Faits-divers

Atterrissage forcé en République tchèque : Un rapport d'expertise accablant pour l'Aéro-Club du Sud


Atterrissage forcé en République tchèque : Un rapport d'expertise accablant pour l'Aéro-Club du Sud

Le 16 novembre dernier, nous vous relations qu'un Piper Archer III appartenant à l'Aéro-Club du Sud s'était posé en catastrophe sur une autoroute de République tchèque alors qu'il entamait son trajet en direction de Pierrefonds (lire : "Le monomoteur des Réunionnais se pose en catastrophe sur une autoroute tchèque" ).

Dans son édition du jour, le Journal de l'île rapporte les conclusions de l'enquête demandée par l'assureur, la Réunion Aérienne, et menée par Airclaims, leader mondial de l'expertise assurance dans le domaine de l'aéronautique. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ses conclusions sont accablantes pour l'Aéro-Club du Sud.

"Il est habilité au vol de nuit mais ne dispose pas de licence IFR"

Tout d'abord, le pilote, Gérard Servat, cadre à la Direction de l'Aviation civile à la Réunion, est pointé du doigt. Outre son inexpérience ainsi que celle de son co-pilote, ce sont ses qualifications qui sont remises en cause. "Il est habilité au vol de nuit mais ne dispose pas de licence IFR. Sa licence de l’Agence européenne de la sécurité aérienne a été émise le 23 juin 2009 et sa date limite de validité est le 30 juin 2011. Son certificat médical est valide. Nous n’avons pas la certitude que la qualification vol de nuit française est valide pour survoler la Tchéquie de nuit. Nous avons posé la question à l’enquêteur tchèque”, explique l'expertise, citée par le Jir.

"Avec les branchements constaté, le réservoir droit ne pouvait pas alimenter le moteur"

Plus grave, les experts ont mis à jour les raisons de cet atterrissage en catastrophe. Selon eux, "les tuyauteries souples de la dérivation du circuit de l'avion ont été interverties, lors du branchement du réservoir de convoyage, entre celle qui vient de l'aile droite et celle qui va vers le moteur. Ceci est la cause primaire de l'accident. Ceci explique l'arrêt du moteur en vol, bien que le réservoir droit soit plein. En effet, avec les branchements constaté, le réservoir droit ne pouvait pas alimenter le moteur". Un branchement qui n'avait d'ailleurs pas été testé avant le décollage.

Les conséquences directes de ce rapport d'expertise pourraient être catastrophiques pour l'Aéro-Club du Sud qui risque de ne pas voir une seul centime des 1300.000 euros d'assurance de l'appareil.
Mercredi 8 Décembre 2010 - 11:05
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1.Posté par polo974 le 08/12/2010 13:16
Si les conditions de vol avaient exigé l'IFR, ils n'auraient pas pu atterrir sur une route, vu qu'ils n'auraient pas pu se positionner faute de visibilité. Donc pas besoin de licence IFR.

L'expert est tellement expert qu'il ne connait pas les validités de qualification internationales (vol de nuit).

Bref, il est surtout expert à chercher des poux.

Bon, pour la durite mal branchée, ça craint...

2.Posté par laluno le 08/12/2010 14:48

Niveaux d'essence, Les durites, joints, pression d'huile,,tringleries ,câbles ..Ne pas confondre ..."regarder.".? avec vérifier... tout impérativement ..?.avent de décoller .. Si non petit bonheur la chance de rester vivant....

3.Posté par michel rvn blanche saint pierre le 08/12/2010 15:21
L'accident est dû à un problème mécanique, qu'à un problème de licence IFR.
Pour l'assurance tout est bon pour ne pas payer. Dans le JIR ou plutôt sur son forum il y a un problème sur la personnalité du pilote qui aime "fanfaronner"...est ce que ça fait lui un mauvais pilote ????

4.Posté par Vivien DURIEUX le 08/12/2010 16:42
Cela ressemble étrangement comme accident à notre pilote à l'Elysée, demeures des âme en peine , tous plus pires et incompétent les uns des autres.

5.Posté par Volatile le 08/12/2010 17:05
@1 vous confondez IMC et IFR. On peut tout à fait voler en régime de vol IFR (Instrument Flying Rules) mais en conditions de vol à vue (Visual Meteorological Condition, VMC). C'est un peu la même logique que le parapluie : je le prends s'il pleut (je vole IFR en IMC) mais je peux aussi le prendre s'il ne pleut pas (voler IFR en VMC).
La qualif VFR de nuit n'existe pas partout, donc la question se pose de savoir si le vol en Tchéquie pouvait se faire en NVFR ou s'il était nécessaire de passer IFR. Auquel cas le pilote était en infraction puisqu'il n'est pas qualifié IFR. Ce n'est pas la cause de l'accident, mais un élément aggravant de la situation.

6.Posté par citoyen le 09/12/2010 06:38
Lu l'article du JIR version électronique (clicanoo.re),qui se focalise semble-t-il surtout sur les pilotes (et notamment le fait que celui qui pilotait est cadre à la Direction Régionale de l'Aviation Civile) et la question de leur qualification.

Non spécialiste, je me garderai bien d'affirmer qu'une qualification IFR était nécessaire ou non au plan technique pour pouvoir atterrir sans problème sur une autoroute la nuit, même si sur le plan légal c'était nécessaire.

Même s'il n'y a pas de balises VOR ou autres sur l'autoroute, de balisage lumineux, etc..., l'avion comporte des instruments de vol ( niveau horizon), indications anémométriques et par rapport au sol, ....) + les cartes papier pour le pilotage aux instruments. Aux pilotes brevetés de répondre... Mais en cas d'atterrissage en urgence, ça sert à quoi?

Etonnant aussi que le JIR (clicanoo.re) ne parle quasiment pas du problème d'inversion des circuits d'alimentation carburant (réservoirs) pourtant essentiel; car le gars qui en est à l'origine est à mon avis le responsable n° 1 du problème.

La question du vol IFR paraissant secondaire. Car un pilote qualifié IFR aurait-il fait mieux face à ce problème de carburant et d'atterrissage en catastrophe?

Au fait, l'avion, il devient quoi? Il est où?

7.Posté par Jacky le 13/12/2010 21:33
Que le pilote fanfaronne, s'il est qualifié réellement ne prete effectivement pas à consequence.
Dans le cas présent, il y a un pilote qui fanfaronne,MAIS dont les qualifications peuvent etre mises en doute, vu qu'il a la possibilité de s'AUTO DELIVRER des qualifications pour lesquelles il n'a aucune compétence.
Il l'a fait pour un Jeune Pilote il y a 4 ans. Il y a eu une plainte portée contre lui. La plainte a été classée. Quand même extraordinaire, que le Plaignant n'ait pas été poursuivi pour dénonciation calomnieuse.
Il n'y aura pas non plus de plainte pour allegations calomnieuses dans le cas présent. La politique de la hiérarchie de ce mr, bien que reconnaissant son côté 'enfant turbulent' ; est de protéger un de ses dalons.
Le réservoir a été installé par ce pilote lui-meme. En gros, ce mr qui est le representant pour l'ocean indien du Bureau Enquetes Analyses, s'estime suffisamment protégé
- Pour modifier l'integrite du circuit alimentaiton d'un avion, sans dossier de modifs.
- Pour se proposer comme convoyeur lors de la declaration d'une association.
- Pour ABUSER la direction d'un Aero club sur ses reelles competences.Sur sa compétence récente. Sur le fait qu il n'a jamais volé sur ce type d'avions.
- Pour deposer un Plan de vol Ifr en n'ayant QUE et PRETENDUMENT une qualification vol de nuit.

... Le modérateur de ce site a mes coordonnées en cas de poursuite. Il n'y aura MALHEUREUSEMENT pas de plainte contre l'auteur de ces lignes dans les jours qui suivent.

Chez ces gens là , Monsieur, on se serre les coudes, et on ... etouffe !!

Jacky

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