Economie

BTP: Les attentes des professionnels toujours aussi fortes


La dernière sonnette d’alarme tirée sur la situation dans le BTP n’aura pas été vaine. Depuis la réunion de l’interprofessionnelle le 30 janvier 2015, qui a été l’occasion d'alerter sur "la mort lente de la filière", les acteurs du BTP restent mobilisés. Rien de bien nouveau concernant les projets évoqués, mais les attentes des professionnels sont toujours aussi fortes.

Selon nos informations, plusieurs réunions de travail entre les acteurs du bâtiment continuent de se succéder via une cellule économique mise en place. Objectif : faire le point sur les projets et chantiers qui pourraient prochainement voir le jour et ceux qui "dorment", faute de financement ou par "lenteur administrative", comme le déplorait Bernard Siriex, à la table ronde de fin janvier.

Le président de la FRBTP* avait demandé à la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, une aide d’urgence pour aider les collectivités à débloquer ces projets dans les tiroirs.  Le représentant de l'Etat avait quant à lui rappelé que le Haut Conseil de la Commande Publique permettait déjà de mieux gérer la commande publique en listant les projets, leur montant et leur calendrier, mais qu'il pourrait "mieux fonctionner" avec une mobilisation de tous les acteurs. 
Vendredi 6 Mars 2015 - 10:40
GG
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1.Posté par polo974 le 06/03/2015 11:21
C'est marrant ces patrons...
Quand on les entend parler des chômeurs, on a ça:
""" celui qui veut bosser, il trouve du travail, (sous-entendu, les chômeurs, c'est rien que des feignasses) """

Mais quand ils se plaignent de ne pas avoir de marché, c'est la fôôôôte de l'absence de commande publique (ben oui, restriction budgétaire, réduction du déficit, tout ça...).

Par contre, ils demandent un maximum d'exo en tout genre...

Trouvez l'erreur...

2.Posté par Tartarin de ta race, con ! le 06/03/2015 12:10
Assistanat haut de gamme !

Il y a quelques années, Brigitte Girardin, alors ministre des DOM-TOM, avait dit leurs quatre vérités aux patrons réunionnais en affirmant que certains pleurent la bouche pleine. Parmi les patrons du BTP qui crient famine, certains se rappellent-ils l'intervention d'un représentant de la fédération française du BTP lors d'une AG de la fédération réunionnaise du BTP, ans les années 90?
Il avait tenu à peu près ce langage: en métropole, lorsque les entreprise dépendent à plus de 50% de la commande publique, la FF BTP tire la sonnette d'alarme. Actuellement, à la Réunion, le BTP dépend à près de 90% de la commande publique !

Un chef d'entreprise, est avant tout un citoyen avec des droits, mais aussi des devoirs. C'est bien joli de clouer l'Etat et les collectivités au pilori en les accusant de tous les maux (taxes, impôts, droit du travail...) mais cela relève du masochisme de demander dans le même temps à l'Etat et aux collectivités de voler au secours des entreprises...
J'ai le souvenir de la fameuse TVA dans la restauration, qui était de 19,6%, ramenée à 5,5% en 2009 par Nicolas Sarkozy avec tout plein de promesses des professionnels de l'hôtellerie et de la restauration. Cette réduction de TVA s'est-elle traduite par des embauches oou par une réduction des prix ? Ni l'un, ni l'autre. Par contre, en ramenant la TVA de 19,6% à 5,5%, l'Etat, ce pelé, ce galeux, ce vampire, s'est privé de recettes fiscales. Au final, le citoyen-consomateur-contribuable qui est grugé...

3.Posté par Assez pleurer.... le 06/03/2015 15:57
Post 1 : Tout à fait d'accord. Le double langage. Mais qui n'en tient pas un double, même légèrement changé, parfois, à tous niveaux?

Post 2: Tout à fait d'accord. Comme pour les transporteurs ou autres qui pleurent et inversent la logique économique dans laquelle ils tirent pourtant bien leurs marrons du feu.

A savoir que, dans une économie libérale, l'entreprise qui ne trouve plus de demande, soit ferme, soit change d'activité. Elle ne vient pas pleurer et quémander des avantages.

Dans la réalité et à la Réunion: oh non, c'est pas ça.

Car quand on a investi dans de gros camions et de grosses machines, et qu'on s'est endetté, outre qu'on a pris goût au confort/luxe/statut de "commandeur".... et ben on ne veut plus faire marche arrière et redevenir anonyme ou revenir au point de départ. Et on ne cherche pas à évoluer. On veut continuer comme avant.

Alors on estime qu'on doit absolument poursuivre, et pour ça, il faut rembourser les banques.

Rembourser les banques = il faut de l'activité = il faut créer de la commande = Etat/collectivités responsables = je te fais peur avec le spectre du chômage et, avant, avec la peur de blocages de routes, manifs.....= je te mets la pression....

Sauf qu'au départ, personne ne les a obligés à s'endetter .....

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