Politique

Avenir incertain de la filière canne: Le PCR aux côtés des planteurs

Si très peu d'éléments ont filtré de l'audition du ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, hier devant une commission du Sénat, la nouvelle a vite fait le tour des QG politiques. Inquiet pour le devenir de la filière canne, le Parti communiste réunionnais interpelle le gouvernement sur la nécessité de "préserver les intérêts des planteurs". Le communiqué du PCR :


Avenir incertain de la filière canne: Le PCR aux côtés des planteurs
"Auditionné mercredi par la commission des affaires économique du Sénat et la délégation Outre-mer, Victorin Lurel a déclaré ceci: "la fin des quotas risque de créer une concurrence supplémentaire pour le sucre de La Réunion et de la Guadeloupe. La réponse, c'est : se spécialiser dans des niches. On a commandé une étude par un cabinet indépendant pour s'interroger sur tout ça et décidé des éventuelles réorientations à prévoir à notre échelle et à plus grande échelle, à l'échelle de l'Europe et à l'international".

C'est la première fois qu'un ministre exprime aussi clairement la menace qui pèse sur la filière canne-sucre. Il est prévu que le nouveau règlement sucrier mette fin au régime protecteur des quotas et prix garantis à partir de 2017.

Ces propos interviennent après ceux tenus par Dacian Ciolos, Commissaire européen à l'Agriculture, lors de sa visite à La Réunion le 29 juillet. Le membre de la commission avait dit que tout allait dépendre de la stratégie qui sera choisie par les sociétés productrices de sucre, autrement dit par Téréos.

Manifestement, le gouvernement a donc décidé de lancer une étude d'impact sur les conséquences de la fin des quotas sucriers à partir de 2017. Les pouvoirs publics ont donc le devoir d'informer en direct les planteurs sur les résultats de cette étude, et de dire publiquement sans tarder ce que fera l'État pour préserver les intérêts des planteurs, ainsi que les richesses acquises par plus de deux siècles de recherche-développement à La Réunion.

Le gouvernement doit donc indiquer précisément comment il compte éviter une catastrophe sociale qui concernerait toute La Réunion: il y a des planteurs dans 23 communes, et la 24e abrite des ateliers de transformation et d'exportation.

Le PCR rappelle qu'il est possible de consolider à La Réunion une industrie de la canne en partageant équitablement les recettes de tous les produits que cette plante peut donner: sucre, électricité, plastiques bio, cosmétiques…

Cet objectif peut se concilier avec celui de l'autosuffisance alimentaire. Le PCR pense donc que l'agriculture est un gisement d'emplois pour les Réunionnais. Il réitère ses propositions et demande à l'État de s'impliquer pour ne pas que La Réunion subisse une crise bien plus grave que celles du café, de la vanille, du géranium ou du vétiver.

Plus que jamais, le PCR sera aux côtés des planteurs en lutte pour leur survie."
Jeudi 14 Novembre 2013 - 17:18
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1.Posté par Zbob le 14/11/2013 17:33
ça ne m'étonne pas , la CGTR défend les planteurs , c'est son rôle , le PCR a besoin de ce rouage pour avoir encore quelques militants...
Depuis plus de 20 ans la filière canne est sous perfusion et personne ne veut voir qu'elle finira par mourir...
Les politiques hurlent tous contre notre dépendance alimentaire , mais aucun n'a le courage de dire qu'une reconversion serait salutaire ( reconversion qui serait d'autant plus difficile que la canne fait partie de notre histoire...mais notons au passage qu'elle n'est pas toute notre histoire , avant elle ,nous avons produit du café , des épices et il fut même un temps où on cultivait du blé , du riz....)

Mais l'instabilité de la production ( tant sur le plan de la richesse en fonction des cyclones ou des sècheresses que sur le plan de la commercialisation et de la concurrence de plus en plus forte des autres pays producteurs) permet de maintenir des planteurs ( dont tous ne sont pas des "gros colons" loin de là) dans l'incertitude et dans la dépendance vis à vis d'un syndicat qui a le sens de la communication plus que le sens des réalités!

2.Posté par almuba le 14/11/2013 22:38
Ben justement,
Relançons le café, le riz,le vétiver, le gingembre et pourquoi pas le thé, comme à Maurice.
Mais évidemment, ces plantations demandent un peu plus de courage et d'ardeur au travail que de mettre de l'engrais, attendre que ça pousse et faire passer les coupeuses qui ramassent tout sur leurs passages.

3.Posté par Tonton le 15/11/2013 07:13
oui, oui ils sont toujours au cotés de toute le monde.... mais ils ne disent jamais comment le financer, ni qui paie la facture.... (ils impriment des Euros chez Temoignages??)

Tant pis pour les dettes, pour le financement - on fera payer la note à la génération "apres nous".

4.Posté par et les carottes le 15/11/2013 07:40
que l'on importe de chine ou d'australie, ça c'est scandaleux et ça n'émeut personne, ni la CGTR ni les planteurs, ni la DAF, ni la chambre d'agriculture, et comme y a personne qui nous sert des carottes le PCR s'en fout des carottees,

5.Posté par ben la koué le 15/11/2013 08:58
''''''''''Plus que jamais, le PCR sera aux côtés des planteurs en lutte pour leur survie.''''''''''''
... un agriculteur doit '' survivre '' et non vivre décemment de son travail ....
.... curieuse manière de prendre faits et causes ....

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