Société

Avec seulement 4 spécimens, le bois mapou lutte contre sa disparition

Quasiment inconnu à La Réunion, et pour cause, il n'en reste que 4 spécimens dans l'île, le pisonia lanceolata fait l'objet d'un plan de sauvegarde mené par le Conservatoire Botanique National de Mascarin (CBNM).


Avec seulement 4 spécimens, le bois mapou lutte contre sa disparition
L’arbre Pisonia lanceolata (Poir.) Choisy, de la famille des Nyctaginacées, est une des espèces endémiques de La Réunion et de Maurice les plus méconnues du public. On pourrait presque la qualifier de "mystérieuse". Elle a semble t-il perdu son nom péi, ou bien, n’a t-elle jamais existé à La Réunion?

Elle est en revanche connue à Maurice sous les noms vernaculaires de bois mapou ou bois cassant. Il semble que cette espèce, remarquable à bien des égards, ait toujours été rare dans les milieux naturels de notre île.

L’espèce ne persiste aujourd’hui dans la nature que sous la forme de quatre spécimens (arbres) sauvages isolés connus : un est localisé dans le massif de La Montagne (commune de Saint-Denis), un autre à Grand Bassin (Tampon) et deux autres se situent aux Makes (Saint-Louis).

"Le Pisonia est en train de fleurir, fait remarquable" constate Luc Gigord
"Le Pisonia est en train de fleurir, fait remarquable" constate Luc Gigord
Le CBN-CPIE* Mascarin a rédigé en 2007 le Plan Directeur de Conservation de l’espèce1. Depuis peu, des actions concrètes et partagées ont été entreprises pour la conservation de cette espèce aussi bien au niveau ex situ que in situ.

Opération plantation aux Colimaçons

Dans le cadre de ses missions d’agrément national, afin de mieux connaître et suivre la phénologie de l’espèce et de mieux comprendre son complexe système de reproduction, le Conservatoire Botanique National de Mascarin a décidé de conforter ses collections conservatoires ex situ sur son site des Colimaçons en plantant des individus de l’espèce. "Il s’agira autant que possible de favoriser la production de semences pour la production de plants et le renforcement futur de populations naturelles, tout particulièrement celle de Grand Bassin", explique Luc Gigord, directeur scientifique au CBNM.

Au delà, "il s’agira de mettre à l’honneur nos botanistes naturalistes partenaires qui réalisent sur le terrain un formidable travail de fourmi permettant de retrouver des individus d’espèces que l’on pensait parfois disparues".

*Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement

Seuls quatre arbres ont été identifiés dans la nature (les photos sont de Jean-Maurice Tamon)
Seuls quatre arbres ont été identifiés dans la nature (les photos sont de Jean-Maurice Tamon)
Lundi 25 Février 2013 - 06:43
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par noe le 25/02/2013 05:49
C'est beau !
Un bel arbre !

Et pour la canne Mapou , où en est-on ?

2.Posté par le 25/02/2013 13:03
belle photo moche pour un arbre pourtant aussi sublime que rare... dommage...

3.Posté par ti-zoreyol du tampon. le 25/02/2013 17:40
Le Mapou secrète une molécule active utilisée en pharmacologie, qui a été synthétisée et brevetée. Qu'il disparaisse; ainsi l'entreprise capitaliste qui a breveté la molécule ne fera que plus de profit, vive le profit, vive les brevets sur le vivant! À bas la bio-diversité! (désolé pour les sarcasmes)

Le MAPOU
Monimia rotundifolia, famille des Monimiacées
Il ne s’agit pas là du mapou ou bois de rempart qui lui, était connu dès les origines du peuplement, mais d’un autre arbre endémique aussi toxique, qui pousse en moyenne altitude, a de grosses feuilles rondes et un bois imputrescible et ininflammable. Ce n’est pas une plante médicinale, mais les Laboratoires Roger Bellon en ont extrait un alcaloïde anti- arythmique cardiaque qu’ils ont breveté, synthétisé et exploité peu après sous forme de spécialités pharmaceutiques. La plante n’est donc plus nécessaire, ce qui est de plus en plus fréquent de nos jours. La molécule toxique est la laurotétanine dont les signes d’empoisonnement sont analogues à ceux des crises de tétanos ; à la Réunion on dit qu’une feuille « y tue un bœuf ». Le bois a été utilisé pour fabriquer des linteaux de cheminées.
SOURCE: http://www.lansiv-kreol.net/environ_plantesmed.htm

4.Posté par lorema le 25/02/2013 18:23
Donnez vous la peine de descendre du Nez de Boeuf vers la rivbière des Ramparts et en bas vous trouverez plus que 4 pieds de Mapou. Ma pou donne à zot lendroit ou sak nana çà.

5.Posté par Zorba le 26/02/2013 07:05
Attention à la confusion : Pisonia lanceolata n'a pas de nom vernaculaire connu. Le mapou, dans l'esprit des réunionnais est Monimia rotundifolia (grosses feuilles rondes et épaisses), très présent dans les forêts réunionnaises, réputé pour couper les clous lors des assemblages, appelé 'bois de jaque' dans certains endroits

6.Posté par Collectivisme le 27/02/2013 06:15
He john Galt, casse toi de la réunion et va rejoindre tes potes du tea party

7.Posté par John Galt le 27/02/2013 08:22
7.Posté par Collectivisme le 27/02/2013 06:15

t’inquiètes j'envisage ma fin de vie au Panama dans un monde libre sur un paradis libéral , et toi tu vas crever a la manière des Coréen du Nord esclave du soviétisme puant , la France est vraiment un pays foutu avec des enflures aveugles de ton espèce , ces gens qui s'imagine que le socialisme est la providence de l'espérance l'on a vu ou a conduit le socialisme par le passé à la ruine des peuples

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