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Avant la télé, playstation, textos et autres selfies… à quoi s’amusaient les jeunes ?


La marmaille à l’ancienne école de La Possession, immortalisée par le jeune Jean-Paul de Saint-Aubin  entre novembre et décembre 1976 (fonds Saint-Aubin, DRAC de La Réunion dans C’était hier, vol.4, Daniel Vaxelaire)
La marmaille à l’ancienne école de La Possession, immortalisée par le jeune Jean-Paul de Saint-Aubin entre novembre et décembre 1976 (fonds Saint-Aubin, DRAC de La Réunion dans C’était hier, vol.4, Daniel Vaxelaire)
Beaucoup ne s’amusaient pas vraiment…

Nombre de nos copains d’antan étaient enfants de ti-colons de cannes. La gaudriole, c’était vraiment quand il y avait un instant de libre… autrement dit, pas souvent. Les samedis après-midi, les dimanches, ou encore durant les vacances, ils étaient au four et au moulin. Mais ne s’en plaignaient jamais : c’était dans l’ordre (mal foutu) des choses.

Certains aidaient la maman à nettoyer la case puis à préparer les repas. C’était surtout pour les filles, ça. Les garçons, eux, étaient aux champs avec le papa, dépaillant, coupant les cannes quand c’était la saison ; ou rapportant des fardeaux de manger-cabri, des tentes de victuailles qui allaient rejoindre le manger-cochon. Ils ne s’en plaignaient JAMAIS.

A leur décharge, je dois dire que lorsque l’occasion leur en était fournie, ils n’étaient pas les derniers à faire preuve d’une imagination débordante...

Des outils aujourd’hui « indispensables »

Je vous parlerai plus spécialement des années 50/60. Après, tout est allé très vite. Trop vite ? Mouais !!!

La seule radio de l’île alors, Radio Saint-Denis, dans les fifties, ne fonctionnait que TROIS heures par jour. Avec des programmes très alléchants : « Une heure avec Lucienne Delisle… Une heure avec Luis Mariano… Les informations, le plus souvent re-balancées à partir de Radio Brazzaville… L’allocution du préfet… Les nouvelles de l’Assemblée par quelqu’un sûrement très important… La causerie de l’évêque… ». Palpitant. Et comme, en plus, les postes TSF se comptaient sur les doigts d’une seule main, notre temps ne se passait pas vraiment à ça. Le « Jeu des mille francs » ou les palpitants « Maîtres du mystère » (« tac-tac-tac-tac… Germaine Beaumont et Pierre Billard ») ne sont venus que bien plus tard.

Ce n’est que lors des vacances à Saint-Joseph, que Pépé Justinien m’a incité à écouter Radio Brazzaville avec lui. Sinon ça…

Pour la télé, parlons-en, elle n’est arrivée qu’à Noël 1964. Si chère que sur nos 250.000 habitants, seuls quelques dizaines pouvaient s’en payer une.

Game boy ? Play station ? Internet ? Jeux vidéo ? Téléphones portables abrutissants ? C’était encore à inventer. Mais je peux affirmer que même sans ces indispensables outils de la vie moderne (je ne les condamne nullement… juste leur emploi abusif), je ne me souviens pas que mes frangins, mes potes et moi, nous nous soyons embêtés une seule seconde.

Ces redoutables devoirs de vacances

Il est courant d’entendre les jeunes actuels couiner : « Je m’ennuie ». Comment font-ils pour se faire tartir à ce point ? Cette notion nous était inconnue. Mais comme dit gramoune, « nous té rien qu’in’ bande ti vicieux ».

Dès le premier jour des vacances, l’occupation incontournable, zenfants le riches comm’ zenfants-la-misère,  il y avait ces redoutables devoirs de vacances que le maître nous avait obligés à recopier la langue pendante, le dernier jour de classe. Ces devoirs nous empêchaient de nous ennuyer… mais qu’est-ce qu’ils nous pompaient l’air alors qu’il y avait un gros jacques bien mûr dans le champs de cannes de Thomas-la-Gobe, à un kilomètre à peine !

A l’école primaire, encore ça pouvait aller. Pierrot Malet, Théodore Hoareau, « monsieur » Ludo, « monsieur » Emile, « mâââme Fritz » ne nous abrutissaient pas : quelques schémas de plumes d’oiseaux, quelques cartes du Jura, la révision jusqu’à plus soif de la règle d’accord des participes passés « sans oublier qu’après le pronom neutre EN, l’accord ne se fait JAMAIS ! ». Avec ça, les devoirs de vacances étaient pliés.

C’est après, lors de l’entrée au lycée, que les choses devenaient sérieuses. Disons-le carrément, les versions et thèmes latins de Ti-Paulot, Ti-Mallol ou Ti-Crapaud, les devoirs de maths de Mangue-Carotte, les révisions de vocabulaire anglais de Ti-Crabe, nous pourrissaient bien la vie. Chez nous, c’était après le bol de lait, avalé à 6 heures car notre mère veillait au grain et avait la claque facile et appuyée, parole, hein Michel, hein Alain ?

Ah oui… Post-scriptum indispensable et irrévérencieux : Ti-Paulot = Paul Gérard ; Ti-Mallol = Jacques Lougnon ; Ti-Crapaud = monsieur Fabien (autrement surnommé Pupuce-le-chien) ; Mangue-Carotte = Claude Payet ; Ti-Crabe = monsieur Douyère…

Allé fouille patates-cochons, marmailles !

Je me délecte encore du souvenir que lors d’une de ces vacances, mon pote Jean-Michel Politzer, à Cilaos, m’a donné ses travaux de latin. C’est une des rares fois où j’ai eu une bonne note. Pour le reste, ces devoirs étaient expédiés en deux à trois heures chaque matin. Après quoi, « vive vacances ! » Le plus dur alors était de trier dans toutes les turpitudes nous venant à l’esprit et Dieu sait qu’ils étaient fertiles, ces cerveaux débridés !

A La Rivière, par exemple, une de nos courses préférées était « allé fouille patates-cochons ». Ah ! Que je vous narre par le menu ces expéditions auprès desquelles celles de Stanley et Livingstone-aïe-prisioume ressemblaient à d’aimables « joué cannettes ».

La patate-cochon est un gros tubercule s’épanouissant le plus volontiers dans les fonds de ravines, endroits casse-gueule s’il en est. Nos préférés.

Il faut trouver, dans ces recoins escarpés, des lianes aux feuilles semblables à celle de la liane-aurore, courant à ras-de-terre. Lorsqu’une racine s’enfonce dans le sol, il faut fouiller, fouiller, jusqu’à trouver quelque chose ressemblant à un cambar de belle taille. Les cochons en raffolaient… et nous aussi. Les tubercules les plus tendres se dégustent avec du sucre. Les plus gros finissent dans lemanger-cochon sur feu de bois. Mais le cochon n’avait pas toujours droit à sa part pleine et entière. Nous étions passés par là.

Un délice aujourd’hui totalement passé de mode : vive cette dégueulasserie appelée sandwich américain, autrement dit l’équivalent d’une piqûre de cholestérol en intraveineuse.

La chasse guêpes

Lorsqu’il y avait assez de patates-cochons pour les jours à venir, nous allions « la chasse guêpes ». Là, il fallait trouver les bons complices, ceux qui ne craignaient pas trop les piqûres de ces effrayants hyménoptères. Que je vous précise au passage : les différences entre guêpes et abeilles sont, et d’une, que ces dernières doivent être provoquées pour attaquer. Les guêpes, elles, foncent direct sur tout ce qui bouge. Deuxième différence, la piqûre d’abeille, à mon sens, est moins virulente. Troisième, hélas, l’abeille meurt après son attaque. Quatrième, l’abeille se consomme crue quand juvénile (zamouk) ; la guêpe en friture. Cinquième, seule l’abeille nous gratifie de cette merveille qu’est le miel, hein Dédé ?

Aujourd’hui, il y a des salauds qui vous vendent fort cher des grappes de nids attrapés à la bombe insecticide. De quoi vous empoisonner à l’aise. Nous, nous utilisions la seule méthode valable, qui endormait seulement les bestioles : un chiffon enroulé au bout d’un bâton, un coup de pétrole et d’eau, de quoi produire une belle fumée et chasser les mères-guêpes. Après quoi, le plaisir consistait à dépouiller les nids de leurs larves une à une. Puis on mettait l’huile à frire, on se mettait une grande serviette autour du cou et… oui, bon, passons.

Il y avait encore la possibilité, amusante mais rare, d’aller la chasse tangue. Compliqué car il fallait l’appui d’un compagnon à quatre pattes et les propriétaires de ces fureteurs au nez pointu ne les prêtaient que rarement.

Cowboys èk z’Indiens

Un des amusements essentiels était le « jouer la guerre », à savoir aux cowboys et aux Indiens. Les places les plus convoitées étaient celles du shériff (surtout Buck John) et de Kit Carson. La moins prisée celle de l’outlaw qui finissait immanquablement attaché au pied d’zavocat et n’était délivré de son inconfortable position que lorsque notre esprit de charité reprenait le dessus. Ou alors qu’un bon coup de fouètte-pêche de la maman qui estimait que …, etc. etc….

Les rôles de squaws étaient gentiment occupés par les sœurs des copains : ah ! Liliane, Jacqueline, filles de mâââme Georges et sœurs de Jo ! Au moment de choisir la sienne, il n’était pas rare d’assister à quelque peignée entre bons amis. Car avoir une squaw présupposait que l’on se cachât pour échapper aux chasseurs de scalps… dans quelque buisson bien camouflé. Oh, rassurez-vous, rien de compromettant, juste un frôlement des doigts, un coup d’z’yeux vite échangé, mais c’était déjà les prémices du « jouer docteur » qui viendrait avec l’âge, tas de p’tits saligauds va !

Lorsque nos rares panoplies de cowboys étaient en charpie pour cause d’usage immodéré, on se fabriquait notre attirail. Une branche avec rameau, bien taillée, faisait un Colt très acceptable. Pour les Indiens, pas de problème : une solide branche de pêcher, une gature (pardon, une ficelle la boutique) et une belle tige de fleur de canne, déplumée, pour la flèche.

L’ennui était que ces arcs étaient vraiment redoutables grâce (!) à la résistance très élastique du bois de pêche et l’aptitude à la tige de canne à voler très loin.

In jour comm’ ça, La Rivir’, moin la gaingn in totochement èk vieux Gaffa, le contrôleur d’car Patel, à cause ma flèche la arrive dans son boyo. Depu la case (l’ex maison hantée), la flèche cann’ lariv là-bas su lu devant la case colonel Albéric Legros ! « Et si ça té qui tir mon zyeux, ti fi d’garce ? » Après ça, moin la gaingn doub’ dose ensembe momon akoz i riait pas èk la fesse domoune ! Vous ai-je dit qu’elle avait la main lourde et le fouèt’ pêche à l’affût ?
(à suivre…)
Samedi 27 Mai 2017 - 14:56
Jules Bénard
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1.Posté par mortier le 27/05/2017 15:58 (depuis mobile)

Ils ne s'' emmerdaient pas et faisaient moins de conneries.

2.Posté par Oscar DUDULE le 27/05/2017 16:18

Si je me fie à ce que mes amis et moi faisions lorsque nous étions enfants ( entre 10 et 14 ans) et les contraintes actuelles, nous devrions être mort plusieurs fois.

Nous allions promener toute l'apres midi, parfois la journée entière. Nous rentrions tard le soir, sans prévenir personne. il n'y avait pas de portable, ni play je ne sais pas.
Nous mangions des fruits cueillis dans la nature sur les arbres sauvages. nous buvions de l'eau puisée au robinet. aucune intoxication
. Nous avions fabriqué une voiture dans une caisse de poisson et nous l'avons utilisé sur une route. quelques chutes, quelques écorchures, mais personnes ne s'est plaint.Aucun parent n'a jamais porté plainte contre l'un dans nous.
Nous allions les uns chez les autres sans prévenir et on entrait jouer sans problèmes.
Quelquefois nous nous sommes discutés et m^me battu. C'était oublié très vite et on redevenait amis.

Dans les voitures il n'y avait ni ceinture ni airbag. Nous sommes, plusieurs fis montés à l'arrière d'une camionnette ou d'un fourgon sans siège. Pas de problème.

COMMENT AVONS NOUS FAIT POUR SURVIVRE,?

3.Posté par popol le 27/05/2017 16:31

Blasphème avant facebook le monde n'existait pas

4.Posté par SOMANKE le 27/05/2017 16:43

En fait et surtout, l'imagination, le rêve partagé occupait tout notre temps. Nous devions tout inventer.
Aujourd'hui le rêve s’achète sur internet. Ce n'était pas "mieux avant" mais certainement différent.
Le monde d'aujourd'hui est lui aussi différent..............

5.Posté par peter pan le 27/05/2017 17:32

A quoi s"amusaient les vieux dans leur jeunesse ......

6.Posté par Tonton le 27/05/2017 17:49

Avec leur joystick, peut etre?

7.Posté par thierrymassicot le 27/05/2017 19:01

Bravo pour ce passé qui ressurgit et en fermant les yeux, ben il est bien là...Même si je ne l'ai pas connu, plutôt celui de ma mère dans les années 50 en métropole....Et la j'entends Montand qui chante " A bicyclette" : https://www.youtube.com/watch?v=lOZPWpiNUWQ&list=RDlOZPWpiNUWQ#t=26

8.Posté par taz.opinion le 27/05/2017 20:09

Dan tan lontan kan nou té marmay nou té amiz vréman ! Nou té amiz byin. Nou te rode bassin dan ravine. Nou té rode partou a ter pou gagne in ti sou Ek deu traw 10, 20 centimes, nou té kom rwa pou gagne bonbon ou sorbet la boutik. Kan nou té marmay, tout' pié bwa la koné anou ! Nou té rode tamarin, mangue ver, letchi ! Kan nou té marmay nou té batay ek kosson nwar sin louis ek lo siyin sovaz ek lo band kabri ... Kombyin foi ma la perde mon savat de dwa kassé ... Nou lété lib ! Nou té vréman lib ! 4 ... 5 an nou lét lib !!! 10 ... 12 nou lété in pe kanyar ... Nouté met poster lui ek playboy partou l'églize sin louis ... nou té ravaz mé nou té respek domoun dan somin. San sa nou té amiz ek capsul, ek lelastik é ek toupi. Nout band sin louis té gagne tout'

9.Posté par alcide le 27/05/2017 20:37

Journée de pêche jusqu'à plus d'heure, rêvasseries poétiques au bord de l'eau, plans sur les filles, cartes, foot, clopes en cachette après la messe...Beaucoup de copinage, d'amitiés fidèles...ouais c'était le bon temps...

10.Posté par TICOQ le 27/05/2017 21:22

Aujourd'hui un gamin qui restera scotché une journée sur son portable vous dira qu'il ne s'ennuie pas !!!

11.Posté par KLOD le 27/05/2017 21:53

c'était mieux avant ..................???????????????????

vu ce qu"ils" nous ont laissé? .j'en doute : le fn//////////////////////




"la nostalgie camarade" .................. belle chanson du grand Gainsbourg ///////////
ben !

kossa un chose ? kriké kraké ....................... un pas en avant ; un pas en arrière ........... en marche mon tit marmaille ............ aléfa zazakelle ????????????

12.Posté par L'Ardéchoise le 28/05/2017 00:31

Tout est vu surtout côté garçon.
Les filles se déguisaient en fée ou en princesse et une étoile en carton au bout d'un morceau de bois servait de baguette magique...
Et puis, la marelle, la corde à sauter, cela n'existait pas à la Réunion ?
Mais fille, aînée de plusieurs garçons, et donc garçon manqué, j'ai connu le tour de France sur des capsules décorées que l'on "tiquaient" aux doigts, le foot avec en guise de but deux cailloux, les billes en terre avec lesquelles on inventait toutes sortes de jeux, et, plaisir suprême, gagner des billes en verre à ceux qui en avaient (le pot, j'adorais) et gagner un calot, alors là, le roi n'était pas notre cousin , nous étions roi ou reine !
Après la pluie, aller chercher des escargots que l'on mangeraient aux fêtes, des pissenlits au printemps, des champignons à l'automne, aller à la pêche à la friture, aux framboises et aux myrtilles, autres lieux, mais plaisirs simples.

Quand est-ce que tu nous mets tous tes souvenirs sur papier, Jules, tu vaux Vaxelaire, tu le vaux bien !

13.Posté par paul le 28/05/2017 04:09

Genial c'est toute mon enfance . Merci

14.Posté par """" camp neuf """ bois rouge le 28/05/2017 07:30

faut pas oublier qu on jouait """" canette bouchon lastic ptit loto """" dans fond la cour ou bien dans chemin
ou bien quand on jouait la boule """ ballon """ cinq but mitant dès fois sa arrivait jusque tard par se qu il faillait inscrire ses but
ET SURTOUT ON NE VOYAIT PAS A CHAQUE COIN RUE OU BOUTIQUE UN JEUNE AVEC UN JOINT
OU ENCORE MOINS UNE DODO
ON ÉTAIT MISÈRE MAIS ON VIVAIT HEUREUX

15.Posté par Jean Nic Hoaau le 28/05/2017 07:48 (depuis mobile)

Mais tu as les yeux boucjés ou quoi l'ardéchoise qui se pâme. C'est du niveau 5ème cette rédaction. Jamais de commentaires constructifs ?

16.Posté par Jules Bénard le 28/05/2017 09:06

à posté 12 "L'Ardéchoise" :

Merci, l'amie, mais je ne peux raconter ces souvenirs que côté garçons pour des raisons que tu comprendras aisément.
Pour ce qui est de mon ami VAX, je ne suis pas d'accord : je ne le "vaux pas". Daniel a son style ; j'ai le mien. Nous n'avons jamais songé à nous comparer.

Quant au post 15 "jean nic Hoareau" :
On l'emmerde ! Ce n'est jamais qu'un des mauvais coucheurs jaloux des autres. Qu'il retourne à l'école : on y apprend à lire et à écrire. Cela lui fera le plus grand bien mais... y'a du boulot.

17.Posté par JACQUES AFER le 28/05/2017 13:11

Et le petit bal du samedi soir à la radio?

18.Posté par jean claude payet le 28/05/2017 13:27

maintenant les jeunes s'occupent ils pensent a leur rsa,les jeunes filles leurs primes maman solo, les autres rayent les bagnolent et font les rageux, noot pei le en l'air kwe

19.Posté par L'Ardéchoise le 28/05/2017 13:42

Jules, on peut aimer deux parfums, estimer qu'ils se valent tout en étant différents...
Bon dimanche !

20.Posté par Thierry le 28/05/2017 22:03

... Moi, je me suis retrouvé davantage dans le jeu cowboys contre z'indiens, après z'avoir regardé le western du dimanche après-midi dans la télé en noir et blanc. Courant c'été groupe électrogène ek son désorDe.

Flèches ek la tige fleurs de cannes. Ca té gayard. Té i volent loin. Ek une barrique, on faisait le cheval et c'est à qui i pouvé mettre son cheval devant lé zotes té i suivent déYère siouplé. ET quand on faisait une diligence, placés en hauteur sur je ne sais quoi, et les barriques devant ... Hue, mon carriole bArriques !

... le goût fouette pêche, té i siFFe bien aussi.

Et chez mémé, dans son parterre, il y avait, entre autres, des violettes, d'où mes violettes dans mon jardin et une pensée pour ma du 07.

21.Posté par Jean Nic H le 28/05/2017 22:17 (depuis mobile)

Restons poli Jules. L'Ardechoise a déjà changé d'avis. Tu lui as dit que vous vous valez avec Vax et du coup elle pense en effet comme toi. Elle se pâme je vous dit.

22.Posté par Tony le 29/05/2017 02:19 (depuis mobile)

Vive la debilité de internet...
La réunion va devenir aussi violente grace a ce que tous les jeunes voient sur leur ecrant...
Vive le progres !!!!

23.Posté par Lauret Raymond le 29/05/2017 06:22

Merci, mon cher Jules pour ce superbe rappel de ce que furent les années de notre jeunesse, à nous qui avons aujourd'hui un peu plus de 70 ans.
Mes jeunes années, à moi, je m'en rappelle.
C'était,
1- tous les jeudis après-midi (il n'y avait alors pas d'école), de 12h30 jusqu'à 18 h, sur la place de l'église Ste Jeanne d'Arc, des heures de foot. Le "terrain" était nature. Pas de gazon, deux gros galets pour marquer chaque cage du goal.Pas de genouillères pour le gardien de but que j'étais. Donc genoux écorchés assurés le soir.Mon maillot de goal: un pull renforcé aux coudes par des bouts de chiffons....De futures gloires de la Jeanne d'Arc (Geslin Courtois, Dubourg, Marivan, Cécé, Ti'poumons, Ti'Puce etc...) sont nées ici.
2- Pour jouer à la pétanque, le soir il nous arrivait d'aller avec une scie à métaux pour couper les boules de fer qui permettaient aux compartiments des trains d'être attachés l'un à l'autre. Mais surtout, nous allions au bord de la mer choisir parmi tous les galets les plus ronds et ceux dont le diamètre collaient avec ceux des vraies boules que nous pouvions voir entre les mains des marins de Marseille et d'ailleurs quand leur bateau accostait et qu'ils venaient jouer "à la pétanque comme sur la Canebière"..
3- Avec comme shérif notre plus grand Karl Fruteau ( le fils de Raoul, 1er Adjoint de Léon de Lépervanche et père de Eric, l'ancien maire de St-André), nous faisions des courses de "roues barrique" . Nous quittions le Port, à la hauteur de la gare et, suivant le chemin de fer, nous allions à La Possession. Quand un train arrivait, nous stoppions notre course pour nous faire klaxonner en triomphe par "le l'autorail".
4- Nous allions aussi devant la vierge pour lui demander de nous aider à réussir à l'école. Et parfois;, nous nous réfugions au fond de l'église pour déguster les "raisins d'marine" et les fruits de corbeille d'or que nous avions cueillis à la butte citronnelle.
Voilà quelques uns de mes souvenirs. Il y a des centaines d'autres: les kermesses aux "Grandes Maisons", l'apprentissage à nager dans le grand bassin d'entrée du port, là où arrivaient et repartaient les bateaux. Pas une seule noyade!....Les cours chez Madame Chane Woaye pour nous apprendre que, pour ne pas faire de fautes en dictée, 'il faut toujours se relire et soupçonner alors chaque mot d'être mal écrit". Et puis, entre "la poupe" et "la proue" du navire, il fallait bien veiller à une équitable répartition de la lettre "r".
Ll'avant c'est là où il y a un "r" tandis que l'arrière, c'est là où il n'y a pas de "r".
Et ainsi de suite, jusqu'à les sorties avec notre prof de gym, diplômé en anglais....Oui, c'était le bon temps, avec Madoré qui de temps en temps venait au Port....

24.Posté par Est-ce grave docteur ? le 29/05/2017 09:58

@15.Posté par Jean Nic Hoaau

Suite à la cinglante réponse de Jules BENARD (16.Posté par Jules Bénard le 28/05/2017 09:06), permettez-moi de vous conseiller, mon cher monsieur, malgré le trac que vous pouvez ressentir et la tension intérieure qui vous anime, contrôlez-vous et tâchez de ne pas la laisser transparaître. De grâce s'il vous plaît, soyez calme, poli et courtois; gardez la tête froide et laissez retomber la tension et l'émotion dans ce débat.

25.Posté par L'Ardéchoise le 29/05/2017 10:22

JNH multi-pseudos, une chose est certaine : les fondamentaux de la langue française, vous les possédez, mais la subtilité de la même, cela, indubitablement, non !

La squaw du 07...

26.Posté par Jean Nic Hoareau le 29/05/2017 11:07 (depuis mobile)

Entièrement d'accord avec vous post 24. Je conseille donc à l'Ardechoise d'avoir un peu plus de sens critique et à Jules B d'éviter les insultes car moi je ne l'em. pas comme il écrit dans son style lavasse.

27.Posté par G Deferre. FBAO. le 30/05/2017 00:17 (depuis mobile)

A l'époque ça pouvait se régler en duel. Mais force est de constater qu'ils savent écrire. Commencer déjá á savoir écrire son nom même avec un r de trop. Est déjá bien.

28.Posté par G Deferre. FBAO. le 30/05/2017 00:17 (depuis mobile)

A l''époque ça pouvait se régler en duel. Mais force est de constater qu''ils savent écrire. Commencer déjá á savoir écrire son nom même avec un r de trop. Est déjá bien.

29.Posté par Zarin le 30/05/2017 09:52

Jules Bénard

Bône - Algérie avant 1962

J‘ai vécu mon enfance parmi et avec des fils de besogneux, fils de métropolitains, fils
d'employés ou de manœuvres arabes et kabyles, fils de maçons italiens et espagnols, fils de
commerçants juifs et maltais. Le sentiment de différence n‘existait pas, nos jeux et nos classes
étaient les mêmes et dans ce brassage perpétuel s‘élabora un folklore, un accent, une façon
originale de mêler le français aux autres langues.
Le quartier est modeste certes, mais la solidarité unit tous ses habitants dans une harmonie
presque parfaite. Notre logement, de plain-pied, se trouve dans un ensemble locatif
rectangulaire qui comprend une dizaine d‘appartements donnant sur une cour intérieure nue et
poussiéreuse. Je suis l’aîné de quatre enfants et c'est avec Alfred, mon frère cadet, que je
partage le plus souvent les jeux de mes camarades. Ces jeux sont simples, basés sur des
règles acceptées par tous, ils constituent une étape, pour ainsi dire nécessaire, dans
l‘apprentissage de la vie en société : Les billes se perdent ou se gagnent, selon l'habileté de l'un
ou de l‘autre. Le carré arabe, avec ses médianes et ses diagonales, est tracé à la craie sur le
trottoir ; pour gagner il suffit d'aligner ses trois jetons sur la même ligne en évitant d'être bloqué
par son adversaire. Il y a aussi les roseaux : les baguettes taillées en pointes, jetées en l'air,
sont récupérées sur le dos de la main ; il faut alors les faire glisser pour les placer dans le
même sens sur le sol sans, qu’elles se touchent, une sorte de mikado en fait. Les cinq cailloux,
qui remplacent les osselets et les noyaux d‘abricots, que l'on projette sur des petits tas pour les
démolir, font également partie de cette panoplie de jeux simples, utilisant des matériaux que
chacun peut obtenir sans bourse délier.
------
Bône la coquette, la gazette la Seybouse N° 155, Novembre 2015
http://www.seybouse.info/seybouse/infos_diverses/mise_a_jour/maj155.html

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