Société

Attribution de marché à Gillot: Mado Duty Free fait un recours

Dénonçant des critères subjectifs quant à l'attribution du marché de conception, réalisation et exploitation des boutiques Duty Free et Duty Paid de l'aéroport Roland Garros, Hanif Ingar (dont la société Mado Duty Free est arrivée deuxième) a décidé de saisir le préfet d'un recours hiérarchique.


Maitre Jean-Michel Baloup et Hanif Ingar, lors d'une conférence de presse donnée ce mardi matin
Maitre Jean-Michel Baloup et Hanif Ingar, lors d'une conférence de presse donnée ce mardi matin
La décision est jugée "incompréhensible". Le 23 septembre dernier, Mado Duty Free (sarl DFS), qui avait répondu à un appel d’offre pour la conception, la réalisation et l'exploitation des boutiques Duty Free et Duty Paid de l’aéroport Roland Garros, a appris que sa proposition n’était pas retenue. C’est en effet l’offre de l’entreprise SVRLS@lareunion (joint-venture entre Servair et le groupe Lagardère service), qui a été sélectionnée (tout comme il y a cinq ans, sous la dénomination commerciale AELIA). 
 
Estimant que ce choix se base sur des critères subjectifs, Hanif Ingar, le directeur général de Mado Duty Free, avec son avocat Maître Jean-Michel Baloup, a décidé de saisir le préfet d’un recours hiérarchique, par un courrier en date du 10 octobre dernier. Un recours justifié par le fait qu’il s’agit d’une occupation temporaire du domaine public, domaine dans lequel celui-ci est compétent. En outre, l’Etat est l’actionnaire majoritaire du directoire de la S.A. Aéroport de La Réunion Roland Garros.
 
Des notes inférieures sur des critères "subjectifs"


Se défendant d’être un mauvais perdant, Hanif Ingar a donné ce mardi une conférence de presse pour expliquer en détail les motivations de ce recours, son conseil à ses côtés. "Ce que nous dénonçons n’est pas le fait d’avoir perdu, mais le fait d’avoir perdu dans des conditions occultes", assure Maître Baloup.

"Sur les 12 critères en jeu, sur ceux qui sont sont objectifs, mon client obtient des notes supérieures ou égales à son concurrent. En revanche, ceux sur lesquels il a obtenu une note inférieure sont des critères subjectifs, des critères qui permettent de la souplesse… et éventuellement de l’excès ou de l’abus", affirme l'avocat. 
 
Pour ces raisons, le recours formulé demande au préfet de suspendre la signature du contrat d’une part, et de se faire communiquer les dossiers d’autre part, afin d’apprécier lui même les critères qui ont prévalu.

Des suspicions
 
Sur ces critères, un en particulier a suscité des suspicions. Il s’agit de celui de l’engagement sur la politique marketing et commerciale (30 points pour Mado Duty Free contre 40 pour le concurrent). "Nous avons une politique en phase avec la Réunion, avec l’Océan indien", indique le chef d'entreprise, soulignant sa présence à Maurice et à Mayotte, mais aussi à l'aéroport de Pierrefonds.

"Notre offre faisait prévaloir les produits locaux et de qualité, qui sont demandés par ceux qui quittent la réunion", explique-t-il. D'autant plus qu'il ajoute que son projet prévoyait la mise en place d'événements culturels, faisant écho aux fêtes locales. 

Exporter le savoir-faire réunionnais

Alors qu'il a reçu le soutien d'une vingtaine de dirigeants des marques locales (parmi lesquelles Mascarin, l'effet péi, Cosmétiques Cilaos, Galabé, Océanor, Optique de Bourbon), avec qui il assure entretenir "une relation de confiance", l'entrepreneur ne comprend pas pourquoi sa note n'est pas supérieure à celle de son concurrent sur le critère de la "présence de marques locales parmi les enseignes et produits proposés"
 
"Il ne s'agit pas que de moi", poursuit-il, affirmant qu'il souhaite "exporter le savoir-faire local, ouvrir des opportunités à l’international", et soulignant au passage que le nombre d’emploi directs ou indirects créés s’établirait à 150 salariés. Le fait que le concurrent s'approvisionne sur une plateforme métropolitaine est également pointé du doigt. 

Du copinage ? 

Par ailleurs, la notation sur les critères de la qualité architecturale, de celle des équipements, du délai de réalisation, ainsi que de la crédibilité commerciale et économique de l'offre fait aussi grincer des dents. Sur ce dernier point, Jean-Michel Baloup souligne que "si le groupe arrivé premier a une notoriété incontestable, Mado Duty Free a aussi un passé et une vraie renommée dans l'océan indien"
 
Alors que cette exploitation sur dix ans devrait représenter environ de 400 millions d'euros de chiffre d'affaires, Hanif Ingar espère ainsi que la procédure soit recommencée, avec "des critères objectifs" et une "transparence du comité du notation". "On ne peut pas imaginer qu’il y ait du copinage… mais on voudrait en être certains" souligne Maître Baloup. Pour l’instant, ils n’ont eu aucun retour du préfet. En cas de décision défavorable de ce dernier, ils pourraient saisir le tribunal administratif. 
Mardi 18 Octobre 2016 - 16:58
marine.abat@zinfos974.com
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1.Posté par Miro le 18/10/2016 18:44
Mado Duty Free (sarl DFS), n'a aucune idée des magouilles qui se trament jusqu'aux plus hauts niveaux, dans notre ile. Cette société ne le savait pas encore, mais elle apprendra au fur et à mesure avec le temps, que son offre d'apporter un mieux dans une relation commerciale, est perdue d'avance si elle n'est pas soutenue par certains décideurs. Inutile donc d'apporter votre contribution, c'est déjà décidé bien avant que vous ne proposiez votre offre. Le copinage, vous connaissez ????? ! ...

2.Posté par La goyave de France le 18/10/2016 18:56
La goyave de France a encore frappé .comme si les reunionnais etaient des incompetents.
J'ose esperer que Monsieur le prefet ne va pas cautionner cette mascade

3.Posté par Hugues le 18/10/2016 18:59
Le duty free à la Réunion?

Lorsqu'on part de la Réunion et après avoir passé la douane, les Duty FREE n'oublient pas les taxes, ce qui représente lors de l'achat un prix approximatif égal à ceux proposés à votre destination à l'arrivée.

Du coup, lorsque vous partez de la Réunion, vous achetez au même prix qu'à l'arrivée en ayant passé les douanes.

Dans les avions, ce n'est pas pareil, ils attendent d'être en zone internationale libre pour vous proposer des articles ( parfums, tabac, alcool etc.) et, ce pendant quelques temps, après ils ferment leur boutique
.
Le duty free dans les aéroports et dans les avions, représentent une somme non négligeable quant au chiffre d'affaire.
Une info de plus…. Sachez, qu' il faut payer des loyers mirobolants pour pouvoir vendre en duty free dans les zones aéroportuaires Ça se discute à coup de milliers d'euros pour un emplacement pour un point de vente et ce, par mois.

Comme au bon vieux temps, les ouvreuses de cinéma aux champs Elysées qui vous plaçaient avec leur belle lampes électriques et qui vendaient des glacent et bonbons; elles rétribuaient les cinémas qui les embauchaient…
Mettez du miel dans une fourmilière, toutes les fourmis iront dessus. ( Mille pardon aux fourmis ) et, n'allez pas acheter du duty free en partant de la Réunion, c'est même presque plus cher qu'ailleurs.

Tout ça reste du commerce et je n'ai jamais vu une société qui fasse des cadeaux.

4.Posté par JaKo Tiyer le 18/10/2016 19:11
Avé

ca sens le PATEL à plein nez ! là ou y a l'appel y a Patel ! RDV samedi dans l'édito du sieur flingueur !

Et surtout pas de quartier pour les truands de la CCIR et d'ailleurs !

Meric d'avance

jako

5.Posté par Rollit le 18/10/2016 21:17 (depuis mobile)
Toujours quand i fais un zafér créole i dit néna magouillage ! Arrête dont !

6.Posté par johny riviere le 18/10/2016 22:34
bon soyons un peu sérieux et pren pas nou pour des couillons
cette jeune entreprise dirigée par un jeune entrepreneur qui se lance ça fait en effet plaisir oui mais
c'est pas sérieux d'écrire que la sarl DFS Mado Duty Free a aussi un passé et une vraie renommée dans l'océan indien".
cette société qu'il a crée est toute récente; faut pas confondre avec MADO dont il a été un jeune directeur grâce au travail de papa
Aujourd'hui lui et la société MADO dirigée par sa soeur c'est très différent - il explique même qu'il a vendu ses dernières part dans MADO à un des chefs d'entreprises justement cité dans les soutiens
au passage c'est risible de prendre le titre pompeux de directeur général quand on lance une sarl : y a t il une honte à dire qu'on est en fait tout simplement gérant ? c'est un peu ça aussi qui traine sur notre ile, les enfants de ... supportent mal de devoir faire leur preuve.
Enfin quand on parle des autres qui s'approvisionnent sur une plateforme métropolitaine c'est pas sérieux non plus quand on a soit même fait transiter ses flacons de parfums MADO via une plate-forme mauricienne.. fait ce que je dis mais pas ce que je fais c'est ça ?
dernier point qui montre qu'on nous prend pour des idiots en se disant défendre le local : pourquoi aller chercher un avocat parisien hein on a pas des avocats compétents à la réunion monsieur le jeune saint ?

7.Posté par Question bete le 19/10/2016 06:55 (depuis mobile)
6.
Pas trop mal écrit... Une dent contre Hanif?

8.Posté par Fidol Castré le 19/10/2016 07:25
On s'en tape.

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