le 09/09/2010 11:32
Le BTP va être satisfait après les déclarations du Ministre BAROIN /
...et les niches épargnées

les niches fiscales relatives à l'Outre-Mer seront épargnées, assure François Baroin. "La remise en cause de la défiscalisation en Outre-Mer serait un désastre économique pour ces territoires et nous avons pris des engagements vis-à-vis de l'Outre-mer qui ne seront pas remis en cause", justifie-t-il.

Comme prévu, les niches dont bénéficient "les publics fragiles" et le crédit d'impôt pour l'emploi à domicile seront également préservées, confirme François Baroin.


13.Posté par nicolas de launay de la perriere le 11/09/2010 03:29
excellent la remarque sur le manque de terrain...faut peut être leur redonner la définition de ce qu'est une île...

à quand une manif du BTP pour exiger de la Fournaise, qu'il déverse plus de lave afin d'agrandir la Réunion... !!

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